Wombat Cult Selection/ An image of 2020 in 30 albums

Au cours d’une année 2020 marquée par le chaos qu’il soit sanitaire, économique et social, qu’il n’est en rien utile de rappeler, car connue de tous, il est parfois bon de revenir sur des mois certes éloignés de la scène, de l’attraction sonore, vibratoire, parfois abrupte, brusque tout comme contemplative, émotionnelle ou tout simplement effrayante et euphorisante, en se souvenant d’un année 2020 d’une richesse musicale inouïe.
Loin du sentier difficile mais fascinant des tournées, de l’excitation de la foule qui éructe, s’émerveille, les artistes de tous horizons n’ont cessé de créer, penser leur musique.
Une année intermède qui aura permis à de nombreuses formations de se lancer telles que Las Historias, Plague Organ, Jointhugger, Moonstone, Malsten, Spiralpark, Pilori, Hadewijch ou encore Cavalerie.
Une année qui aura su révéler de nouvelles sonorités permettant la rencontre d’artistes de divers horizons qu’il s’agisse de Thou et Emma Ruth Rundle à Full Of Hell et Health, en passant par Bell Witch et Aerial Ruin, les frontières, barrières classificatoires, n’ont cessé de se mouvoir pour laisser apparaître un avenir aux sonorités nouvelles, qui espérons le saura raisonner/résonner au cœur de l’actualité mondiale, pour ouvrir des voies de vies alternatives à la rencontre de nos proches qu’il s’agisse de l’humain comme de la nature et ses mille merveilles.
Une année qui, enfin, aura su voir des artistes s’approprier l’atmosphère des mois qui se sont succédés pour changer, développer leurs paroles artistiques et se révéler marqueurs temporels, témoins de l’histoire comme Kadavar avec The Isolation Tapes ou encore l’extraordinaire proposition de GOLD avec leur compilation Recession refermant le diamant brut The Isolation Sessions.
Au-delà de ces sorties, artistes, qui nous ont permis de tenir en tant que gardien essentiel de nos âmes, de nos réflexions, nous souhaiterions revenir sur cette année au dessein quelque peu particulier avec une image, celle de trente albums qui ont su nous porter, nous supporter.
Bonne lecture à tous, et prenez soin les uns des autres, nous en avons tant besoin.


During a year 2020 marked by chaos, whether health, economic and social, that it is in no way useful to recall, because known to all, it is sometimes good to look back on months certainly distant from the scene, of sound, vibratory, sometimes abrupt, abrupt as well as contemplative, emotional or simply frightening and euphoric attraction, remembering a year 2020 of incredible musical richness.
Far from the difficult but fascinating path of the tours, from the excitement of the crowd which belches, marvels, artists from all horizons have never stopped creating, thinking their music.
An interlude year which has allowed many formations to get started such as Las Historias, Plague Organ, Jointhugger, Moonstone, Malsten, Spiralpark, Pillory, Hadewijch or even Cavalry.
A year that will have revealed new sounds allowing the meeting of artists from various horizons, from Thou and Emma Ruth Rundle to Full Of Hell and Health, including Bell Witch and Aerial Ruin, borders, barriers classificatory, have never ceased to move to reveal a future with new sounds, which we hope will know how to reason / resonate at the heart of world news, to open up alternative ways of life to meet our loved ones, of humans as of nature and its thousand wonders.
A year which, finally, will have seen artists appropriate the atmosphere of the months which have followed one another to change, develop their artistic words and prove to be temporal markers, witnesses of history such as Kadavar with The Isolation Tapes or the extraordinary proposal from GOLD with their compilation Recession closing the rough diamond The Isolation Sessions.
Beyond these releases, artists, who have allowed us to hold as an essential guardian of our souls, of our reflections, we would like to come back to this year with a somewhat particular purpose with an image, that of thirty albums that have known carry us, support us.
Happy reading everyone, and take care of each other, we need it so much.

30. Spectral Lore & Mare Cognitum – « Wanderers: Astrology Of The Nine »
Entropic Recordings & I, Voidhanger Records
Divinatory Black Metal

Cover painting by Elijah Tamu of Ikonostasis Art. Design by Francesco Gemelli.

L’année 2020 avait commencé sous des auspices d’une beauté infinie avec cette collaboration aux allures de mirage, parcours astral composé et assemblé d’une main de maître par deux artistes qui ne cessent de révolutionner les limites du Black Metal à grand renfort d’un paysage ambient, expérimental, atmosphérique et contemplatif.
Au coeur de cette association, les deux entités ont façonné, modelé, leurs sons par le biais d’un voyage stellaire, divinatoire et ésotérique, symbolisant chaque morceau, mondes indépendants les uns des autres, par des planètes.
D’un Black Metal traditionnel en passant par des variations Harsh, Ambient, Acoustique ou parfois même Drone, Mare Cognitum et Spectral Lore démontrent tout leurs potentiels en frôlant parfois une articulation sous forme de catalogue des possibilités, sans pour autant chuter dans ce piège démonstratif, gardant toujours une ampleur d’une impressionnante vertu.
Un voyage qui encore un an après sa sortie ne cesse de résonner dans l’esprit de ceux s’y étant frottés.

Pour découvrir et soutenir :

The year 2020 began under the auspices of infinite beauty with this collaboration that looks like a mirage, an astral journey masterfully composed and assembled by two artists who are constantly revolutionizing the limits of Black Metal with some ambient, experimental, atmospheric and contemplative soundscapes.
At the heart of this association, the two entities have shaped, modeled, their sounds through a stellar, divinatory and esoteric exploration, symbolizing each piece, worlds independent of each other, by planets.
From a traditional Black Metal passing through Harsh, Ambient, Acoustic or sometimes even Drone modulations, Mare Cognitum and Spectral Lore demonstrate all their potentials, sometimes touching an articulation in the form of a catalog of possibilities, without falling into this demonstrative trap , always keeping a mastering of impressive virtue.
A journey that still a year after its release continues to resonate in the minds of those who have encountered it.

To Discover and Support :

29. Old Man Gloom – « Seminar VIII : Light Of Meaning » & « Seminar IX : Darkness Of Being »
Profound Lore Records
(Schizophrenic Sludgy-Noise/Doom)

Artwork and design by A. Turner

Old Man Gloom est de retour 6 ans après son double album « The Ape Of God I » et « The Ape Of God II », avec de nouveau une oeuvre bicéphale se présentant de la manière suivante « Seminar VIII : Light Of Meaning » et « Seminar IX : Darkness Of Being ».
Notre platine a eu l’immense honneur de faire tourner ce diptyque, durant plusieurs jours, plongeant la salle d’écoute dans le chaos le plus total. Old Man Gloom réussit de nouveau à déconstruire la scène underground dans toutes ses extrémités, pour nous proposer une oeuvre abstraite mêlant musique expérimentale à tendance Noise, Sludge et Post-Doom.
Une chute au cœur d’une oeuvre schizoïde dont nous ne ressortons pas indemne.

