Wombat Cult Selection/ An image of 2020 in 30 albums

Au cours d’une année 2020 marquée par le chaos qu’il soit sanitaire, économique et social, qu’il n’est en rien utile de rappeler, car connue de tous, il est parfois bon de revenir sur des mois certes éloignés de la scène, de l’attraction sonore, vibratoire, parfois abrupte, brusque tout comme contemplative, émotionnelle ou tout simplement effrayante et euphorisante, en se souvenant d’un année 2020 d’une richesse musicale inouïe.
Loin du sentier difficile mais fascinant des tournées, de l’excitation de la foule qui éructe, s’émerveille, les artistes de tous horizons n’ont cessé de créer, penser leur musique.
Une année intermède qui aura permis à de nombreuses formations de se lancer telles que Las Historias, Plague Organ, Jointhugger, Moonstone, Malsten, Spiralpark, Pilori, Hadewijch ou encore Cavalerie.
Une année qui aura su révéler de nouvelles sonorités permettant la rencontre d’artistes de divers horizons qu’il s’agisse de Thou et Emma Ruth Rundle à Full Of Hell et Health, en passant par Bell Witch et Aerial Ruin, les frontières, barrières classificatoires, n’ont cessé de se mouvoir pour laisser apparaître un avenir aux sonorités nouvelles, qui espérons le saura raisonner/résonner au cœur de l’actualité mondiale, pour ouvrir des voies de vies alternatives à la rencontre de nos proches qu’il s’agisse de l’humain comme de la nature et ses mille merveilles.
Une année qui, enfin, aura su voir des artistes s’approprier l’atmosphère des mois qui se sont succédés pour changer, développer leurs paroles artistiques et se révéler marqueurs temporels, témoins de l’histoire comme Kadavar avec The Isolation Tapes ou encore l’extraordinaire proposition de GOLD avec leur compilation Recession refermant le diamant brut The Isolation Sessions.
Au-delà de ces sorties, artistes, qui nous ont permis de tenir en tant que gardien essentiel de nos âmes, de nos réflexions, nous souhaiterions revenir sur cette année au dessein quelque peu particulier avec une image, celle de trente albums qui ont su nous porter, nous supporter.
Bonne lecture à tous, et prenez soin les uns des autres, nous en avons tant besoin.


During a year 2020 marked by chaos, whether health, economic and social, that it is in no way useful to recall, because known to all, it is sometimes good to look back on months certainly distant from the scene, of sound, vibratory, sometimes abrupt, abrupt as well as contemplative, emotional or simply frightening and euphoric attraction, remembering a year 2020 of incredible musical richness.
Far from the difficult but fascinating path of the tours, from the excitement of the crowd which belches, marvels, artists from all horizons have never stopped creating, thinking their music.
An interlude year which has allowed many formations to get started such as Las Historias, Plague Organ, Jointhugger, Moonstone, Malsten, Spiralpark, Pillory, Hadewijch or even Cavalry.
A year that will have revealed new sounds allowing the meeting of artists from various horizons, from Thou and Emma Ruth Rundle to Full Of Hell and Health, including Bell Witch and Aerial Ruin, borders, barriers classificatory, have never ceased to move to reveal a future with new sounds, which we hope will know how to reason / resonate at the heart of world news, to open up alternative ways of life to meet our loved ones, of humans as of nature and its thousand wonders.
A year which, finally, will have seen artists appropriate the atmosphere of the months which have followed one another to change, develop their artistic words and prove to be temporal markers, witnesses of history such as Kadavar with The Isolation Tapes or the extraordinary proposal from GOLD with their compilation Recession closing the rough diamond The Isolation Sessions.
Beyond these releases, artists, who have allowed us to hold as an essential guardian of our souls, of our reflections, we would like to come back to this year with a somewhat particular purpose with an image, that of thirty albums that have known carry us, support us.
Happy reading everyone, and take care of each other, we need it so much.

30. Spectral Lore & Mare Cognitum – « Wanderers: Astrology Of The Nine »
Entropic Recordings & I, Voidhanger Records
Divinatory Black Metal

Cover painting by Elijah Tamu of Ikonostasis Art. Design by Francesco Gemelli.

L’année 2020 avait commencé sous des auspices d’une beauté infinie avec cette collaboration aux allures de mirage, parcours astral composé et assemblé d’une main de maître par deux artistes qui ne cessent de révolutionner les limites du Black Metal à grand renfort d’un paysage ambient, expérimental, atmosphérique et contemplatif.
Au coeur de cette association, les deux entités ont façonné, modelé, leurs sons par le biais d’un voyage stellaire, divinatoire et ésotérique, symbolisant chaque morceau, mondes indépendants les uns des autres, par des planètes.
D’un Black Metal traditionnel en passant par des variations Harsh, Ambient, Acoustique ou parfois même Drone, Mare Cognitum et Spectral Lore démontrent tout leurs potentiels en frôlant parfois une articulation sous forme de catalogue des possibilités, sans pour autant chuter dans ce piège démonstratif, gardant toujours une ampleur d’une impressionnante vertu.
Un voyage qui encore un an après sa sortie ne cesse de résonner dans l’esprit de ceux s’y étant frottés.

Pour découvrir et soutenir :

The year 2020 began under the auspices of infinite beauty with this collaboration that looks like a mirage, an astral journey masterfully composed and assembled by two artists who are constantly revolutionizing the limits of Black Metal with some ambient, experimental, atmospheric and contemplative soundscapes.
At the heart of this association, the two entities have shaped, modeled, their sounds through a stellar, divinatory and esoteric exploration, symbolizing each piece, worlds independent of each other, by planets.
From a traditional Black Metal passing through Harsh, Ambient, Acoustic or sometimes even Drone modulations, Mare Cognitum and Spectral Lore demonstrate all their potentials, sometimes touching an articulation in the form of a catalog of possibilities, without falling into this demonstrative trap , always keeping a mastering of impressive virtue.
A journey that still a year after its release continues to resonate in the minds of those who have encountered it.

To Discover and Support :

29. Old Man Gloom – « Seminar VIII : Light Of Meaning » & « Seminar IX : Darkness Of Being »
Profound Lore Records
(Schizophrenic Sludgy-Noise/Doom)

Artwork and design by A. Turner

Old Man Gloom est de retour 6 ans après son double album « The Ape Of God I » et « The Ape Of God II », avec de nouveau une oeuvre bicéphale se présentant de la manière suivante « Seminar VIII : Light Of Meaning » et « Seminar IX : Darkness Of Being ».
Notre platine a eu l’immense honneur de faire tourner ce diptyque, durant plusieurs jours, plongeant la salle d’écoute dans le chaos le plus total. Old Man Gloom réussit de nouveau à déconstruire la scène underground dans toutes ses extrémités, pour nous proposer une oeuvre abstraite mêlant musique expérimentale à tendance Noise, Sludge et Post-Doom.
Une chute au cœur d’une oeuvre schizoïde dont nous ne ressortons pas indemne.

Pour Découvrir et Soutenir :

Old Man Gloom is back 6 years after his double album « The Ape Of God I » and « The Ape Of God II », with again a double trip looking like « Seminar VIII: Light Of Meaning » and  » Seminar IX: Darkness Of Being « .
Our turntable had the immense honor of spinning this diptych, for several days, plunging the listening room into the most total chaos. Old Man Gloom once again succeeds in deconstructing the underground scene in all its extremities, to offer us an abstract work mixing experimental music with a Noise influence, Sludge and Post-Doom.
A fall at the heart of a schizoid work from which we do not come out unscathed.

To Discover and Support:

28. Boris/ Merzbow – « 2R0I2P0 »
Relapse Records
(Noise and Doom Japanese Legendary Mixture)

La surprise de clôture de l’année 2020 réside en cette nouvelle collaboration entre Boris et Merzbow.
Après l’incontournable Gensho, sorti en 2016, l’association la plus bruyante et expérimentale de la scène internationale revient pour continuer à explorer les prismes sonores les plus singuliers entre l’inspiration Doom Experimental de Boris et la Noise insidieuse de Merzbow, on ne pouvait que frissonner à l’idée de sombrer de nouveau dans ce paysage sonore à la couleur unique et fascinante tant elle paraît imaginaire, forgée dans la matière même qui forge nos rêves mais aussi nos cauchemars les plus intimes.
Avec « 2R0I2P0 », anagramme pour RIP 2020, Boris et Merzbow nous proposent de tirer le rideau sur cette année tortueuse, lui conférant la saveur des songes.

Pour Découvrir et Soutenir :

The closing surprise of 2020, lives in this new collaboration between Boris and Merzbow.
After the unmissable Gensho, released in 2016, the noisiest and most experimental association on the international scene returns to continue exploring the most singular sound prisms between Boris’s Doom Experimental inspiration and Merzbow’s Insidious Noise, we could only shudder at the idea of ​​sinking again into this soundscape with a unique and fascinating color, it seems so imaginary, forged in the very material that forges our dreams but also our most intimate nightmares.
With « 2R0I2P0 », anagram for RIP 2020, Boris and Merzbow invite us to draw the curtain on this tortuous year, giving it the flavor of dreams.

To Discover And Support:

27. Bismarck – « Oneiromancer »
Apollon Records
(Norwegian Battle Doom)

Artwork by Vaderetro

Vous êtes du genre à chercher l’oeuvre la plus monolithique de l’année ?! Ne cherchez plus, le nouvel album de Bismarck se charge de vous.
Démarrant sur une introductions aux sonorités orientales, l’oeuvre que propose Bismarck est d’une efficacité sans pareil , une machine robuste qui pourtant réussit à atteindre des sommets en matière d’élévation de par ses lignes de chants. En matière de Battle Doom, le groupe ouvre de nouvelles portes que l’on n’aurait pas soupçonné et qui pourtant révèlent un groupe qui a tout des plus grands.

Pour découvrir et soutenir :

Are you the type looking for the most monolithic work of the year ?! Look no further, Bismarck’s new album takes care of you.
Starting with an introduction to oriental tones, the work offered by Bismarck is unparalleled in efficiency, a robust machine which nevertheless succeeds in reaching new heights in terms of elevation. In terms of Battle Doom, the band opens new doors that we would not have suspected and which nevertheless reveal a band that has everything of the greatest.

To Discover and Support:

26. Pixie Ninja – « Colours Out Of Space »
Apollon Records
(Lovecraftian Landscape Infused in Progressive Rock Magma)

Cover by Henning Lindahl

Au-delà des habituelles formations norvégiennes tournées vers les landes du Black Metal ou bien les plaines de la scène Stoner /Doom, la Norvège recèle mille et un trésors en matière de créativité musicale et c’est ce que vient nous démontrer Pixie Ninja avec son deuxième album.
Colours Out Of Space mêle toutes les nuances qui font du Rock cette entité crépusculaire indomptable et surprenante, amenant de manière progressive l’auditeur au cœur d’une image sonore intense à la lisière entre imaginaire littéraire et cinématographique où Pixie Ninja semble exceller à chaque tournant de leurs morceaux, mondes à part entière.

Pour Découvrir et Soutenir Pixie Ninja :

Beyond the usual Norwegian formations turned towards the moors of Black Metal or the plains of the Stoner / Doom scene, Norway conceals a thousand and one treasures in terms of musical creativity and this is what Pixie Ninje demonstrates to us with its second album.
Colors Out Of Space mixes all the nuances that make Rock this indomitable and surprising twilight entity, gradually bringing the listener to the heart of an intense sound image on the border between literary and cinematographic imaginary where Pixie Ninja seems to excel at every turn of their pieces, worlds in their own right.

To Discover and Support Pixie Ninja:

25. CB3 – « Aeons »
Instrumental Stoner and Doom Variations

Jeune formation venant tout droit de Malmö en Suède, CB3 semble matriser toutes les paternes de la scène Stoner/Doom. Le groupe réussit avec « Aeons » à délivrer une véritable leçon de réinvention instrumentale du genre et place entre nos oreilles une pièce incontournable.

Pour Découvrir et Soutenir CB3 :

A young band coming straight from Malmö in Sweden, CB3 seems to master all the arts of the Stoner / Doom scene. The band succeeds with « Aeons » to deliver a real lesson in instrumental reinvention of the genre and places between our ears an already essential piece of this year 2020.

To Discover and Support CB3:

24. Uniform -« Shame »
Sacred Bones Records
Noise Rock

Après deux collaborations d’une violence inouïe avec The Body, Uniform, formation Noise Rock, tout droit venu des US revient nous écraser la mâchoire, de manière abrupte presque animale, contre le caniveau.
L’énergie Punk qui suinte de chaque riff, faisant la renommée du groupe, est particulièrement vile venant s’incruster dans nos tympans, pour les ronger à grand coup de crasse sonore.
La proposition est éprouvante et les 34 minutes de « Shame », portent le groupe en figure de proue du genre venant jouer du coude avec Unsane.
Une oeuvre que rien ne semble pouvoir arrêter se terminant par le titre « I Am Cancer », monument de violence qu’Uniform vient ériger en conclusion d’un album déjà incontournable dans la carrière du groupe.

Pour Découvrir et Supporter Uniform :

After two collaborations of incredible violence with The Body, Uniform, formation Noise Rock, straight from the US comes back to crush our jaw, in an abrupt almost animal way, against the gutter.
The Punk energy which oozes from each riff, making the fame of the group, is particularly vile coming to become embedded in our eardrums, to eat them away with a great deal of sonic filth. The proposition is trying and the 34 minutes of « Shame », carry the group in figurehead of the kind coming to play elbow with Unsane.
A work that nothing seems to be able to stop ending with the title « I Am Cancer », monument of violence that Uniform comes to erect at the conclusion of an album already essential in the career of the group.

To Discover and Support Uniform:

23. Korto – « EP »
Six Tonnes De Chair Records
Hallucinogenic and Psychedelic Rock

Artwork: Chufy

Korto est de retour après leur apparition sur la scène française en 2017, avec un EP d’une petite vingtaine de minutes.
La formation continue de façonner sa propre approche du mouvement psychédélique et nous embarque pour une danse fiévreuse, portée par une voix aérienne, qui nous enserre et nous porte vers des hauteurs stupéfiantes.
En tout juste quatre titres, ce nouvel EP de Korto se forge une place dans le cœur des amateurs de musiques labyrinthiques, où chaque accord, note, rythmique semble être un couloir menant vers d’innombrables lectures. Une sortie qui accompagne et enivre l’âme de l’auditeur, tout simplement.

Pour découvrir et Soutenir Korto :


Korto is back after their appearance on the French scene in 2017, with an EP of about twenty minutes. The band continues to shape its own approach to psychedelic movement and takes us on a feverish dance, carried by an aerial voice, which surrounds us and carries us to amazing heights.
In just four tracks, this new Korto EP forges a place in the hearts of lovers of labyrinthine music, where each chord, note, rhythm seems to be a corridor leading to countless readings. Quite simply, an outing that accompanies and intoxicates the soul of the listener.

To Discover and Support Korto:

22. The King’s Pistol – « Rip It Up »
Majestic Mountain Records
Pure Rock

Artwork by Shane Horror

Ce second EP prend la suite d’un Vice qui nous menait au cœur des ruelles crasses et pourtant fascinantes des grandes villes. Rip It Up, lui, prend le parti de nous mener dans des rades où l’alcool et la musique coulent à flots, où le sol colle aux semelles, et où les vibrations se mêlent aux liquides corporelles et vapeurs émanant de ces dernières, sensuel et violent.
Sans pour autant révolutionner les courants musicaux, ce second EP, a réussi le pari d’offrir ces six morceaux qui se savourent à la manière d’une friandise acidulée. Nous en connaissons la saveur et pourtant l’effet de ces compositions est une source d’enthousiasme à chaque écoute, un plaisir soudain, direct, qui ne s’embarrasse pas à prendre mille détours et va droit au but : celui de s’encanailler avec vigueur.
Dans une année où les formations marquantes résident dans d’obscurs sous-genres, parfois même inventés par les groupes eux-mêmes, The King’s Pistol s’affiche courageux et solide dans son approche d’un genre qu’il est désormais si rare de combler d’éloge : le Rock.

Pour découvrir et soutenir The King’s Pistol :

This second EP follows up on a Vice, first EP, that took us to the heart of the filthy yet fascinating alleys of big cities. Rip It Up, he decides to take us to the roadstead where alcohol and music flow freely, where the ground sticks to the soles, and where the vibrations mingle with the body fluids and vapors emanating from the latter, sensual and violent.
Without revolutionizing musical trends, this second EP has succeeded in offering these six tracks that are savored like a tangy treat. We know the flavor of it and yet the effect of these compositions is a source of enthusiasm with each listening, a sudden, direct pleasure, which does not bother to take a thousand detours and goes straight to the goal: that of slipping vigorously.
In a year where the outstanding formations reside in obscure subgenres, sometimes even invented by the groups themselves, The King’s Pistol appears courageous and solid in its approach of a genre which it is now so rare to find. fill with praise: the Rock.

To Discover and Support The King’s Pistol:

21. Gulch – « Impenetrable Cerebral Fortress »
Closed Casket Activities
Vile And Furious Power Grindcore/Hardcore

Artwork by Boone Naka

Gulch fait sa grande entrée dans le monde foisonnant de la scène Hardcore californienne, et pourtant avec tout juste un album/EP d’une quinzaine de minutes, le groupe impose son empreinte sonore à mi-chemin entre un Full OF Hell rongé par des rythmiques D-Beat et la rage de la scène Crust-Black.
Aucun répit pour celui qui osera poser le vinyle sur sa platine, les meubles, les murs, les corps prendront cette saveur baveuse, glaireuse qui semble s’engouffrer dans la moindre interstice, pour vous poignarder avec vigueur. Une violence admirable qui viendra vous arracher les côtes dans ses segments mid-tempo.

Pour Découvrir et Soutenir Gulch :

Gulch makes its grand entry into the teeming world of the Californian Hardcore scene, and yet with just an album / EP of fifteen minutes, the group imposes its sound imprint halfway between a Full OF Hell eaten away by rhythms D-Beat and the rage of the Crust-Black scene.
No respite for those who dare to put the vinyl on their turntable, furniture, walls, bodies will take on this slobbery, mucus flavor that seems to rush into the smallest gap, to stab you with vigor. An admirable violence that will tear your ribs in its mid-tempo segments.

To Discover and Support Gulch:

20. Emma Ruth Rundle & Thou – « May Our Chambers Be Full »
Sacred Bones Records
Foggy Experimental Doom

Artwork by Craig Mulcahy

Entre ombre et lumière, la rencontre d’Emma Ruth Rundle, artiste expérimentale aux horizons Post-Folk sinistrement resplendissants, et Thou, formation Sludge/Doom hyperactive infusée dans un bouillonnant mélange de Grunge, apparaît l’album « May Our Chambers Be Full » véritable poème clair-obscur.
Un exercice de style redoutable où la magie opère dans la collaboration entre les deux artistes, se fondant l’un dans l’autre, d’un Post-Folk aux allures de fin du monde de ERR au brouillard boueux amplifié du collectif de Bâton-Rouge, mêlant leurs patrimoines sonores afin de mettre en lumière un travail d’une finesse d’écriture rare.

