Wombat Interview #16 – Kavrila

The interview is available in French and English. The English version is after the french, scroll it and dig it like a wombat.

VERSION FRANÇAISE :

Kavrila, formation originaire d’Hambourg, officie depuis quelques années dans un magma à la rencontre des territoires soniques entre Sludge, Heavy Metal, Doom, et un on ne saurait quoi de Death Metal.
Après avoir déversé sa colère sur deux EP de la série « Rituals », le groupe vient mettre fin dans un chaos pour le moins excitant, où les os viennent se broyer au rythme des quatre morceaux présents, tous plus rageurs, frontaux et sans pitié les uns que les autres.
Wombat Cult a traversé la ligne Maginot, entre deux ogives nucléaires et quelques corps célestes pour rencontrer la formation qui fera plier votre cellule MM.

Wombat Cult : Salut Kavrila, Cela fait déjà quelques années que je suis vos sorties avec intérêt. La sortie de ce troisième EP, tout bonnement fascinant, m’a poussé à vous écrire pour partager quelques instants avec vous.
Pouvez-vous faire la lumière sur votre formation, vous présenter ?

Kavrila: Bonjour ! Merci pour l’interview mec.
Nous avons fondé le groupe en 2016 et créé le premier EP assez spontanément. J’ai connu notre batteur Miltos bien avant que Kavrila ne prenne vie. Un jour, il m’a montré des démos et je les ai absolument adorées.
Comme je suis également batteur et que je n’ai jamais chanté auparavant, je me suis lancé dans cette direction et RITUALS I est né quelques mois plus tard. Nous n’attendions rien de particulier de ce premier EP, mais les premiers retours ont été très bons et nous ont permis de continuer.
De plus, nous nous sommes beaucoup amusés avec ce nouveau projet qu’est Kavrila et les concerts. C’était dangereux, frais et excitant pour nous et cela l’est encore.

« Blight », premier album / Artwork by Philipp Igumnov

Wombat Cult : Depuis 2016, Kavrila a sorti 3 EP, la trilogie Rituals, et un album du nom de «Blight ».
Pouvez-vous revenir sur la dissociation à opérer entre les expérimentations de Rituals et la sortie de Blight ?
Devons-nous les voir comme la continuité d’un même propos, ou plutôt à la manière de deux pistes d’expérimentations parallèles ? 

Kavrila : L’idée des trois EP est venue très tôt. Nous avons aimé l’idée d’écrire 4 à 5 chansons qui représentent notre humeur et notre approche actuelles afin de les utiliser comme une véritable transposition émotionnelle. Pas trop intellectuel, juste une émotion pure qui prend forme dans une musique et des paroles intenses.
De plus, nous pensions que proposer un voyage musical avec cette trilogie qu’est Rituals serait génial, une sorte de voyage dans nos âmes.

Un album est un animal différent cependant. Bien sûr il y a plus de chansons mais aussi une trame narrative qui mène aux chansons, aux paroles, aux illustrations et à la dramaturgie souhaitée.
En fin de compte, il s’agit d’une approche plus profonde de ce qu’étaient les EP, moins primitive, soudaine.
Néanmoins, ces deux options d’expression nous gardent concentrés et affamés.

Wombat Cult : Lors de nombreuses conversations ou lectures d’articles, la comparaison avec vos collègues nationaux Mantar est faite.
Bien qu’appréciant le groupe originaire de Brême, je trouve que Kavrila va dans une direction qui diffère. La classification à travers la dénomination Mantar pour le dépassement des paysages musicaux gravitant autour du Sludge me perturbe.
Comment qualifieriez-vous Kavrila dans cette optique de classification des genres ? Pouvez-vous décomposer les influences qui ont fait naître votre vision si singulière des musiques dites extrêmes ?

Kavrila : Les gens aiment comparer les groupes et ont besoin de segmenter ce qu’ils écoutent en genres et autres merdes, un comportement tout à fait normal. Et bien sûr, la classification Mantar est compréhensible jusqu’à un certain point. Mais je pense que ce n’est qu’une première réflexion et une conclusion inachevée.
Je suis d’accord avec toi, nous allons dans une direction différente et je suis sûr que la plupart des gens qui nous donnent une chance le découvriront quand ils examineront notre musique et notre univers.

Nos influences viennent de plusieurs directions. Je pense que notre principale raison de jouer cette musique est d’exprimer certains sujets qui sont difficiles à mettre en mots. Evidemment, nous sommes tous fans de musique Heavy et de nombreux genres musicaux qui y sont liés en général.
Je suis sûr que cela se répercute également dans notre son, mais comme je l’ai dit, nous recherchons avant tout l’intensité, la véracité et l’énergie qui traversent quatre individus avec pour résultat une expérience cathartique.
Pour nous et les auditeurs.

Picture taken by Michael Nehrmann

Wombat Cult : Tout au long des trois EPs « Rituals » vos sonorités n’ont cessé d’évoluer, la qualité sonore s’est affinée tout en gardant ce grain, cette crasse si envoûtante de la scène underground. Vous faîtes parti des groupe qui jouent sur les nuances et travaillent constamment leurs sons, leurs approches. Vous ne stagnez à aucun moment et les sorties sont de plus en plus belles.
Comment avez-vous travaillé au fil des ans pour passer de cette approche rugueuse, aux sonorités hardcore de « Rituals I » jusqu’à vous retrouver aujourd’hui dans une dimension plus tournée vers le Death Metal « Mélodique » ? Quelles rencontres, expérimentations, lumières, vous ont guidé dans cette direction ? 

Kavrila : Merci! La stagnation, c’est la mort.
On doit rester intéressé et ouvert à nous-même et à l’approche de la musique que nous jouons.
Quand vous jouez simplement et essayez de copier des trucs qui ne viennent pas vraiment de vous en tant que musicien, les gens vont l’entendre, à mon avis. Ce n’est pas sincère. Nous essayons donc d’être très honnêtes les uns envers les autres et de rester curieux de ce qui peut sortir de chacun de nos esprits avec spontanéité.

Wombat Cult : La qualité sonore de Rituals III est déconcertante, tranchante et percutante.
Où avez-vous enregistré et dans quelles conditions ?

Kavrila : Nous l’avons enregistré nous-mêmes dans notre salle de répétition, ainsi que les trois EP et l’album également.
Miltos est l’homme derrière les enregistrements et le mixage. Il a également évolué au fil des ans et a encore fait un excellent travail.
En ce qui concerne le son, les chansons ou les paroles, tout le monde est impliqué et chaque opinion compte. Nous avons tous une vision et une sensation assez claires de la façon dont ce groupe devrait sonner au moment où nous enregistrons ou écrivons.
Cependant, nous expérimentons des choses et restons aventureux.

Wombat Cult : Les thématiques que vous abordez avec Kavrila semblent graviter vers la fin des civilisations, l’écroulement de l’humanité telle que nous la connaissons au-delà des guerres et du temps, au cœur d’une dimension nihiliste totale.
Pouvez-vous nous éclairer sur le procédé d’écriture des textes, ainsi qu’autour du message que vous souhaitez délivrer ?

Kavrila : Il n’y a pas vraiment de message derrière nos morceaux. Il s’agit plus d’histoires que de prêcher la « bonne parole ». Les paroles sont la plupart du temps très personnelles mais laissent aussi une certaine place à vos propres interprétations.
Pour moi, c’est difficile d’écrire sur des trucs inventés. Ce doit être quelque chose qui m’est arrivé dans la vie ou que j’ai observé quelque part.
Notre bassiste Daniel m’aide beaucoup tout au long du processus d’écriture et de finalisation pour trouver la bonne tonalité et les mots justes pour ce que je veux livrer. Il s’identifie à beaucoup de choses qui se passent dans ma tête.

Wombat Cult : Les trois artworks de la trilogie Rituals ont été réalisés par Philipp Igumnov. Elles sont à la fois effrayantes et obsédantes. On y traverse d’un EP à l’autre le temps, l’histoire, les croyances mais aussi le passage invisible entre la vie et la mort. Un passage autour de l’entre-monde ésotérique qui se juxtapose avec d’une part le réel et d’autre part l’au-delà.
Comment s’est organisée la réalisation de ces artworks ? Selon quels procédés ? Accompagnez-nous dans la lecture symbolique de vos visuels.

Kavrila : Tes questions sont des analyses critiques mec, génial.
Alors que nous terminions Rituals I, j’ai cherché une illustration de couverture appropriée sur Internet et je suis tombé sur les œuvres de Philipp Igumnov. Elles nous ont totalement époustouflés dès le début. Il y a une certaine obscurité et beauté en même temps. Ses collages ont quelque chose que je n’ai jamais vu auparavant.

Juste de la magie noire transformée en graphisme et parfaitement adaptée à notre musique. L’ambiance générale soutient parfaitement la musique. Lors de la clôture du premier EP, je lui ai juste demandé si nous pouvions utiliser une toile.
Je lui ai envoyé la musique, il l’a aimée et nous a donné la permission. C’était à peu près la même chose avec le deuxième et le troisième.
Nous voulions qu’il crée une ligne rouge pour les trois EP.

La lecture symbolique est quelque chose que les gens doivent travailler pour eux-mêmes, nous ne voulons pas donner trop de directives. Nous préférons laisser la musique et les visuels parler d’eux-mêmes.

Wombat Cult : Rituals III vient de sortir chez Nashardaa Records. Le label commence à apparaître un peu partout avec des sorties éclectiques telles que Durga, Codeia, Toundra ou encore Respire.
Comment votre passage chez ce nouveau label s’est-il déroulé ? Comment les avez-vous rencontré ?

Kavrila : Après les deux premiers EPs et la sortie de l’album sur Backbite/Hand Of Doom Records, nous voulions essayer quelque chose de différent avec Rituals III. Nous avons cherché d’autres labels qui avaient un line-up intéressant et une approche passionnée. Nous avons envoyé notre musique à des labels que nous aimions beaucoup.
L’un d’eux était Narshardaa.

André , l’homme derrière le label, a répondu très rapidement. Il était totalement à fond dans notre vision. Nous avons eu de longues conversations et avons eu un très bon feeling depuis le début.
Nous sommes très heureux de cette collaboration. Il est très dévoué quand il s’agit de ses sorties et nous attendons avec impatience la prochaine avec lui. Nous souhaitions juste trouver les bonnes personnes, celles qui comprennent nos idées, et sont ouverts à notre façon d’être un groupe.