Pour Découvrir et Soutenir :

Old Man Gloom is back 6 years after his double album « The Ape Of God I » and « The Ape Of God II », with again a double trip looking like « Seminar VIII: Light Of Meaning » and  » Seminar IX: Darkness Of Being « .
Our turntable had the immense honor of spinning this diptych, for several days, plunging the listening room into the most total chaos. Old Man Gloom once again succeeds in deconstructing the underground scene in all its extremities, to offer us an abstract work mixing experimental music with a Noise influence, Sludge and Post-Doom.
A fall at the heart of a schizoid work from which we do not come out unscathed.

To Discover and Support:

28. Boris/ Merzbow – « 2R0I2P0 »
Relapse Records
(Noise and Doom Japanese Legendary Mixture)

La surprise de clôture de l’année 2020 réside en cette nouvelle collaboration entre Boris et Merzbow.
Après l’incontournable Gensho, sorti en 2016, l’association la plus bruyante et expérimentale de la scène internationale revient pour continuer à explorer les prismes sonores les plus singuliers entre l’inspiration Doom Experimental de Boris et la Noise insidieuse de Merzbow, on ne pouvait que frissonner à l’idée de sombrer de nouveau dans ce paysage sonore à la couleur unique et fascinante tant elle paraît imaginaire, forgée dans la matière même qui forge nos rêves mais aussi nos cauchemars les plus intimes.
Avec « 2R0I2P0 », anagramme pour RIP 2020, Boris et Merzbow nous proposent de tirer le rideau sur cette année tortueuse, lui conférant la saveur des songes.

Pour Découvrir et Soutenir :

The closing surprise of 2020, lives in this new collaboration between Boris and Merzbow.
After the unmissable Gensho, released in 2016, the noisiest and most experimental association on the international scene returns to continue exploring the most singular sound prisms between Boris’s Doom Experimental inspiration and Merzbow’s Insidious Noise, we could only shudder at the idea of ​​sinking again into this soundscape with a unique and fascinating color, it seems so imaginary, forged in the very material that forges our dreams but also our most intimate nightmares.
With « 2R0I2P0 », anagram for RIP 2020, Boris and Merzbow invite us to draw the curtain on this tortuous year, giving it the flavor of dreams.

To Discover And Support:

27. Bismarck – « Oneiromancer »
Apollon Records
(Norwegian Battle Doom)

Artwork by Vaderetro

Vous êtes du genre à chercher l’oeuvre la plus monolithique de l’année ?! Ne cherchez plus, le nouvel album de Bismarck se charge de vous.
Démarrant sur une introductions aux sonorités orientales, l’oeuvre que propose Bismarck est d’une efficacité sans pareil , une machine robuste qui pourtant réussit à atteindre des sommets en matière d’élévation de par ses lignes de chants. En matière de Battle Doom, le groupe ouvre de nouvelles portes que l’on n’aurait pas soupçonné et qui pourtant révèlent un groupe qui a tout des plus grands.

Pour découvrir et soutenir :

Are you the type looking for the most monolithic work of the year ?! Look no further, Bismarck’s new album takes care of you.
Starting with an introduction to oriental tones, the work offered by Bismarck is unparalleled in efficiency, a robust machine which nevertheless succeeds in reaching new heights in terms of elevation. In terms of Battle Doom, the band opens new doors that we would not have suspected and which nevertheless reveal a band that has everything of the greatest.

To Discover and Support:

26. Pixie Ninja – « Colours Out Of Space »
Apollon Records
(Lovecraftian Landscape Infused in Progressive Rock Magma)

Cover by Henning Lindahl

Au-delà des habituelles formations norvégiennes tournées vers les landes du Black Metal ou bien les plaines de la scène Stoner /Doom, la Norvège recèle mille et un trésors en matière de créativité musicale et c’est ce que vient nous démontrer Pixie Ninja avec son deuxième album.
Colours Out Of Space mêle toutes les nuances qui font du Rock cette entité crépusculaire indomptable et surprenante, amenant de manière progressive l’auditeur au cœur d’une image sonore intense à la lisière entre imaginaire littéraire et cinématographique où Pixie Ninja semble exceller à chaque tournant de leurs morceaux, mondes à part entière.

Pour Découvrir et Soutenir Pixie Ninja :

Beyond the usual Norwegian formations turned towards the moors of Black Metal or the plains of the Stoner / Doom scene, Norway conceals a thousand and one treasures in terms of musical creativity and this is what Pixie Ninje demonstrates to us with its second album.
Colors Out Of Space mixes all the nuances that make Rock this indomitable and surprising twilight entity, gradually bringing the listener to the heart of an intense sound image on the border between literary and cinematographic imaginary where Pixie Ninja seems to excel at every turn of their pieces, worlds in their own right.

To Discover and Support Pixie Ninja:

25. CB3 – « Aeons »
Instrumental Stoner and Doom Variations

Jeune formation venant tout droit de Malmö en Suède, CB3 semble matriser toutes les paternes de la scène Stoner/Doom. Le groupe réussit avec « Aeons » à délivrer une véritable leçon de réinvention instrumentale du genre et place entre nos oreilles une pièce incontournable.

Pour Découvrir et Soutenir CB3 :

A young band coming straight from Malmö in Sweden, CB3 seems to master all the arts of the Stoner / Doom scene. The band succeeds with « Aeons » to deliver a real lesson in instrumental reinvention of the genre and places between our ears an already essential piece of this year 2020.

To Discover and Support CB3:

24. Uniform -« Shame »
Sacred Bones Records
Noise Rock

Après deux collaborations d’une violence inouïe avec The Body, Uniform, formation Noise Rock, tout droit venu des US revient nous écraser la mâchoire, de manière abrupte presque animale, contre le caniveau.
L’énergie Punk qui suinte de chaque riff, faisant la renommée du groupe, est particulièrement vile venant s’incruster dans nos tympans, pour les ronger à grand coup de crasse sonore.
La proposition est éprouvante et les 34 minutes de « Shame », portent le groupe en figure de proue du genre venant jouer du coude avec Unsane.
Une oeuvre que rien ne semble pouvoir arrêter se terminant par le titre « I Am Cancer », monument de violence qu’Uniform vient ériger en conclusion d’un album déjà incontournable dans la carrière du groupe.