Pour Découvrir et Supporter Emma Ruth Rundle & Thou :


Between shadow and light, the meeting of Emma Ruth Rundle, an experimental artist with sinisterly resplendent Post-Folk horizons, and Thou, a hyperactive Sludge / Doom formation infused in a bubbling mixture of Grunge, appears the album « May Our Chambers Be Full » true chiaroscuro poem.
A formidable exercise in style where the magic operates in the collaboration between the two artists, melting into each other, from a Post-Folk with the end of the world look of ERR to the amplified muddy fog of the Bâton-rouge collective, mixing their sound heritage in order to highlight a work of rare writing finesse.

To Discover And Support Emma Ruth Rundle & Thou:

19. Cénotaphe – « Monte Verità »
Nuclear War Now! Productions & Ossuaire Records
Celestial Raw Black Metal

Front cover paint by Frantisek Kupka « Meditation », 1899

L’ascension est inouïe, révèle les forces inhérentes à tout à chacun, dépassant les obstacles, gagnant en puissance, en virulence, affirmant sa création comme projet terminal, total et majestueux.
Ce sont les mots et concepts qui accablent lorsque nous sortons de l’écoute de Monte Verità. Cénotaphe, projet tenu par Khaosgott et Fog, ne cesse de s’élever en porte-étendard de la scène Underground Black Metal française. La voix de Khaosgott, découverte sur les incontournables EP Atavisme et Ostara de Nécropole, s’est affinée dans sa radicalité et vient nous prendre aux tripes, portant la détresse et l’agonie dans la moindre de ses vocalises, assénant à l’auditeur une sensation d’oppression à la fois redoutable et délectable, renforcée par les guitares tranchantes associées aux Blast Beat envoûtés du multi-instrumentiste Fog.
Une expérience éprouvante mais nécessaire dans la quête de vérité acharnée de Cénotaphe : un sommet.

Pour découvrir et Soutenir Cénotaphe :

The ascent is incredible, reveals the strengths inherent in everyone, overcoming obstacles, gaining in power, in virulence, affirming its creation as a final, total and majestic project. These are the words and concepts that overwhelm when we come out of listening to Monte Verità.
Cénotaphe, a project run by Khaosgott and Fog, continues to rise as the standard bearer of the French Underground Black Metal scene. The voice of Khaosgott, discovered on the essential EP Atavism and Ostara of Necropolis, has refined in its radicality and comes to take us to the guts, carrying distress and agony in the least of its vocalizations, striking the listener with a a feeling of oppression both formidable and delectable, reinforced by the sharp guitars associated with the spellbinding Blast Beat of multi-instrumentalist Fog.
A trying but necessary experience in Cenotaph’s relentless quest for truth: a summit.

To Discover and Support Cénotaphe:

18. Julien Doré – « Aimée »
Sony Music
Maintstream French Mysterious Dream Pop

Loin des galeries explorées habituellement par Wombat Cult, réside un artiste pour le moins singulier sur la scène française. Un artiste populaire, présent sur toutes les chaînes télévisées et pourtant insondable, étrangement fascinant.
Pour son nouvel album « Aimée », il quitte les horizons aux teintes shoegaze de son « Esperluette », tout en gardant des sonorités planantes, en apesanteur, sur lesquelles ricoche sa voix aux antipodes des artistes de référence en matière de variété française.
Un voyage dépaysant porté par une tête bien remplie, d’un humour discret, parfois lunaire, qui aura su révéler deux artistes de leur temps, intervenant en featuring lors d’un morceau : Jean-Marc et Simone.

Pour Découvrir et Soutenir :

Far from the galleries usually explored by Wombat Cult, resides an artist who is, to say the least, unique on the French scene. A popular artist, present on all television channels and yet unfathomable, strangely fascinating.
For his new album « Aimée », he leaves the horizons with the shoegaze hues of his « Esperluette », while keeping soaring, weightless sounds, on which his voice ricochets at the antipodes of the reference artists in terms of French variety.
An exotic journey carried by a full head, with a discreet humor, sometimes lunar, which will have known how to reveal two artists of their time, intervening in featuring during a piece: Jean-Marc and Simone.

To Discover And Support:

17. Concrete Mountain – « Hazedazed »
Kono Dischi
Post-Fuzz Exploration

Graphic design by Maurizio Prina

Concrete Mountain est une formaton qui ne ressemble à nulle autre au beau milieu de l’obsédante scène post, le groupe insuffle des concepts venus tout droit de sonorités Stoner/Doom. Le voyage est immédiat. Dès que les premières nappes sonores de Camionaut retentissent, l’appel de l’inconnu devient inévitable.
Les accords bouillent de toutes part, la batterie dans sa répétitivité captive l’esprit. Le groupe italien connaît les moindres recettes pour libérer les pensées de l’auditeur dans des méandres d’effets à base de Fuzz. Les morceaux sont d’une grâce infinie nous dévoilant un monolithe sonore que rien ne semble pouvoir ébranler.

Pour Découvrir et Soutenir :

Concrete Mountain is a formation unlike any other in the midst of the haunting post scene, the band infuses concepts straight from Stoner / Doom tones. The trip is immediate. As soon as Camionaut’s first sound layers sound, the call of the unknown becomes inevitable. The chords boil everywhere, the drums in their repetitiveness captivate the mind.
The Italian band knows every way to unleash the listener’s thoughts in meandering fuzz-based effects. The songs are infinitely graceful revealing to us a monolith of sound that nothing seems to be able to shake.

To Discover And Support:

16. Ruff Majik – « The Devil’s Cattle »
Mongrel Records
Acid Stoner Doom with Punk Perfume.

All artwork by Ale & Cake Illustration

Après avoir marqué les esprits en 2019 avec Tårn, Ruff Majik revient de son Afrique du Sud natal pour frapper de manière directe et efficace avec une série de morceaux tous plus colérico-hystériques les uns que les autres avec The Devil’s Cattle.
Le groupe semble aussi énervé que le taureau ornant sa pochette, laissant un multitude de voix aux multiples tonalités, avec entre autres un ersatz d’Axl Rose sous acides, pour accompagner et multiplier les impacts d’une composition qui en laissera plus d’un sur les rotules.
Treize titres d’une telle rigueur et virulence, qu’il y aura peut-être bon nombre de mâchoires au sol lors de leurs prochains concerts à la fois à cause des hymnes qui seront chantés avec fureur, mais aussi avec un pit qui promet déjà d’être monumental, préparez-vous l’hyperactif Ruff Majik est là et n’épargnera personne.

Pour Découvrir et Soutenir Ruff Majik :


After having marked the spirits in 2019 with Tårn, Ruff Majik returns from his native South Africa to strike in a direct and effective way with a series of songs all more angry-hysterical than the others with The Devil’s Cattle.
The band seems as edgy as the bull adorning its cover, leaving a multitude of voices with multiple tones, with among others an ersatz Axl Rose under acids, to accompany and multiply the impacts of a composition that will leave more than one on the ball joints.
Thirteen titles of such rigor and virulence, that there will perhaps be many jaws on the ground during their next concerts both because of the hymns that will be sung with fury, but also with a pit that promises already to be monumental, get ready the hyperactive Ruff Majik is there and will spare no one.

To Discover and Support Ruff Majik:

15. – Jointhugger- « I Am No One »
Interstellar Smoke Records
Groovy Doom Ritual

Artwork, design and layout by Spectral Ecstasy

Jointhugger avec ce premier album « I Am No One« , montre sa capacité à comprendre l’entièreté de la scène Doom, à se l’approprier et réussit ainsi à proposer une oeuvre nouvelle, quasi chimérique à la manière de son artwork, inspiré par les travaux de Vigeland, oeuvre à l’humanité démente. On ne peut qu’être charmé par une telle démonstration de puissance qui réside dans une intelligence d’écriture réjouissante.


Jointhugger with this first album « I Am No One », shows his ability to understand the whole of the Doom scene, to appropriate it and thus succeeds in offering a new vision, almost chimerical in the manner of his artwork, inspired by the work of Vigeland, work for demented humanity. We can only be charmed by such a display of power which resides in a cheerful writing intelligence.

To Discover And Support Jointhugger:

14. Afsky – « Ofte Jeg Drømmer Mig Død »
Vendetta Records
Black Metal

H.A. Brendekilde

Une toile de H.A. Brendekilde pour visuel, l’approche picturale que prend Afsky pour ce second album vient chatouiller la rétine éveillant une curiosité sans bornes.
A quoi pourrait ressembler le désespoir et la colère de la peinture du maître danois en la transposant derrière les traits sonores d’une formation Black Metal ?
Bien qu’effrayé à l’idée d’être déçu, avec cette couverture qui promet tant, « Ofte Jeg Drømmer Mig Død » impose une surprise assez conséquente, celle de réussir, en gardant une approche classique, à nous gifler, nous souffler avec une énergie et une vigueur d’une rugosité effarante, révélant un classicisme du genre sous l’aune d’une modernité sidérante.
Dès les premières écoutes, chaque modèle architectural et sonique que propose Afsky vient s’ancrer au plus profond de nos tympans, laissant une marque que l’on ne peut qu’espérer éternelle.

Pour Découvrir et Soutenir :

A painting by H.A. Brendekilde for visual, the pictorial approach taken by Afsky for this second album tickles the retina arousing boundless curiosity.
What could the desperation and anger of the Danish master’s painting look like when transposing it behind the sound lines of a Black Metal formation?
Although scared at the idea of ​​being disappointed, with this cover which promises so much, « Ofte Jeg Drømmer Mig Død » imposes a rather consequent surprise, that of succeeding, by keeping a classic approach, to slap us, to blow us with an energy and vigor of a frightening roughness, revealing a classicism of the genre under the yardstick of astonishing modernity. From the first listening, each architectural and sonic model that Afsky offers is anchored deep in our eardrums, leaving a mark that we can only hope to be eternal.

13. Bogwife – « Halls Of Rebirth »
Psychedelic Salad
Psychedelic Battle Doom

Totalement passé sous les radars de Wombat Cult à sa sortie, bien qu’avec une place prédominante dans la Doom Charts, et un retour critique audiophile unanime, il aura fallu les séances de rattrapage de cette fin d’année pour se rendre compte que Bogwife vient de pondre une nouvelle manière de jouer du Doom.
Croisant à la fois la force brute d’un Conan sous anxiolytique, faisant trembler tout ce qui pourrait se trouver sur le chemin des vibrations, à un chant et une guitare solo menée à un rythme plus décroché dans une approche soutenue, Bogwife réussit à créer une dimension parallèle dans laquelle le groupe excelle venant réveiller les amateurs de musiques pachydermiques et ronflantes avec cette fois-ci une approche nouvelle qui risque d’ouvrir un bon nombre de portes à la scène Stoner/Doom qui en avait grand besoin.

Pour Découvrir et soutenir Bogwife :

Completely passed under the radar of Wombat Cult when it was released, although with a predominant place in the Doom Charts, and unanimous audiophile critical feedback, it took the catch-up sessions at the end of the year to realize that Bogwife has just created a new way of playing Doom.
Crossing both the brute force of a Conan on anxiolytic, shaking anything in the path of vibrations, to a lead vocals and lead guitar at a more unhooked rhythm in a sustained approach, Bogwife succeeds in creating a parallel dimension in which the group excels coming to awaken fans of pachydermic and high-sounding music with this time a new approach which risks opening a good number of doors to the Stoner / Doom scene which was in great need.

To Discover And Support Bogwife:

12. Cavalerie – « Spectral Rage Demo Tape »
Youth Authority Records
Raw Blackened Hardcore

Artwork by Charles

Ce Spectral Rage Demo Tape composé de seulement trois morceaux dont une reprise révèle toutes les sonorités dont Cavalerie est capable de la scène Hardcore jusqu’aux recoins obscurs des chenilles des tanks de la scène War Black.
Avec cette première Demo éclair, digne d’une attaque Blitzkrieg, Cavalerie prend en otage la scène Crust/Hardcore et creuse sa galerie qu’il semble prêt à défendre. Spectral Rage Demo Tape est une véritable décharge d’adrénaline, soudaine, extrême et incontrôlable.

Pour Découvrir et Soutenir Cavalerie :


This Spectral Rage Demo Tape made up of just three tracks which reveals all the sounds Cavalerie is capable of from the Hardcore scene to the dark recesses of the tank tracks of the War Black scene.
With this first flash Demo, worthy of a Blitzkrieg attack, Cavalerie takes the Crust / Hardcore scene hostage and digs out his gallery which he seems ready to defend. Spectral Rage Demo Tape is an adrenaline rush, sudden, extreme and uncontrollable.

To Discover and Support:

11. The Hypnagogics – « Endless Nights »
Majestic Mountain Records
Hypnotic Stoner

Cover by Hypnotist Design.

Vous êtes tristes depuis la disparition des prodigieux The Devil’s Blood ?! Ne vous inquiétez pas, nous avons trouvé un remède.
Après deux Eps assez discrets, The Hypnagogics, groupe suédois aux sonorités Heavy Psyche, déboule sur nos platines avec un premier album « Endless Nights » qui a déjà tous les atouts pour devenir un incontournable du genre.

Pour Découvrir et Soutenir The Hypnagogics :

You’re sad since The Devil’s Blood disappeared?! Today it’s time to let the riff going up again!
After two fairly discreet EPs, The Hypnagogics, Swedish band with Heavy Psyche tones, spins on our turntable with a first album « Endless Nights » which already has all the assets to become an essential of the genre.

To Discover And Support The Hypnagogics:

10. Touché Amoré – « Lament »
Epitaph Records
Post-Hardore with Screamo Reliefs

Art Direction and Design – Nick Steinhardt

Cinquième album pour Touché Amoré, formation Post-Hardcore à tendance Screamo, qui marque un tournant remarquablement fin et nuancédans la carrière du groupe portant ce « Lament » vers des sommets toujours plus raffinés.
Produit par Ross Robinson, cette nouvelle proposition en provenance de Los Angeles offre de nombreuses nouvelles pistes ouvrant discrètement mais avec talent les portes de la scène Cold-Wave, de la balade émotionnelle ou encore de la chanson à refrains pour nous surprendre, nous sortir du monolithe qu’était Stage Four et délivrer à tous une performance pulsionnelle, directe, qui irradiera l’audition de ceux qui croiseront le chemin de cet éblouissant album qu’est « Lament ».

Pour Découvrir et Soutenir Touché Amoré :


Fifth album for Touché Amoré, Post-Hardcore formation with a Screamo tendency, which marks a remarkably fine and nuanced turning point in the career of the group carrying this « Lament » to ever more refined heights.
Produced by Ross Robinson, this new proposition from Los Angeles offers many new tracks discreetly but with talent opening the doors to the Cold-Wave scene, the emotional ride or even the chorus song to surprise us, get us out of the monolith that was Stage Four and deliver to all a drive performance, direct, which will radiate the hearing of those who will cross the path of this dazzling album which is « Lament ».

To Discover And Support Touché Amoré:

9. – Höstblod – « Dikter Om Döden »
Le Narthécophore, Winter Sky Records & Fòlkvangr Records
Depressive Folk And Mortuary Contemplation Black Metal

Mélancolie, espoir perdu et obscure harmonie sont les ressentis et concepts sonores qui se dégagent de cette nouvelle proposition d’Höstblod, Projet Black Metal solo provenant de Suède.
Empli de sonorités et variantes bien connues de la scène scandinave, Dikter Om Döden se différencie, s’abroge de la parenté de ses confrères jouant sur le fil, entre Black Metal Atmosphérique, Black Folk et Depressive And Suicidal Black Metal, sans jamais positionner le pied dans un paysage précis, préférant bien plus créer sa propre dimension.
Une réflexion poétique autour de la mort, du long voyage des terres connus, le monde de la chair, vers des contrées pensées, brouillard aveuglant, le monde de l’âme.
Définitivement l’oeuvre la plus touchante et poignante de cette année 2020, Dikter Om Döden se façonne de par son humilité et sa faculté à penser de manière libre, son langage des songes, délivrant une perception de l’intangible et pourtant visible monde que seul le regard des poètes saura révéler.

Pour Découvrir et Soutenir Höstblod :


Melancholy, lost hope and obscure harmony are the feelings and sound concepts that emerge from this new proposal from Höstblod, a solo Black Metal Project from Sweden.
Filled with sounds and well-known variations of the Scandinavian scene, Dikter Om Döden differentiates himself, repeals from the kinship of his colleagues playing on the wire, between Atmospheric Black Metal, Black Folk and Depressive And Suicidal Black Metal, without ever positioning the foot in a precise landscape, preferring much more to create its own dimension.
A poetic reflection around death, the long journey of known lands, the world of the flesh, towards thought lands, blinding fog, the world of the soul. Definitely the most touching and poignant work of this year 2020, Dikter Om Döden is shaped by his humility and his ability to think freely, his language of dreams, delivering a perception of the intangible and yet visible world that only the gaze of poets will reveal.

To Discover And Support:

8. Nothing – « The Great Dismal »
Relapse Records
Diogenean Alternative Shoegaze

Voyage à la fois philosophique et sensoriel, le nouvel album de Nothing pousse l’auditeur dans une condition de remise en question permanente qui façonne l’attitude de ce dernier au fur et à mesure des écoutes, poussant, celui qui osera poser le diamant de sa cellule sur les sublimes pressages de Relapse Records, à devenir obsédé par les moindres recoins de l’album.
The Great Dismal fait parti de cette courte liste de sorties des classiques instantanés, une référence en matière de Post-Punk/Shoegaze, et une date dans l’histoire du groupe.

Pour Découvrir et Soutenir Nothing :

A journey that is both philosophical and sensory, Nothing’s new album pushes the listener into a condition of permanent questioning which shapes the latter’s attitude as and when listening, pushing those who dare to pose the diamond of their cell on the sublime pressings of Relapse Records, to become obsessed with every nook and cranny of the album.
The Great Dismal is part of this short list of instant classic releases, a benchmark in Post-Punk / Shoegaze, and a date in the band’s history.

To Discover And Support Nothing:

7. Memnon Sa – « World Serpent »
Crypt Of The Wizard & Holy Mountain Studios
Stellar and Divinatory Dark Ambient

Artwork by Alexander Tucker and Jack Gibley

Memnon Sa est un artiste très particulier dans son approche de la scène expérimentale. Depuis plusieurs années, sa musique réussit à guérir nos âmes. Après « Citadelles » et le remarquable « Lemurian Dawn », son nouvel album « World Serpent », se dessine comme son chef d’oeuvre absolu. Ne faîtes pas l’impasse sur un tel artiste car il a tout autant besoin de nous que nous avons besoin de lui.
Éteignez les lumières, fermez les yeux et prenez place à un voyage d’une incommensurable sensibilité dont vous vous souviendrez à jamais.

Pour découvrir et Soutenir Memnon Sa :

Memnon Sa is a very special artist in its approach of the experimental scene. For several years, his music has succeeded in healing our souls. After « Citadelles » and the remarkable « Lemurian Dawn », his new album « World Serpent », takes shape as his absolute masterpiece. Do not ignore such an artist because he needs us as much as we need him.
Turn off the lights, close your eyes and set off on a journey of immeasurable sensitivity that you will remember forever.