Wombat Cult : Nous sommes dans des mois assez complexes, où la musique survit difficilement loin des scènes et du public.
Comment résistez-vous ? Que se passe-t-il chez Kavrila durant cette longue traversée du désert ?

Kavrila : Nous avons essayé de rester créatifs et avons continué à écrire de la musique. Nous avons également essayé de rester en contact avec nos fans et avons fait une « Distance Tape » avec notre petit projet Black Metal Alirvak.
En plus des chansons, nous avons enregistré des messages personnels pour tous ceux qui ont commandé une cassette et les ont mis sur la face B. Des trucs comme ça pour couvrir un peu les frais de fonctionnement et rester proche en ces temps distanciels, enfin vous savez.

Wombat Cult : Nous avons terminé ce premier semestre 2021, et des dizaines d’albums fascinants ont vu le jour.
Pouvez-vous revenir sur ceux qui vous ont le plus marqué ?
 

Kavrila : Bien évidemment, voici une liste de ce que nous écoutons et apprécions actuellement. Il ne s’agit pas seulement d’albums sortis en 2021.

Andreas:
Ossaert – Pelgrimsoord
Suffering Hour – The Cyclic Reckoning
Fear Factory – Aggression Continuum

Miltos:
Rotting Christ – The Heretics
New Model Army – From Here
At The Gates – The Nightmare Of Being

Daniel:
Run The Jewels – RTJ4
Honeyhoney – 3
Gary Clark Jr. – This Land

Alex: 
Eyehategod – A History Of Nomadic Behaviour
Conway The Machine – From King T A GOD
Gulch – Impenetrable Cerebral Fortress

Pour soutenir et découvrir Kavrila :



ENGLISH VERSION :

Kavrila, from Hamburg, is working since a few years in a magma at the meeting of sonic territories between Sludge, Heavy Metal, Doom, and a nobody knows what of Death Metal. After having poured out their anger on two EPs of the serie « Rituals », the band comes to end the trilogy in a chaos for the less exciting, where the bones come to crush to the rhythm of the four pieces of the EP, all more angry, frontal and without mercy.
Wombat Cult dug the Maginot Line, between two nuclear warheads and some celestial bodies to meet the formation that will bend your MM cell.

Wombat Cult: Hello Kavrila, I follow your works with interest since a few years now.
The release of this third EP, which is simply fascinating, prompted me to write to you to share a few moments with the band.
Can you enlighten us, tell us your story?

Kavrila: Hi there! Thank you for the opportunity man.
Well, we founded the band back in 2016 and created the first EP pretty spontaneously. I knew our Drummer Miltos quite some time before Kavrila got to life. Someday he showed me some demos and I absolutely loved them.
As I am a drummer as well and never sang before, I’ve thrown myself into it and RITUALS I was born a couple of months later. We waited nothing about this firt release, but the first feedback towards the band was very good and let us kept going.
Also, we had so much fun with this new band and the live shows. It was dangerous, fresh and exciting for us and still is to this day.  

« Blight », first album / Artwork by Philipp Igumnov

Wombat Cult: Since 2016, Kavrila has released 3 EPs, the Rituals trilogy, and an album called “Blight”.
Can you come back to the dissociation between the experiments of Rituals (EP trilogy) and the release of Blight (First album)? Should we see them as a continuation of the same subject, or rather as two parallel ways, doors, around Kavrila philosophy?

Kavrila: The idea of three EPs came very early. We liked the thought to write 4 to 5 songs which represents our current mood and approach to this band or use it as an actual emotional output. Not too overly intellectual, just pure emotion forged to intense music and lyrics. Also, we thought it would be great to have some musical journey at the end with all three parts told.
An album is a different animal though. Of course, more songs but also an overall theme which leads to the songs, lyrics, artwork and dramaturgy. In the end more of everything and a deeper approach of what the EPs were about. These two output options keeping us focused and hungry. 

Wombat Cult: During many conversations or article readings, the comparison with your national Mantar colleagues is made.
Although I like the band from Bremen, I find that Kavrila is going in a different direction. The classification through the name Mantar to definite the musical soundscapes who goes beyond Sludge disturbs me.

How would you qualify Kavrila in this perspective of genre classification?
Can you bring us the influences that gave birth to your singular vision of music?

Kavrila: Well, people like to compare bands and need to stuff you in genres and shit – totally normal behaviour. And of course, the Mantar classification is comprehensible to a certain point. But I think this is just a first thought and unfinished conclusion.
I agree with you that we’re going in a different direction and I’m sure most of the people who give us a spin will find out when they look into the music and everything a little deeper. Our influences come from many directions. I think our main reason for playing this music is to express certain topics which are hard to put in words. Sure, all of us are fans of heavy music and many of music’s genres in general. I’m sure these flows into our sound as well, but as I said, first and foremost we’re looking for intensity, truthfulness and energy running through four individuals with the result of being a cathartic experience.
For us and the listeners. 

Picture taken by Michael Nehrmann

Wombat Cult: Throughout the three Rituals EPs your tones have continued to evolve, the sound quality has been refined while keeping that grain, that haunting grime of the underground scene.
You are part of the bands who play on nuances and constantly work on their sounds, their approaches.
You don’t stagnate at any time and the releases are more and more beautiful.

How have you worked over the years to move from this rough approach, with the hardcore sonorities of Rituals I, until you find yourself today in a dimension more turned towards « Melodic » Death Metal?
What encounters, experiments, lights have guided you in this evolving horizon?

Kavrila: Thanks! Stagnation is death.
You have to stay interested and open to yourself and your approach to the music you play. When you just play along and try to copy some shit that’s not really from yourself as a musician, people will hear that, in my opinion. It’s not sincere.
So we try to be very honest to each other and also stay curious of what may came out of us. 

Wombat Cult: The sound quality of Rituals III is baffling, beautifully sharp.
Where did you record and under what conditions?

Kavrila: We recorded it ourself in our rehearsal room, as all three EPs and the album as well.
Miltos is the man behind the recordings and mixing. He evolved through the years as well and again did a great job. When it comes to sound, songs or lyrics everybody is involved and every opinion counts. We all have a pretty clear vision and feel of how this band should sound like at the moment we record or write.
At the same time we try things out and keep ourselves adventurous. 

Wombat Cult: The themes you dig with Kavrila seem to gravitate towards the end of civilisations, the collapse of humanity as we know it beyond wars and time, at the heart of a total nihilistic dimension.

Can you enlighten us on the process of writing texts, but also around the message you want to deliver?

Kavrila: There’s not really a message behind it, more telling a story than preaching some knowledge with a waving finger. The lyrics are very personal most of the time but also leaving a certain space for your own interpretations.
For me it’s hard to write about made up stuff. It has to be something I came around in life or observe somewhere. Our bass player Daniel is helping a lot throughout the writing and finalisation process to find the right tonality and words for what I want to deliver. He is a native speaker and also can relate to a lot of stuff that goes on in my mind. 

Wombat Cult: The three artworks of the Rituals trilogy were done by Philipp Igumnov. They are both frightening and haunting.
We cross from one EP to another across time, history, beliefs but also the invisible way between life and death.
A passage around the esoteric in-between worlds which is juxtaposed with the real one and the beyond, in a chaotic and hopeless landscape.

How was the drawing sessions of these artworks have been organised?
According to what procedures?
Guide us in the symbolic reading of your visuals.

Kavrila: Your questions are reviews at the same time man, awesome.
As we finished Rituals I, I looked for a fitting cover artwork on the internet and stumbled over the works from Philipp Igumnov. They totally blew us away from the beginning. They have a certain darkness and beauty at the same time. His collages are something I never saw before. Just dark magic turned into graphics and somehow perfectly fitting to our music.
The overall vibe just nails it and supports the music perfectly. The particular piece for the first EP literally jumped in our face so I just asked him if we could use it. I send him the music, he liked it and just gave us the permission.
It was pretty much the same with the second and third one. We wanted him for all three EPs to draw a red line artwork wise as well.

The symbolic reading is something the people should do for themselves, we don’t want to give too many guidelines and let the music and visuals speak for itself. 

Wombat Cult: Rituals III has just been released on Nashardaa Records. The label is starting to appear everywhere with eclectic releases such as Durga, Codeia, Toundra and Respire.

How did your way with this new label go? How did you meet them?

Kavrila: After the first two EPs and the album came out on Backbite/Hand Of Doom Records we wanted to try out something different with Rituals III and looked for some other labels who had an interesting roster and a passionate approach. So we send the music to some labels we liked personally a lot. One of them was Narshardaa. 

André , the man behind it responded very quickly and was totally into it. So we had longer conversations and had a very good feeling since the beginning.  We are very happy with the collaboration. He’s very dedicated when it comes to his releases and we’re looking forward to the next one with him. You just want the right people in your team.
Those who understand your ideas ,approach to music, releasing and are open to your way of being a band. 

Wombat Cult: We are in fairly complex months, where the music hardly resists far from the stages and the public.

How do you resist? What happens to Kavrila during this long journey through the desert?

Kavrila: We tried to stay creative and kept writing music. Also we tried to stay in touch with our fans and did a „Distance Tape“ with our little Black Metal project Alirvak. On top of the songs we recorded personal messages for everyone who ordered a tape and put them on the B-Side. Stuff like that to cover the running costs a little and stay close in these distant times you know. 

Wombat Cult: We have completed this first half of 2021, and dozens of fascinating albums have emerged.
Can you come back to the ones that left their mark on you?

Kavrila: Sure thing, here’s a list of what we love and listened to recently. Not all was released 2021 by the way. 

Andreas:
Ossaert – Pelgrimsoord
Suffering Hour – The Cyclic Reckoning
Fear Factory – Aggression Continuum

Miltos:
Rotting Christ – The Heretics
New Model Army – From Here
At The Gates – The Nightmare Of Being

Daniel:
Run The Jewels – RTJ4
Honeyhoney – 3
Gary Clark Jr. – This Land

Alex: 
Eyehategod – A History Of Nomadic Behaviour
Conway The Machine – From King T A GOD
Gulch – Impenetrable Cerebral Fortress

To discover and support Kavrila:

Wombat Interview #11 -Starmonger

The English version is available just after the French one.


Version Française :

Amateurs de Retro Sci / Fi, Pulp Stories, d’ondulations de Fuzz et d’explorations DIY, le groupe de Stoner français Starmonger est venu au coeur du terrier de Wombat Cult pour parler de Revelations, leur premier album mais aussi présenter un groupe qui travaille depuis 5 ans à construire une mythologie et un paysage sonore à la fois intrigant et singulier.