Pour Découvrir et Supporter Uniform :

After two collaborations of incredible violence with The Body, Uniform, formation Noise Rock, straight from the US comes back to crush our jaw, in an abrupt almost animal way, against the gutter.
The Punk energy which oozes from each riff, making the fame of the group, is particularly vile coming to become embedded in our eardrums, to eat them away with a great deal of sonic filth. The proposition is trying and the 34 minutes of « Shame », carry the group in figurehead of the kind coming to play elbow with Unsane.
A work that nothing seems to be able to stop ending with the title « I Am Cancer », monument of violence that Uniform comes to erect at the conclusion of an album already essential in the career of the group.

To Discover and Support Uniform:

23. Korto – « EP »
Six Tonnes De Chair Records
Hallucinogenic and Psychedelic Rock

Artwork: Chufy

Korto est de retour après leur apparition sur la scène française en 2017, avec un EP d’une petite vingtaine de minutes.
La formation continue de façonner sa propre approche du mouvement psychédélique et nous embarque pour une danse fiévreuse, portée par une voix aérienne, qui nous enserre et nous porte vers des hauteurs stupéfiantes.
En tout juste quatre titres, ce nouvel EP de Korto se forge une place dans le cœur des amateurs de musiques labyrinthiques, où chaque accord, note, rythmique semble être un couloir menant vers d’innombrables lectures. Une sortie qui accompagne et enivre l’âme de l’auditeur, tout simplement.

Pour découvrir et Soutenir Korto :


Korto is back after their appearance on the French scene in 2017, with an EP of about twenty minutes. The band continues to shape its own approach to psychedelic movement and takes us on a feverish dance, carried by an aerial voice, which surrounds us and carries us to amazing heights.
In just four tracks, this new Korto EP forges a place in the hearts of lovers of labyrinthine music, where each chord, note, rhythm seems to be a corridor leading to countless readings. Quite simply, an outing that accompanies and intoxicates the soul of the listener.

To Discover and Support Korto:

22. The King’s Pistol – « Rip It Up »
Majestic Mountain Records
Pure Rock

Artwork by Shane Horror

Ce second EP prend la suite d’un Vice qui nous menait au cœur des ruelles crasses et pourtant fascinantes des grandes villes. Rip It Up, lui, prend le parti de nous mener dans des rades où l’alcool et la musique coulent à flots, où le sol colle aux semelles, et où les vibrations se mêlent aux liquides corporelles et vapeurs émanant de ces dernières, sensuel et violent.
Sans pour autant révolutionner les courants musicaux, ce second EP, a réussi le pari d’offrir ces six morceaux qui se savourent à la manière d’une friandise acidulée. Nous en connaissons la saveur et pourtant l’effet de ces compositions est une source d’enthousiasme à chaque écoute, un plaisir soudain, direct, qui ne s’embarrasse pas à prendre mille détours et va droit au but : celui de s’encanailler avec vigueur.
Dans une année où les formations marquantes résident dans d’obscurs sous-genres, parfois même inventés par les groupes eux-mêmes, The King’s Pistol s’affiche courageux et solide dans son approche d’un genre qu’il est désormais si rare de combler d’éloge : le Rock.

Pour découvrir et soutenir The King’s Pistol :

This second EP follows up on a Vice, first EP, that took us to the heart of the filthy yet fascinating alleys of big cities. Rip It Up, he decides to take us to the roadstead where alcohol and music flow freely, where the ground sticks to the soles, and where the vibrations mingle with the body fluids and vapors emanating from the latter, sensual and violent.
Without revolutionizing musical trends, this second EP has succeeded in offering these six tracks that are savored like a tangy treat. We know the flavor of it and yet the effect of these compositions is a source of enthusiasm with each listening, a sudden, direct pleasure, which does not bother to take a thousand detours and goes straight to the goal: that of slipping vigorously.
In a year where the outstanding formations reside in obscure subgenres, sometimes even invented by the groups themselves, The King’s Pistol appears courageous and solid in its approach of a genre which it is now so rare to find. fill with praise: the Rock.

To Discover and Support The King’s Pistol:

21. Gulch – « Impenetrable Cerebral Fortress »
Closed Casket Activities
Vile And Furious Power Grindcore/Hardcore

Artwork by Boone Naka

Gulch fait sa grande entrée dans le monde foisonnant de la scène Hardcore californienne, et pourtant avec tout juste un album/EP d’une quinzaine de minutes, le groupe impose son empreinte sonore à mi-chemin entre un Full OF Hell rongé par des rythmiques D-Beat et la rage de la scène Crust-Black.
Aucun répit pour celui qui osera poser le vinyle sur sa platine, les meubles, les murs, les corps prendront cette saveur baveuse, glaireuse qui semble s’engouffrer dans la moindre interstice, pour vous poignarder avec vigueur. Une violence admirable qui viendra vous arracher les côtes dans ses segments mid-tempo.

Pour Découvrir et Soutenir Gulch :

Gulch makes its grand entry into the teeming world of the Californian Hardcore scene, and yet with just an album / EP of fifteen minutes, the group imposes its sound imprint halfway between a Full OF Hell eaten away by rhythms D-Beat and the rage of the Crust-Black scene.
No respite for those who dare to put the vinyl on their turntable, furniture, walls, bodies will take on this slobbery, mucus flavor that seems to rush into the smallest gap, to stab you with vigor. An admirable violence that will tear your ribs in its mid-tempo segments.

To Discover and Support Gulch:

20. Emma Ruth Rundle & Thou – « May Our Chambers Be Full »
Sacred Bones Records
Foggy Experimental Doom

Artwork by Craig Mulcahy

Entre ombre et lumière, la rencontre d’Emma Ruth Rundle, artiste expérimentale aux horizons Post-Folk sinistrement resplendissants, et Thou, formation Sludge/Doom hyperactive infusée dans un bouillonnant mélange de Grunge, apparaît l’album « May Our Chambers Be Full » véritable poème clair-obscur.
Un exercice de style redoutable où la magie opère dans la collaboration entre les deux artistes, se fondant l’un dans l’autre, d’un Post-Folk aux allures de fin du monde de ERR au brouillard boueux amplifié du collectif de Bâton-Rouge, mêlant leurs patrimoines sonores afin de mettre en lumière un travail d’une finesse d’écriture rare.