To Discover And Support Memnon Sa:

6 The Bloody Mallard – « Realm »
Onslaught Music
Herbal and Transcendental Progressive Rock

Artwork by hezaprints & Bedelgeuse

The Bloody Mallard, dévoile un savant mélange des genres entre Rock Progressif, Heavy Psyche et Post-Rock. Pas de démos, Pas d’EP, le groupe vient directement taper à nos portes et s’imposer avec un premier album : « Realm » .
A la manière d’un voyage initiatique, ce premier album-concept de The Bloody Mallard, se découvre à travers l’apparition et la conception du genre humain entre terre et lumière.
Une quête incessante vers le soleil, astre aveuglant, qui à l’inverse de nombreuses oeuvres du genre réussit à nous bercer au cœur d’un halo chaleureux, loin de toute obscurité.
Tout droit sortie des entrailles de la terre, la formation britannique parvient avec une maîtrise fantastique à créer à la fois un son, un nom, un univers mais bien plus que cela, The Bloody Mallard réussit à atteindre la lumière et compte bien nous la partager.

Pour découvrir et soutenir The Bloody Mallard :

The Bloody Mallard, reveals a clever mix of genres between Progressive Rock, Heavy Psyche and Post-Rock. No demos, No EP, the band comes directly to knock on our doors and impose themselves with a first album: « Realm ».
Like an initiatory journey, this first concept album of The Bloody Mallard is discovered through the appearance and conception of mankind between earth and light.
An incessant quest for the sun, a blinding star, which, unlike many works of the genre, manages to rock us in the heart of a warm halo, far from all darkness.
Straight out of the bowels of the earth, the British formation manages with a fantastic mastery to create at the same time a sound, a name, a universe but much more than that, The Bloody Mallard succeeds in reaching the light and intends to share it with us.

To Discover And Support The Bloody Mallard:

5- Oranssi Pazuzu – « Mestarin kynsi »
Nuclear Blast
Blackened Experimental Kraut-Rock Labyrinth

Le passage d’Oranssi Pazuzu de Svart Records à Nuclear Blast avait de quoi déconcerter et inquiéter tant de nombreuses formations n’ont pas réussi à trouver de juste équilibre au sein de ce géant dans le monde de la musique extrême.
Pourtant l’inquiétude n’avait pas lieu d’être, tant le groupe ne semble ouvert à aucun compris en matière d’approche musicale, car nous nous retrouvons face à un immense album si ce n’est d’ailleurs leur meilleur.
Le labyrinthe que nous propose Mestarin kynsi à base de Kraut-Rock expérimental aux couleurs rugueuses d’un Black Metal dément dépasse toutes les attentes et vient nous tourmenter comme peu d’album peuvent se targuer d’y parvenir.
Une expérience d’errance où Oranssi Pazuzu s’amuse à nous guider dans l’obscurité avec de légers reflets, de fines pistes, vers des univers où la folie semble être le maître mot.

Pour Découvrir et Soutenir Oranssi Pazuzu :

Oranssi Pazuzu’s move from Svart Records to Nuclear Blast was both disconcerting and worrying, so many bands have failed to find the right balance within this giant in the world of extreme music.
Yet there was no need to worry, as the band does not seem open to any understanding in terms of musical approach, because we find ourselves facing a huge album if not their best.
The labyrinth that Mestarin kynsi offers us based on experimental Kraut-Rock with the rough colors of an insane Black Metal exceeds all expectations and comes to torment us as few albums can claim to achieve it.
A wandering experience where Oranssi Pazuzu has fun guiding us in the dark with light reflections, fine tracks, towards universes where madness seems to be the watchword.

To Discover And Support Oranssi Pazuzu:

4 – Paysage D’Hiver – « Im Wald »
Kunsthall Produktionen
Atmospheric, Ambient and Experimental Black Metal

Le vent balaie les vies, les êtres. La forêt se dresse, dernier rempart face aux cataclysmes, sanctuaire pour les malheureux, ceux qui ont tout perdu, ceux qui n’ont plus que leur âme, pour méditer, penser, afin de conserver la lumière, celle des yeux qui brillent dans l’obscurité, misérable espoir face aux ténèbres.
Le nouvel album de Paysage D’Hiver, Im Wald, est un poème désespéré, qui, au travers de ses deux heures d’un Black Metal cru et glacial, réussit le pari d’élever le genre à des niveaux de contemplation rarement atteints.
Les quatre vinyles filent entre nos oreilles, nous blessent de par sa saturation à la manière de bourrasques hivernales. Le spectre sonore transforme l’écoute de l’auditeur, réussissant à transformer l’environnement direct de ce dernier dans une tourmente visuelle monochrome où la mélancolie, celle des temps perdus, s’empare de nous et vient, de façon insidieuse, nous ronger.
Une perdition de tous les instants, qui ravira les amateurs d’œuvres monstres, où le passé semble être la dernière lueur qui puisse éclairer nos avenirs.

Pour Découvrir et Soutenir Paysage D’Hiver :

The wind sweeps away the lives, the beings, the forest rises up, the last rampart against cataclysms, sanctuary for the unfortunate, those who have lost everything, those who have only their soul, to meditate, to think, in order to preserve the light, that of the eyes which shine in the sky darkness, miserable hope in the face of the void.
Paysage D’Hiver’s new album, Im Wald, is a desperate poem, which, through its two hours of raw, experimental, atmosperic and icy Black Metal, succeeds in raising the genre to levels of contemplation rarely reached.
The four vinyls spin between our ears, hurting us by their saturation like winter squalls. The sound spectrum transforms the listener’s listening, succeeding in transforming the latter’s direct environment into a monochrome visual turmoil where melancholy, that of wasted time, takes hold of us and insidiously gnaws at us.
A constant perdition, which will delight lovers of monster works, where the past seems to be the last glimmer that can illuminate our future.

To Discover And Support Paysage D’Hiver:

3. Vinnum Sabbathi – « Of Dimensions And Theories »
Stolen Body Records
Interstellar Doom

Cover artwork by Asep Yasin Abdulah

Depuis quelques années, une vraie obsession se forme autour d’une dimension spatiale au coeur de la scène Doom qu’il s’agisse de Comacozer, Vestjyk Orken, The Spacelords, Yuri Gagarin ou encore les légendaires SLEEP, tout le monde veut sa part en matière de conquête spatiale.
Dans ce sous-genre couramment bien-nommé Space Doom, que l’on préfère nommer Interstellar Doom chez Wombat Cult, Vinnum Sabbathi est le porte-étendard incontesté. C’est ce qu’ils viennent rappeler et affirmer avec leur expédition cosmique : Of Dimensions And Theories.
Ce second album, prenant le tournant d’un concept cosmique trépidant, celui de l’exploration spatiale et de l’inconnu, se transforme en voyage guidé aux confins de l’univers à la quête de nouvelles sonorités, expériences soniques.
Un voyage, porté par des amplis Sunn O))) et des samples vocaux, digne de la science-fiction d’exploitation, pour nous guider parmi les astres et contrer les lois gravitationnelles révélant une formation aux mille reflets, éclair d’ingéniosité au coeur d’une scène Doom s’obscurcissant au fil des ans, que Vinnum Sabbathi vient réveiller à grand renfort de vibrations.

Pour Découvrir et Soutenir Vinnum Sabbathi :

In recent years, a real obsession has formed around a spatial dimension at the heart of the Doom scene whether it is Comacozer, Vestjyk Orken, The Spacelords, Yuri Gagarin or even the legendary SLEEP, everyone wants their share in space conquest.
In this subgenre commonly aptly named Space Doom, which is preferred to be called Interstellar Doom at Wombat Cult, Vinnum Sabbathi is the undisputed standard-bearer. This is what they come to remember to us with their cosmic expedition: Of Dimensions And Theories.
This second album, taking the turn of a hectic cosmic concept, that of space exploration and the unknown, turns into a guided journey to the edges of the universe in search of new sounds, sonic experiences.
A journey, carried by Sunn O))) amplifiers and vocal samples, worthy of exploitation science fiction, to guide us among the stars and counter the laws of gravity revealing a formation with a thousand reflections, a flash of ingenuity at heart of a Doom scene darkening over the years, which Vinnum Sabbathi comes to wake up with a lot of vibrations.

To Discover and Support Vinnum Sabbathi:

2. Neptunian Maximalism – « Eons »
I, Voidhanger Records
Free Avant-Garde Jazz Drone With Maladive and Hypnotic Kraut-Doom Shadows

Cover art by KANEKO Tomiyuki, « Vajrabhairava », 2014
© KANEKO Tomiyuki Courtesy Mizuma Art Gallery.

Le premier album de la formation est tout aussi difficile à définir qu’à appréhender. Éons de Neptunian Maximalism, tenant sur pas moins de trois vinyles, est une expérimentation autour d’une multitude de genres et sous-genres formant un album conceptuel tout bonnement transcendantal entre Jazz, Drone, Doom et travaux psychédéliques.
Une expédition occulte, ésotérique et ritualiste au cœur d’une bête qui nécessitera plusieurs semaines et mois afin de bien la cerner.
En trois parties, Neptunian Maximalism réussit à prouver qu’il est et sera toujours possible de trouver de nouvelles sonorités et approches dans la création musicale, à la seule condition de s’affranchir des codes et se laisser à une liberté créatrice aveugle, dévoilant les contours d’une montagne, invisible, qui jusqu’à ce jour se dissimulait, face à nous, dans une lumière aveuglante, geôlière de nos inspirations.

Pour Découvrir et Soutenir Neptunian Maximalism :

The first album of the formation is just as difficult to define as it is to apprehend. Éons by Neptunian Maximalism, lasting over no less than three vinyls, is an experimentation around a multitude of genres and sub-genres forming a completely transcendent conceptual album between Jazz, Drone, Doom and psychedelic works.
An occult, esoteric and ritualistic expedition to the heart of a beast that will require several weeks and months to fully understand it.
In three parts, Neptunian Maximalism succeeds in proving that it is and always will be possible to find new sounds and approaches in musical creation, on the unique condition of freeing oneself from codes and allowing oneself to a blind creative freedom, revealing the outline of a mountain, invisible, which until this day was hidden, a blinding light, jailer of our inspirations.

To Discover And Support Neptunian Maximalism:

  1. Envy – « The Fallen Crimson »
    Pelagic Records
    Post-Hardcore/Screamo with Post-Rock Reliefs

Envy, légende de la scène Post-Hardcore, impose une fois de plus son savoir-faire en matière de composition. A la fois mélancolique, tendre, puissant, éreintant, violent, lumineux tout comme profondément heurtant de par sa tristesse et détresse qui colle au moindre riff, The Fallen Crimson est un album redoutable, qui parvient à merveille à organiser son propos pour toujours pétrifier, surprendre, l’auditeur de manière épidermique.
Une oeuvre qui obsède et s’écoute sans jamais laisser poindre l’ennui. Le nouvel album de la formation nippone se révèle un peu plus à chaque écoute et réussit à dévoiler la perle rare qu’il renferme, sa force, merveille d’une délicatesse infinie.
A l’heure où les albums déferlent par centaines chaque mois sur les plateformes de streaming, il est parfois difficile de discerner l’album qui restera dans les mémoires, laissant une trace indélébile dans le parcours des audiophiles, celui qui apportera le grand frisson durant de longs mois. L’attention du public est constamment dissipée par l’abondance d’un flux interminable qui chaque vendredi écrase les sorties de la semaine précédente, donnant une sensation d’éternelle répétition d’une formation à l’autre, un caractère interchangeable, piège qu’a déjoué avec maestria Envy en imposant une création qui fera date : The Fallen Crimson.

Pour découvrir et soutenir Envy :

Envy, legend of the Post-Hardcore scene, once again imposes its know-how in terms of composition. At the same time melancholy, tender, powerful, exhausting, violent, luminous as well as deeply shocking by its sadness and distress which sticks to the slightest riff, The Fallen Crimson is a formidable album, which manages to wonderfully organize its subject to always petrify, surprise the listener in an epidermal manner.
A work that obsesses and can be listened to without ever showing boredom. The new album of the Japanese formation reveals itself a little more with each listening and succeeds in revealing the rare pearl it contains, its strength, a marvel of infinite delicacy.
At a time when albums surge in by hundreds every month on streaming platforms, it is sometimes difficult to discern the album that will be remembered, leaving an indelible mark in the path of audiophiles, the one that will bring the great thrill during long months.
The attention of the public is constantly dissipated by the abundance of an endless flow which every Friday crushes the outings of the previous week, giving a feeling of eternal repetition from one formation to another, an interchangeable character, trap that ‘Envy masterfully foiled by imposing a landmark creation: The Fallen Crimson.

To Discover and Support Envy:


Occult Hand Order – « The Chained The Burned The Wounded »

The English version is just after the French one.

VERSION FRANÇAISE :


Occult Hand Order, formation française forgée à grands coups de Fuzz en plein coeur de Lyon, est de retour pour explorer les contours psych et les voies envoûtantes qu’ils éclairaient avec leur premier EP éponyme. Un premier effort qui montrait les différentes facettes et références du groupe, de Mars Red Sky à Stoned Jesus, façonnant le début d’une lecture du genre leur étant propre.



Le second EP d’Occult Hand Order se nomme « The Chained The Burned The Wounded ». Le titre impose de manière frontale sa condition d’oeuvre agonisante où le riff viendra chatouiller, à grand renfort de fréquences magmatiques pleines de Fuzz et d’ingéniosité, nos moindres blessures, nos moindres souffrances, nos moindres séquelles pour réveiller en nous le grand frisson, celui de la chair, celui de l’organe qui vibre, de l’excroissance qui se révèle.
Le groupe en employant cette formule sous forme de triptyque pour caractériser trois entités marquées par leurs conditions, dans le cas présent, d’êtres blessés, rappelle le cinéma italien brut et direct de Sergio Leone dont l’écho se trouverait dans le titre légendaire : The Good, The Bad, The Ugly (Le Bon, La Brute et Le Truand).

Pour le visuel de cette seconde percée sonore, la formation s’en remet de nouveau aux mains expertes de Mobsidian et propose un travail qui chatouille la rétine, fascine. Ce nouvel artwork pose le champ visuel et définit la mythologie de la formation, ouvrant de nouvelles perspectives et approches au coeur d’un paysage quelque peu rébarbatif, ces dernières années, de la scène Stoner/Doom.
On retrouve la figure de l’oeil qui était central sur le visuel du premier EP. Une figure symbolique omniprésente dans toutes les sociétés, de la Mésopotamie jusqu’à la franc-maçonnerie en passant par les sociétés celtes, qui dessine le regard de l’au-delà, de la présence surnaturelle et mystique d’un gardien sur l’homme. Ici, dieu ne semble pas être la pièce maîtresse de l’oeuvre mais plutôt une brèche au travers des fréquences sonores, l’oeil de la bête qui fait ronfler les amplis et résonner la fuzz.

L’EP composé de cinq titres s’ouvre sur Azazel, nouveau morceau hymne du groupe. Ce dernier parviendra sans aucun doute à se tailler une place incontournable dans les lives du groupe, dès qu’Occult Hand Order pourra de nouveau soulever les planches avec ce titre monolithique qui écrase tout sur son passage et son refrain que l’on ne peut cesser de scander avec ferveur et hargne.

L’entrée en matière quelque peu classique pour le genre bien que redoutable, ne nous prépare à aucun moment au voyage qui nous attend entre les mains de ce « The Chained, The Burned, The Wounded ».

Les premières vibrations de What Comes After Us, ne tardent à se frayer un chemin jusqu’à nos tympans. La vitesse d’exécution du morceau, dans sa première partie, est d’une lenteur exemplaire et délivre ce juste milieu entre sensation aérienne et gravité féroce qui nous scotche à notre dossier, renforcé par une batterie bien pensée qui va souligner l’évolution rythmique constante du titre. La voix aux accents mélancoliques, sondant les dernières bribes d’espoir, reclus dans les cordes vocales du chanteur, prennent toute leur puissance et impact dès la seconde partie du morceau. La construction de ce titre ne cesse de surprendre, nous assommant dans son introduction pour nous séduire de manière lancinante dans son coeur, et nous asséner avec rigueur et justesse une dérouillée finale dont on se souviendra.

Wound, quant à lui, troisième échappée de ce second EP, se trouve être moins surprenant bien que d’une robuste déconcertante tant la détermination du groupe semble totale dans sa manière de conduire cette blessure ouverte, nous la montrant dans toute sa virulence, avec une complaisance particulièrement satisfaisante.

Puis arrive la bête Edwin The Wise, morceau monstre qui est définitivement un des meilleurs du genre pour cette année 2020. La proposition d’Occult Hand Order est culottée avec cette montée en puissance d’une petite dizaine de minutes qui semble faire disparaitre tout rapport à la notion de temps et d’espace, les mots manquent pour décrire l’expérience. Fermez les yeux, inspirez et imaginez la destinée d’Edwin le sage, le Zarathoustra d’Occult Hand Order.

L’EP se clôture par Shore, composition acoustique de 3 minutes, à vivre sous la forme d’une outro humble et touchante qui saura venir mettre un terme à la déferlante de riffs que vient d’asséner la formation lyonnaise.

Définitivement, Occult Hand Order avec ce second EP « The Chained The Burned The Wounded » se dévoile telle une formation singulière, qui, bien que reconnaissant envers ses inspirations, affirme son propre imaginaire, ses propres sonorités, pour venir décrocher en nos âmes, la larme qui se forme entre douleur, colère, violence mais également tendresse, bienveillance et amour, donnant naissance à une petite perle sonique à la recette qui éblouit.

Pour découvrir et soutenir Occult Hand Order :

ENGLISH VERSION:


Occult Hand Order, a French formation forged with great blows of Fuzz in the heart of Lyon, is back to explore the psych contours and the bewitching ways they illuminated with their eponymous first EP. A first effort which showed the different facets and references of the band, from Mars Red Sky to Stoned Jesus, shaping the beginning of a reading of the genre being their own.


Occult Hand Order’s second EP is called « The Chained The Burned The Wounded ». The title frontally imposes its condition of dying work where the riff will tickle, with a great reinforcement of magmatic frequencies full of Fuzz and ingenuity, our least injuries, our least suffering, our slightest aftereffects to awaken in us the great thrill.
The thrill of the flesh, that of the vibrating organ, of the outgrowth that reveals itself. The band, by using this formula, in his title, with the form of a triptych to characterize three entities marked by their conditions, in this case, of wounded beings, recalls the raw and direct Italian cinema of Sergio Leone whose echo would be found in the legendary title: The Good, The Bad And The Ugly.

For the artwork of this second sound breakthrough, the band once again works with the expert hands of Mobsidian and offers a work that tickles the retina, fascinates. This new artwork sets the visual field and defines the mythology of the formation, opening up new perspectives and approaches in the heart of a somewhat forbidding landscape, in recent years, of the Stoner / Doom scene.
We find the figure of the eye which was central on the visual of the first EP. A symbolic figure omnipresent in all societies, from Mesopotamia to Freemasonry via Celtic societies, which draws the gaze of the beyond, of the supernatural and mystical presence of a guardian on the Human. Here, god does not seem to be the centerpiece of the work but rather a breach through sound frequencies, the eye of the beast which makes the amps roar and the fuzz resonates.

The five-track EP opens with Azazel, new hymn song of the band. This one will undoubtedly manage to carve out an essential place in the lives performance of the band, as soon as Occult Hand Order can once again raise the boards with this monolithic title which crushes everything in its way and its chorus that we can not stop to sing with fervor and violence.

The somewhat classic introduction to the genre although formidable, does not prepare us at any time for the journey that awaits us in the hands of « The Chained, The Burned, The Wounded ».

