Wombat Interview #15 – Glass Eye


The English version is just after the French one.


VERSION FRANCAISE :

Loin du Wombat Burrow, en Californie, un projet fou est né, un maelström des genres, une tempête faite de Rock, Progressif et Psychédélique naissant avec Glass Eye.
Nous avons eu l’occasion de rencontrer l’homme derrière ce groupe obsessionnel ! Préparez-vous à une séance de lecture pleine de mystère et de formes curieuses.


Wombat Cult : Glass Eye a commencé à se révéler ces derniers mois à travers les réseaux sociaux, sans dévoiler ses contours, ce qui crée une aura à la fois mystérieuse et attirante .
Quelle est votre histoire? Qui êtes-vous?

Glass Eye : Je suis Febian Perez, je suis l’auteur-compositeur et leader de Glass Eye. Ravi de vous rencontrer aujourd’hui.
J’écris et j’interprète depuis aussi longtemps que je me souvienne. Ayant grandi dans le Bronx, New York m’a exposé à toutes sortes d’art et de musique uniques, de tous les coins du monde.
Mon histoire de base est la suivante: je suis un collectionneur de sons et ma fascination à exploiter mon obsession de découvrir de façonner mon appétit bestial est quelque chose pour lequel je suis infiniment vorace.

Wombat Cult : Le paysage musical à travers lequel vous progressez avec « Somewhere, Nowhere » chevauche le rock progressif et le métal progressif, mais il serait triste de vous placer dans un genre spécifique car il y a tant d’expérimentations. En allant dans un domaine à la limite de l’avant-gardisme, votre proposition mixe le spectre sonore de la scène Shoegaze, mais aussi Psych Rock tout en insufflant une subtile texture jazz pour nous amener à votre titre de clôture «The Frozen Sea» en travaillant autour de variations aux sonorités Free Jazz.
Peux-tu nous guider, mettre en lumière tes influences, les champs musicaux qui t’ont guidé tout au long de la composition de cet album?

Glass Eye : Ma seule influence, autour des concepts de Glass Eye, lorsque j’ai plongé dans la création de cet album était mes propres goûts personnels – qui sont partout. Cette règle m’a permis d’écrire et d’enregistrer de la musique pour moi-même; pour faire quelque chose que j’apprécierais et écouterais.
Musicalement, je me trouve accro à tout ce qui a un côté énigmatique et un groove puissant – qui peut aller d’artistes tels que King Crimson à des artistes comme Radiohead.

Wombat Cult : La qualité sonore de l’album «Somewhere, Nowhere» est fabuleuse. Vous avez réussi à laisser respirer chaque piste instrumentale, laissant à chacun d’eux leurs propres chemins, identités, donnant aux morceaux l’apparat d’une hydre sonore, un labyrinthe où le plaisir de se perdre est immense, où les voix viennent clarifier une nébuleuse obscurité, aux multiples textures.
Où avez-vous enregistré et dans quelles conditions?

Glass Eye : J’ai enregistré l’album dans divers studios à travers les États-Unis – la plupart des enregistrements étant effectués aux Hallowed Halls avec l’ingénieur Jordan Richter. Les conditions, si je me souviens bien, étaient très isolantes et idéales pour le temps dont j’avais besoin, le processus fut extrêmement lent et méthodique.

Wombat Cult : Cela fait presque un an que le groupe est apparu sur les réseaux sociaux, l’envie de vous découvrir s’est éveillée et la campagne promotionnelle de «Somewhere, Nowhere» a commencé.
Cependant, au milieu du chaos culturel de l’année 2020, le public n’a pas pu trouver le moyen d’écouter, de commencer à se familiariser avec votre proposition.
Que s’est-il passé pendant cette longue et difficile année pour Glass Eye?

Glass Eye : Nous sommes restés chez nous. Nous avons apporté beaucoup de travaux de finition à nos compositions nous sommes préparés à la résurgence éventuelle de la musique live.