Pour Découvrir et Supporter Emma Ruth Rundle & Thou :


Between shadow and light, the meeting of Emma Ruth Rundle, an experimental artist with sinisterly resplendent Post-Folk horizons, and Thou, a hyperactive Sludge / Doom formation infused in a bubbling mixture of Grunge, appears the album « May Our Chambers Be Full » true chiaroscuro poem.
A formidable exercise in style where the magic operates in the collaboration between the two artists, melting into each other, from a Post-Folk with the end of the world look of ERR to the amplified muddy fog of the Bâton-rouge collective, mixing their sound heritage in order to highlight a work of rare writing finesse.

To Discover And Support Emma Ruth Rundle & Thou:

19. Cénotaphe – « Monte Verità »
Nuclear War Now! Productions & Ossuaire Records
Celestial Raw Black Metal

Front cover paint by Frantisek Kupka « Meditation », 1899

L’ascension est inouïe, révèle les forces inhérentes à tout à chacun, dépassant les obstacles, gagnant en puissance, en virulence, affirmant sa création comme projet terminal, total et majestueux.
Ce sont les mots et concepts qui accablent lorsque nous sortons de l’écoute de Monte Verità. Cénotaphe, projet tenu par Khaosgott et Fog, ne cesse de s’élever en porte-étendard de la scène Underground Black Metal française. La voix de Khaosgott, découverte sur les incontournables EP Atavisme et Ostara de Nécropole, s’est affinée dans sa radicalité et vient nous prendre aux tripes, portant la détresse et l’agonie dans la moindre de ses vocalises, assénant à l’auditeur une sensation d’oppression à la fois redoutable et délectable, renforcée par les guitares tranchantes associées aux Blast Beat envoûtés du multi-instrumentiste Fog.
Une expérience éprouvante mais nécessaire dans la quête de vérité acharnée de Cénotaphe : un sommet.

Pour découvrir et Soutenir Cénotaphe :

The ascent is incredible, reveals the strengths inherent in everyone, overcoming obstacles, gaining in power, in virulence, affirming its creation as a final, total and majestic project. These are the words and concepts that overwhelm when we come out of listening to Monte Verità.
Cénotaphe, a project run by Khaosgott and Fog, continues to rise as the standard bearer of the French Underground Black Metal scene. The voice of Khaosgott, discovered on the essential EP Atavism and Ostara of Necropolis, has refined in its radicality and comes to take us to the guts, carrying distress and agony in the least of its vocalizations, striking the listener with a a feeling of oppression both formidable and delectable, reinforced by the sharp guitars associated with the spellbinding Blast Beat of multi-instrumentalist Fog.
A trying but necessary experience in Cenotaph’s relentless quest for truth: a summit.

To Discover and Support Cénotaphe:

18. Julien Doré – « Aimée »
Sony Music
Maintstream French Mysterious Dream Pop

Loin des galeries explorées habituellement par Wombat Cult, réside un artiste pour le moins singulier sur la scène française. Un artiste populaire, présent sur toutes les chaînes télévisées et pourtant insondable, étrangement fascinant.
Pour son nouvel album « Aimée », il quitte les horizons aux teintes shoegaze de son « Esperluette », tout en gardant des sonorités planantes, en apesanteur, sur lesquelles ricoche sa voix aux antipodes des artistes de référence en matière de variété française.
Un voyage dépaysant porté par une tête bien remplie, d’un humour discret, parfois lunaire, qui aura su révéler deux artistes de leur temps, intervenant en featuring lors d’un morceau : Jean-Marc et Simone.

Pour Découvrir et Soutenir :

Far from the galleries usually explored by Wombat Cult, resides an artist who is, to say the least, unique on the French scene. A popular artist, present on all television channels and yet unfathomable, strangely fascinating.
For his new album « Aimée », he leaves the horizons with the shoegaze hues of his « Esperluette », while keeping soaring, weightless sounds, on which his voice ricochets at the antipodes of the reference artists in terms of French variety.
An exotic journey carried by a full head, with a discreet humor, sometimes lunar, which will have known how to reveal two artists of their time, intervening in featuring during a piece: Jean-Marc and Simone.

To Discover And Support:

17. Concrete Mountain – « Hazedazed »
Kono Dischi
Post-Fuzz Exploration

Graphic design by Maurizio Prina

Concrete Mountain est une formaton qui ne ressemble à nulle autre au beau milieu de l’obsédante scène post, le groupe insuffle des concepts venus tout droit de sonorités Stoner/Doom. Le voyage est immédiat. Dès que les premières nappes sonores de Camionaut retentissent, l’appel de l’inconnu devient inévitable.
Les accords bouillent de toutes part, la batterie dans sa répétitivité captive l’esprit. Le groupe italien connaît les moindres recettes pour libérer les pensées de l’auditeur dans des méandres d’effets à base de Fuzz. Les morceaux sont d’une grâce infinie nous dévoilant un monolithe sonore que rien ne semble pouvoir ébranler.

Pour Découvrir et Soutenir :

Concrete Mountain is a formation unlike any other in the midst of the haunting post scene, the band infuses concepts straight from Stoner / Doom tones. The trip is immediate. As soon as Camionaut’s first sound layers sound, the call of the unknown becomes inevitable. The chords boil everywhere, the drums in their repetitiveness captivate the mind.
The Italian band knows every way to unleash the listener’s thoughts in meandering fuzz-based effects. The songs are infinitely graceful revealing to us a monolith of sound that nothing seems to be able to shake.

To Discover And Support:

16. Ruff Majik – « The Devil’s Cattle »
Mongrel Records
Acid Stoner Doom with Punk Perfume.

All artwork by Ale & Cake Illustration

Après avoir marqué les esprits en 2019 avec Tårn, Ruff Majik revient de son Afrique du Sud natal pour frapper de manière directe et efficace avec une série de morceaux tous plus colérico-hystériques les uns que les autres avec The Devil’s Cattle.
Le groupe semble aussi énervé que le taureau ornant sa pochette, laissant un multitude de voix aux multiples tonalités, avec entre autres un ersatz d’Axl Rose sous acides, pour accompagner et multiplier les impacts d’une composition qui en laissera plus d’un sur les rotules.
Treize titres d’une telle rigueur et virulence, qu’il y aura peut-être bon nombre de mâchoires au sol lors de leurs prochains concerts à la fois à cause des hymnes qui seront chantés avec fureur, mais aussi avec un pit qui promet déjà d’être monumental, préparez-vous l’hyperactif Ruff Majik est là et n’épargnera personne.