The first vibrations of What Comes After Us, soon make their way to our eardrums. The speed of execution of the piece, in its first part, is an exemplary slowness and delivers this happy medium between aerial sensation and fierce gravity which sticks us to our backrest, reinforced by a well thought out drums which will underline the rhythmic evolution.
The voice with melancholy accents, probing the last bits of hope, reclusive in the vocal cords of the singer, take all their power and impact during the second part of the piece. The construction of this title never ceases to surprise, knocking us out in its introduction to seduce us in a nagging way in its heart, and strike us with rigor and accuracy a derailed final that we will remember.

Wound, for his part, the third breakaway of this second EP, is found to be less surprising although of disconcerting robustness as the band’s determination seems total in its way of leading this open wound, showing it to us in all its virulence, with a particularly satisfying complacency.

Then comes the beast Edwin The Wise, monster song which is definitely one of the best of its kind for this year 2020. The proposal of Occult Hand Order is cheeky with this rise of power of about ten minutes which seems to make disappear all the notion of time and space, words fail to describe the experience. Close your eyes, inhale and imagine the destiny of Edwin the Wise, the Zarathustra of the Occult Hand Order.

The EP ends with Shore, a 3-minute acoustic composition, to be experienced in the form of a humble and touching outro that will put an end to the surge of riffs that the Lyon formation has just given.

Definitely, Occult Hand Order with this second EP « The Chained The Burned The Wounded » unveils itself as a singular formation, which, although grateful for its inspirations, affirms its own imagination, its own sounds, to come and unhook in our souls, the tear that forms between pain, anger, violence but also tenderness, benevolence and love, giving birth to a sonic little pearl with a recipe that dazzles.

To discover and support Occult Hand Order:

Lucifungus – « Derek »

The English Version is just after the French one.


VERSION FRANÇAISE :

Bien qu’encore assez confidentiel, Lucifungus commence à se débusquer une certaine notoriété au sein de la scène Stoner/Doom. Après un premier album nommé « Akuma Kin », paru chez Black Farm Records en 2018, le duo australien est de retour pour explorer leur univers fongique où la puissance sonore semble ne trouver d’obstacle qu’au niveau du noyau terrestre, faisant trembler la terre, les racines et les êtres la peuplant pour le bien du plus grand nombre. Le nom de ce nouvel effort sismique : Derek.

Akuma Kin apportait les bases de la formation à savoir un riffing fonctionnant sous forme d’échos se répondant dans ses enchaînements d’accords mais également dans sa rythmique donnant cette impression constante de terre s’écartelant dans ses structures pachydermiques, dévoilant le monde secret des champignons dans lequel Lucifungus officie en guide pour nos oreilles encore néophytes de leur pratique instrumentale. L’artwork du groupe symbolisait avec pertinence une planète recouverte de champignons, localisant le territoire dans lequel le groupe souhaite faire évoluer son univers.

Derek, deuxième et nouvel album de Lucifungus, se dévoile à travers un artwork qui en dit long sur la suite des événements. Glenn Smith est de retour pour illustrer la proposition du groupe et creuse au coeur de la planète imaginée pour le premier effort du duo australien.
Nous sommes désormais au coeur de cet univers humide, crasse et fourmillant d’excroissances suintantes à la rencontre de ses habitants eucaryotes encapuchonnés, mangeurs de chair, au beau milieu du règne des Fungi.
L’illustrateur a eu la judicieuse idée d’y incorporer deux créatures physiquement proches des gobelins, en tant qu’avatar pour les deux membres du groupe. Deux entités enragées et prêtes à en découdre avec hargne face à la famille des champignons. Une image qui reflète avec ferveur le contenu de ce deuxième album.

Le groupe se donne à fond lors des sept nouveaux morceaux proposés à travers une création d’une trentaine de minutes qui ne laisse pas un seul instant à la monotonie donnant une multitude d’embranchements possibles à la découverte des morceaux. On y retrouve le caractère lourd et sinueux, tout comme les vocaux à mi-chemin entre chant et phrasé, rappelant la légende Sleep. Cependant, contrairement aux quelques « longueurs » du premier album, tout y est construit ici avec minutie et précaution pour ne jamais relâcher l’attention de l’auditeur. Lucifungus nous offre le voyage que l’on attendait et parfois même plus.

Derek s’ouvre sur Ball Shaker qui martelle l’ouïe de l’auditeur à renfort d’accords plaqués avec une puissance qui soulève de l’intérieur. Lucifungus travaille sur ce morceau d’ouverture ses accords et sonorités pour mouvoir son avancée restant sur une base qui va évoluer dans ses intensités, rythmes sans pour autant toucher à la structure même de l’unique riff proposé évitant de plus toute répétition, une idée risquée à la saveur obsédante.
En un morceau instrumental, nous retrouvons la hargne et la virulence qui nous avait fait aimer le premier album avec une énergie qui semble déborder de toute part.

La recette autour du travail sur le riffing, celle d’une simple suite d’accord torturée , et déformée sous toutes ses coutures est ce qu’il va ressortir de manière radieuse de ce nouvel effort qu’est Derek. La manière d’étirer les riffs et d’en fouiller les moindres recoins ouvrant la voie à des refrains chantés rappelant une nouvelle fois le prophétique Sleep.

C’est d’ailleurs la tournure que prend le second morceau Burn The World. A l’exception que d’ordinaire le refrain se veut aérien et porteur, ici, Lucifungus décide de couper net et de déclencher une avalanche gravitationnelle sur cette section laissant l’espoir et la légèreté d’un tractopelle à ses couplets instrumentaux.

Pour conclure cette face A, le duo australien enterre les riffs les uns après les autres, par un procédé d’une lenteur exemplaire, rampant et creusant tels des termites au coeur d’un bois jonché d’eucaryotes hostiles avec Transpyramid et Take The Potion. La résonance des accords est telle qu’elle se transforme en une sorte de magma organique que la batterie enfonce encore et toujours plus dans un paysage Doom en pleine mutation sous l’inventivité de ses créateurs.
A noter que le morceau de clôture de cette face A boueuse à souhait, Take The Potion, est dédié à Tom G Warrior (Celtic Frost, Thorr’s Hammer) et Lee Dorrian (Cathedral), deux pointures en la matière de scène underground poisseuse. Les références sont placées, présentes mais n’en deviennent jamais envahissantes, laissant la marge idéale à Lucifungus pour démontrer leur talent en matière de riffs s’attaquant directement au tympan.

La face B débute avec un court morceau introductif, Quintro, d’une violence et force qui ferait pâlir un Conan de l’ère Blood Eagle. Si vous aviez peur de décrocher le temps de tourner le disque et de confortablement vous installer, n’ayez crainte, Lucifungus prend d’assaut cette face B et va lui conférer une ouverture sur l’avenir du groupe pour la moins réjouissante.

Avec leurs morceaux Lucifungus et Manicanimals, le duo australien enfonce le clou et démontre sa capacité à se démarquer définitivement de son premier effort et modèle sa carrière vers un avenir impitoyable tant la déferlante d’accord s’abat sur nous avec puissance. Rien ne semble arrêter l’alchimie redoutable élaborée par le groupe, s’accentuant avec majesté au rythme des morceaux tous plus lourds les uns que les autres.

La fosse est creusée, le nom ancré, l’âme hissée, Lucifungus s’est affirmé en deux petites années comme une référence sur la scène Doom moderne. Un nom que l’on ne souhaite désormais plus que de découvrir en live, pour soulever quelques planches et asséner quelques coups de masse en plein dans nos nuques qu’ils maltraitent déjà avec vigueur à grand coup de riffs assassins.
L’album ne se maîtrise pas dès la première écoute. Il saisit l’ouïe avec des images sonores marquantes au fil des rotations, qu’il laisse mûrir dans l’imaginaire de l’auditeur, se révélant, de manière habile, tout simplement incontournable.

Pour découvrir et supporter Lucifungus :


ENGLISH VERSION :


Although still quite confidential, Lucifungus is beginning to flush out some notoriety at the heart Stoner / Doom scene. After a first album called « Akuma Kin », released on Black Farm Records in 2018, the Australian duo is back to explore their fungal universe where the sound power seems to find an obstacle only at the level of the earth’s core, making tremble the earth, the roots and beings populating it for the good of the greatest number. The name of this new seismic record proposition: Derek.

Akuma Kin brought the basics of the band namely a riffing in the form of echoes responding to each other in its chord sequences but also in its rhythm, giving this constant impression of earth tearing apart in its pachydermal structures, revealing the secret world of mushrooms in which Lucifungus acts as a guide for our ears still neophytes of their instrumental practice. The band’s artwork appropriately symbolized a planet covered with mushrooms, locating the territory where the Stoner/Doom duo wishes to develop its universe.

Derek, Lucifungus second and new album, is revealed through an artwork that says a lot about what follows. Glenn Smith is back to illustrate the band’s proposal and dig into the heart of the imagined planet for the Australian duo’s first effort.
We are now at the heart of this humid, filthy universe teeming with oozing outgrowths to meet its hooded, flesh-eating eukaryotic civilization, right in the middle of the Fungi reign.
The illustrator had the wise idea to incorporate two creatures physically close to the goblins, as an avatar for the two members of the band. Two entities enraged and ready to fight with sonor effects and anger against the family of mushrooms. An image that fervently reflects the content of this second album.

The band gives their all during the seven new pieces offered through a creation of thirty minutes which does not leave a single moment to the monotony giving a multitude of possible branches to the discovery of the pieces.
We find once again there the heavy and sinuous riffs character, just like the vocals halfway between song and phrasing, straight inspired by the Sleep legend. However, unlike the few « lengths » of the first album, everything is built here with thoroughness and precaution to never relax the attention of the listener. Lucifungus offers us the trip we expected and sometimes even more.

Derek opens with Ball Shaker which hammers the listener’s hearing with reinforcement of tacked chords with a power which lifts from the inside. Lucifungus works on this opening piece its chords and sounds to move its progress remaining on a basis that will evolve in its intensities, rhythms without affecting the very structure of the single proposed riff moreover avoiding any repetition, an idea risky with a haunting flavor.
In an instrumental piece, we find the aggressiveness and virulence that made us love the first album with an energy that seems to overflow from all sides.

The recipe around working on the riffing, that of a simple tortured chord suite, and distorted in every way is what will emerge most relevantly from this new effort that is Derek. The way of stretching the riffs and digging into every nook and cranny opens the way to sung chorus reminiscent of the prophetic Sleep once again.

This is also the turn that takes the second song Burn The World. With the exception that usually the chorus wants to be airy and carrying, here Lucifungus decides to cut short and to trigger a gravitational avalanche on the chorus leaving the hope and the lightness of a backhoe loader to his instrumental verses.

To conclude this side A, the Australian duo buries the riffs one after the other, by an exemplary slow process, crawling and digging like termites in the heart of a wood strewn with hostile eukaryotes with Transpyramid and Take The Potion . The resonance of the chords is such that it transforms into a sort of organic magma that the drums sink even more and more into a Doom landscape in full mutation under the inventiveness of its creators.
Note that the closing song of this muddy side A, Take The Potion, is dedicated to Tom G Warrior (Celtic Frost, Thorr’s Hammer) and Lee Dorrian (Cathedral), two big names in the matter of the sticky underground scene. The references are placed, present but never become overwhelming, leaving the ideal margin to Lucifungus to demonstrate their talent in terms of riffs directly attacking the eardrum.

The B-side opens with a short introductory track, Quintro, of a violence and force that would make a Conan of the Blood Eagle era pale. If you were afraid to lost your attention during the face changing, you can take the time to turn the record and comfortably settle down, fear not, Lucifungus is storming this B side and will give it an opening on the future of the band for the less encouraging.

With their tracks Lucifungus and Manicanimals, the Australian duo drives the point home and demonstrates their ability to definitely stand out from their first effort and shape their career towards a ruthless future as the surge of chords hits us with power. Nothing seems to stop the formidable alchemy developed by the band, accentuating with majesty to the rhythm of the pieces, each one heavier than the other.

The album cannot be mastered from the first listen. He captures the hearing with striking sound images over the rotations, which he lets ripen in the listener’s imagination, revealing himself, in a skillful way, quite simply unavoidable.

To discover and support Lucifungus:

Cavalerie – Spectral Rage Demo


English translation is just after the French version.


VERSION FRANÇAISE :

Au cours d’un matin de la fin juin, dans un climat de peur des uns et des autres, dans une frayeur des rapprochements physiques, où le soleil commençait gentiment à caresser l’échine, une entité glaciale, à fois effrayante et obsédante naissait de la rencontre de trois hommes ravagés par le hurlement graveleux des guitares et la violence primitive du D-Beat et autres Blast Beats : Cavalerie.

La proposition est simple et il ne va pas falloir chercher de raisons, de justifications. La philosophie des Lumières est enterrée, seul la puissance de frappe, celle de la mandale bien sentie compte désormais. Le trio parisien est là pour nous asséner le coup fatal.

La présentation est directe, Cavalerie use de quelques symbolismes dans sa photographie de couverture et met à mort ses aînés pour mieux investir sa propre puissance. L’image saisie par Charles, batteur de la formation, rappelant à la fois la masse de Varg Vikernes de Burzum mais également la salle de bain putride de Pissgrave. L’ère du Hardcore rageur est venu.
Varg n’est plus, certainement écrasé sous les picots, seule sa masse ensanglantée reste, la saveur scélérate bouillonnante de Pissgrave s’est évaporée pour laisser le liquide héréditaire couler de manière froide, violente, brutale.

C’est sur cette base d’une incommensurable réalité, violence primaire, que Cavalerie saisit son auditoire, accroche sa rétine pour venir lui débusquer une rouste prenant racine dans le conduit auditif, décrochant la mâchoire à grands coups de riffings sans concessions.

Cette première Demo composée de seulement trois morceaux dont une reprise révèle toutes les sonorités dont Cavalerie est capable de la scène Hardcore jusqu’aux recoins obscurs des chenilles des tanks de la scène War Black.

Ce premier essai débute par une piste introductive avec un discours de guerre déclamé dans un vocabulaire sanglant et offensif.
Cela ne dure que quelques instants et pourtant la crasse est là, elle nous colle à la peau, l’affrontement est imminent, l’auditeur ne peut que se préparer du mieux qu’il peut à la tornade éclair qui va s’abattre sur lui.

Le premier morceau intitulé Napalm Death pose les premières pierres à l’édifice avec une rythmique Hardcore fabuleuse et des amplis qui crache un napalm particulièrement corrosif renvoyant à cette période où le Grindcore débutait tout juste se démêlant de la scène Punk.
Le groupe a trouvé la parfaite alchimie pour jouer sur les transitions avec les mid-tempo, tout y est structuré de manière à ce que la violence ressentie par l’auditeur ne redescende à aucun instant. La zone de confort n’existe par sur cette première démo de Cavalerie.

Puis c’est au tour d’End It Now, deuxième morceau composé par le trio, de venir nous écraser la face dans la boue sous le poids pachydermique des chars d’assaut nous trainant dans la fange de manière continue au rythme d’un Blast Beat rageur, modelant une hargne digne d’un Revenge accouplé avec Ecostrike sous la supervision de Discharge, dans certains de leurs relents entre deux bouffées de boue.

C’est d’ailleurs le moment d’aborder le cas Discharge car Cavalerie qui n’a pas froid aux yeux, fonce comme un soldat sous acide en reprenant le titre The Nightmare Continues de leur parent le plus proche. L’effet est impeccable, nous donnant l’envie assassine de replonger au coeur de la discographie de la formation culte britannique jusqu’à ce que soudain, quelsues instants après que la cassette ait fini de tourner, l’envie obsessionnelle de passer en boucle cette première Demo de Cavalerie, d’environ cinq minutes, ne surgisse.

Avec cette première Demo éclair, digne d’une attaque Blitzkrieg, Cavalerie prend en otage la scène Crust/Hardcore et creuse sa galerie qu’il semble prêt à défendre. Spectral Rage est une véritable décharge d’adrénaline, soudaine, extrême et incontrôlable.

Cavalerie

Pour découvrir et soutenir Cavalerie :


ENGLISH VERSION :

During one morning at the end of June, in a climate of fear of each other, in a fear of physical contacts, where the sun gently began to caress the spine, an icy entity, both frightening and haunting, was born of the meeting of three men ravaged by the gritty howl of guitars and the primitive violence of D-Beat and other Blast Beats: Cavalerie.

The proposal is simple and we will not have to look for reasons, justifications. The philosophy of the Enlightenment is buried, only the power of strike, that of the well-felt punch now counts. The Parisian trio is there to give us the fatal blow.

The presentation is direct, Cavalerie uses some symbolism in its cover photograph and puts to death its elders to better invest its own power. The image captured by Charles, drummer of the formation, recalling both the mass of Varg Vikernes of Burzum but also the putrid bathroom of Pissgrave. The air of raging hardcore came.
Varg is no longer, certainly crushed under the pimples, only his bloody mass remains, the boiling villainous flavor of Pissgrave has evaporated to let the hereditary liquid flow in a cold, violent, brutal manner.

It is on this basis of an immeasurable reality, primary violence, that Cavalerie seizes its audience, hooks its retina to come and flush out a jab taking root in the ear canal, unhooking the jaw with great blows of riffing without concessions.

This first Demo consisted of only three pieces, a cover of which reveals all the sounds the band is capable of from the Hardcore scene to the dark recesses of the tank tracks of the War Black scene.

This first essay begins with an introductory track with a speech of war declaimed in a bloody and offensive vocabulary. It only lasts a few moments and yet the grime is there, it sticks to our skin, the confrontation is imminent, the listener can only prepare as best he can for the lightning tornado that is going to befall him.

The first track titled Napalm Death lays the foundation stones with a fabulous Hardcore rhythm and amps that spit out a particularly corrosive napalm referring to this period when Grindcore was just starting to unravel itself from the Punk scene.
The band has found the perfect alchemy to play on the transitions with the mid-tempo, everything is structured so that the violence felt by the listener does not descend at any time. The comfort zone does not exist on this first Cavalerie demo.

Then it’s the turn of End It Now, the second song composed by the trio, to crush our faces in the mud under the pachidermal weight of the tanks dragging us in the scum continuously to the rhythm of a Raging Blast Beat, molding an aggressiveness worthy of a Revenge mated with Ecostrike under the supervision of Discharge, in some of their breathing between puffs of mud.

It is also the moment to approach the case of Discharge because Cavalerie which is not cold in the eyes, goes like a soldier under acid by taking again the title The Nightmare Continues of their closest relative.
The effect is impeccable, giving us the murderous urge to dive back into the heart of the discography of the cult British band until suddenly, moments after the tape has finished running, the obsessive urge to play on repeat this first Cavalerie Demo, lasting about five minutes, comes.

With this first Flash Demo, worthy of a Blitzkrieg attack, Cavalry takes the Crust / Hardcore scene hostage and digs its gallery that it seems ready to defend. Spectral Rage is a real rush of adrenaline, sudden, extreme and uncontrollable.

To Discover and support Cavalerie :

Gouha Rock Fest 2020


The English Version of the review is after the French one.