Wombat Cult: Pouvez-vous nous présenter Starmonger dans les grandes lignes à travers votre histoire et l’identité actuelle que vous avez réussi à forger autour du groupe ?

Starmonger a été créé en 2015 par Arthur et Steve, et a été rejoint par Seb en 2017 à la batterie. On aime les riffs fuzzy très lourds à la croisée des mondes du stoner, desert-rock et doom, autour de thèmes ancrés dans le fantastique et la SF retro/pulp, souvent un peu décalés, kitschs ou teintés d’humour, en y mélangeant un peu d’occulte et d’onirisme.

Wombat Cult: Revelations, votre premier album vient tout juste de sortir. Pourtant vous n’en êtes pas à votre coup d’essai avec déjà quatre EPs dans votre besace, en cinq ans. Un premier album qui reprend de manière intégrale vos compositions passées. Comment s’est organisée cette sortie ?

C’est un projet de longue date qui se concrétise, un peu comme la fin du “chapitre 1” du groupe. Distiller nos morceaux au fur et à mesure à travers nos EPs nous a permis de nous faire découvrir un peu, de commencer à faire des concerts, travailler notre identité sonore… C’était important pour nous de réunir tout ce travail dans un album, en montrant que ça forme un tout cohérent.
Pour accompagner la sortie, on s’est dit que l’occasion était trop belle pour ne pas concrétiser un autre projet : un clip pastiche de film d’horreur pulp pour le titre “Rise of the Fishlords”. Deux jours de tournage épiques en juillet, et un résultat dont on est très fiers, grâce à Seb, notre batteur, réalisateur de métier !

Pour la sortie en elle-même, on a eu la grande chance d’avoir le clip présenté en avant-première chez “The Obelisk”, qui nous suit depuis notre précédent clip (“Dark and Gloomy”). Puis quelques jours après la sortie, l’album faisait partie des “Doom Charts” de Novembre, et plusieurs chroniqueurs, podcasts parlaient de nous de manière très positive…
On est plutôt satisfaits, car c’est une sortie dans des conditions difficiles : vu la situation sanitaire, pas de concerts pour faire de promo, se faire un peu plus connaître et vendre quelques albums.
C’est très difficile pour un nouveau groupe inconnu (et sans label !) de sortir du lot en utilisant exclusivement Internet.

Wombat Cult: Certains de vos morceaux datent déjà d’il y a cinq ans, quelle est la sensation et le sentiment, pour vous, de revenir sur les morceaux genèses du groupe afin de les ancrer de nouveau dans la temporalité présente ?

“Wanderer” et “Tell Me” sont des morceaux dont on est vraiment fiers, qui ont été respectivement l’ouverture et le final de tous nos concerts jusqu’à présent, et on s’éclate toujours autant à les jouer. Ce sont nos morceaux les plus bruts et directs, et ça fait plaisir de pouvoir les mettre à nouveau en avant ! C’est avec eux qu’on a commencé à forger notre identité sonore, et malgré notre évolution depuis, ils sont toujours très cohérents avec le reste de notre travail.
On pourrait dire que la boucle est bouclée, et ce de manière tout à fait naturelle.

Wombat Cult: Le son sur Revelations est vraiment solide, offrant une stature robuste et directe à vos morceaux.
Comment a fonctionné le travail autour du remix des Eps et de l’enregistrement de certains segments pour délivrer cet album ?
Où avez-vous travaillé et dans quelles conditions, au cours de cette année 2020 quelque peu singulière ?

Tout d’abord merci pour le compliment ! C’est Arthur (guitares) qui s’est occupé des enregistrements et mixages des différents EPs, ainsi que de remettre tout en ordre et à un niveau de production plus uniforme pour l’album, entièrement en home-studio. Pour l’album “Revelations” on est restés dans une démarche 100% “do it yourself”.

A l’origine, c’était un peu comme tous les groupes qui démarrent, on faisait ça dans une optique de débrouille, de réduction des coûts, et aussi d’apprentissage (en amateur !) des techniques autour du son, du mixage, de la production de manière générale. Notre processus d’écriture/enregistrement est du coup très artisanal. A l’exception du chant enregistré en studio de répétition, tout est fait à la maison : guitares, basse et batterie. On a l’immense chance de vivre à une époque où les outils de MAO, de simulation d’instruments, sont à la fois d’une qualité bluffante et plus accessibles que jamais. Du coup, pas de SM57 sur un baffle 2×12 poussé à fond par un ampli 100W, pas d’assemblage de 12 micros autour de la batterie, pas de matos vintage (à part les pédales d’effet) : on a fait le choix d’aller jusqu’au bout avec des simulations d’ampli et une batterie électronique.

C’est moins sexy bien sûr, mais en contrepartie, ça nous a offert une grande flexibilité pour faire des ajustements de dernière minute. Quand on a décidé d’enfin tout compiler dans un album, il fallait tout remettre à niveau, et refaire certaines parties, notamment niveau batterie, car Seb ne jouait pas certains morceaux de la même manière que nos anciens batteurs. Pour les autres instrus, on avait accès aux prises directes depuis le début, donc c’était surtout une histoire de re-amping (via des nouveaux fuzz et phasers physiques + amplis virtuels), et de refaire les prises qu’on ne trouvait plus satisfaisantes. Et enfin, un gros boulot de remixage général, avec de précieux conseils de Pierre Etchandy, qui travaille avec Mars Red Sky ! Une sacré chance encore une fois.

Tout le son était fini avant Mars 2020, donc nous n’avons pas souffert des problèmes de confinement, fermetures et annulations (en tout cas pas pour cet aspect), mais je peux tout à fait imaginer qu’on aurait pu tout enregistrer/mixer chacun enfermé chez soi. A l’exception de certaines choses plus compliquées comme le chant, mais on peut trouver des solutions créatives comme hurler dans sa cave !

Au final c’est un processus enrichissant, très flexible… mais aussi très chronophage, avec un investissement personnel important.
On ne remplace pas aussi facilement le savoir-faire d’un ingénieur son.

Wombat Cult: Chez Starmonger on retrouve de nombreuses architectures de riffs connus, il n’y a pas nécessairement la volonté d’ouvrir de nouveaux champs, mais plutôt offrir une expérience de partage assez jouissive pour tous les amateurs de Fuzz. Pourtant on ressent énormément d’influences dans vos compositions, un mélange de saveurs autour de la scène Stoner/Doom et ses horizons plus ou moins lointains qui vous donnent une identité qui vous est propre.
Quelles sont ces senteurs, influences qui ont permis de définir votre identité sonore ?

C’est assez varié ! Je pense que le groupe qui nous a le plus influencés, voire donné envie de nous lancer là dedans, c’est incontestablement Truckfighters. L’amour de la Big Muff poussée à fond, de la production “in your face”, un desert rock modernisé… Ça se retrouve pas mal chez nous.

On peut aussi citer Red Fang, Fu Manchu ou Kadavar. Tous ces groupes vont puiser dans les 60s et 70s, mais ont ajouté une patte moderne, et c’est un peu ce que l’on cherche à faire. A côté de ça, même si on adore la scène stoner/desert/etc, on voit aussi beaucoup d’uniformisation et de recettes entendues 100 fois. C’est pas forcément un problème, certains le font très bien ! Mais on voulait proposer quelque chose d’un peu plus varié, sans révolutionner le genre car on n’a pas cette prétention.
On essaie d’intégrer des éléments à la fois plus prog et plus “viscéraux”, en puisant chez Baroness, Mastodon ou Kylesa.

Wombat Cult: Dans votre biographie vous expliquez brièvement votre propos entre divination et cinéma drive-in. Les titres font régulièrement référence à cette culture à cheval entre les années 50/60, à une époque où le cinéma indépendant américain était au cœur des fantasmes fiévreux de tout un chacun.
Pouvez-vous nous guider dans ces univers qui attirent, plaisent, mais sont trop peu représentés avec un amour certain, et placer Starmonger au centre de cette mythologie ?
PS: En espérant un jour voir un de vos titres inspiré par Invasion Of The Saucer Man ou encore un album concept autour de Roger Corman.

Avant que Seb nous rejoigne, en plus des thèmes assez classiques autour de l’occulte, la divination, et autres, le groupe évoluait déjà dans un univers assez cinématographique et “pulp” : Wanderer et son prophète désabusé dans le désert, Dark and Gloomy et son ambiance de slasher, Rust est une référence directe au monde de Mad Max…

Depuis l’arrivée de Seb, on a passé la seconde, car c’est un imaginaire qui lui tient à cœur. “Rise of the Fishlords” par exemple : à l’origine, le nom est une simple blague sortie de nulle part, avec en tête l’image de cette attaque de monstres marins un peu cheap. Le texte a suivi, parlant de l’apocalypse climatique entraînant l’invasion des créatures marines. Et puis tout s’est emballé, avec Seb qui nous a proposé de pousser le délire le plus loin possible, avec un clip en référence à “La Créature du Lagon Noir” et aux films de la même époque, à l’imagination et la créativité débordantes, mais aux moyens limités.

Ces premiers romans de SF, ces films fantastiques ou horrifiques qu’on trouve aujourd’hui aussi kitschs que cultes, c’est une mine d’or pour l’inspiration, ça déchaîne l’imagination ! C’est assez intéressant de regarder ça depuis aujourd’hui, où les productions artistiques et culturelles “fantastiques/SF” sont souvent calibrées et surproduites, mais où il manque une petite étincelle de folie et de “do it yourself”.

Wombat Cult: Le visuel entre vos EPs et votre album a complètement changé, dans une voie particulièrement qualitative, tout comme pour vos morceaux qui ne cessent de résonner de part et d’autre dans ma boîte crânienne.
Comment s’est décidé ce changement visuel artistique, qui avouons-le est une vraie réussite, comment s’est-il organisé ?

Pour les EPs, c’était encore une fois du DIY intégral : l’important c’était de rendre nos morceaux disponibles à l’écoute. On a bricolé des images en restant dans le thème pour accompagner les sorties… Mais l’idée de l’artwork était présente depuis longtemps, notamment pour Steve qui avait commencé le concept.

Après avoir finalisé les morceaux pour l’album, on a demandé à Jo Riou (https://www.instagram.com/jo_riou/) de nous faire un visuel.
On s’est croisés de nombreuses fois à l’occasion de concerts stoner à Paris, et ses travaux de posters et covers entre art “psychédélique” 70’s et Art Nouveau collaient bien avec ce qu’on avait en tête !