Wombat Cult: Au sein de votre univers à la fois visuel, mais aussi à travers le titre de l’album et vos chansons, on ressent une adversité, une dichotomie presque tangible dans le rapport entre la beauté, dans sa forme totale, presque chirurgicale, à la limite du paranormal, et le mal, le vice qui est inhérent à cette condition trouvant continuellement la faille pour jaillir comme les cristaux au cœur du visage du portrait sur votre artwork.
Quels concepts et idées vouliez-vous aborder avec Glass Eye? Y a-t-il un message, une envie d’expression autour d’un thème, un sentiment?

Glass Eye : Les concepts de perte, de mensonge, d’obsession, de vanité et de dévotion sont très présents dans mon travail – je désire un art qui est relatif à tous ces domaines mais qui reste pour autant indéfinissable. Je dirais donc qu’il y a un peu de tout cela dans ce que je fais.

Wombat Cult : Votre oeuvre m’a tout de suite séduit, a éveillé ma curiosité et m’a permis d’entrer dans votre album de manière très visuelle.
Comment avez-vous conçu la pochette de votre album? Avec quel artiste avez-vous collaboré? Comment?

Glass Eye : Cela a été fait en interne, de manière collaborative. L’idée était de créer un contraste visuel avec ce que l’on attend du Rock and Roll.

Wombat Cult : D’ailleurs, tout en restant dans le champ visuel de votre album, il y a un vrai contraste entre votre oeuvre et l’image que vous créez sur Instagram ou Facebook. Les photos que vous partagez sont pour la plupart en noir et blanc, où votre couverture est d’un rose pâle envoûtant avec un jeu assez fin autour des couleurs.
Pouvez-vous clarifier cela pour nous?

Glass Eye : L’art de cette version capture l’esthétique conceptuelle globale de la musique, représente le caractère de nos morceaux. C’est coloré, mais menaçant, avec de nombreux tons sous-jacents.

Wombat Cult: Cela fait donc quelques mois que l’enregistrement de « Somewhere, Nowhere » est terminé, les concerts sont rares dans le monde entier.
Avez-vous eu l’occasion d’écrire la suite de ce premier album, des idées pour éclairer l’avenir de Glass Eye?

Glass Eye : L’album à suivre en est aux premiers stades de mixage. Il plonge, la tête la première, dans un vaste océan de sons – fortement influencé par l’essence de nos débuts – mais avec sa propre torsion, tension sonore.

Wombat Cult: L’album sortira au format vinyle, dans quelques semaines, sur le label TDP Incorporated, dont vous êtes la première sortie.
Comment s’est passée votre rencontre avec eux ? Pouvez-vous nous parler de l’esprit de ce tout jeune label ?

Glass Eye : C’était une rencontre fort hasardeuse. Nous sommes tombés l’un sur l’autre par avons instantanément ressenti une connexion et un lien créatifs. Leur esprit est celui de développer l’artiste à son plein potentiel – à travers leur amour et leur souci de la musique, ils ont créé une collection de beaux vinyles et de produits dérivés. J’en suis très fier.

Pour découvrir et soutenir Glass Eye :

ENGLISH VERSION:

Far away from the Wombat Burrow, in California, a crazy is born, a maelstrom of genres, a storm made of Rock, Progressive and Psychedelic magmais birthing with Glass Eye.
We had the opportunity to meet the man behind this obsessive band, prepare you for a reading session plenty of mistery, and curious forms.


Wombat Cult: Glass Eye has started to reveal itself in recent months through social networks, without revealing its outlines, which creates an aura that is both mysterious and attracting curiosity.
What is your story ? Who are you ?

Glass Eye: I am Febian Perez-I’m the songwriter and frontman of Glass Eye. Pleased to meet you today.
I’ve been writing and performing music since as long as I can remember. Growing up in the Bronx, NY exposed me to all kinds of unique art and music, from all corners of the world. My basic story is- I’m a collector of sounds and my fascination to harness my obsession into its own beast is something I am endlessly voracious for.


Wombat Cult: The musical landscape through which you progress with “Somewhere, Nowhere” straddles Progressive Rock and Progressive Metal, however it would be sad to place yourself in a specific genre as there are so many experimentations. By going into a field on the edge of avant-gardism, your proposal mixes the sound spectrum of the Shoegaze scene, but also Psych Rock while instilling a subtle jazz texture to bring us to your closing title “The Frozen Sea” working around variations with Free Jazz sounds.
Can you guide us, shed light on your influences, the musical fields that have guided you throughout the composition of this album?