VERSION FRANCAISE :

Loin du fracas touristique de la Côte d’Azur, perché sur les hauteurs de Gorbio, au beau milieu d’une végétation sèche, aride, résonne depuis quelques années un festival célébrant la fuzz sous toutes ses formes. Après avoir accueilli Black Elephant ou encore Beesus l’an dernier, le festival revient avec une programmation post-confinement faisant la part belle à une programmation s’offrant une bonne tranche de Stoner, Sludge sans jamais oublier un soupçon de psychédélisme.

L’accès au festival reste cette année encore gratuit et offre la présence de cinq groupes : Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark et Care Off.

Wombat Cult, avec ce premier article de présentation de festivals, prend le parti de mettre en avant une scène encore trop méconnue et dont les groupes méritent l’attention de tous.

STONE FROM THE SKY:

Avec deux albums dans leur besace, le groupe français originaire de Le Mans, est une formation orientée vers le Stoner à mouvance Psychédélique.
Cependant, il serait terrible de réduire Stone From The Sky à un genre et une scène spécifique tant ils parviennent à prendre des chemins et des traverses ouvrant des paysages sonores d’une nouveauté fascinante.

Le groupe ne semble plus voir aucune frontière entre les genres et distille des compositions instrumentales qui obsèdent et nourrissent l’âme.


Leur premier album, Fuck The Sun, marquait d’une stèle leur entrée sur la scène fuzz hexagonale. Tout était acté dès les premières interactions avec l’album, SFTS ne veut plus de cette approche copié-collé qui plane depuis plusieurs années sur les productions de la scène Stoner.
Le trio remettait en question le concept même du soleil tout puissant faisant bouillir les amplis et les laissant rugir. L’astre déifié qu’est le soleil pour les amateurs de Fuzz est envoyé valdinguer avec ce titre pour le moins évocateur, Fuck The Sun.
Les mots choisis collent à merveille à ce premier album qui nous mène de la scène stoner instrumentale jusqu’aux confins du post-rock sans jamais oublier de mêler ses structures à des approches jazz, ainsi qu’à des gammes dont nous n’avons que très peu l’habitude de nous délecter.

Avec leur second album, sorti en 2019, la formation remet le couvercle et pousse la proposition un peu plus loin. Ils ne cessent d’affiner leurs sonorités, le jeu de batterie prend une ampleur et une complexité fascinante, les images sonores sont toutes plus radieuses les unes que les autres.
La réussite est totale, et la maîtrise des registres abordés montre un savoir jouer remarquable qui une fois découvert ne nous quittera plus.


Stone From The Sky avec ce nouvel album Break A Leg, installe son nom parmi les plus grands de la scène française, mais également internationale.
En prenant le sommet de l’affiche du Gouha Rock Fest, nous pouvons déjà être assuré d’une soirée sous le symbole de la fuzz qui risquera d’en éblouir plus d’un.

Pour découvrir et supporter Stone From The Sky c’est par ici :

Break A Leg artwork designed by Michaël Rahmani

WORMSAND :

Né des cendres de Clystone qui était venu pour distribuer des parpaings de manière abrupte, Wormsand reprend là où la première formation s’était arrêtée pour développer le propos sonore et imposer sa puissance en matière de riffs Doom.

Avec un premier EP sorti en 2019, le trio français ne cesse de creuser des trous avec leur ver des sables rappelant la puissance de Shai-Hulud, tout droit sorti de la création de Frank Herbert : Dune.
Les galeries sont creusées à la force de riffs tranchant tels des rasoirs, laissant les accords résonner dans des cavernes souterraines labyrinthiques pour finalement venir nous chercher par surprise à la surface et nous faire replonger sous les strates de sable.

Wormsand réussit à emmener l’auditeur dans ses derniers retranchements avec une vitalité fascinante. Les compositions sont tenues d’une main de maître, chaque riff trouve sa place et module ses sonorités de manière à ne jamais tomber dans la répétition mais plutôt dans la création d’une formation unique sur la scène Doom.

Bien qu’inspiré par Monolord, le groupe va bien plus loin avec un travail sonore et une croyance dans leur musique qui subjugue. Ce premier EP nous attrape dès la première nappe de fuzz de Weedosaurus pour nous laisser sur le carreau, la salive au coin de la bouche, la tête écrasée par la puissance des amplis à la dernière note de leur morceau de clôture : Bûche de Ramonage.

Cependant l’expérience Wormsand ne s’arrête sur cette ultime note, car la formation est une prouesse d’efficacité lorsqu’il s’agit de monter sur scène. Après leur présence qui a su marquer les esprits l’an dernier, au Gouha, soyez certains que la nouvelle salve de fuzz risque d’en retourner plus d’un. La montagne sur laquelle le festival est perché est désormais prête à trembler jusqu’à dans ses fondations avec un tel groupe.

Pour découvrir et soutenir Wormsand :

Wormsand. Photo taken by Marine Neyssensas.

CONCRETE MOUNTAIN :

Totalement passé sous les radars durant ce début d’année 2020, Concrete Mountain a révélé un hypnotique premier album du nom de Hazedazed. Heureusement, le Gouha Rock Fest est là pour remettre les pendules à l’heure en invitant le trio italien.

Concrete Mountain est une formaton qui ne ressemble à nulle autre au beau milieu de l’obsédante scène post, le groupe insuffle des concepts venus tout droit de sonorités Stoner/Doom. Le voyage est immédiat. Dès que les premières nappes sonores de Camionaut retentissent, l’appel de l’inconnu devient inévitable.

La voix éreinté et éraillé du chanteur nous enserre dans une interstice entre voyage au coeur des années 70 et mantras scandés, tant la fréquence semble monotonale et pourtant en constante élévation sur des morceaux tels que Black Zero Gravity Void.

Les accords bouillent de toutes part, la batterie dans sa répétitivité captive l’esprit. Le groupe italien connaît les moindres recettes pour libérer les pensées de l’auditeur dans des méandres d’effets à base de Fuzz. Les morceaux sont d’une grâce infinie nous dévoilant un monolithe sonore que rien ne semble pouvoir ébranler.

Assurément, Concrete Mountain part à l’assaut de la montagne, dénichant Gorbio pour lui asséner une dose de créativité musicale rare et qui paraît déjà être la surprise du festival, après avoir été l’une des grandes révélations de ce premier semestre 2020.

Pour découvrir et supporter Concrete Mountain :

Hazedazed artwork designed by Maurizio Prina

SPIRALPARK :

En passe de sortir leur premier EP, Spiralpark est un groupe ayant grandi dans les sillages de Ty Segall ou encore King Gizzard. Ils aiment le psychédélisme, tout autant qu’ils aimaient de manière vitale le lait maternel. Ce n’est plus une question de passion mais plutôt de survie.

Le groupe est constitué de membres de groupes prometteurs au cœur de la scène underground du Sud de la France tels que Crusty, Manu’s Milk ou encore Bourbier.

Après plusieurs concerts, aux avis et retours plus que favorables, il est grand temps de découvrir pleinement Spiralpark dans l’espoir d’être bercé et porté vers des rivages lointains entre rêve et réalité.

Spiralpark. Photo taken by Marine Neyssensas

CARE OFF :

Un nom, un mystère, Care Off semble n’avoir aucune limite dans ses définitions soniques et paraît ne jamais vouloir être défini, échappant à toute représentation de leur musique en dehors de leurs performances scéniques.

Pour les découvrir, il faudra se déplacer et vivre tout simplement dans le temps présent, accepter l’inconnu, prendre des risques, pour une fois de plus décroché une rouste que l’on ne présageait à aucun moment.


ENGLISH VERSION:

Far from the tourist noise of the Côte d’Azur, perched on the heights of Gorbio, in the middle of dry arid vegetation, a festival celebrating fuzz in all its forms resonates since some years. After hosting Black Elephant or Beesus last year, the festival returns with a post-confinement program that gives pride of place to a program offering a good slice of Stoner, Sludge without ever forgetting a hint of Psychedelia.

Access to the festival remains free this year and offers the presence of five bands: Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark and Care Off.

Wombat Cult, with this first article presenting festivals, takes the side of putting forward a scene still too little known and whose groups deserve the attention of all.

STONE FROM THE SKY:

With two albums in their wallet, the French group from Le Mans, is a formation oriented towards the Psychedelic Stoner.
However, it would be terrible to reduce Stone From The Sky to a specific genre and scene as they manage to take paths and sleepers opening up soundscapes of fascinating novelty.


The Band no longer seems to see any border between genres and distills instrumental compositions that obsess and nourish the soul.

Their first album, Fuck The Sun, marked with a stele their entry into the hexagonal fuzz scene. Everything was in place from the first interactions with the album, SFTS no longer wants this copied-pasted approach that has hovered for several years on the productions of the Stoner scene.
The trio questioned the very concept of the all-powerful sun boiling the amps and letting them roar. The deified star that is the sun for Fuzz lovers is sent flying around with this title, to say the least evocative, Fuck The Sun. The chosen words stick perfectly to this first album which takes us from the instrumental stoner scene to the confines of post-rock without ever forgetting to mix its structures with jazz approaches, as well as with ranges of which we have only very little used to revel in us.

With their second album, released in 2019, SFTS puts the lid back on and pushes the proposal a little further. They continue to refine their sounds, the drums play takes on a fascinating scale and complexity, the sound images are all more radiant than the others.
The success is total, and the mastery of the registers discussed shows a remarkable playing skills which once discovered will not leave us.

Stone From The Sky with this new album Break A Leg, installs its name among the biggest on the French scene, but also internationally.
By taking the top of the poster of the Gouha Rock Fest, we can already be assured of an evening under the symbol of fuzz which will risk dazzling more than one.

To discover and support the band, it’s just here :

WORMSAND:

Born from the ashes of Clystone who had come to distribute breeze blocks in an abrupt manner, Wormsand, a Doom/Sludge creature, picks up where the first band stopped to develop their sound and impose its power in terms of Doom riffs.

With a first EP released in 2019, the French trio continues to dig holes with their sandworm recalling the power of Shai-Hulud, straight out of the creation of Frank Herbert: Dune.
The galleries are dug to the force of riffs cutting like razors, letting the chords resonate in labyrinthine underground caves to finally come to pick us up by surprise on the surface and make us plunge back under the strata of sand.

Wormsand succeeds in taking the listener to his last entrenchments with fascinating vitality. The compositions are held with a master’s hand, each riff finds its place and modulates its tones so as never to fall into repetition but rather in the creation of a unique formation on the Doom scene.

Although inspired by Monolord, the group goes much further with a sound work and a belief in their music which captivates.
This first EP catches us from the first layer of fuzz from Weedosaurus to leave us on the floor, saliva at the corner of our mouths, our heads crushed by the power of the amps at the last note of their closing piece: Bûche De Ramonage.

However, the Wormsand experience does not stop on this final note, because the formaton is a feat of efficiency when it comes to going on stage.
After their presence which was able to mark the spirits last year, at Gouha, be certain that the new salvo of fuzz is likely to return more than one.

The mountain on which the festival is perched is now ready to tremble to its foundations with such a band.

To discover and support Wormsand:

Wormasand EP artwork designed by Nell Bragayrat.

CONCRETE MOUNTAIN:

Completely gone under the radar during this beginning of 2020, Concrete Mountain revealed a hypnotic first album by the name of Hazedazed. Fortunately, the Gouha Rock Fest is there to set the record straight by inviting the Italian trio.

Concrete Mountain is a formaton unlike any other in the middle of the haunting post scene, the band infuses concepts came from Stoner / Doom tones. The journey is immediate. As soon as the first layers of Camionaut sound, the call of the unknown becomes inevitable.

The singer’s exhausted and flayed voice encloses us in a gap between travel to the heart of the 70s and chanted mantras, as the frequency seems monotonal and yet constantly rising on songs such as Black Zero Gravity Void.

The chords boil on all sides, the drums in its repetition captivates the mind. The Italian band knows all the recipes to free the thoughts of the listener in meandering effects based on Fuzz. The tracks are of infinite grace revealing a monolithic sound that nothing seems to shake.

Certainly, Concrete Mountain sets out to assault the mountain, unearthing Gorbio to give him a dose of rare musical creativity which seems to be the surprise of the festival, after having been one of the great revelations of this first semester 2020.

To discover and support Concrete Mountain:

Concrete Mountain

SPIRALPARK:

In the process of releasing their first EP, Spiralpark is a band that grew up in the wave of Ty Segall and King Gizzard. They love psychedelism just as much as they vitally loved breast milk. It is no longer a question of passion but rather of survival.

Spiralpark is made up of members of promising bands at the heart of the underground scene in the South of France such as Crusty, Manu’s Milk or Bourbier.


After several concerts, with more than favorable opinions and feedback, it is time to fully discover Spiralpark in the hope of being cradled and carried to distant shores between dream and reality.

Spiralpark Logo

CARE OFF:

A name, a mystery, Care Off seems to have no limits in its sonic definitions and seems never to want to be defined, escaping any representation of their music apart from their stage performances.

To discover them, you will have to move and simply live in the present time, accept the unknown, take risks, for once again landed a hard beat that you never predicted.

Vestjysk Orken – « Full Dark No Stars »


The English Version of the review is after the French one.


VERSION FRANCAISE :

Le groupe de space doom Vestjysk Orken est de retour avec une second album « Full Dark No Stars ».
Avec leur premier effort « Cosmic Desert Fuzz », le groupe danois, nous avait offert une envoûtante expédition spatiale mêlant le doux ronronnement de la scène doom à de multiples références qu’elles soient littéraires ou bien cinématographiques.
Du Dune de Frank Herbert jusqu’au Solaris de Tarkovski, l’espace fantasmé par Vestjysk Orken se révélait sous des astres d’une beauté attirante et mystérieuse.
Nous laissions ainsi, il y a tout juste deux ans, nos cosmonautes du doom sur une terre encore inconnue pleine de promesses où les particules ambiantes sentaient bon la fuzz.

Avec « Full Dark No Stars », Vestjysk Orken fait le grand saut. Il nous propulse au fin fond du cosmos au milieu d’une effroyable obscurité où la seule limite semble être la résonance des accords.

Composé de quatre morceaux, répartis de manière équitable par face sur le vinyle, Vestjysk Orken n’hésite pas à apporter des influences nouvelles à sa proposition.

De la terre ferme jusqu’aux tréfonds de l’espace, le groupe sait mouvoir son voyage sonore afin de proposer un album aux lentes transitions développant le caractère initiatique de leur aventure offrant surtout une lecture meta au genre.

« Full Dark No Stars » s’ouvre sur le morceau Forbidden Planet. Cette entrée en la matière montre la capacité du groupe à déstructurer la notion même de riffs à sonorités Doom. Ils usent des mêmes combinaisons de notes et d’accords, de manière répétées dans une structure alternative, pour nous offrir une exploration de leur univers, de leur nouvelle destination à travers les astres en laissant leur riff pleinement respirer l’exploitant dans ses moindres recoins. Ce morceau introductif d’une quinzaine de minutes, ponctué par une voix informatisée rappelant tout un pan de la science-fiction de Starcrash à 2001, L’odyssée De L’Espace, est une grande réussite.
Cette planète oubliée aux formes de créations célestes antérieure à l’humanité dont le secret de la création est perdu au coeur de l’univers prend toute son ampleur dans cette oscilliation sonore et rythmique qui attire et ne nous lâche plus, devenant une entité éternelle, dont le mystère semble bien gardé par Vestsjysk Orken.

« That machine
A million miles
All created by thought
This primitive and ancient
Of monsters that destroy us »

Paroles de Forbidden Planet

En quittant cette planète destructrice de par ses savoirs antiques, menaçant la vie et la civilisation humaine, nous embarquons dans le vaisseau pour conclure cette face A, qui ne cesse de décupler sa puissance avec une montée pleine de rebondissement dont le morceau le nom du pilote de notre expédition : Kurt Russel.
Le riff accompagne le tempérament lunatique de l’acteur bien connu dans le cinéma de John Carpenter. Nous traversons une véritable vague rythmique qui joue sur ses accélérations et ses ralentissements portant le morceau à juste milieu jouant sur le fil du rasoir et réussit pourtant à nous saisir entre ambiances heavy metal et atmosphères Doom.

Cette première face, nous donne notre point de départ de manière sonique et spatiale ainsi que notre guide et hôte, le fascinant héros de The Thing et Les Aventures de Jack Burton.
Elle rappelle l’univers de Vestjysk Orken et nous prépare à une face B capable d’un spectre à la fois troublant et fascinant tant elle souhaite explorer de nouveaux horizon, nous inviter au voyage au plus profond de l’obscurité, aux confins de l’espace.

La face B débute sur le morceau A boy and His Dog, apporte une paix et une tranquilité à cette album, débutant par un tapis d’accord accueillant ces deux nouveaux passagers que sont cet enfant et son chien, entités destinées perdues à tout jamais dans le cosmos ayant eu finalement la joie de croiser le chemin du vaisseau Vestjysk Orken.
Une voix revient en boucle à la manière d’un mantra scandant « The beast that shouted at the heart of the world », résonne comme un appel de détresse dont seul l’infini vide spatial puisse devenir porteur.
A la manière du morceau d’ouverture, ce premier morceau de la seconde partie ne cesse de s’élever, souhaitant atteindre des cieux toujours plus majestueux éclairant la pénombre et portant un message de vie et d’espoir à travers l’immensité interplanétaire.


Clip de A Boy And His Dog

Une fois l’équipage au complet, le commandant de bord Kurt Russel, peut se permettre de s’enfoncer dans les abysses interstellaires à bord du Vestjysk Orken afin de dévoiler le point d’orgue de ce voyage à la rencontre de l’inconnu avec la très réussie clôture qu’est Journey.
Les notes s’échappent s’envolent prennent le temps de respirer et offre une spatialisation merveilleuse, tant l’errance au coeur de l’obscurité semble lumineuse. Dépassant à la fois le temps et l’espace la fin de ce second album à la quête de la septième planète est éblouissant et rappelle à quel point Vestjysk Orken possède une amplitude musicale qui présage un avenir et de futures conquêtes spatiales radieuses.

« Beyond Time and Space
A world with a seventh face
Space wizard in space, space wizard in space »

Paroles de Journey

Il y a quelques années, Yuri Gagarin ouvrait le chemin de la conquête spatiale sur fond de Doom psychédélique inspirant des formations telles que Vestjysk Orken ou encore Vinnum Sabbathi qui actuellement à force de définir de nouvelles sonorités ouvrent la porte à un sous-genre nouveau, le doom interstellaire, prenant l’auditeur et lui proposant une visite des mondes perdues, des univers inexplorées, en tant que guide, mais surtout allant à la rencontre de l’inconnu délivrant une conception musicale nouvelle.

Ce nouvel album « Full Dark No Stars », pousse plus loin le travail de Vestjysk Orken et offre un second effort obsédant qui prend toute son ampleur au fur et à mesure d’écoutes, là où le premier album était parfois hésitant dans ses directions.
Alors n’hésitez plus et si un jour vous apercevez le majestueux vaisseau Vestjysk Orken à portée d’oreille alors embarquez et laissez vous guider par le trio et son effervescence de fuzz. Bon voyage.

Pour découvrir et soutenir Vestjysk Orken :


ENGLISH VERSION:

The space doom band Vestjysk Orken is back with a second album « Full Dark No Stars ».
With their first effort « Cosmic Desert Fuzz », the Danish trio, offered us a bewitching space expedition mixing the gentle purring of the doom scene with multiple references, whether literary or cinematographic.
From the Dune of Frank Herbert to the Solaris of Tarkovski, the space fantasized by Vestjysk Orken was revealed under stars of an attractive and mysterious beauty.
We left our doom cosmonauts just two years ago on a still unknown land full of promise where the ambient particles smelled of fuzz.