Wombat Cult: L’année 2020 touche à sa fin, douze mois que nous avons trouvé chargé en excellentes surprises musicales chez Wombat Cult. Quels sont vos albums incontournables de l’année, où le grand enfermement aura au moins permis de se plonger des heures durant au cœur d’une multitude de propositions musicales ?

Un de nos coups de coeur de l’année, c’est UMMON de Slift. Un chef d’oeuvre de heavy psych ! Le dernier King Buffalo, “Dead Star”, nous a aussi beaucoup fait partir dans l’espace…On peut aussi citer le dernier Forming the Void, “Reverie”, qui pousse leur maîtrise de son lourd et du groove toujours plus loin; “Question Mark” de Enigma Experience, nouvelle formation du guitariste de Truckfighters. Et enfin les “Isolation Tapes” de Kadavar, album bien plus expérimental que leurs précédents. Ce dernier nous a touché dans sa démarche intime et introspective et sa prise de risque, son pas de côté, dans une période où on perd nos repères et où il est difficile de se projeter loin dans l’avenir.

Et pour revenir en France, ça a été l’occasion de découvrir les nouveaux albums de Qilin, avec qui on a déjà partagé une scène, et de Occult Hand Order et Karkara. Des groupes talentueux à découvrir !

Wombat Cult: Enfin, 2021 est à nos portes, quel serait votre souhait pour Starmonger ?

2020 a été une année particulière pour tout le monde, et Starmonger ne déroge pas à la règle… Il y a de très importants changements pour nous, avec le départ de Steve et son remplacement à la basse et au chant… Ces derniers mois ont donc été pour nous l’occasion de clore un chapitre en beauté, avec la sortie de Revelations et du clip de Rise of the Fishlords, mais aussi de commencer à métamorphoser le groupe et à travailler sur de nouvelles compos et une nouvelle alchimie. Ça a été (et c’est toujours) une gigantesque transition pour nous.

Pour 2021, d’abord il nous faut vous présenter cette évolution ! Ça arrivera en début d’année avec un peu de communication. Pour la suite, on travaille sur nos nouvelles compos. On verra sous quelle forme il sera plus judicieux de sortir ça, mais en tout cas se frotter à l’enregistrement studio cette fois. L’idéal serait de pouvoir refaire de la scène, on trépigne à l’idée de présenter les nouveaux morceaux !

Selon la situation sanitaire, on s’adaptera, peut être avec quelques vidéos en studio, livestreams, etc…Et de manière plus générale, sans parler spécifiquement de nous, on croise très fort les doigts pour un retour progressif à la normal côté concerts et festivals, car cette scène stoner/doom est tout de même très underground, et ne vit que par l’énergie de gens vraiment passionnés : artistes, organisateurs, fans, etc.

Pour découvrir et soutenir Starmonger :


English Version:

Lovers of Retro Sci/Fi, Pulp Stories, Fuzz ondulations et DIY explorations, the french Stoner band Starmonger is came to the Wombat Burrow to speak about Revelations, their new and first album but also present a band that work since 5 years to build a singular and interesting mythological soundscape.

Wombat Cult: Can you give us an overview of Starmonger through your history and the current identity that you have managed to forge around the band?

Starmonger was created in 2015 by Arthur and Steve, and was joined by Seb in 2017 on drums. We like very heavy fuzzy riffs at the crossroads of the worlds of stoner, desert-rock and doom, around themes rooted in fantasy and retro or pulp SF, often a little offbeat, kitsch or tinged with humor, mixing them together with a little bit of occult and dreamlike.

Wombat Cult: Revelations, your first album has just been released. However, you are not at your first attempt with already four EPs in your bag, in five years. A first album which takes your past compositions in full. How was this outing organized?

It’s a long-standing project coming to fruition, much like the end of “Chapter 1” of the band. Distilling our songs as and when in EPs allowed us to make ourselves discover a little, to start doing concerts, to work on our sound identity …

It was important for us to bring all this work together in an album, by showing that it forms a coherent whole. To accompany the release, we said to ourselves that the opportunity was too good not to realize another project: a pastiche pulp horror film clip for the title “Rise of the Fishlords” .

Two epic days of filming in July, and a result of which we are very proud, thanks to Seb, our drummer, director by profession! For the release itself, we were very lucky to have the clip presented in advance -first on “The Obelisk”, which follows us since our previous music video (“Dark and Gloomy”). And a few days after the release, the album was part of the “Doom Charts” in November, and several columnists and podcast were talking about us in a very positive way…

We are rather satisfied, because it is a release in difficult conditions: given the sanitary situation, no concerts to promote, make ourselves a little better known and sell a few albums. It’s very difficult for a new, unknown (and unlabeled!) Band to stand out from the crowd using the internet exclusively.

Starmonger shot by Pierre-Emmanuel Leydet

Wombat Cult: Some of your songs are already five years old, what is the feeling and the feeling of going back to the original songs of the band in order to anchor them again in the present temporality?

“Wanderer” and “Tell Me” are songs we’re really proud of, which have been respectively the opening and the ending of all our concerts so far, and we still have so much fun playing them. the most raw and direct pieces, and it’s nice to be able to put them forward again! It was with them that we started to forge our sound identity, and despite our evolution since then, they are still very consistent with the rest of our work. You could say that the circle has come full circle, and in a completely natural way.

Wombat Cult : The sound on Revelations is really solid, providing a robust and straightforward stature to your tracks.
How did the work around the Eps remix and the recording of certain segments work to deliver this album?
Where did you work and under what conditions, during this somewhat unique year 2020?

First of all, thank you for the compliment!
It was Arthur (guitars) who took care of the recordings and mixes of the various EPs, but also to put everything in order and to a more uniform production level for the album, entirely in the home studio. For the album “Revelations”, we stayed in a 100% “do it yourself” approach.

Originally, it was a bit like all bands that start, we did that with a view to resourcefulness, cost reduction, and also learning (as an amateur!) techniques around sound, mixing, of production in general. Our writing / recording process is therefore very artisanal. With the exception of the vocals recorded in the rehearsal studio, everything is done at home: guitars, bass and drums. We are extremely fortunate to live in an era where computer music and instrument simulation tools are both of bluffing quality and more accessible than ever. Suddenly, no SM57 on a 2×12 cabinet pushed to the limit by a 100W amp, no assembly of 12 microphones around the battery, no vintage gear (apart from the effects pedals): we made the choice of  » go all the way with amp simulations and electronic drums. It’s less sexy of course, but on the other hand, it gave us a lot of flexibility to make last-minute adjustments.

When we decided to finally compile everything into an album, we had to upgrade everything, and rework some parts, especially drums, because Seb did not play some songs in the same way as our old drummers. For the other instrumentals, we had access to direct takes from the start, so it was mostly a story of re-amping (via new fuzz and physical phasers + virtual amps), and redoing the takes that we no longer found satisfactory.
Finally, a big job of general remixing, with precious advice from Pierre Etchandy, who works with Mars Red Sky! Good Luck Again!

All sound was over before March 2020, so we didn’t suffer from the containment, shutdowns and cancellations issues (at least not for that aspect), but I can fully imagine that we could have recorded/mixed everything each locked at home. Except for some more complicated things like singing, but you can find creative solutions like howling in your cellar!
In the end it’s a rewarding process, very flexible … but also very time-consuming, with a significant personal investment. You can’t replace the know-how of a sound engineer so easily.

Wombat Cult : With Starmonger we find many well-known riff architectures, there is not necessarily the desire to open up new fields, but rather to offer a quite enjoyable sharing experience for all Fuzz lovers. Yet we feel a lot of influences in your compositions, a mixture of flavors around the Stoner / Doom scene and its more or less distant horizons which give you an identity that is unique to you.
What are these scents, influences that helped define your sound identity?

It’s quite varied! I think the band that has influenced us the most, if not made us want to get into this, is undoubtedly Truckfighters. The love of the Big Muff pushed to the limit, of the production « in your face », a modernized desert rock… It is not bad with us.

We can also mention Red Fang, Fu Manchu or Kadavar. All these bands are going to draw from the 60s and 70s, but have added a modern touch, and that’s kind of what we’re looking to do. Beside that, even if we love the stoner / desert / etc scene, we also see a lot of standardization and recipes heard 100 times. This is not necessarily a problem, some do it very well!
But we wanted to offer something a little more varied, without revolutionizing the genre because we don’t have that pretension. We try to integrate elements that are both more prog and more “visceral”, drawing on Baroness, Mastodon or Kylesa.

Wombat Cult: In your biography you briefly explain your vision between divination and drive-in cinema. The titles regularly refer to this culture straddling the 50s and 60s, at a time when independent American cinema was at the heart of everyone’s feverish fantasies. Can you guide us in these universes that attract, please, but are too little represented with a certain love, and place Starmonger at the center of this mythology?
PS: Hoping one day to see one of your songs inspired by Invasion Of The Saucer Man or a concept album around Roger Corman.

Before Seb joins us, in addition to fairly classic themes around the occult, divination, etc. the band was already evolving in a rather cinematographic and “pulp” universe: Wanderer and his disillusioned prophet in the desert, Dark and Gloomy and his slasher atmosphere, Rust is a direct reference to the world of Mad Max…

Since the arrival of Seb, we skipped the second, because it is an imagination that is close to his heart. “Rise of the Fishlords” for example: originally, the name was a simple joke that came out of nowhere, with the image of this attack of sea monsters a little cheap.
Text followed, talking about the climate apocalypse leading to the invasion of sea creatures. And then everything was packed, with Seb who suggested that we push the delirium as far as possible, with a clip in reference to “The Creature From The Black Lagoon” and to films of the same period, to the imagination and the Overflowing creativity, but with limited means.

These first sci-fi novels, these fantastic or horrific films that we find today as kitsch as they are cult, are a gold mine for inspiration, it unleashes the imagination! It’s quite interesting to watch this from today, where “fantasy / sci-fi” artistic and cultural productions are often calibrated and overproduced, but lack a little sparkle of craziness and “do it yourself”.

Wombat Cult: The visual between your EPs and your album has completely changed, in a particularly qualitative way, just like for your songs which keep resounding on both sides in my head box. How was this artistic visual change decided, which let’s face it is a real success, how was it organized?

For the EPs, it was once again full DIY: the important thing was to make our songs available to listen to. We tinkered with images while remaining in the theme to accompany the releases…
But the idea of ​​the artwork had been present for a long time, especially for Steve who had started the concept. After finalizing the songs for the album, we asked to Jo Riou (https://www.instagram.com/jo_riou/) to make us a visual.
We bumped into each other many times at Stoner concerts in Paris, and his poster and cover works between 70’s “psychedelic” art and Art Nouveau fit well with what we had in mind!