Glass Eye: My sole conceptual influence when I dived into creating this album was my own personal tastes-which are all over the place. This rule allowed me to write and record music for myself; to make something that I would appreciate and listen to.
Musically, I find myself hooked by anything with an enigmatic edge and powerful groove-which can range from artists such as king crimson to ones like Radiohead. 


Wombat Cult: The sound quality of the album « Somewhere, Nowhere » is fabulous. You have succeeded in letting each instrumental track breathe, leaving each of them their own paths, identities, giving the pieces the pageantry of a sonic hydra, a maze in which the pleasure of losing ourselves is immense, where the voices come to clarify the possible paths and guide us in the heart of this succulent abundance of textures.
Where did you recorded and under what conditions?

Glass Eye: I recorded the album in various studios across the United States-with most of the tracking being done at The Hallowed Halls with engineer Jordan Richter. The conditions, as I remember were very isolatory and ideal for self indulgence-time never mattered, so the process was extremely slow and methodical.

Wombat Cult: It’s been almost a year since the group appeared on social media,  the desire to discover awakened, and the « Somewhere, Nowhere » promotional campaign began.
However, in the midst of the cultural chaos that was the year 2020, the public could not find the way to listen, to begin to familiarize with your proposal.
What happened during this long and difficult year for Glass Eye?

Glass Eye: We have stayed inside-finishing work and preparing for the eventual resurgence of live music. 

Wombat Cult: Within your universe both visual, through your artwork, but also thought through the title of the album and your songs, we feel an adversity, an almost tangible dichotomy in the relationship between beauty, in its total, almost surgical form, bordering on the paranormal, and the evil, the vice that is inherent in this condition continually finding the loophole to spring up like the crystals in the heart of the portrait face on your sleeve.
What concepts and ideas did you want to tackle with Glass Eye? Is there a message, a desire for expression around a theme, a feeling?

Glass Eye: Concepts of loss, lies, obsession, vanity and devotion are very present in my work-I desire art which is relative yet undefinable. So I’d say, there’s a bit of that in what I make. 

Wombat Cult: Your artwork won me over immediately, aroused my curiosity and allowed me to enter your album in a very visual way.
How did you design your album cover? With which artist did you collaborate with? How?

Glass Eye: It was done in house. The idea was to create a visual contrast to what is expected in Rock and Roll. 

Wombat Cult: Besides, while remaining around the visual field of your album, there is a real contrast between your artwork and the image you create on Instagram or Facebook. The photos you share are mostly black and white, where your cover is a haunting pale pink with a fairly fine play around the colors.
Can you clarify this for us?

Glass Eye: The art for this release captures the overall conceptual aesthetic of its music. It’s colorful, but menacing and with many underlying tones.

Wombat Cult: So it’s been a few months since “Somewhere, Nowhere” ended, concerts are scarce all around the globe.
So did you have the opportunity to write the sequel to this first album, any ideas to shed some light on the future of Glass Eye?

Glass Eye: The follow up album is in early mix stages. It dives, head first into a vast ocean of sounds-heavily influenced by the essence of our debut-but with its own twist on the sound.

Wombat Cult: The album will be released in vinyl format on the TDP Incorporated label, of which you are the first release.
How was your meeting with them? Can you tell us about the spirit of this very young label?

Glass Eye: It was a very serendipitous meeting. We stumbled over each other by chance and instantly formed a creative connection and bond. Their spirit is that of developing the artist to their full potential-through their love and care for the music, they have created a collection of beautiful vinyls and merch.

To Discover And Support Glass Eye:

  • https://www.glasseyeofficial.com/
  • https://glasseyeofficial.bandcamp.com/merch
  • Votre commentaire

    Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

    Logo WordPress.com

    Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

    Photo Google

    Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

    Image Twitter

    Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

    Photo Facebook

    Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

    Connexion à %s

    %d blogueurs aiment cette page :