Pour Découvrir et Soutenir Ruff Majik :


After having marked the spirits in 2019 with Tårn, Ruff Majik returns from his native South Africa to strike in a direct and effective way with a series of songs all more angry-hysterical than the others with The Devil’s Cattle.
The band seems as edgy as the bull adorning its cover, leaving a multitude of voices with multiple tones, with among others an ersatz Axl Rose under acids, to accompany and multiply the impacts of a composition that will leave more than one on the ball joints.
Thirteen titles of such rigor and virulence, that there will perhaps be many jaws on the ground during their next concerts both because of the hymns that will be sung with fury, but also with a pit that promises already to be monumental, get ready the hyperactive Ruff Majik is there and will spare no one.

To Discover and Support Ruff Majik:

15. – Jointhugger- « I Am No One »
Interstellar Smoke Records
Groovy Doom Ritual

Artwork, design and layout by Spectral Ecstasy

Jointhugger avec ce premier album « I Am No One« , montre sa capacité à comprendre l’entièreté de la scène Doom, à se l’approprier et réussit ainsi à proposer une oeuvre nouvelle, quasi chimérique à la manière de son artwork, inspiré par les travaux de Vigeland, oeuvre à l’humanité démente. On ne peut qu’être charmé par une telle démonstration de puissance qui réside dans une intelligence d’écriture réjouissante.


Jointhugger with this first album « I Am No One », shows his ability to understand the whole of the Doom scene, to appropriate it and thus succeeds in offering a new vision, almost chimerical in the manner of his artwork, inspired by the work of Vigeland, work for demented humanity. We can only be charmed by such a display of power which resides in a cheerful writing intelligence.

To Discover And Support Jointhugger:

14. Afsky – « Ofte Jeg Drømmer Mig Død »
Vendetta Records
Black Metal

H.A. Brendekilde

Une toile de H.A. Brendekilde pour visuel, l’approche picturale que prend Afsky pour ce second album vient chatouiller la rétine éveillant une curiosité sans bornes.
A quoi pourrait ressembler le désespoir et la colère de la peinture du maître danois en la transposant derrière les traits sonores d’une formation Black Metal ?
Bien qu’effrayé à l’idée d’être déçu, avec cette couverture qui promet tant, « Ofte Jeg Drømmer Mig Død » impose une surprise assez conséquente, celle de réussir, en gardant une approche classique, à nous gifler, nous souffler avec une énergie et une vigueur d’une rugosité effarante, révélant un classicisme du genre sous l’aune d’une modernité sidérante.
Dès les premières écoutes, chaque modèle architectural et sonique que propose Afsky vient s’ancrer au plus profond de nos tympans, laissant une marque que l’on ne peut qu’espérer éternelle.

Pour Découvrir et Soutenir :

A painting by H.A. Brendekilde for visual, the pictorial approach taken by Afsky for this second album tickles the retina arousing boundless curiosity.
What could the desperation and anger of the Danish master’s painting look like when transposing it behind the sound lines of a Black Metal formation?
Although scared at the idea of ​​being disappointed, with this cover which promises so much, « Ofte Jeg Drømmer Mig Død » imposes a rather consequent surprise, that of succeeding, by keeping a classic approach, to slap us, to blow us with an energy and vigor of a frightening roughness, revealing a classicism of the genre under the yardstick of astonishing modernity. From the first listening, each architectural and sonic model that Afsky offers is anchored deep in our eardrums, leaving a mark that we can only hope to be eternal.

13. Bogwife – « Halls Of Rebirth »
Psychedelic Salad
Psychedelic Battle Doom

Totalement passé sous les radars de Wombat Cult à sa sortie, bien qu’avec une place prédominante dans la Doom Charts, et un retour critique audiophile unanime, il aura fallu les séances de rattrapage de cette fin d’année pour se rendre compte que Bogwife vient de pondre une nouvelle manière de jouer du Doom.
Croisant à la fois la force brute d’un Conan sous anxiolytique, faisant trembler tout ce qui pourrait se trouver sur le chemin des vibrations, à un chant et une guitare solo menée à un rythme plus décroché dans une approche soutenue, Bogwife réussit à créer une dimension parallèle dans laquelle le groupe excelle venant réveiller les amateurs de musiques pachydermiques et ronflantes avec cette fois-ci une approche nouvelle qui risque d’ouvrir un bon nombre de portes à la scène Stoner/Doom qui en avait grand besoin.

Pour Découvrir et soutenir Bogwife :

Completely passed under the radar of Wombat Cult when it was released, although with a predominant place in the Doom Charts, and unanimous audiophile critical feedback, it took the catch-up sessions at the end of the year to realize that Bogwife has just created a new way of playing Doom.
Crossing both the brute force of a Conan on anxiolytic, shaking anything in the path of vibrations, to a lead vocals and lead guitar at a more unhooked rhythm in a sustained approach, Bogwife succeeds in creating a parallel dimension in which the group excels coming to awaken fans of pachydermic and high-sounding music with this time a new approach which risks opening a good number of doors to the Stoner / Doom scene which was in great need.

To Discover And Support Bogwife:

12. Cavalerie – « Spectral Rage Demo Tape »
Youth Authority Records
Raw Blackened Hardcore

Artwork by Charles

Ce Spectral Rage Demo Tape composé de seulement trois morceaux dont une reprise révèle toutes les sonorités dont Cavalerie est capable de la scène Hardcore jusqu’aux recoins obscurs des chenilles des tanks de la scène War Black.
Avec cette première Demo éclair, digne d’une attaque Blitzkrieg, Cavalerie prend en otage la scène Crust/Hardcore et creuse sa galerie qu’il semble prêt à défendre. Spectral Rage Demo Tape est une véritable décharge d’adrénaline, soudaine, extrême et incontrôlable.

Pour Découvrir et Soutenir Cavalerie :


This Spectral Rage Demo Tape made up of just three tracks which reveals all the sounds Cavalerie is capable of from the Hardcore scene to the dark recesses of the tank tracks of the War Black scene.
With this first flash Demo, worthy of a Blitzkrieg attack, Cavalerie takes the Crust / Hardcore scene hostage and digs out his gallery which he seems ready to defend. Spectral Rage Demo Tape is an adrenaline rush, sudden, extreme and uncontrollable.

To Discover and Support:

11. The Hypnagogics – « Endless Nights »
Majestic Mountain Records
Hypnotic Stoner

Cover by Hypnotist Design.