Wombat Cult: The year 2020 has ended, twelve months loaded with excellent musical surprises. What are your essential albums of the year, where the great confinement will at least have allowed you to immerse yourself for hours in the heart of a multitude of musical proposals?

One of our favorites of the year is Slift’s UMMON. A heavy psych masterpiece! The last King Buffalo, « Dead Star », also made us go to space a lot… We can also quote the last Forming the Void, « Reverie », which pushes their mastery of heavy sound and groove even further; “Question Mark” by Enigma Experience, a new adventurewith the Truckfighters guitarist. And finally Kadavar’s “Isolation Tapes”, album much more experimental than their previous ones. The latter touched us in his intimate and introspective approach and his risk-taking, his step aside, in a period when we lose our bearings and where it is difficult to project far into the future.
And to return to France, it was the opportunity to discover the new albums of Qilin with whom we have already shared a scene, and of course Occult Hand Order and Karkara. Talented bands to discover!

Wombat Cult: Finally, 2021 is here, what would be your wish for Starmonger?

2020 has been a special year for everyone, and Starmonger is no exception to the rule… There are some very important changes for us, with the departure of Steve and his replacement on bass and vocals…
The last few months have therefore was for us the opportunity to close a chapter in style, with the release of Revelations and the clip for Rise of the Fishlords, but also to start to transform the band and to work on new songs with a new chemistry. It has been (and still is) a gigantic transition for us.

For 2021, first we must present this evolution to you! It will happen at the beginning of the year with a little communication. Then, we are working on our new songs. We’ll see in what form it makes more sense to release this, but in any case dabble in studio recording this time. The ideal would be to be able to refind the stage, we are rushing to present the new songs!
Depending on the health situation, we will adapt, perhaps with a few videos in the studio, livestreams, etc … And more generally, without specifically talking about us, we are crossing our fingers very strongly for a gradual return to normal on the concert side and festivals, because this stoner / doom scene is still very underground, and only lives by the energy of really passionate people: artists, organizers, fans, etc.

To Discover and support Starmonger:

Wombat Cult Selection/ An image of 2020 in 30 albums

Au cours d’une année 2020 marquée par le chaos qu’il soit sanitaire, économique et social, qu’il n’est en rien utile de rappeler, car connue de tous, il est parfois bon de revenir sur des mois certes éloignés de la scène, de l’attraction sonore, vibratoire, parfois abrupte, brusque tout comme contemplative, émotionnelle ou tout simplement effrayante et euphorisante, en se souvenant d’un année 2020 d’une richesse musicale inouïe.
Loin du sentier difficile mais fascinant des tournées, de l’excitation de la foule qui éructe, s’émerveille, les artistes de tous horizons n’ont cessé de créer, penser leur musique.
Une année intermède qui aura permis à de nombreuses formations de se lancer telles que Las Historias, Plague Organ, Jointhugger, Moonstone, Malsten, Spiralpark, Pilori, Hadewijch ou encore Cavalerie.
Une année qui aura su révéler de nouvelles sonorités permettant la rencontre d’artistes de divers horizons qu’il s’agisse de Thou et Emma Ruth Rundle à Full Of Hell et Health, en passant par Bell Witch et Aerial Ruin, les frontières, barrières classificatoires, n’ont cessé de se mouvoir pour laisser apparaître un avenir aux sonorités nouvelles, qui espérons le saura raisonner/résonner au cœur de l’actualité mondiale, pour ouvrir des voies de vies alternatives à la rencontre de nos proches qu’il s’agisse de l’humain comme de la nature et ses mille merveilles.
Une année qui, enfin, aura su voir des artistes s’approprier l’atmosphère des mois qui se sont succédés pour changer, développer leurs paroles artistiques et se révéler marqueurs temporels, témoins de l’histoire comme Kadavar avec The Isolation Tapes ou encore l’extraordinaire proposition de GOLD avec leur compilation Recession refermant le diamant brut The Isolation Sessions.
Au-delà de ces sorties, artistes, qui nous ont permis de tenir en tant que gardien essentiel de nos âmes, de nos réflexions, nous souhaiterions revenir sur cette année au dessein quelque peu particulier avec une image, celle de trente albums qui ont su nous porter, nous supporter.
Bonne lecture à tous, et prenez soin les uns des autres, nous en avons tant besoin.


During a year 2020 marked by chaos, whether health, economic and social, that it is in no way useful to recall, because known to all, it is sometimes good to look back on months certainly distant from the scene, of sound, vibratory, sometimes abrupt, abrupt as well as contemplative, emotional or simply frightening and euphoric attraction, remembering a year 2020 of incredible musical richness.
Far from the difficult but fascinating path of the tours, from the excitement of the crowd which belches, marvels, artists from all horizons have never stopped creating, thinking their music.
An interlude year which has allowed many formations to get started such as Las Historias, Plague Organ, Jointhugger, Moonstone, Malsten, Spiralpark, Pillory, Hadewijch or even Cavalry.
A year that will have revealed new sounds allowing the meeting of artists from various horizons, from Thou and Emma Ruth Rundle to Full Of Hell and Health, including Bell Witch and Aerial Ruin, borders, barriers classificatory, have never ceased to move to reveal a future with new sounds, which we hope will know how to reason / resonate at the heart of world news, to open up alternative ways of life to meet our loved ones, of humans as of nature and its thousand wonders.
A year which, finally, will have seen artists appropriate the atmosphere of the months which have followed one another to change, develop their artistic words and prove to be temporal markers, witnesses of history such as Kadavar with The Isolation Tapes or the extraordinary proposal from GOLD with their compilation Recession closing the rough diamond The Isolation Sessions.
Beyond these releases, artists, who have allowed us to hold as an essential guardian of our souls, of our reflections, we would like to come back to this year with a somewhat particular purpose with an image, that of thirty albums that have known carry us, support us.
Happy reading everyone, and take care of each other, we need it so much.

30. Spectral Lore & Mare Cognitum – « Wanderers: Astrology Of The Nine »
Entropic Recordings & I, Voidhanger Records
Divinatory Black Metal

Cover painting by Elijah Tamu of Ikonostasis Art. Design by Francesco Gemelli.

L’année 2020 avait commencé sous des auspices d’une beauté infinie avec cette collaboration aux allures de mirage, parcours astral composé et assemblé d’une main de maître par deux artistes qui ne cessent de révolutionner les limites du Black Metal à grand renfort d’un paysage ambient, expérimental, atmosphérique et contemplatif.
Au coeur de cette association, les deux entités ont façonné, modelé, leurs sons par le biais d’un voyage stellaire, divinatoire et ésotérique, symbolisant chaque morceau, mondes indépendants les uns des autres, par des planètes.
D’un Black Metal traditionnel en passant par des variations Harsh, Ambient, Acoustique ou parfois même Drone, Mare Cognitum et Spectral Lore démontrent tout leurs potentiels en frôlant parfois une articulation sous forme de catalogue des possibilités, sans pour autant chuter dans ce piège démonstratif, gardant toujours une ampleur d’une impressionnante vertu.
Un voyage qui encore un an après sa sortie ne cesse de résonner dans l’esprit de ceux s’y étant frottés.

Pour découvrir et soutenir :

The year 2020 began under the auspices of infinite beauty with this collaboration that looks like a mirage, an astral journey masterfully composed and assembled by two artists who are constantly revolutionizing the limits of Black Metal with some ambient, experimental, atmospheric and contemplative soundscapes.
At the heart of this association, the two entities have shaped, modeled, their sounds through a stellar, divinatory and esoteric exploration, symbolizing each piece, worlds independent of each other, by planets.
From a traditional Black Metal passing through Harsh, Ambient, Acoustic or sometimes even Drone modulations, Mare Cognitum and Spectral Lore demonstrate all their potentials, sometimes touching an articulation in the form of a catalog of possibilities, without falling into this demonstrative trap , always keeping a mastering of impressive virtue.
A journey that still a year after its release continues to resonate in the minds of those who have encountered it.

To Discover and Support :

29. Old Man Gloom – « Seminar VIII : Light Of Meaning » & « Seminar IX : Darkness Of Being »
Profound Lore Records
(Schizophrenic Sludgy-Noise/Doom)

Artwork and design by A. Turner

Old Man Gloom est de retour 6 ans après son double album « The Ape Of God I » et « The Ape Of God II », avec de nouveau une oeuvre bicéphale se présentant de la manière suivante « Seminar VIII : Light Of Meaning » et « Seminar IX : Darkness Of Being ».
Notre platine a eu l’immense honneur de faire tourner ce diptyque, durant plusieurs jours, plongeant la salle d’écoute dans le chaos le plus total. Old Man Gloom réussit de nouveau à déconstruire la scène underground dans toutes ses extrémités, pour nous proposer une oeuvre abstraite mêlant musique expérimentale à tendance Noise, Sludge et Post-Doom.
Une chute au cœur d’une oeuvre schizoïde dont nous ne ressortons pas indemne.

Pour Découvrir et Soutenir :

Old Man Gloom is back 6 years after his double album « The Ape Of God I » and « The Ape Of God II », with again a double trip looking like « Seminar VIII: Light Of Meaning » and  » Seminar IX: Darkness Of Being « .
Our turntable had the immense honor of spinning this diptych, for several days, plunging the listening room into the most total chaos. Old Man Gloom once again succeeds in deconstructing the underground scene in all its extremities, to offer us an abstract work mixing experimental music with a Noise influence, Sludge and Post-Doom.
A fall at the heart of a schizoid work from which we do not come out unscathed.

To Discover and Support:

28. Boris/ Merzbow – « 2R0I2P0 »
Relapse Records
(Noise and Doom Japanese Legendary Mixture)

La surprise de clôture de l’année 2020 réside en cette nouvelle collaboration entre Boris et Merzbow.
Après l’incontournable Gensho, sorti en 2016, l’association la plus bruyante et expérimentale de la scène internationale revient pour continuer à explorer les prismes sonores les plus singuliers entre l’inspiration Doom Experimental de Boris et la Noise insidieuse de Merzbow, on ne pouvait que frissonner à l’idée de sombrer de nouveau dans ce paysage sonore à la couleur unique et fascinante tant elle paraît imaginaire, forgée dans la matière même qui forge nos rêves mais aussi nos cauchemars les plus intimes.
Avec « 2R0I2P0 », anagramme pour RIP 2020, Boris et Merzbow nous proposent de tirer le rideau sur cette année tortueuse, lui conférant la saveur des songes.