With “Full Dark No Stars”, Vestjysk Orken takes the plunge. It propels us into the depths of the cosmos in the middle of a frightful darkness where the only limit seems to be the resonance of the chords.

Composed of four tracks, distributed fairly on each side of the vinyl, Vestjysk Orken does not hesitate to bring new influences to his proposal.


From the mainland to the depths of space, the group knows how to move its sound journey in order to offer an album with slow transitions developing the initiatory character of their adventure offering above all a meta reading to the genre.

« Full Dark No Stars » opens on the song Forbidden Planet. This introduction to the subject shows the band’s ability to deconstruct the notion of Doom-sounding riffs.
They use the same combinations of notes and chords, repeatedly in an alternative structure, to offer us an exploration of their universe, their new destination through the stars by letting their riff fully breathe the operator in every corner. .
This fifteen minutes introductory piece, punctuated by a computerized voice recalling a whole section of science fiction from Starcrash to 2001, A Space Odyssey, is a great success. This forgotten planet in the form of celestial creations previous to humanity whose secret of creation is lost in the heart of the universe takes its full extent in this sound and rhythmic oscillation which attracts and never lets go, becoming an eternal entity, whose mystery seems well kept by Vestjysk Orken.

« That machine
A million miles
All created by thought
This primitive and ancient
Of monsters that destroy us »

Lyrics from Forbidden Planet

Leaving this destructive planet with its ancient knowledge, threatening human life and civilization, we embark on the ship to conclude this A side, which continues to increase its power tenfold with a full rebounding climb, including the name of the pilot from our expedition: Kurt Russel.
The riff accompanies the whimsical temperament of the well-known actor in John Carpenter’s cinema.
We cross a real rhythmic wave which plays on its accelerations and its decelerations bringing the piece to a happy medium, playing on the razor’s edge, and yet manages to seize us between heavy metal atmospheres and Doom atmospheres.

This first side, gives us our starting point in a sonic and spatial way as well as our guide and host, the fascinating hero of The Thing and Big Trouble In Little China.
It recalls the universe of Vestsjysk Orken and prepares us for a B-side capable of a spectrum that is both disturbing and fascinating as it wishes to explore new horizons, to invite us to travel in the depths of darkness, on the borders of space.

The B side begins on the song A boy and His Dog, brings peace and tranquility to this album, starting with a carpet of chords welcoming these two new passengers that are this child and his dog, intended entities lost forever in the cosmos having finally had the joy of crossing the path of the Vestjysk Orken spacecraft.
A voice comes back in a loop, like a mantra chanting « The beast that shouted at the heart of the world », sounds like a distress call of which only the infinite space vacuum can become a carrier.
Like the opening piece, this first piece of the second part continues to rise, wishing to reach ever more majestic skies illuminating the darkness and carrying a message of life and hope through the interplanetary immensity.

A Boy And His Dog video

Once the crew is complete, the captain Kurt Russel, can afford to sink into the interstellar abysses aboard the Vestjysk Orken to reveal the highlight of this journey to meet the unknown with the very successful fence that is Journey.
The notes escape, take flight, take the time to breathe and offer a marvelous spatialization, so much the wandering in the heart of the darkness now seems bright. Going beyond both time and space, the second album in search of the seventh planet is dazzling and recalls how Vestjysk Orken has a musical amplitude which bodes well for a future and radiant future space conquests.

« Beyond Time and Space
A world with a seventh face
Space wizard in space, space wizard in space »

Paroles de Journey


A few years ago, Yuri Gagarin opened the way to space conquest against the backdrop of psychedelic Doom inspiring formations such as Vestjsysk Orken or Vinnum Sabbathi which currently by dint of defining new sounds open the door to a new sub-genre, the interstellar doom, taking the listener and offering him a tour of the lost worlds, unexplored universes, as a guide, but above all going to meet the unknown delivering a new musical conception.

This new album « Full Dark No Stars » takes Vestjysk Orken’s work further and offers a haunting second effort that takes on its full extent as it is listened to, where the first album was sometimes hesitant in its directions.
So don’t hesitate any longer and if one day you see the majestic Vestjysk Orken ship within earshot then embark and let yourself be guided by the trio and its effervescence of fuzz. Have a nice trip.

To discover and support Vestjysk Orken:



The King’s Pistol – « Rip It Up »


The English Version of the review is after the French one.


VERSION FRANÇAISE

Depuis la sortie de Evil Spirits, il y a seulement un peu plus d’un an, The King’s Pistol, formation anglaise, a su prendre son envol. A travers des sonorités toujours plus étonnantes dans une scène underground cherchant toujours plus la saturations, les extrêmes ou encore l’expérimentation, le groupe a réussi à se creuser un trou, une place particulière en jouant un Rock puissant à la fois nostalgique des 60/70 mais également friand d’une certaine modernité dans sa faculté de jouer sans détour, à la manière d’une bombe que l’on ne peut plus désamorcer.

La force du trio originaire du Cheshire, est de constamment renouveler ses morceaux, ses inspirations. Avec une oeuvre toujours fortement inspiré par The Doors, ou encore The Rolling Stones, la proposition se module évolue au fur et à mesure des années mêlant Folk, Punk ou bien Heavy Metal.
L’alchimie entre les trois membres du groupe opère entre groove de basse toujours plus captivant, riffs efficaces, voix reconnaissable entre mille, et une batterie d’une rigueur formidable.

En novembre 2019 paraissait « Vice », premier EP d’une trilogie distribuée par Majestic Mountain Records. Le groupe nous plongeait dans une exploration nocturne sauvage des bas-fonds des grandes villes avec une direction créative poussée à la fois autant au niveau de la composition que du travail autour du mix opéré par Chris Fielding de Conan.
Cette nouvelle offrande lassait percevoir une évolution vers une production toujours plus professionnel, affinant le mélange des genre du précédent Evil Spirits. Le groupe sortait de son organisation d’albums orientés autour d’une compilation de morceaux réussis et préférait opérer dans des enregistrements d’une vingtaine de minutes autour d’une exploration à la fois sonore et conceptuelle.
« Vice » marquait cette nouvelle ère chez The King’s Pistol, celle de la canalisation autour d’un concept, de la cherche d’un son et du dépassement du paysage musical.

Quelques mois plus tard, le groupe revient pour continuer son exploration nocturne sonore des bas-fonds. Shane Horror est de retour pour la création du visuel de cette seconde sortie, et se chargera également de l’artwork de l’EP de clôture de la « Wild Night Trilogy ».
Nous retrouvons cette structure autour du portrait, et de l’architecture triangulaire servant de cadre à ces visages marqués par les excès de toutes sortes qu’il s’agisse de sexe, de tabac, de drogue, d’alcool et très certainement de musiques amplifiées.
Là où « Vice » présentait un visage de femme forte, pleine d’assurance dans ses choix et ses démons s’ajustant à merveille avec la ligne musicale du premier EP, « Rip It Up », ce second travail, marque dès la découverte du visuel une violence malingre, insidieuse qui semble se glisser derrière nos songes pour nous asséner le dernier coup, nous laisser agonisant dans le caniveau, laissant notre âme s’échapper dans une effluve de sang et de bière séchée, le mégot écrasé sur le visage.

C’est d’ailleurs le terrible et réjouissant constat que l’on peut faire de ce « Rip It Up », remonté à bloc d’énergie Punk et Wild Rock des années 70. La puissance qui se dégage de ce second EP, est d’une violence rare par rapport aux précédents travaux du groupe. Nous sommes en plein coeur de la scission musicale où le Rock est devenu cette bête sauvage que rien n’arrête.
Ce nouvel EP libère totalement la proposition de The King’s Pistol, les morceaux semblent sortir d’eux mêmes, comme une rage et une volonté d’expression directe, il n’y a plus de détour, l’assaut débute dès la première note de Rip It Up, morceau d’ouverture.

Ce premier morceau « Rip It Up », qui derrière des sonorités à la « Start Me Up » de The Rolling Stones, réussit à faire converger toute la puissance de ce second EP en un seul morceau qui risque de rapidement devenir un hymne du groupe de par son efficacité.
L’accompagnement par le saxophone tout au long du morceau donne une force et puissance assez déconcertante qui grâce au mix de Chris Felding ne sature jamais et réussit à réunir toute cette explosion de fréquences dans une unité et forme musicale sans concessions.
« Rip It Up » est un plaisir de Rock, réunissant tous les ingrédients et gimmicks pour élever un morceau détonnant.

Puis la groovie et dangereuse The Way The West Was Won, nous rappelle la manière dans laquelle se sont élevés les Etats-Unis. Un déferlement de pistoleros et de domination au rythme des gâchettes.
Sans jamais verser dans un traitement politique de la situation, The King’s Pistol, montre du bout de leurs instruments une nation bâtie sur le mensonge rédempteur et une terre où le romanesque ne fait pas de nombreux printemps.
Instrumentalement, le morceau est certainement le plus franc et direct de ce second EP, il réussit très rapidement à saisir l’oreille sans pour autant en faire un haut-lieu du groupe.

« Same old suckers the same old story
Same old lies on the path to glory
No love song baby
It’s the way the West was won »

Refrain de The Way The West Was Won

La face A du vinyle se conclue par Flame Of Love qui rappelle des sonorités que nous n’avons plus entendus depuis quelques années et qui résonnaient avec brio sur certains albums de D.A.D.
En terminant la première partie de ce second EP avec un tel morceau, le groupe tape un grand coup et affirme qu’il a une capacité créatrice d’une variété surprenante.
Préparez-vous le morceau détonne et n’a pas peur de nous envoyer au coeur de riffs plein d’apesanteur pour venir nous saisir droit au coeur et nous rappeler en un instant l’ordre physique gravitationnel accompagné par un rythme effréné.
La voix de Pistol a cette manière d’enserrer l’auditeur dans un magma sensuel. Une déclaration d’amour qui regarde les démons des premières rencontres droit dans les yeux, rappelant à quel point ces relations abrasives restent les plus séduisantes mais aussi les plus destructrices.

« You’re on the wings of desire
Falling from a runaway train
You’re caught in the jaws of love and they drip with blood
Don’t call me when your lips turn blue »

Paroles de Flame Of Love

La face B s’ouvre avec Sharpshooter.
Ce premier morceau de la seconde partie de l’EP, aux multiples couches rythmiques, rend un très bel hommage au Rock’N’Roll originel lui engouffrant une bouteille entière de Talisker dans le gosier et le menant à une frénésie qui donne le sourire tant le groupe semble prendre plaisir à libérer son énergie.
Le refrain nous colle à la peau, il ne cesse résonner dans notre tête, nous sommes embarqué dans ce tourbillon sonore où le saxophone de Jo Mills appuie les accords et tire toute cette hystérie vers des hauteurs stupéfiantes.

« It was the spirit of rock n roll
Its tender fever made the beat explode
I need the spirit of rock n’ roll
So kiss me baby and don’t let go »

Refrain de Sharpshooter

Puis la groovie et dangereuse The Way The West Was Won, nous rappelle la manière dans laquelle se sont élevés les Etats-Unis. Un déferlement de pistoleros et de domination au rythme des gâchettes. Sans jamais verser dans un traitement politique de la situation, The King’s Pistol, montre du bout de leurs instruments une nation bâtie sur le mensonge rédempteur et une terre où le romanesque ne fait pas de nombreux printemps.
Instrumentalement, le morceau est certainement le plus franc et direct de ce second EP, il réussit très rapidement à saisir l’oreille sans pour autant en faire un haut-lieu du groupe.

« Same old suckers the same old story
Same old lies on the path to glory
No love song baby
It’s the way the West was won »

Paroles de The Way The West Was Won

L’EP se conclue sur  « Nothing To Lose » qui ne prend que peu de détours, le morceau fonce dans les ruelles, de nuit, au volant d’une Chevrolet Nova afin de chercher les recoins les plus obscurs pour assouvir ses pensées les plus inavouables. La batterie ne lâche pas un instant son charley, ou bien seulement pour marquer la puissance des fréquences guitare/basse à grands coups de crash, la guitare plaque les accords à une vitesse folle, enrobé par une basse redoutable suivant sa propre ligne directrice.

Comme toujours, nous reconnaissons les influences du groupe sans pour autant se diriger vers une vulgaire copie. The King’s Pistol a une personnalité folle et sait rendre hommage à ses aînés tout en créant et ouvrant son propre chemin et c’est bien la force de ce « Rip It Up » qui enchaîne et affiche tout le savoir faire et l’amour du groupe pour la musique qu’ils jouent.

Ce second EP prend la suite d’un Vice qui nous menait au cœur des ruelles craspèques et pourtant fascinantes des grandes villes. Rip It Up, lui, prend le parti de nous mener dans des rades où l’alcool et la musique coulent à flots, où le sol colle aux semelles, et où les vibrations se mêlent aux liquides corporelles et vapeurs émanant de ces dernières, sensuel et violent.

Sans pour autant révolutionner les courants musicaux, ce second EP, a réussi le pari d’offrir ces six morceaux qui se savourent à la manière d’une friandise acidulée. Nous en connaissons la saveur et pourtant l’effet de ces compositions est une source d’enthousiasme à chaque écoute, un plaisir soudain, direct, qui ne s’embarrasse pas à prendre mille détours et va droit au but : celui de s’encanailler avec vigueur.


English Version:

Since the release of Evil Spirits, just over a year ago, The King’s Pistol has taken off. Through ever more astonishing sounds in an underground scene always seeking more saturation, extremes or even experimentation, the band managed to dig a hole, a special place to play a powerful Rock at the same time nostalgic of the 60 / 70 but also fond of a certain modernity in his ability to play without detour, like a bomb that can no longer be defused.

The strength of the trio from Cheshire, is to always renew their songs, their inspirations. With a work still strongly inspired by The Doors, or The Rolling Stones, the proposal evolved over the years mixing Folk, Punk or Heavy Metal.
The alchemy between the three members of the band operates between an ever more captivating bass groove, effective riffs, recognizable voice between a thousand, and a drums of tremendous rigor.

In November 2019, The King’s Pistol released « Vice », the first EP of a trilogy distributed by Majestic Mountain Records. The band immersed us in a wild nocturnal exploration of the depths of big cities with a creative direction pushed both at the level of the composition as of the work around the mix operated by Chris Fielding of Conan.
This new offering let perceiving an evolution towards an ever more professional production, with the mixture of genres of the previous Evil Spirits. The band left its organization of albums oriented around a compilation of successful pieces and preferred to operate recordings of about twenty minutes around an exploration which is at the same time sonor and conceptual.
« Vice » marked this new era for The King’s Pistol, an era of channeling around a concept, the search for a sound and transcending their musical landscape.

A few months later, the band is back to continue their sound exploration of the creepy shallows of the city by night. Shane Horror is back to create the visual for this second release, and will also be responsible for the closing EP of the « Wild Night Trilogy ».
We find a portrait, and a triangular architecture serving as a framework for these faces marked by excesses of all kinds whether it is sex, tobacco, drugs, alcohol and certainly amplified music.
Where « Vice » presented the face of a strong woman, full of confidence in her choices and her demons fitting wonderfully with the musical line of the first EP, « Rip It Up », this second work, marks from the discovery of the visual an sickly, insidious violence which seems to slip behind our dreams to strike us the last blow, leaving us dying in the gutter, our soul escaping in a scent of blood and dried beer, the butt crushed on the face.

This is also the terrible and delightful observation that we can make of this « Rip It Up », reassembled with Punk and Wild Rock energy from the 70s.
The power that emerges from this second EP is of rare violence compared to the band’s previous work. We are in the heart of the musical split where Rock became this wild beast that nothing stops.
This new EP completely frees The King’s Pistol’s proposal, the pieces seem to come out of themselves, like a rage, a desire for direct expression, there is no more detour possible, the assault begins at the first note from Rip It UP, the opening and title track.

This first song, which behind sounds like « Start Me Up » by The Rolling Stones, succeeds in bringing all the power of this second EP into a single song which risks quickly become an anthem of the band by its efficiency. It’s an awesome introduction.
The accompaniment by the saxophone throughout the track gives a rather surprising strength and power which thanks to the mix of Chris Felding never saturates and succeeds in bringing together all this explosion of frequencies in a musical unity and form without concessions.
« Rip It Up » is a pure Rock pleasure, bringing together all the ingredients and gimmicks to elevate an explosive track.

Then the groovy and dangerous The Way The West Was Won, reminds us the birth of the United States. A surge of pistoleros and domination to the rhythm of the triggers. Without ever getting into a political treatment of the situation, The King’s Pistol shows with their instruments a nation built on redemptive lies and a where the romantic does not have many springs.
In an instrumental way, the song is certainly the most frank and direct of this second EP, it succeeds very quickly in capturing the ears without making it a high place of the band.

«Same old suckers the same old story
Same old lies on the path to glory
No love song baby
It’s the way the West was won »

The Way The West Was Won lyrics

The A side of the vinyl ends with with Flame Of Love which recalls sounds that we have not heard in a few years and which resounded brilliantly on certain albums of D-A-D.
By ending the first part of their EP with such a song, the band strikes a blow and claims that it has a creative capacity of a surprising variety.
Prepare yourself for this explosive song who’s not afraid to send us to the heart of weightless riffs to come grab us straight the mind and remind us in an instant of the gravitationnal physical order accompanied by a frenetic rhythm.
Pistol’s voice has this way of enclosing the listener in a sensual magma. A declaration of love that looks the demons of the first meetings right in the eyes, recalling how these abrasive relationships remain the most attractive but also the most destructive.

« You’re on the wings of desire
Falling from a runaway train
You’re caught in the jaws of love and they drip with blood
Don’t call me when your lips turn blue »

Flame Of Love lyrics

The B side opens with Sharpshooter.
This first song, of the second part of the EP, with multiple rhythmic layers, pays a very beautiful tribute to the original Rock’N’Roll, engulfing it an entire bottle of Talisker Whisky in the throat and leading it to a frenzy that gives a smile as the band seems to take pleasure in releasing its energy .
The chorus sticks to our skin, it does not stop resonating in our head, we are embarked on this sonic whirlwind where Jo Mills’ saxophone supports the chords and pulls all this hysteria towards staggering heights.

« It was the spirit of rock n roll
Its tender fever made the beat explode
I need the spirit of rock n’ roll
So kiss me baby and don’t let go »

Sharpshooter chorus

Then River At Midnight, takes the decision to calm the game after this explosive B-Side introduction and offers us a timeless song, a composition that fascinates and amazes with its mastery of beating drums, with a bass tom particularly present and a groove haunting bass.
The rhythm section of the piece takes us from one horizon to the next without ever losing its way and offering this sublime instrumental part where the saxophonist seems to open an air space of a very beautiful amplitude.
We would like to stay in its heights for an indefinite period of time and yet when the voice of Pistol, guitarist and singer, returns we cannot stop anymore the joy that fills our hearts.


The King’s Pistol conclude this second EP with « Nothing To Lose » which takes no detour, it rushes into the alleys, at night, driving a Chevrolet Nova in order to seek the most obscure places to satisfy its shameful thoughts. The drums does not let go off its hi-hat for an instant, or else only to mark the power of the guitar / bass frequencies with great crash hits, the guitar tackles the chords at breakneck speed, wrapped in a formidable bass following its own guideline.