Vous êtes tristes depuis la disparition des prodigieux The Devil’s Blood ?! Ne vous inquiétez pas, nous avons trouvé un remède.
Après deux Eps assez discrets, The Hypnagogics, groupe suédois aux sonorités Heavy Psyche, déboule sur nos platines avec un premier album « Endless Nights » qui a déjà tous les atouts pour devenir un incontournable du genre.

Pour Découvrir et Soutenir The Hypnagogics :

You’re sad since The Devil’s Blood disappeared?! Today it’s time to let the riff going up again!
After two fairly discreet EPs, The Hypnagogics, Swedish band with Heavy Psyche tones, spins on our turntable with a first album « Endless Nights » which already has all the assets to become an essential of the genre.

To Discover And Support The Hypnagogics:

10. Touché Amoré – « Lament »
Epitaph Records
Post-Hardore with Screamo Reliefs

Art Direction and Design – Nick Steinhardt

Cinquième album pour Touché Amoré, formation Post-Hardcore à tendance Screamo, qui marque un tournant remarquablement fin et nuancédans la carrière du groupe portant ce « Lament » vers des sommets toujours plus raffinés.
Produit par Ross Robinson, cette nouvelle proposition en provenance de Los Angeles offre de nombreuses nouvelles pistes ouvrant discrètement mais avec talent les portes de la scène Cold-Wave, de la balade émotionnelle ou encore de la chanson à refrains pour nous surprendre, nous sortir du monolithe qu’était Stage Four et délivrer à tous une performance pulsionnelle, directe, qui irradiera l’audition de ceux qui croiseront le chemin de cet éblouissant album qu’est « Lament ».

Pour Découvrir et Soutenir Touché Amoré :


Fifth album for Touché Amoré, Post-Hardcore formation with a Screamo tendency, which marks a remarkably fine and nuanced turning point in the career of the group carrying this « Lament » to ever more refined heights.
Produced by Ross Robinson, this new proposition from Los Angeles offers many new tracks discreetly but with talent opening the doors to the Cold-Wave scene, the emotional ride or even the chorus song to surprise us, get us out of the monolith that was Stage Four and deliver to all a drive performance, direct, which will radiate the hearing of those who will cross the path of this dazzling album which is « Lament ».

To Discover And Support Touché Amoré:

9. – Höstblod – « Dikter Om Döden »
Le Narthécophore, Winter Sky Records & Fòlkvangr Records
Depressive Folk And Mortuary Contemplation Black Metal

Mélancolie, espoir perdu et obscure harmonie sont les ressentis et concepts sonores qui se dégagent de cette nouvelle proposition d’Höstblod, Projet Black Metal solo provenant de Suède.
Empli de sonorités et variantes bien connues de la scène scandinave, Dikter Om Döden se différencie, s’abroge de la parenté de ses confrères jouant sur le fil, entre Black Metal Atmosphérique, Black Folk et Depressive And Suicidal Black Metal, sans jamais positionner le pied dans un paysage précis, préférant bien plus créer sa propre dimension.
Une réflexion poétique autour de la mort, du long voyage des terres connus, le monde de la chair, vers des contrées pensées, brouillard aveuglant, le monde de l’âme.
Définitivement l’oeuvre la plus touchante et poignante de cette année 2020, Dikter Om Döden se façonne de par son humilité et sa faculté à penser de manière libre, son langage des songes, délivrant une perception de l’intangible et pourtant visible monde que seul le regard des poètes saura révéler.

Pour Découvrir et Soutenir Höstblod :


Melancholy, lost hope and obscure harmony are the feelings and sound concepts that emerge from this new proposal from Höstblod, a solo Black Metal Project from Sweden.
Filled with sounds and well-known variations of the Scandinavian scene, Dikter Om Döden differentiates himself, repeals from the kinship of his colleagues playing on the wire, between Atmospheric Black Metal, Black Folk and Depressive And Suicidal Black Metal, without ever positioning the foot in a precise landscape, preferring much more to create its own dimension.
A poetic reflection around death, the long journey of known lands, the world of the flesh, towards thought lands, blinding fog, the world of the soul. Definitely the most touching and poignant work of this year 2020, Dikter Om Döden is shaped by his humility and his ability to think freely, his language of dreams, delivering a perception of the intangible and yet visible world that only the gaze of poets will reveal.

To Discover And Support:

8. Nothing – « The Great Dismal »
Relapse Records
Diogenean Alternative Shoegaze

Voyage à la fois philosophique et sensoriel, le nouvel album de Nothing pousse l’auditeur dans une condition de remise en question permanente qui façonne l’attitude de ce dernier au fur et à mesure des écoutes, poussant, celui qui osera poser le diamant de sa cellule sur les sublimes pressages de Relapse Records, à devenir obsédé par les moindres recoins de l’album.
The Great Dismal fait parti de cette courte liste de sorties des classiques instantanés, une référence en matière de Post-Punk/Shoegaze, et une date dans l’histoire du groupe.

Pour Découvrir et Soutenir Nothing :

A journey that is both philosophical and sensory, Nothing’s new album pushes the listener into a condition of permanent questioning which shapes the latter’s attitude as and when listening, pushing those who dare to pose the diamond of their cell on the sublime pressings of Relapse Records, to become obsessed with every nook and cranny of the album.
The Great Dismal is part of this short list of instant classic releases, a benchmark in Post-Punk / Shoegaze, and a date in the band’s history.

To Discover And Support Nothing:

7. Memnon Sa – « World Serpent »
Crypt Of The Wizard & Holy Mountain Studios
Stellar and Divinatory Dark Ambient

Artwork by Alexander Tucker and Jack Gibley

Memnon Sa est un artiste très particulier dans son approche de la scène expérimentale. Depuis plusieurs années, sa musique réussit à guérir nos âmes. Après « Citadelles » et le remarquable « Lemurian Dawn », son nouvel album « World Serpent », se dessine comme son chef d’oeuvre absolu. Ne faîtes pas l’impasse sur un tel artiste car il a tout autant besoin de nous que nous avons besoin de lui.
Éteignez les lumières, fermez les yeux et prenez place à un voyage d’une incommensurable sensibilité dont vous vous souviendrez à jamais.

Pour découvrir et Soutenir Memnon Sa :

Memnon Sa is a very special artist in its approach of the experimental scene. For several years, his music has succeeded in healing our souls. After « Citadelles » and the remarkable « Lemurian Dawn », his new album « World Serpent », takes shape as his absolute masterpiece. Do not ignore such an artist because he needs us as much as we need him.
Turn off the lights, close your eyes and set off on a journey of immeasurable sensitivity that you will remember forever.