Pour Découvrir et Soutenir :

The closing surprise of 2020, lives in this new collaboration between Boris and Merzbow.
After the unmissable Gensho, released in 2016, the noisiest and most experimental association on the international scene returns to continue exploring the most singular sound prisms between Boris’s Doom Experimental inspiration and Merzbow’s Insidious Noise, we could only shudder at the idea of ​​sinking again into this soundscape with a unique and fascinating color, it seems so imaginary, forged in the very material that forges our dreams but also our most intimate nightmares.
With « 2R0I2P0 », anagram for RIP 2020, Boris and Merzbow invite us to draw the curtain on this tortuous year, giving it the flavor of dreams.

To Discover And Support:

27. Bismarck – « Oneiromancer »
Apollon Records
(Norwegian Battle Doom)

Artwork by Vaderetro

Vous êtes du genre à chercher l’oeuvre la plus monolithique de l’année ?! Ne cherchez plus, le nouvel album de Bismarck se charge de vous.
Démarrant sur une introductions aux sonorités orientales, l’oeuvre que propose Bismarck est d’une efficacité sans pareil , une machine robuste qui pourtant réussit à atteindre des sommets en matière d’élévation de par ses lignes de chants. En matière de Battle Doom, le groupe ouvre de nouvelles portes que l’on n’aurait pas soupçonné et qui pourtant révèlent un groupe qui a tout des plus grands.

Pour découvrir et soutenir :

Are you the type looking for the most monolithic work of the year ?! Look no further, Bismarck’s new album takes care of you.
Starting with an introduction to oriental tones, the work offered by Bismarck is unparalleled in efficiency, a robust machine which nevertheless succeeds in reaching new heights in terms of elevation. In terms of Battle Doom, the band opens new doors that we would not have suspected and which nevertheless reveal a band that has everything of the greatest.

To Discover and Support:

26. Pixie Ninja – « Colours Out Of Space »
Apollon Records
(Lovecraftian Landscape Infused in Progressive Rock Magma)

Cover by Henning Lindahl

Au-delà des habituelles formations norvégiennes tournées vers les landes du Black Metal ou bien les plaines de la scène Stoner /Doom, la Norvège recèle mille et un trésors en matière de créativité musicale et c’est ce que vient nous démontrer Pixie Ninja avec son deuxième album.
Colours Out Of Space mêle toutes les nuances qui font du Rock cette entité crépusculaire indomptable et surprenante, amenant de manière progressive l’auditeur au cœur d’une image sonore intense à la lisière entre imaginaire littéraire et cinématographique où Pixie Ninja semble exceller à chaque tournant de leurs morceaux, mondes à part entière.

Pour Découvrir et Soutenir Pixie Ninja :

Beyond the usual Norwegian formations turned towards the moors of Black Metal or the plains of the Stoner / Doom scene, Norway conceals a thousand and one treasures in terms of musical creativity and this is what Pixie Ninje demonstrates to us with its second album.
Colors Out Of Space mixes all the nuances that make Rock this indomitable and surprising twilight entity, gradually bringing the listener to the heart of an intense sound image on the border between literary and cinematographic imaginary where Pixie Ninja seems to excel at every turn of their pieces, worlds in their own right.

To Discover and Support Pixie Ninja:

25. CB3 – « Aeons »
Instrumental Stoner and Doom Variations

Jeune formation venant tout droit de Malmö en Suède, CB3 semble matriser toutes les paternes de la scène Stoner/Doom. Le groupe réussit avec « Aeons » à délivrer une véritable leçon de réinvention instrumentale du genre et place entre nos oreilles une pièce incontournable.

Pour Découvrir et Soutenir CB3 :

A young band coming straight from Malmö in Sweden, CB3 seems to master all the arts of the Stoner / Doom scene. The band succeeds with « Aeons » to deliver a real lesson in instrumental reinvention of the genre and places between our ears an already essential piece of this year 2020.

To Discover and Support CB3:

24. Uniform -« Shame »
Sacred Bones Records
Noise Rock

Après deux collaborations d’une violence inouïe avec The Body, Uniform, formation Noise Rock, tout droit venu des US revient nous écraser la mâchoire, de manière abrupte presque animale, contre le caniveau.
L’énergie Punk qui suinte de chaque riff, faisant la renommée du groupe, est particulièrement vile venant s’incruster dans nos tympans, pour les ronger à grand coup de crasse sonore.
La proposition est éprouvante et les 34 minutes de « Shame », portent le groupe en figure de proue du genre venant jouer du coude avec Unsane.
Une oeuvre que rien ne semble pouvoir arrêter se terminant par le titre « I Am Cancer », monument de violence qu’Uniform vient ériger en conclusion d’un album déjà incontournable dans la carrière du groupe.

Pour Découvrir et Supporter Uniform :

After two collaborations of incredible violence with The Body, Uniform, formation Noise Rock, straight from the US comes back to crush our jaw, in an abrupt almost animal way, against the gutter.
The Punk energy which oozes from each riff, making the fame of the group, is particularly vile coming to become embedded in our eardrums, to eat them away with a great deal of sonic filth. The proposition is trying and the 34 minutes of « Shame », carry the group in figurehead of the kind coming to play elbow with Unsane.
A work that nothing seems to be able to stop ending with the title « I Am Cancer », monument of violence that Uniform comes to erect at the conclusion of an album already essential in the career of the group.

To Discover and Support Uniform:

23. Korto – « EP »
Six Tonnes De Chair Records
Hallucinogenic and Psychedelic Rock

Artwork: Chufy

Korto est de retour après leur apparition sur la scène française en 2017, avec un EP d’une petite vingtaine de minutes.
La formation continue de façonner sa propre approche du mouvement psychédélique et nous embarque pour une danse fiévreuse, portée par une voix aérienne, qui nous enserre et nous porte vers des hauteurs stupéfiantes.
En tout juste quatre titres, ce nouvel EP de Korto se forge une place dans le cœur des amateurs de musiques labyrinthiques, où chaque accord, note, rythmique semble être un couloir menant vers d’innombrables lectures. Une sortie qui accompagne et enivre l’âme de l’auditeur, tout simplement.

Pour découvrir et Soutenir Korto :


Korto is back after their appearance on the French scene in 2017, with an EP of about twenty minutes. The band continues to shape its own approach to psychedelic movement and takes us on a feverish dance, carried by an aerial voice, which surrounds us and carries us to amazing heights.
In just four tracks, this new Korto EP forges a place in the hearts of lovers of labyrinthine music, where each chord, note, rhythm seems to be a corridor leading to countless readings. Quite simply, an outing that accompanies and intoxicates the soul of the listener.

To Discover and Support Korto:

22. The King’s Pistol – « Rip It Up »
Majestic Mountain Records
Pure Rock

Artwork by Shane Horror

Ce second EP prend la suite d’un Vice qui nous menait au cœur des ruelles crasses et pourtant fascinantes des grandes villes. Rip It Up, lui, prend le parti de nous mener dans des rades où l’alcool et la musique coulent à flots, où le sol colle aux semelles, et où les vibrations se mêlent aux liquides corporelles et vapeurs émanant de ces dernières, sensuel et violent.
Sans pour autant révolutionner les courants musicaux, ce second EP, a réussi le pari d’offrir ces six morceaux qui se savourent à la manière d’une friandise acidulée. Nous en connaissons la saveur et pourtant l’effet de ces compositions est une source d’enthousiasme à chaque écoute, un plaisir soudain, direct, qui ne s’embarrasse pas à prendre mille détours et va droit au but : celui de s’encanailler avec vigueur.
Dans une année où les formations marquantes résident dans d’obscurs sous-genres, parfois même inventés par les groupes eux-mêmes, The King’s Pistol s’affiche courageux et solide dans son approche d’un genre qu’il est désormais si rare de combler d’éloge : le Rock.

Pour découvrir et soutenir The King’s Pistol :

This second EP follows up on a Vice, first EP, that took us to the heart of the filthy yet fascinating alleys of big cities. Rip It Up, he decides to take us to the roadstead where alcohol and music flow freely, where the ground sticks to the soles, and where the vibrations mingle with the body fluids and vapors emanating from the latter, sensual and violent.
Without revolutionizing musical trends, this second EP has succeeded in offering these six tracks that are savored like a tangy treat. We know the flavor of it and yet the effect of these compositions is a source of enthusiasm with each listening, a sudden, direct pleasure, which does not bother to take a thousand detours and goes straight to the goal: that of slipping vigorously.
In a year where the outstanding formations reside in obscure subgenres, sometimes even invented by the groups themselves, The King’s Pistol appears courageous and solid in its approach of a genre which it is now so rare to find. fill with praise: the Rock.

To Discover and Support The King’s Pistol:

21. Gulch – « Impenetrable Cerebral Fortress »
Closed Casket Activities
Vile And Furious Power Grindcore/Hardcore

Artwork by Boone Naka

Gulch fait sa grande entrée dans le monde foisonnant de la scène Hardcore californienne, et pourtant avec tout juste un album/EP d’une quinzaine de minutes, le groupe impose son empreinte sonore à mi-chemin entre un Full OF Hell rongé par des rythmiques D-Beat et la rage de la scène Crust-Black.
Aucun répit pour celui qui osera poser le vinyle sur sa platine, les meubles, les murs, les corps prendront cette saveur baveuse, glaireuse qui semble s’engouffrer dans la moindre interstice, pour vous poignarder avec vigueur. Une violence admirable qui viendra vous arracher les côtes dans ses segments mid-tempo.

Pour Découvrir et Soutenir Gulch :

Gulch makes its grand entry into the teeming world of the Californian Hardcore scene, and yet with just an album / EP of fifteen minutes, the group imposes its sound imprint halfway between a Full OF Hell eaten away by rhythms D-Beat and the rage of the Crust-Black scene.
No respite for those who dare to put the vinyl on their turntable, furniture, walls, bodies will take on this slobbery, mucus flavor that seems to rush into the smallest gap, to stab you with vigor. An admirable violence that will tear your ribs in its mid-tempo segments.

To Discover and Support Gulch:

20. Emma Ruth Rundle & Thou – « May Our Chambers Be Full »
Sacred Bones Records
Foggy Experimental Doom

Artwork by Craig Mulcahy

Entre ombre et lumière, la rencontre d’Emma Ruth Rundle, artiste expérimentale aux horizons Post-Folk sinistrement resplendissants, et Thou, formation Sludge/Doom hyperactive infusée dans un bouillonnant mélange de Grunge, apparaît l’album « May Our Chambers Be Full » véritable poème clair-obscur.
Un exercice de style redoutable où la magie opère dans la collaboration entre les deux artistes, se fondant l’un dans l’autre, d’un Post-Folk aux allures de fin du monde de ERR au brouillard boueux amplifié du collectif de Bâton-Rouge, mêlant leurs patrimoines sonores afin de mettre en lumière un travail d’une finesse d’écriture rare.