As always, we recognize the influences of the band without going to a vulgar copy. The King’s Pistol has a crazy personality and knows how to pay homage to its elders while stimulating and opening its own path and it is indeed the strength of this « Rip It Up » which connects and displays all the know-how and love of the band for the music they play.

This second EP follows on from « Vice » which led us to the crass and yet fascinating alleys of big cities. Rip It Up, takes the side of leading us into pubs where alcohol and music flow freely, where the ground sticks to the soles, and where the vibrations mix with body fluids and vapors emanating from these. Simply sensual and violent.

Without revolutionizing musical trends, Rip It Up has succeeded in offering these six songs which are savored like a tangy treat. We know the flavor and yet the effect of these compositions is a source of enthusiasm with each listening, a sudden, direct pleasure, which does not bother to take a thousand paths and goes straight to the point: that of getting dirty vigorously.

Now we can’t stop thinking about the outro of this « Wild Night Trilogy », that The King’s Pistol is actually recording!

Let Them Hang – « Ossuary »

Let Them Hang est une formation de Death Metal suédoise mêlant rythmiques D-Beat et Mid-tempos. Avec « Ossuary », le groupe propose son premier album, après deux démos ayant échappé aux griffes de Wombat Cult.

Pour ce passage dans la cour des grands avec ce premier LP, le groupe rejoint le label Majestic Mountain Records. Bien loin des sommets aériens d’un Saint Karloff, ou bien du voyage rétro-érotique de Devil’s Witches, Let Them Hang est cette carte insoupçonnée et sans concession, que dégaine le label spécialisé dans la célébration de l’ultra-riff à base de fuzz.
Oubliez donc la lente décomposition sonore de la scène Doom, couchez le soleil aride qui inonde la scène Stoner. Let Them Hang est ici pour jouer de la corde, faire le noeud, serrer la nuque, briser l’échine, retourner la terre, et nous ensevelir six pieds sous terre avec frénésie et assurance.

L’artwork de ce « Ossuary », réalisé par Arjen Kunnen, d’une ténébreuse sobriété, sonne le glas, reposant sur les bases et concepts définissant le groupe : Un fond noir, pour l’obscurité enivrante de l’album, des jambes suspendues au corps et visage non apparents, rappelant le caractère répétée de l’exécution et le caractère régulier et habituel de la mise à mort sonore par le groupe, et enfin ces pieds meurtris, affirmant toute la crasse et la violence dont la formation sait faire preuve. Le corps était la lumière qui donnait sa lueur aux abysses, la mort est passée, il ne reste plus que souffrance et désolation. Il ne reste plus qu’à laisser au temps de recouvrir ces derniers petits éclats, et ouvrir les portes du néant, un cauchemar d’une beauté macabre dont Let Them Hang se fera le guide.


Autour de l’image du pendu, on ne peut cesser de penser aux pochettes cultes de groupes tels que Nails et Forgotten Tomb. Cependant, Let Them Hang, officie loin de ses camarades de cordes qu’ils soient spécialisés dans le Grindcore pour Nails ou bien le Depressive And Suicidal Black Metal pour Forgotten Tomb.
Le groupe suédois n’a pas froid aux yeux et se jette dans la gueule du Death Metal abrupte, réputé dans son pays, à la quête d’une radicalité similaire à celle que cherchait un certain Entombed, il y a trente ans de cela.

Allumez vos enceintes, écoutez le doux ronronnement de la Boss HM2. Dès les premières rotations du vinyle, la saveur est donnée. Let Them Hang joue avec fureur, ne prenant pas de détour. Ils ne sont pas là pour discuter, philosopher ou faire des prisonniers mais bien plutôt pour affirmer leur redoutable position sur la scène suédoise.

Le morceau d’ouverture, « Empire Of Molten Bones, nous rappelle les frissons que l’on avait pu ressentir lors des premières écoutes de « Hand Left Path » d’Entombed.
Néanmoins, il serait triste de découvrir ce « Ossuary » à travers une nostalgie latente, tant la formation ne cesse de démontrer son identité propre, mêlant les sonorités Death Metal à ses rythmiques D-Beat effrayantes de par leur efficacité.
Dès les premières notes d' »Empire Of Molten Bones », le constat est indéniable, une alchimie très particulière opère entre les membres du groupe. Un groove dévastateur prend place sur les neuf morceaux de l’album dont cette ouverture est un fort bel accueil en la matière.

Les trente-cinq minutes filent à toute vitesse ne nous laissant jamaisle temps de souffler mêlant rythmiques endiablés et mid-tempos poisseux. Notre répit arrivera lorsque le dernier accord aura cessé de résonner, sur un Goat Star final ayant tout l’air d’un portail vers les enfers.

Les paroles du groupe ne sont que souffrance et désolation. Il semble, à travers « Ossuary », s’adonner à un rituel pour changer le monde tel que nous le connaissons, en le livrant aux flammes. Ils usent du sang, des croyances occultes et de l’obscurité pour ouvrir un chemin vers l’Armageddon. Ils ne reculent devant aucun concept. La radicalité des propos est d’une rage inouïe autour de la confrontation entre divinité chrétienne et satanisme.

On retiendra tout particulièrement les paroles incisives de « Gothenburg Is Burning », s’attaquant de manière implicite à la scène Death Metal Mélodique dont proviennent les groupes Dark Tranquility, In Flames ou encore At The Gates.
Let Them Hang paraît vouloir régler ses comptes avec l’univers en neuf actes, et un pan de la scène nationale semble mériter un acte à lui seul. Gothenburg serait même l’endroit idéal pour voir déferler l’enfer en premier lieu.

« Gothenburg Is Burning
Cleansed By Napalm
Gothenburg Is Burning
Hell Comes From The Skies »

Let Them Hang est attaché à la puissance de manière unilatérale, qu’elle soit littérale ou musicale. Pourtant, bien qu’attaché aux racines de la scène Death Metal suédoise, ils ne tombent jamais dans le piège du revival old school. Le groupe vit avec son temps et apporte des touches bien placées venant tout droit de la scène Crust/ Post Hardcore, au niveau du chant rappelant parfois un certain Integrity.

Avec « Ossuary », Let Them Hang, se taille une place de choix dans un genre en pleine saturation qui avait du mal à conserver sa radicalité ainsi que son efficacité. Le groupe montre sa capacité à taper fort et juste. On ne peut que rester impatient face à l’idée d’un prochain album qui confirmera très certainement tout le bien que l’on pense d’eux, espérant qu’ils ne tomberont jamais dans un carcan monotone d’un point de vue créatif, avec la certitude que Let Them Hang se trouvera un jour dans les noms de référence de la scène underground suédoise.

Pour soutenir le groupe :


ENGLISH VERSION :

Let Them Hang is a Swedish Death Metal band mixing D-Beat and Mid-tempo rhythms. With « Ossuary », the band offers their first album, after two demos having escaped the clutches of Wombat Cult.

For this passage in front lines with this first LP, the formation joined the Majestic Mountain Records label. Far from the aerial summits of a Saint Karloff, or from the retro-erotic journey of Devil’s Witches, Let Them Hang is this unsuspected and uncompromising card, which the label specialized in the celebration of ultra-riff of fuzz, plays.
Forget the slow sound decomposition of the Doom scene, set the arid sun that floods the Stoner scene. Let Them Hang is here to play the rope, tie the knot, tighten the neck, break the spine, turn the earth upside down, and bury us six feet underground with frenzy and confidence.

« Ossuary »‘s cover, realized by Arjen Kunnen, with a dark sobriety, sounds the death knell based on the origins and concepts defining the group: A black background, for the intoxicating darkness of the album, hanging legs with the body and face not visible, recalling the repeated character of the execution with the regular and habitual character of the sound killing by the band, and finally these feet blessed, affirming all the grime and the violence which the formation knows how to show . The body was the light that gave light to the abyss, death has passed, there remains only suffering and desolation. It only remains to allow time to cover these last little shards, and open the doors of nothingness, a nightmare of macabre beauty where let them hang will be the master.

Around the image of the hanged man, we can’t stop thinking about the cult covers of bands such as Nails and Forgotten Tomb. However, Let Them Hang, officiates far from his ropes friends whether they are specialized in Grindcore for Nails or Depressive And Suicidal Black Metal for Forgotten Tomb.
The Swedish band has no fear and throws itself into the face of abrupt Death Metal, renowned in its country, in search of a radicality similar to that which looked for a certain Entombed, thirty years ago


Turn on your speakers, listen to the soft hum of the Boss HM2. From the first rotations of the vinyl, the flavor is given. Let Them Hang plays with fury, taking no detour. They are not there to discuss, philosophize or take prisoners but rather to assert their formidable position on the Swedish scene.

The opening track, « Empire Of Molten Bones, reminds us of the thrills we felt when we first heard Entombed’s » Hand Left Path « .
Nevertheless, it would be sad to discover this « Ossuary » through a latent nostalgia, as the band never ceases to demonstrate its own identity, mixing the Death Metal sounds with D-Beat rhythms scarying by their efficiency.
With the first notes of « Empire Of Molten Bones », the report is undeniable, a very particular alchemy operates between the members of the band. A devastating groove takes place on the nine tracks of the album whose this opening is a great welcome on the subject.

The thirty-five minutes run at full speed, never giving us time to breathe mixing wild rhythms and sticky mid-tempos. Our respite will come when the last chord will stop resonating, on a final Goat Star that looks like a portal to hell.

The Lyrics are only suffering and desolation. Let Them Hang seems, through « Ossuaire », devote themselves to a ritual to change the world as we know it, by cleaning it in flames. They use blood, occult beliefs and darkness to open a path to Armageddon. They don’t shy away from any concept. The radicality of the proposals is made with an incredible rage around the confrontation between Christian divinity and Satanism.

We will particularly remember the incisive lyrics of « Gothenburg Is Burning », implicitly attacking the Melodic Death Metal scene and bands like Dark Tranquility or In Flames.
Let Them Hang seems to want to settle its accounts with the universe in nine acts, and a section of the national scene seems to deserve an act in itself. Gothenburg would even be the perfect place to see hell in the first place.

« Gothenburg Is Burning
Cleansed By Napalm
Gothenburg Is Burning
Hell Comes From The Skies »

Let Them Hang is unilaterally attached to power, whether literal or musical. Yet, although attached to the roots of the Swedish Death Metal scene, they never fall into the trap of the old school revival. The band lives with his era and brings well-placed touches straight from the Crust / Post Hardcore scene, at the level of the singing part sometimes recalling a certain Integrity.

With « Ossuary », Let Them Hang, carves out a place of choice in a genre in full saturation which had trouble retaining its radicality as well as its efficiency. The band shows its ability to hit hard and right. We can only stay impatient with the idea of ​​an upcoming album which will certainly confirm all the good that we think of them, hoping that they will never fall into a monotonous shackles from a creative point of view , with the certainty that Let Them Hang will be one day in the reference names of the Swedish underground scene.

To support the band :

Oiseaux-Tempête – « From Somewhere Invisible »

Oiseaux-Tempête, électron libre de la scène française, revient avec son quatrième album : « From Somewhere Invisible« . Faisant feu de toute classification, la formation musicale a su depuis 2012 s’imposer sur la scène hexagonale et ne cesse de résonner à un niveau international à chacune de leurs sorties. A la manière d’un fantôme, il plane au-dessus des scènes, des bacs paraissant insaisissable. Les vinyles disparaissent en une poignée de semaines, et demeurent introuvables, interrogeant sur l’existence même du groupe qui semble ne subir aucune emprise de l’industrie musical, il demeure libre.

Le nouvel album d’Oiseaux-Tempête poursuit la ligne musicale de la formation. Nous ne sommes pas en terre inconnue et pourtant la manière de se mouvoir jusqu’à notre esprit a une nouvelle fois changé. « From Somewhere Invisible » propose un savant mélange des genres avec un post-rock traversé par de nombreuses influences, autant expérimentale que punk, dans sa manière de s’articuler. Préparez vous à une expérience, émotionnelle, poétique et intellectuelle, rare lors de cette errance au cœur de la nuit.

Sous des airs d’uniformité, de répétitivité, cette nouvelle offrande semble au fur et à mesure des écoutes s’avérer addictive, changeante, révélant des dédales d’une infinie complexité.

De la sorte, la formation rappelle des groupes tels que Swans, Godspeed Black Emperor, Mono, Earth, Massive Attack, The Wrekmeister Harmonies ou encore Sunn O))), tant elle parvient à se présenter à la manière d’une entité unique, incontrôlable, ne cessant de nous ouvrir les yeux sur le processus même de composition musicale. « From Somewhere Invisible » réussit, avec maestria, à propulser Oiseaux-Tempête au statut de groupe avant-gardiste, permettant d’ouvrir de nouveaux horizons musicaux de par ses expérimentations.

L’artwork est une pièce d’importance capitale dans la proposition d’Oiseaux -Tempête.
On retrouve cette photographie noire et blanc granuleuse qui sied à merveille à la création musicale du groupe. Un souffle de fin du monde, une terre recouverte par les spectres du passé, dissimulée par un voile cendreux, reste de la civilisation « moderne », façonne l’oeuvre d’une aura fascinante.
La photographie de ces deux individus, entrelacés, figurant sur la pochette de « From Somewhere Invisible« , dévoile un sentiment rare dans l’imagerie de la formation. A travers, ce caractère unitaire, fusionnel face à la fin des temps, on ne peut s’empêcher de voir ce couple à la manière d’un cocon, cristallisé dans l’éternel. Une figure neutralisant un futur possible, sublimant les figures du passé, empêchant le libre cours du temps présent, Oiseaux-Tempête parvient à immortaliser la vie en la fossilisant, faisant fi du concept temporel.

« From Somewhere Invisible » est l’histoire d’une ascension en trois temps, guidé par les poèmes de Mahmoud Darwish, Ghayath Almadhoun et Yu Jian. Le vinyle divisé entre ses parties A et B, offre la possibilité d’observer l’oeuvre entre terre et ciel, l’oiseau s’envole et la tempête se déploie. L’interprétation des trois poèmes est tenu par un fil instrumental, à la manière d’interludes, qui ne cesse de faire monter une tension, sans égale, une force qui nous pousse à ne plus détourner l’oreille. Soyez avertis, « From Somewhere Invisible » est une expérience sans pareille qui risque de vous changer à jamais.

La face A se constitue de l’interprétation musicale des poèmes « He Is Afraid And So Am I » de Mahmoud Darwish en introduction, et se conclut avec le frondeur et révoltant « Nous » de Ghayath Almadhoun.

Débutant sur le lourd et rugueux, « He Is Afraid And So Am I« , Oiseaux-tempête débute à la manière d’une locomotive marquant le temps, frappant la mesure. Le duo tape du pied dans ses percussions pour prendre son envol et philosophie autour du poème de Mahmoud Darwish entre conscient et subconscient. Un travail sur l’inaccessible face de notre personnalité nous est scandé par la voix grave et pleine de colère de G.W. Sok qui peut rappeler le phrasé de Lou Reed. Les mots résonnent, portés par une section instrumentale ronronnante qui ne cesse de prendre en ampleur, prenant l’auditeur sous son spectre, le morceau officiant en tant que passerelle pour pénétrer l’univers de l’album.

« I Think: Maybe he’s a killer…
or maybe a passerby who thinks
I am a killer.
He’s afraid…
And so am I.. »

Mahmoud Darwish

La deuxième lecture poétique sera le poème « Nous » de Ghayath Almadhoun, un appel à ouvrir les yeux, à ne plus développer cette vision mondiale individualiste. Le texte parle des peuples opprimés, des souffrances, des tortures qui doivent au-delà de leurs existences de martyrs, s’excuser d’avoir perturbé le quotidien des peuples d’occident. La force du texte est un haut lieu d’écriture, rappelant la vivacité et la radicalité des plus grands écrivains, une puissance entre Emile Zola et Pier Paolo Pasolni.
Le morceau est incendiaire et tente de coincer, capter notre audition, pour nous empêcher de pouvoir reculer, pour ne plus feindre l’ignorance. La partie instrumentale ne cesse de prendre en puissance prenant en hauteur, resserrant ses latitudes pour affiner le sens des mots, dévoiler l’urgence de nos civilisations. Une beauté tragique sans limite se dévoile sous nos vies, Oiseaux-Tempête a réussi, il a trouvé le moyen dans un monde empli de morale et de façonnage de l’esprit à ôter le bâillon qui couvrait nos yeux.

« We have had the impertinence
to leap suddenly onto news bulletins
and the pages ofthe internet and the press,
naked
except for our blood and charred remains.
We apologise »

Ghayath Almadhoun

La face A se termine, nous laisse épuisé, face à nos existences. La face B nous appelle comme un devoir, à faire un pas pour continuer à repenser un monde au bord de l’écroulement. La deuxième partie de ce périple est très certainement la plus belle oeuvre conçue depuis de nombreuses années de par son engagement et sa sincérité.

Débutant sur des notes évoquant le début de l’album, la face B ne cesse de complexifier ses mouvements, dans une ascension progressive, d’une manière majestueuse et stupéfiante jusqu’à l’arrivée de sa pièce maîtresse : « The Naming Of A Crow ».
Une expérience humaine et musicale d’une intensité unique. Les treize minutes mêlant les mots du poète chinois Yu Jian prononcé par G.W Sok de manière prodigieuse, et quasi-prophétique, à la composition ingénieuse d’Oiseaux-Tempête, semblent intouchables. Les mots ne cessent de se croiser, se toucher, et il paraît impossible de ne pas écouter cette piste de manière répétée pour saisir les moindres aspects et atouts dans sa manière de philosopher. Les mots de Yu Jian d’un caractère éternel et intemporel vont pouvoir résonner à tout jamais à travers les mains et instruments de la formation française.

« I never found dove in a crow’s nest
since childhood my hands have been covered
in the thick calluses of language
but as a poet I have never given voice to a crow »

Yu Jian

Oiseaux-Tempête avec « From Somewhere Invisible » a créé une oeuvre sans pareille qui semble pouvoir résonner à tout jamais au cœur de l’humanité, comme une clé pour répondre à nos maux, dans des futurs ténébreux. Ce nouvel album dépasse les horizons de la simple expression musicale, il met en lumière les mots précieux des poètes, derniers et rares guides dans les abysses et pour cela il n’y aura jamais assez de mots pour les remercier.

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ENGLISH VERSION :

Oiseaux-Tempête, a free electron on the French scene, returns with his fourth album: « From Somewhere Invisible ». Making fire of any classification, the musical formation knew how to impose itself on the hexagonal scene since 2012 and does not cease resonating on an international level with each one of their releases. Like a ghost, he flies above the stages, records shops seems to be elusive. The vinyls disappear in a few weeks, and remain untraceable, questioning the very existence of the band which seems to be under no influence from the music industry, it remains free.

Oiseaux-Tempête’s new album continues the musical line of the band. We are not in unknown territory and yet the way of moving until our spirit has once again changed. « From Somewhere Invisible » offers a clever mix of genres with post-rock crossed by many influences, both experimental and punk, in its way of articulating. Prepare for an experience emotional, poetic and intellectual, rare during this wandering in the heart of the night.