To Discover And Support Memnon Sa:

6 The Bloody Mallard – « Realm »
Onslaught Music
Herbal and Transcendental Progressive Rock

Artwork by hezaprints & Bedelgeuse

The Bloody Mallard, dévoile un savant mélange des genres entre Rock Progressif, Heavy Psyche et Post-Rock. Pas de démos, Pas d’EP, le groupe vient directement taper à nos portes et s’imposer avec un premier album : « Realm » .
A la manière d’un voyage initiatique, ce premier album-concept de The Bloody Mallard, se découvre à travers l’apparition et la conception du genre humain entre terre et lumière.
Une quête incessante vers le soleil, astre aveuglant, qui à l’inverse de nombreuses oeuvres du genre réussit à nous bercer au cœur d’un halo chaleureux, loin de toute obscurité.
Tout droit sortie des entrailles de la terre, la formation britannique parvient avec une maîtrise fantastique à créer à la fois un son, un nom, un univers mais bien plus que cela, The Bloody Mallard réussit à atteindre la lumière et compte bien nous la partager.

Pour découvrir et soutenir The Bloody Mallard :

The Bloody Mallard, reveals a clever mix of genres between Progressive Rock, Heavy Psyche and Post-Rock. No demos, No EP, the band comes directly to knock on our doors and impose themselves with a first album: « Realm ».
Like an initiatory journey, this first concept album of The Bloody Mallard is discovered through the appearance and conception of mankind between earth and light.
An incessant quest for the sun, a blinding star, which, unlike many works of the genre, manages to rock us in the heart of a warm halo, far from all darkness.
Straight out of the bowels of the earth, the British formation manages with a fantastic mastery to create at the same time a sound, a name, a universe but much more than that, The Bloody Mallard succeeds in reaching the light and intends to share it with us.

To Discover And Support The Bloody Mallard:

5- Oranssi Pazuzu – « Mestarin kynsi »
Nuclear Blast
Blackened Experimental Kraut-Rock Labyrinth

Le passage d’Oranssi Pazuzu de Svart Records à Nuclear Blast avait de quoi déconcerter et inquiéter tant de nombreuses formations n’ont pas réussi à trouver de juste équilibre au sein de ce géant dans le monde de la musique extrême.
Pourtant l’inquiétude n’avait pas lieu d’être, tant le groupe ne semble ouvert à aucun compris en matière d’approche musicale, car nous nous retrouvons face à un immense album si ce n’est d’ailleurs leur meilleur.
Le labyrinthe que nous propose Mestarin kynsi à base de Kraut-Rock expérimental aux couleurs rugueuses d’un Black Metal dément dépasse toutes les attentes et vient nous tourmenter comme peu d’album peuvent se targuer d’y parvenir.
Une expérience d’errance où Oranssi Pazuzu s’amuse à nous guider dans l’obscurité avec de légers reflets, de fines pistes, vers des univers où la folie semble être le maître mot.

Pour Découvrir et Soutenir Oranssi Pazuzu :

Oranssi Pazuzu’s move from Svart Records to Nuclear Blast was both disconcerting and worrying, so many bands have failed to find the right balance within this giant in the world of extreme music.
Yet there was no need to worry, as the band does not seem open to any understanding in terms of musical approach, because we find ourselves facing a huge album if not their best.
The labyrinth that Mestarin kynsi offers us based on experimental Kraut-Rock with the rough colors of an insane Black Metal exceeds all expectations and comes to torment us as few albums can claim to achieve it.
A wandering experience where Oranssi Pazuzu has fun guiding us in the dark with light reflections, fine tracks, towards universes where madness seems to be the watchword.

To Discover And Support Oranssi Pazuzu:

4 – Paysage D’Hiver – « Im Wald »
Kunsthall Produktionen
Atmospheric, Ambient and Experimental Black Metal

Le vent balaie les vies, les êtres. La forêt se dresse, dernier rempart face aux cataclysmes, sanctuaire pour les malheureux, ceux qui ont tout perdu, ceux qui n’ont plus que leur âme, pour méditer, penser, afin de conserver la lumière, celle des yeux qui brillent dans l’obscurité, misérable espoir face aux ténèbres.
Le nouvel album de Paysage D’Hiver, Im Wald, est un poème désespéré, qui, au travers de ses deux heures d’un Black Metal cru et glacial, réussit le pari d’élever le genre à des niveaux de contemplation rarement atteints.
Les quatre vinyles filent entre nos oreilles, nous blessent de par sa saturation à la manière de bourrasques hivernales. Le spectre sonore transforme l’écoute de l’auditeur, réussissant à transformer l’environnement direct de ce dernier dans une tourmente visuelle monochrome où la mélancolie, celle des temps perdus, s’empare de nous et vient, de façon insidieuse, nous ronger.
Une perdition de tous les instants, qui ravira les amateurs d’œuvres monstres, où le passé semble être la dernière lueur qui puisse éclairer nos avenirs.

Pour Découvrir et Soutenir Paysage D’Hiver :

The wind sweeps away the lives, the beings, the forest rises up, the last rampart against cataclysms, sanctuary for the unfortunate, those who have lost everything, those who have only their soul, to meditate, to think, in order to preserve the light, that of the eyes which shine in the sky darkness, miserable hope in the face of the void.
Paysage D’Hiver’s new album, Im Wald, is a desperate poem, which, through its two hours of raw, experimental, atmosperic and icy Black Metal, succeeds in raising the genre to levels of contemplation rarely reached.
The four vinyls spin between our ears, hurting us by their saturation like winter squalls. The sound spectrum transforms the listener’s listening, succeeding in transforming the latter’s direct environment into a monochrome visual turmoil where melancholy, that of wasted time, takes hold of us and insidiously gnaws at us.
A constant perdition, which will delight lovers of monster works, where the past seems to be the last glimmer that can illuminate our future.