Pour Découvrir et Supporter Emma Ruth Rundle & Thou :


Between shadow and light, the meeting of Emma Ruth Rundle, an experimental artist with sinisterly resplendent Post-Folk horizons, and Thou, a hyperactive Sludge / Doom formation infused in a bubbling mixture of Grunge, appears the album « May Our Chambers Be Full » true chiaroscuro poem.
A formidable exercise in style where the magic operates in the collaboration between the two artists, melting into each other, from a Post-Folk with the end of the world look of ERR to the amplified muddy fog of the Bâton-rouge collective, mixing their sound heritage in order to highlight a work of rare writing finesse.

To Discover And Support Emma Ruth Rundle & Thou:

19. Cénotaphe – « Monte Verità »
Nuclear War Now! Productions & Ossuaire Records
Celestial Raw Black Metal

Front cover paint by Frantisek Kupka « Meditation », 1899

L’ascension est inouïe, révèle les forces inhérentes à tout à chacun, dépassant les obstacles, gagnant en puissance, en virulence, affirmant sa création comme projet terminal, total et majestueux.
Ce sont les mots et concepts qui accablent lorsque nous sortons de l’écoute de Monte Verità. Cénotaphe, projet tenu par Khaosgott et Fog, ne cesse de s’élever en porte-étendard de la scène Underground Black Metal française. La voix de Khaosgott, découverte sur les incontournables EP Atavisme et Ostara de Nécropole, s’est affinée dans sa radicalité et vient nous prendre aux tripes, portant la détresse et l’agonie dans la moindre de ses vocalises, assénant à l’auditeur une sensation d’oppression à la fois redoutable et délectable, renforcée par les guitares tranchantes associées aux Blast Beat envoûtés du multi-instrumentiste Fog.
Une expérience éprouvante mais nécessaire dans la quête de vérité acharnée de Cénotaphe : un sommet.

Pour découvrir et Soutenir Cénotaphe :

The ascent is incredible, reveals the strengths inherent in everyone, overcoming obstacles, gaining in power, in virulence, affirming its creation as a final, total and majestic project. These are the words and concepts that overwhelm when we come out of listening to Monte Verità.
Cénotaphe, a project run by Khaosgott and Fog, continues to rise as the standard bearer of the French Underground Black Metal scene. The voice of Khaosgott, discovered on the essential EP Atavism and Ostara of Necropolis, has refined in its radicality and comes to take us to the guts, carrying distress and agony in the least of its vocalizations, striking the listener with a a feeling of oppression both formidable and delectable, reinforced by the sharp guitars associated with the spellbinding Blast Beat of multi-instrumentalist Fog.
A trying but necessary experience in Cenotaph’s relentless quest for truth: a summit.

To Discover and Support Cénotaphe:

18. Julien Doré – « Aimée »
Sony Music
Maintstream French Mysterious Dream Pop

Loin des galeries explorées habituellement par Wombat Cult, réside un artiste pour le moins singulier sur la scène française. Un artiste populaire, présent sur toutes les chaînes télévisées et pourtant insondable, étrangement fascinant.
Pour son nouvel album « Aimée », il quitte les horizons aux teintes shoegaze de son « Esperluette », tout en gardant des sonorités planantes, en apesanteur, sur lesquelles ricoche sa voix aux antipodes des artistes de référence en matière de variété française.
Un voyage dépaysant porté par une tête bien remplie, d’un humour discret, parfois lunaire, qui aura su révéler deux artistes de leur temps, intervenant en featuring lors d’un morceau : Jean-Marc et Simone.

Pour Découvrir et Soutenir :

Far from the galleries usually explored by Wombat Cult, resides an artist who is, to say the least, unique on the French scene. A popular artist, present on all television channels and yet unfathomable, strangely fascinating.
For his new album « Aimée », he leaves the horizons with the shoegaze hues of his « Esperluette », while keeping soaring, weightless sounds, on which his voice ricochets at the antipodes of the reference artists in terms of French variety.
An exotic journey carried by a full head, with a discreet humor, sometimes lunar, which will have known how to reveal two artists of their time, intervening in featuring during a piece: Jean-Marc and Simone.

To Discover And Support:

17. Concrete Mountain – « Hazedazed »
Kono Dischi
Post-Fuzz Exploration

Graphic design by Maurizio Prina

Concrete Mountain est une formaton qui ne ressemble à nulle autre au beau milieu de l’obsédante scène post, le groupe insuffle des concepts venus tout droit de sonorités Stoner/Doom. Le voyage est immédiat. Dès que les premières nappes sonores de Camionaut retentissent, l’appel de l’inconnu devient inévitable.
Les accords bouillent de toutes part, la batterie dans sa répétitivité captive l’esprit. Le groupe italien connaît les moindres recettes pour libérer les pensées de l’auditeur dans des méandres d’effets à base de Fuzz. Les morceaux sont d’une grâce infinie nous dévoilant un monolithe sonore que rien ne semble pouvoir ébranler.

Pour Découvrir et Soutenir :

Concrete Mountain is a formation unlike any other in the midst of the haunting post scene, the band infuses concepts straight from Stoner / Doom tones. The trip is immediate. As soon as Camionaut’s first sound layers sound, the call of the unknown becomes inevitable. The chords boil everywhere, the drums in their repetitiveness captivate the mind.
The Italian band knows every way to unleash the listener’s thoughts in meandering fuzz-based effects. The songs are infinitely graceful revealing to us a monolith of sound that nothing seems to be able to shake.

To Discover And Support:

16. Ruff Majik – « The Devil’s Cattle »
Mongrel Records
Acid Stoner Doom with Punk Perfume.

All artwork by Ale & Cake Illustration

Après avoir marqué les esprits en 2019 avec Tårn, Ruff Majik revient de son Afrique du Sud natal pour frapper de manière directe et efficace avec une série de morceaux tous plus colérico-hystériques les uns que les autres avec The Devil’s Cattle.
Le groupe semble aussi énervé que le taureau ornant sa pochette, laissant un multitude de voix aux multiples tonalités, avec entre autres un ersatz d’Axl Rose sous acides, pour accompagner et multiplier les impacts d’une composition qui en laissera plus d’un sur les rotules.
Treize titres d’une telle rigueur et virulence, qu’il y aura peut-être bon nombre de mâchoires au sol lors de leurs prochains concerts à la fois à cause des hymnes qui seront chantés avec fureur, mais aussi avec un pit qui promet déjà d’être monumental, préparez-vous l’hyperactif Ruff Majik est là et n’épargnera personne.

Pour Découvrir et Soutenir Ruff Majik :


After having marked the spirits in 2019 with Tårn, Ruff Majik returns from his native South Africa to strike in a direct and effective way with a series of songs all more angry-hysterical than the others with The Devil’s Cattle.
The band seems as edgy as the bull adorning its cover, leaving a multitude of voices with multiple tones, with among others an ersatz Axl Rose under acids, to accompany and multiply the impacts of a composition that will leave more than one on the ball joints.
Thirteen titles of such rigor and virulence, that there will perhaps be many jaws on the ground during their next concerts both because of the hymns that will be sung with fury, but also with a pit that promises already to be monumental, get ready the hyperactive Ruff Majik is there and will spare no one.

To Discover and Support Ruff Majik:

15. – Jointhugger- « I Am No One »
Interstellar Smoke Records
Groovy Doom Ritual

Artwork, design and layout by Spectral Ecstasy

Jointhugger avec ce premier album « I Am No One« , montre sa capacité à comprendre l’entièreté de la scène Doom, à se l’approprier et réussit ainsi à proposer une oeuvre nouvelle, quasi chimérique à la manière de son artwork, inspiré par les travaux de Vigeland, oeuvre à l’humanité démente. On ne peut qu’être charmé par une telle démonstration de puissance qui réside dans une intelligence d’écriture réjouissante.


Jointhugger with this first album « I Am No One », shows his ability to understand the whole of the Doom scene, to appropriate it and thus succeeds in offering a new vision, almost chimerical in the manner of his artwork, inspired by the work of Vigeland, work for demented humanity. We can only be charmed by such a display of power which resides in a cheerful writing intelligence.

To Discover And Support Jointhugger:

14. Afsky – « Ofte Jeg Drømmer Mig Død »
Vendetta Records
Black Metal

H.A. Brendekilde

Une toile de H.A. Brendekilde pour visuel, l’approche picturale que prend Afsky pour ce second album vient chatouiller la rétine éveillant une curiosité sans bornes.
A quoi pourrait ressembler le désespoir et la colère de la peinture du maître danois en la transposant derrière les traits sonores d’une formation Black Metal ?
Bien qu’effrayé à l’idée d’être déçu, avec cette couverture qui promet tant, « Ofte Jeg Drømmer Mig Død » impose une surprise assez conséquente, celle de réussir, en gardant une approche classique, à nous gifler, nous souffler avec une énergie et une vigueur d’une rugosité effarante, révélant un classicisme du genre sous l’aune d’une modernité sidérante.
Dès les premières écoutes, chaque modèle architectural et sonique que propose Afsky vient s’ancrer au plus profond de nos tympans, laissant une marque que l’on ne peut qu’espérer éternelle.

Pour Découvrir et Soutenir :

A painting by H.A. Brendekilde for visual, the pictorial approach taken by Afsky for this second album tickles the retina arousing boundless curiosity.
What could the desperation and anger of the Danish master’s painting look like when transposing it behind the sound lines of a Black Metal formation?
Although scared at the idea of ​​being disappointed, with this cover which promises so much, « Ofte Jeg Drømmer Mig Død » imposes a rather consequent surprise, that of succeeding, by keeping a classic approach, to slap us, to blow us with an energy and vigor of a frightening roughness, revealing a classicism of the genre under the yardstick of astonishing modernity. From the first listening, each architectural and sonic model that Afsky offers is anchored deep in our eardrums, leaving a mark that we can only hope to be eternal.