Under those appearances of uniformity, of repetitivity, this new offering seems to be progressively addictive, changing, revealing mazes of infinite complexity.

In this way, Oiseaux-Tempête recalls bands such as Swans, Godspeed Black Emperor, Mono, Earth, Massive Attack, The Wrekmeister Harmonies or even Sunn O))), as it manages to present itself as a single entity, uncontrollable, constantly opening our eyes to the very process of musical composition. « From Somewhere Invisible » masterfully succeeds in propelling Oiseaux-Tempête to the status of avant-garde band, allowing to open new musical horizons through its experiments.

The artwork is a piece of capital importance in the Oiseaux-Tempête proposal.
We find this grainy black and white photograph which is perfectly suited to the musical creation of the band. A breath of the end of the world, a land covered by the specters of the past, hidden by an ashy veil, the rest of « modern » civilization, shapes the work of a fascinating aura.
The photograph of these two hugged persons, featured on the cover of « From Somewhere Invisible », reveals a rare feeling in the imagery of the formation. Through this unitary character, fused in the face of the end of time, we can’t stop thinking to a cocoon, crystallized in the eternity. A figure neutralizing a possible future, sublimating the figures of the past, preventing the free flow of the present time, Oiseaux-Tempête manages to immortalize life by fossilizing it, ignoring the temporal concept.

« From Somewhere Invisible » is the story of an ascent in three stages, guided by the poems of Mahmoud Darwish, Ghayath Almadhoun and Yu Jian. The vinyl divided between its parts A and B, offers the possibility of observing the work between earth and sky, the bird flies away and the storm unfurls. The interpretation of the three poems is held by an instrumental thread, in the manner of interludes, which never ceases to raise a tension, without equal, a force which pushes us not to close the ear any more. Be warned, « From Somewhere Invisible » is an experience like no other that could change you forever.

The A side consists of the musical interpretation of the poems « He Is Afraid And So Am I » by Mahmoud Darwish in introduction, and ends with the rebellious and revolting « We » by Ghayath Almadhoun.

Starting on the heavy and rough, « He is afraid and so am I », Oiseaux-Tempête begins like a locomotive marking time, striking time. The band stomps on their percussion to take flight and philosophy around the poem by Mahmoud Darwish between consciousness and subconscious. A work on the inaccessible face of our personality is chanted by the deep and angry voice of G.W. Sok which can recall the phrasing of Lou Reed. The words resonate, carried by a purring instrumental section which continues to grow, taking the listener under his spectrum, the piece officiating as a gateway to enter in the universe of the album.

« I Think: Maybe he’s a killer…
or maybe a passerby who thinks
I am a killer.
He’s afraid…
And so am I.. »

Mahmoud Darwish

The second poetic reading will be the poem « We » by Ghayath Almadhoun, a call to open your eyes, to no longer develop this individualistic worldview. The text speaks of the oppressed peoples, the sufferings, the tortures which, beyond their existence as martyrs, must apologize for having disturbed the daily life of the peoples of the West. The power of the text is a high place of writing, recalling the liveliness and the radicality of the greatest writers, a power between Emile Zola and Pier Paolo Pasolni.
The piece is incendiary and tries to wedge, to capture our hearing, to prevent us from being able to retreat, so as not to pretend ignorance. The instrumental part does not stop taking power taking in height, tightening its latitudes to refine the meaning of the words, to reveal the urgency of our civilizations. A boundless tragic beauty is revealed under our lives, Oiseaux-Tempête succeeded, he found a way in a world full of morale and shaping of the spirit to remove the gag which covered our eyes.

« We have had the impertinence
to leap suddenly onto news bulletins
and the pages ofthe internet and the press,
naked
except for our blood and charred remains.
We apologise »

Ghayath Almadhoun

Side A ends, leaves us exhausted, facing our lives. Side B calls us as a duty, to take a step to continue to rethink a world on the brink of collapse. The second part of this journey is certainly the most beautiful work conceived for many years through its commitment and sincerity.

Beginning on notes evoking the beginning of the album, the B side continues to complexify its movements, in a gradual ascent, in a majestic and breathtaking way until the arrival of its centerpiece: « The Naming Of A Raven ».
A human and musical experience of unique intensity. The thirteen minutes mixing the words of the Chinese poet Yu Jian pronounced by G.W Sok in a prodigious, and almost prophetic, manner with the ingenious composition of Oiseaux-Tempête, seems untouchable. Words keep crossing each other, touching each other, and it seems impossible not to listen to this track repeatedly to grasp the smallest aspects and assets in his manner of philosopher. The words of Yu Jian of an eternal and timeless character will be able to resonate forever to cross the main instruments of the French band.

« I never found dove in a crow’s nest
since childhood my hands have been covered
in the thick calluses of language
but as a poet I have never given voice to a crow »

Yu Jian

Oiseaux-Tempête with « From Somewhere Invisible » has created an unparalleled work that seems to be able to resonate forever in the heart of humanity, as a key to responding to our ills, in a dark future. This new album goes beyond the horizons of simple musical expression, it highlights the precious words of poets, last and rare guides in the abyss and for that there will never be enough words to thank them.

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Wombat Hole – May 2020

Chaque mois, des dizaines de vinyles viennent tourner sur la platine de Wombat Cult, afin d’y voir plus clair, à coup de fuzz dans les méandres de l’underground, voici notre top 9 pour le mois de mai 2020.


Each month, dozens of vinyls come to spin on the Wombat Cult’s turntable, to see more clearly, with fuzz in the meanders of the underground, here is our top 9 for the month of May 2020.

9. Vestsjysk Orken – « Full Dark No Stars »

Vestsjysk Orken est l’une de ces formations qui ont su passer sous tous les radars et qui pourtant méritent qu’on s’y intéresse. Après un premier album mariant cinéphilie et amour du Doom instrumental, le groupe polonais propose son second voyage spatial et réussit une fois de plus à convaincre.
On prend un plaisir incroyable à se perdre dans ce dédale psyche cosmique. Parfois inégal dans sa proposition, Vestsjysk Orken a assez d’ideés derrière sa fuzz pour ne jamais nous perdre, nous guidant à travers l’univers et on ne peut que les en remercier.

Pour soutenir le groupe :


Vestsjysk Orken is one of those bands that has been able to go under all radar and yet deserves attention. After a first album marrying cinephilia and love of instrumental cosmic Doom, the Polish band offers its second space trip and once again succeeds in convincing.
We take an incredible pleasure in getting lost in this cosmic psyche maze. Sometimes uneven in its proposal, Vestsjysk Orken has enough ideas behind its fuzz to never lost us , guiding us through the universe and we can only thank them for that.

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8. Dopelord – « Sign Of The Devil »

Dopelord a su au cours des dernières années s’affirmer comme groupe majeur sur la scène Doom internationale.
La formation polonaise a su fédérer autour de ses thématiques mêlant magie noire, secte et usage de drogues. Le nouvel album était attendu au tournant après un « Children Of The Haze », convaincant sans pour autant être transcendant. Néanmoins, n’ayez plus aucune crainte car la nouvelle offrande « Sign Of The Devil » est une mine d’or en matière d’efficacité. Agissant à la manière d’un rouleau-compresseur, Dopelord tient son cap et nous laisse dans la fange et au cœur de la peste noire sur fond de rythmique D-Beat.
Lorsque la platine s’arrête, il ne reste plus qu’une chose à faire, recommencer l’expérience jusqu’à ce que les vibrations entament notre ossature.

Pour soutenir le groupe :


Dopelord has known in recent years to assert itself as a major group on the international Doom scene. The Polish formation has managed to unite around its themes mixing black magic, sect and drug using.
The new album was expected at the turn after a « Children Of The Haze, convincing without being transcendent. Nevertheless, have no fear because the new offering » Sign Of The Devil « is a gold mine in terms of Acting like a steamroller, Dopelord holds its course and leaves us in the mire and the spectrum in black plague against the backdrop of D-Beat rhythm.
When the turntable stops, there is only one thing left to do, repeat the experiment until the vibrations start our frame.

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7. Old Man Gloom -« Seminar VIII : Light Of Meaning »

Old Man Gloom est de retour 6 ans après son double album « The Ape Of God I » et « The Ape Of God II », avec de nouveau un double album se présentant de la manière suivante « Seminar VIII : Light Of Meaning » et « Seminar IX : Darkness Of Being ».
Notre platine a eu l’immense honneur de faire tourner « Seminar VIII : Light Of Meaning », durant plusieurs jours, plongeant la salle d’écoute dans le chaos le plus total. Old Man Gloom réussit de nouveau à déconstruire la scène underground dans toutes ses extrémités, pour nous proposer une oeuvre abstraite mêlant musique expérimentale à tendance Noise, Sludge et Post-Doom.
On ne peut que trépigner d’impatience de pauser nos oreilles sur la suite de l’aventure, guettant la boîte aux lettres, afin de sombrer de manière totale dans une atmosphère schizoïde dont nous ne ressortirons certainement pas indemne.

Pour soutenir le groupe :


Old Man Gloom is back 6 years after his double album « The Ape Of God I » and « The Ape Of God II », with again a double album looking like « Seminar VIII: Light Of Meaning » and  » Seminar IX: Darkness Of Being « .
Our turntable had the immense honor of spinning « Seminar VIII: Light Of Meaning », for several days, plunging the listening room into the most total chaos. Old Man Gloom once again succeeds in deconstructing the underground scene in all its extremities, to offer us an abstract work mixing experimental music with a Noise influence, Sludge and Post-Doom.
We can only waiting with impatience to make explode our ears on the rest of the adventure. Now, we are watching the mailbox, to sink completely into a schizoid atmosphere, with « Seminar IX » from which we will certainly not emerge unscathed.

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6. Revenge – « Strike. Smother. Dehumanize. »

La nouveauté, le changement semblent deux concepts qui ne vont guère à la légende du War Black Metal. La méthode de composition et la proposition semblent ne pas avoir changé et c’est tout ce que l’on pouvait attendre du nouvel album de Revenge.
La colère, la rage et le nihilisme du groupe semble toujours aussi flamboyants bien que plus contrôlés. Alors si vous ne pouvez vous retenir de gesticuler et hurler face aux traditionnels blastbeats de James Read et aux chaotiques enchaînements de riffs de Vermin alors votre chemin est tout tracé, il ne vous reste plus qu’à célébrer le vingtième anniversaire de la formation en vous battant pour mettre la main ce nouveau disque.

Pour soutenir le groupe :


The novelty, the change seem two concepts that hardly go to the legend of War Black Metal. The composition method and the proposal seem to have not changed and that is all that one could expect from the new Revenge album.
The band’s anger, rage and nihilism still seems to be as flamboyant. So if you cannot stop gesticulating and screaming in front of the traditional James Read blastbeats and the chaotic sequences of Vermin riffs then your path is all mapped out, all you have to do is celebrate the twentieth anniversary of the canadian formation. Now fight to get your copy.

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5. Sleepwulf – « Sleepwulf »

Vous n’aimez pas la modernité et la seule chose qui importe à vos yeux sont les six premiers albums de Black Sabbath ?
Alors le premier album de la formation suédoise est la solution. Le groupe propose un retour à l’essentiel et se met à nu pour se consacrer à la chose la plus importante : le Riff.
Oubliez donc les derniers albums de Kadavar, bien que maîtrisés, vous avez la nouvelle référence et elle s’appelle Sleepwulf !

Pour soutenir le groupe :


You don’t like modernity and the only thing that matters to you are the first six albums of Black Sabbath?
So the first album of the Swedish band is the solution. The band offers a return to basics and lays bare to devote themselves to the most important thing: The Riff.
Put down the latest Kadavar albums, although they are good, you have the new reference and it’s called Sleepwulf!

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4. Yuri Gagarin – « The Outskirts Of Reality »

La conquête spatiale n’est pas prête de toucher à sa fin, après deux premiers albums hypnotiques, Yuri Gagarin est de retour avec ce « The Outskirts Of Reality » d’une puissance infinie.
La formation suédoise révèle la bête qui sommeillait en elle et nous propulse dans un voyage Heavy Psychédélique particulièrement énergique. On y ressent les moindres aspérités, les moindres textures, avec une fuzz tranchante et sans concession. On ne peut que saliver en attendant la prochaine expédition de Yuri Gagrin tant ce troisième album fascine.

Pour soutenir le groupe :


The space conquest is not ready to come to an end, after two first hypnotic albums, Yuri Gagarin is back with this « The Outskirts Of Reality » with infinite power.
The Swedish formation reveals the beast that was sleeping in it and propels us on a particularly energetic Psychedelic Heavy trip. You can feel the slightest roughness, the slightest texture, with a sharp and uncompromising fuzz. We can only salivate while waiting for the next expedition of Yuri Gagrin as this third album fascinates.

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3. The Hypnagogics – « Endless Nights »

Vous êtes tristes depuis la disparition des prodigieux The Devil’s Blood ?! Ne vous inquiétez pas, nous avons trouvé un remède.
Après deux Eps assez discrets, The Hypnagogics, groupe suédois aux sonorités Heavy Psyche, déboule sur nos platines avec un premier album « Endless Nights » qui a déjà tous les atouts pour devenir un incontournable du genre.

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You’re sad since The Devil’s Blood disappeared?! Today it’s time to let the riff going up again!
After two fairly discreet EPs, The Hypnagogics, Swedish band with Heavy Psyche tones, spins on our turntable with a first album « Endless Nights » which already has all the assets to become an essential of the genre.

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2. Jointhugger – « I Am No One »

Jointhugger avec ce premier album « I Am No One » , montre sa capacité à comprendre l’entièreté de la scène Doom, à se l’approprier et réussit ainsi à proposer une oeuvre nouvelle, quasi chimérique à la manière de son artwork. On ne peut qu’être charmé par une telle démonstration de puissance qui réside dans une intelligence d’écriture réjouissante.

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Jointhugger with this first album « I Am No One » , shows his ability to understand the entire Doom scene, to appropriate it and thus succeeds in proposing a new work, almost chimerical in the manner of his artwork. We can only be charmed by such a display of power which resides in this joyful writing intelligence.

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  1. The Bloody Mallard – « Realm »

Avec son premier album « Realm », The Bloody Mallard s’impose comme la nouvelle référence de la scène progressive. Un voyage instrumental majestueux qui ne cesse de résonner plusieurs heures après avoir éteint la platine. Tout droit sortie des entrailles de la terre, la formation britannique a su avec une maîtrise fantastique créer à la fois un son, un nom, un univers mais bien plus que cela, The Bloody Mallard a atteint la lumière et compte bien nous la partager.

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With « Realm » like first album, The Bloody Mallard is establishing itself as the new reference for the progressive scene. A majestic trip that continues to resonate for several hours after turning off the turntable. Straight out of the bowels of the earth, the British formation knew with fantastic mastery creating at the same time a sound, a name, an universe but much more than that, The Bloody Mallard has reached the light and intends to share it with us.

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Wombat Streaming Bag





Parfois il n’est pas possible de mettre la main sur tous les albums que l’on souhaiterai. Cependant, Wombat Cult creuse internet chaque jour pour trouver des albums essentiels à vous faire découvrir. Voici notre Wombat Streaming Bag du mois de mai 2020.


Sometimes it is not possible to get hold of all the albums we dream. However, Wombat Cult is digging the internet every day to find some wonderful satured albums. Here is our Wombat Streaming Bag for May 2020.

5. CB3 – « Aeons »

Jeune formation venant tout droit de Malmö en Suède, CB3 semble matriser toutes les paternes de la scène Stoner/Doom. Le groupe réussit avec « Aeons » à délivrer une véritable leçon de réinvention instrumentale du genre et place entre nos oreilles une pièce déjà incontournable de cette année 2020.

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A young band coming straight from Malmö in Sweden, CB3 seems to master all the arts of the Stoner / Doom scene. The band succeeds with « Aeons » to deliver a real lesson in instrumental reinvention of the genre and places between our ears an already essential piece of this year 2020.

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4. Elephant 9 – « Psychedelic Backfire I »

« Psychedelic Backfire I » est un enregistrement live qui stupéfait de par sa maîtrise à la fois instrumentale et intellectuelle de la scène scène psychédélique. Elephant9 nous fait pénétrer dans son univers riche et hypnotique.
Le sentiment de projection astrale est infini tant le groupe pousse à vivre l’instant présent. Ils parviennent à nous faire vivre la musique comme peu savent encore le faire rappelant les « Summer Sessions » de Causa Sui.

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« Psychedelic Backfire I » is a live recording that amazes by its both instrumental and intellectual mastery of the psychedelic scene. Elephant9 takes us into its rich and hypnotic universe.
The feeling of astral projection is infinite. The band pushes us to live the present moment. They manage to make us live music as few still know how to do, recalling the « Summer Sessions » of Causa Sui.

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3. Monolord – « Empress Rising Instrumental Version »

Empress Rising est votre album de chevet depuis sa sortie ? Monolord a eu une super idée pour vous donner de quoi continuer à ronger la bête ! La version instrumentale de l’album permet de se replonger dans cette création magmatique et de redécouvrir les moindres recoins de la formation adepte de la fuzz. Une aventure à ne manquer sous aucun prétexte.

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Is Empress Rising your bedside album since its release? Monolord had a great idea to let you keep gnawing the beast!
The instrumental version of the album allows you to immerse yourself in this magmatic creation and rediscover the smallest corners of the band, follower of fuzz. An adventure not to be missed under any circumstances.

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2. Memnon Sa – « World Serpent »

Memnon Sa est un artiste très particulier dans son approche de la scène expérimentale. Depuis plusieurs années, sa musique réussit à guérir nos âmes. Après « Citadelles » et le remarquable « Lemurian Dawn », son nouvel album « World Serpent », se dessine comme son chef d’oeuvre absolu. Ne faîtes pas l’impasse sur un tel artiste car il a tout autant besoin de nous que nous avons besoin de lui.
Éteignez les lumières, fermez les yeux et prenez place à un voyage d’une incommensurable sensibilité dont vous vous souviendrez à jamais.

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Memnon Sa is a very special artist in its approach of the experimental scene. For several years, his music has succeeded in healing our souls. After « Citadelles » and the remarkable « Lemurian Dawn », his new album « World Serpent », takes shape as his absolute masterpiece. Do not ignore such an artist because he needs us as much as we need him.
Turn off the lights, close your eyes and set off on a journey of immeasurable sensitivity that you will remember forever.

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  1. Bismarck – « Oneiromancer »

Vous êtes du genre à chercher l’oeuvre la plus monolithique de l’année ?! Ne cherchez plus, le nouvel album de Bismarck se charge de vous.
Démarrant sur une introductions aux sonorités orientales, l’oeuvre que propose Bismarck est d’une efficacité sans pareil , une machine robuste qui pourtant réussit à atteindre des sommets en matière d’élévation de par ses lignes de chants. En matière de Battle Doom, il ouvre de nouvelles portes que l’on n’aurait pas soupçonné et qui pourtant révèlent un groupe qui a tout des plus grands.

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Are you the type looking for the most monolithic work of the year ?! Look no further, Bismarck’s new album takes care of you.
Starting with an introduction to oriental tones, the work offered by Bismarck is unparalleled in efficiency, a robust machine which nevertheless succeeds in reaching new heights in terms of elevation. In terms of Battle Doom, it opens new doors that we would not have suspected and which nevertheless reveal a group that has everything of the greatest.

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