To Discover And Support Paysage D’Hiver:

3. Vinnum Sabbathi – « Of Dimensions And Theories »
Stolen Body Records
Interstellar Doom

Cover artwork by Asep Yasin Abdulah

Depuis quelques années, une vraie obsession se forme autour d’une dimension spatiale au coeur de la scène Doom qu’il s’agisse de Comacozer, Vestjyk Orken, The Spacelords, Yuri Gagarin ou encore les légendaires SLEEP, tout le monde veut sa part en matière de conquête spatiale.
Dans ce sous-genre couramment bien-nommé Space Doom, que l’on préfère nommer Interstellar Doom chez Wombat Cult, Vinnum Sabbathi est le porte-étendard incontesté. C’est ce qu’ils viennent rappeler et affirmer avec leur expédition cosmique : Of Dimensions And Theories.
Ce second album, prenant le tournant d’un concept cosmique trépidant, celui de l’exploration spatiale et de l’inconnu, se transforme en voyage guidé aux confins de l’univers à la quête de nouvelles sonorités, expériences soniques.
Un voyage, porté par des amplis Sunn O))) et des samples vocaux, digne de la science-fiction d’exploitation, pour nous guider parmi les astres et contrer les lois gravitationnelles révélant une formation aux mille reflets, éclair d’ingéniosité au coeur d’une scène Doom s’obscurcissant au fil des ans, que Vinnum Sabbathi vient réveiller à grand renfort de vibrations.

Pour Découvrir et Soutenir Vinnum Sabbathi :

In recent years, a real obsession has formed around a spatial dimension at the heart of the Doom scene whether it is Comacozer, Vestjyk Orken, The Spacelords, Yuri Gagarin or even the legendary SLEEP, everyone wants their share in space conquest.
In this subgenre commonly aptly named Space Doom, which is preferred to be called Interstellar Doom at Wombat Cult, Vinnum Sabbathi is the undisputed standard-bearer. This is what they come to remember to us with their cosmic expedition: Of Dimensions And Theories.
This second album, taking the turn of a hectic cosmic concept, that of space exploration and the unknown, turns into a guided journey to the edges of the universe in search of new sounds, sonic experiences.
A journey, carried by Sunn O))) amplifiers and vocal samples, worthy of exploitation science fiction, to guide us among the stars and counter the laws of gravity revealing a formation with a thousand reflections, a flash of ingenuity at heart of a Doom scene darkening over the years, which Vinnum Sabbathi comes to wake up with a lot of vibrations.

To Discover and Support Vinnum Sabbathi:

2. Neptunian Maximalism – « Eons »
I, Voidhanger Records
Free Avant-Garde Jazz Drone With Maladive and Hypnotic Kraut-Doom Shadows

Cover art by KANEKO Tomiyuki, « Vajrabhairava », 2014
© KANEKO Tomiyuki Courtesy Mizuma Art Gallery.

Le premier album de la formation est tout aussi difficile à définir qu’à appréhender. Éons de Neptunian Maximalism, tenant sur pas moins de trois vinyles, est une expérimentation autour d’une multitude de genres et sous-genres formant un album conceptuel tout bonnement transcendantal entre Jazz, Drone, Doom et travaux psychédéliques.
Une expédition occulte, ésotérique et ritualiste au cœur d’une bête qui nécessitera plusieurs semaines et mois afin de bien la cerner.
En trois parties, Neptunian Maximalism réussit à prouver qu’il est et sera toujours possible de trouver de nouvelles sonorités et approches dans la création musicale, à la seule condition de s’affranchir des codes et se laisser à une liberté créatrice aveugle, dévoilant les contours d’une montagne, invisible, qui jusqu’à ce jour se dissimulait, face à nous, dans une lumière aveuglante, geôlière de nos inspirations.

Pour Découvrir et Soutenir Neptunian Maximalism :

The first album of the formation is just as difficult to define as it is to apprehend. Éons by Neptunian Maximalism, lasting over no less than three vinyls, is an experimentation around a multitude of genres and sub-genres forming a completely transcendent conceptual album between Jazz, Drone, Doom and psychedelic works.
An occult, esoteric and ritualistic expedition to the heart of a beast that will require several weeks and months to fully understand it.
In three parts, Neptunian Maximalism succeeds in proving that it is and always will be possible to find new sounds and approaches in musical creation, on the unique condition of freeing oneself from codes and allowing oneself to a blind creative freedom, revealing the outline of a mountain, invisible, which until this day was hidden, a blinding light, jailer of our inspirations.

To Discover And Support Neptunian Maximalism:

  1. Envy – « The Fallen Crimson »
    Pelagic Records
    Post-Hardcore/Screamo with Post-Rock Reliefs

Envy, légende de la scène Post-Hardcore, impose une fois de plus son savoir-faire en matière de composition. A la fois mélancolique, tendre, puissant, éreintant, violent, lumineux tout comme profondément heurtant de par sa tristesse et détresse qui colle au moindre riff, The Fallen Crimson est un album redoutable, qui parvient à merveille à organiser son propos pour toujours pétrifier, surprendre, l’auditeur de manière épidermique.
Une oeuvre qui obsède et s’écoute sans jamais laisser poindre l’ennui. Le nouvel album de la formation nippone se révèle un peu plus à chaque écoute et réussit à dévoiler la perle rare qu’il renferme, sa force, merveille d’une délicatesse infinie.
A l’heure où les albums déferlent par centaines chaque mois sur les plateformes de streaming, il est parfois difficile de discerner l’album qui restera dans les mémoires, laissant une trace indélébile dans le parcours des audiophiles, celui qui apportera le grand frisson durant de longs mois. L’attention du public est constamment dissipée par l’abondance d’un flux interminable qui chaque vendredi écrase les sorties de la semaine précédente, donnant une sensation d’éternelle répétition d’une formation à l’autre, un caractère interchangeable, piège qu’a déjoué avec maestria Envy en imposant une création qui fera date : The Fallen Crimson.

Pour découvrir et soutenir Envy :

Envy, legend of the Post-Hardcore scene, once again imposes its know-how in terms of composition. At the same time melancholy, tender, powerful, exhausting, violent, luminous as well as deeply shocking by its sadness and distress which sticks to the slightest riff, The Fallen Crimson is a formidable album, which manages to wonderfully organize its subject to always petrify, surprise the listener in an epidermal manner.
A work that obsesses and can be listened to without ever showing boredom. The new album of the Japanese formation reveals itself a little more with each listening and succeeds in revealing the rare pearl it contains, its strength, a marvel of infinite delicacy.
At a time when albums surge in by hundreds every month on streaming platforms, it is sometimes difficult to discern the album that will be remembered, leaving an indelible mark in the path of audiophiles, the one that will bring the great thrill during long months.
The attention of the public is constantly dissipated by the abundance of an endless flow which every Friday crushes the outings of the previous week, giving a feeling of eternal repetition from one formation to another, an interchangeable character, trap that ‘Envy masterfully foiled by imposing a landmark creation: The Fallen Crimson.

To Discover and Support Envy:


Une réflexion sur “Wombat Cult Selection/ An image of 2020 in 30 albums”

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