13. Bogwife – « Halls Of Rebirth »
Psychedelic Salad
Psychedelic Battle Doom

Totalement passé sous les radars de Wombat Cult à sa sortie, bien qu’avec une place prédominante dans la Doom Charts, et un retour critique audiophile unanime, il aura fallu les séances de rattrapage de cette fin d’année pour se rendre compte que Bogwife vient de pondre une nouvelle manière de jouer du Doom.
Croisant à la fois la force brute d’un Conan sous anxiolytique, faisant trembler tout ce qui pourrait se trouver sur le chemin des vibrations, à un chant et une guitare solo menée à un rythme plus décroché dans une approche soutenue, Bogwife réussit à créer une dimension parallèle dans laquelle le groupe excelle venant réveiller les amateurs de musiques pachydermiques et ronflantes avec cette fois-ci une approche nouvelle qui risque d’ouvrir un bon nombre de portes à la scène Stoner/Doom qui en avait grand besoin.

Pour Découvrir et soutenir Bogwife :

Completely passed under the radar of Wombat Cult when it was released, although with a predominant place in the Doom Charts, and unanimous audiophile critical feedback, it took the catch-up sessions at the end of the year to realize that Bogwife has just created a new way of playing Doom.
Crossing both the brute force of a Conan on anxiolytic, shaking anything in the path of vibrations, to a lead vocals and lead guitar at a more unhooked rhythm in a sustained approach, Bogwife succeeds in creating a parallel dimension in which the group excels coming to awaken fans of pachydermic and high-sounding music with this time a new approach which risks opening a good number of doors to the Stoner / Doom scene which was in great need.

To Discover And Support Bogwife:

12. Cavalerie – « Spectral Rage Demo Tape »
Youth Authority Records
Raw Blackened Hardcore

Artwork by Charles

Ce Spectral Rage Demo Tape composé de seulement trois morceaux dont une reprise révèle toutes les sonorités dont Cavalerie est capable de la scène Hardcore jusqu’aux recoins obscurs des chenilles des tanks de la scène War Black.
Avec cette première Demo éclair, digne d’une attaque Blitzkrieg, Cavalerie prend en otage la scène Crust/Hardcore et creuse sa galerie qu’il semble prêt à défendre. Spectral Rage Demo Tape est une véritable décharge d’adrénaline, soudaine, extrême et incontrôlable.

Pour Découvrir et Soutenir Cavalerie :


This Spectral Rage Demo Tape made up of just three tracks which reveals all the sounds Cavalerie is capable of from the Hardcore scene to the dark recesses of the tank tracks of the War Black scene.
With this first flash Demo, worthy of a Blitzkrieg attack, Cavalerie takes the Crust / Hardcore scene hostage and digs out his gallery which he seems ready to defend. Spectral Rage Demo Tape is an adrenaline rush, sudden, extreme and uncontrollable.

To Discover and Support:

11. The Hypnagogics – « Endless Nights »
Majestic Mountain Records
Hypnotic Stoner

Cover by Hypnotist Design.

Vous êtes tristes depuis la disparition des prodigieux The Devil’s Blood ?! Ne vous inquiétez pas, nous avons trouvé un remède.
Après deux Eps assez discrets, The Hypnagogics, groupe suédois aux sonorités Heavy Psyche, déboule sur nos platines avec un premier album « Endless Nights » qui a déjà tous les atouts pour devenir un incontournable du genre.

Pour Découvrir et Soutenir The Hypnagogics :

You’re sad since The Devil’s Blood disappeared?! Today it’s time to let the riff going up again!
After two fairly discreet EPs, The Hypnagogics, Swedish band with Heavy Psyche tones, spins on our turntable with a first album « Endless Nights » which already has all the assets to become an essential of the genre.

To Discover And Support The Hypnagogics:

10. Touché Amoré – « Lament »
Epitaph Records
Post-Hardore with Screamo Reliefs

Art Direction and Design – Nick Steinhardt

Cinquième album pour Touché Amoré, formation Post-Hardcore à tendance Screamo, qui marque un tournant remarquablement fin et nuancédans la carrière du groupe portant ce « Lament » vers des sommets toujours plus raffinés.
Produit par Ross Robinson, cette nouvelle proposition en provenance de Los Angeles offre de nombreuses nouvelles pistes ouvrant discrètement mais avec talent les portes de la scène Cold-Wave, de la balade émotionnelle ou encore de la chanson à refrains pour nous surprendre, nous sortir du monolithe qu’était Stage Four et délivrer à tous une performance pulsionnelle, directe, qui irradiera l’audition de ceux qui croiseront le chemin de cet éblouissant album qu’est « Lament ».

Pour Découvrir et Soutenir Touché Amoré :


Fifth album for Touché Amoré, Post-Hardcore formation with a Screamo tendency, which marks a remarkably fine and nuanced turning point in the career of the group carrying this « Lament » to ever more refined heights.
Produced by Ross Robinson, this new proposition from Los Angeles offers many new tracks discreetly but with talent opening the doors to the Cold-Wave scene, the emotional ride or even the chorus song to surprise us, get us out of the monolith that was Stage Four and deliver to all a drive performance, direct, which will radiate the hearing of those who will cross the path of this dazzling album which is « Lament ».

To Discover And Support Touché Amoré:

9. – Höstblod – « Dikter Om Döden »
Le Narthécophore, Winter Sky Records & Fòlkvangr Records
Depressive Folk And Mortuary Contemplation Black Metal

Mélancolie, espoir perdu et obscure harmonie sont les ressentis et concepts sonores qui se dégagent de cette nouvelle proposition d’Höstblod, Projet Black Metal solo provenant de Suède.
Empli de sonorités et variantes bien connues de la scène scandinave, Dikter Om Döden se différencie, s’abroge de la parenté de ses confrères jouant sur le fil, entre Black Metal Atmosphérique, Black Folk et Depressive And Suicidal Black Metal, sans jamais positionner le pied dans un paysage précis, préférant bien plus créer sa propre dimension.
Une réflexion poétique autour de la mort, du long voyage des terres connus, le monde de la chair, vers des contrées pensées, brouillard aveuglant, le monde de l’âme.
Définitivement l’oeuvre la plus touchante et poignante de cette année 2020, Dikter Om Döden se façonne de par son humilité et sa faculté à penser de manière libre, son langage des songes, délivrant une perception de l’intangible et pourtant visible monde que seul le regard des poètes saura révéler.

Pour Découvrir et Soutenir Höstblod :


Melancholy, lost hope and obscure harmony are the feelings and sound concepts that emerge from this new proposal from Höstblod, a solo Black Metal Project from Sweden.
Filled with sounds and well-known variations of the Scandinavian scene, Dikter Om Döden differentiates himself, repeals from the kinship of his colleagues playing on the wire, between Atmospheric Black Metal, Black Folk and Depressive And Suicidal Black Metal, without ever positioning the foot in a precise landscape, preferring much more to create its own dimension.
A poetic reflection around death, the long journey of known lands, the world of the flesh, towards thought lands, blinding fog, the world of the soul. Definitely the most touching and poignant work of this year 2020, Dikter Om Döden is shaped by his humility and his ability to think freely, his language of dreams, delivering a perception of the intangible and yet visible world that only the gaze of poets will reveal.

To Discover And Support:

8. Nothing – « The Great Dismal »
Relapse Records
Diogenean Alternative Shoegaze

Voyage à la fois philosophique et sensoriel, le nouvel album de Nothing pousse l’auditeur dans une condition de remise en question permanente qui façonne l’attitude de ce dernier au fur et à mesure des écoutes, poussant, celui qui osera poser le diamant de sa cellule sur les sublimes pressages de Relapse Records, à devenir obsédé par les moindres recoins de l’album.
The Great Dismal fait parti de cette courte liste de sorties des classiques instantanés, une référence en matière de Post-Punk/Shoegaze, et une date dans l’histoire du groupe.

Pour Découvrir et Soutenir Nothing :

A journey that is both philosophical and sensory, Nothing’s new album pushes the listener into a condition of permanent questioning which shapes the latter’s attitude as and when listening, pushing those who dare to pose the diamond of their cell on the sublime pressings of Relapse Records, to become obsessed with every nook and cranny of the album.
The Great Dismal is part of this short list of instant classic releases, a benchmark in Post-Punk / Shoegaze, and a date in the band’s history.

To Discover And Support Nothing:

7. Memnon Sa – « World Serpent »
Crypt Of The Wizard & Holy Mountain Studios
Stellar and Divinatory Dark Ambient

Artwork by Alexander Tucker and Jack Gibley

Memnon Sa est un artiste très particulier dans son approche de la scène expérimentale. Depuis plusieurs années, sa musique réussit à guérir nos âmes. Après « Citadelles » et le remarquable « Lemurian Dawn », son nouvel album « World Serpent », se dessine comme son chef d’oeuvre absolu. Ne faîtes pas l’impasse sur un tel artiste car il a tout autant besoin de nous que nous avons besoin de lui.
Éteignez les lumières, fermez les yeux et prenez place à un voyage d’une incommensurable sensibilité dont vous vous souviendrez à jamais.

Pour découvrir et Soutenir Memnon Sa :

Memnon Sa is a very special artist in its approach of the experimental scene. For several years, his music has succeeded in healing our souls. After « Citadelles » and the remarkable « Lemurian Dawn », his new album « World Serpent », takes shape as his absolute masterpiece. Do not ignore such an artist because he needs us as much as we need him.
Turn off the lights, close your eyes and set off on a journey of immeasurable sensitivity that you will remember forever.

To Discover And Support Memnon Sa:

6 The Bloody Mallard – « Realm »
Onslaught Music
Herbal and Transcendental Progressive Rock

Artwork by hezaprints & Bedelgeuse

The Bloody Mallard, dévoile un savant mélange des genres entre Rock Progressif, Heavy Psyche et Post-Rock. Pas de démos, Pas d’EP, le groupe vient directement taper à nos portes et s’imposer avec un premier album : « Realm » .
A la manière d’un voyage initiatique, ce premier album-concept de The Bloody Mallard, se découvre à travers l’apparition et la conception du genre humain entre terre et lumière.
Une quête incessante vers le soleil, astre aveuglant, qui à l’inverse de nombreuses oeuvres du genre réussit à nous bercer au cœur d’un halo chaleureux, loin de toute obscurité.
Tout droit sortie des entrailles de la terre, la formation britannique parvient avec une maîtrise fantastique à créer à la fois un son, un nom, un univers mais bien plus que cela, The Bloody Mallard réussit à atteindre la lumière et compte bien nous la partager.

Pour découvrir et soutenir The Bloody Mallard :

The Bloody Mallard, reveals a clever mix of genres between Progressive Rock, Heavy Psyche and Post-Rock. No demos, No EP, the band comes directly to knock on our doors and impose themselves with a first album: « Realm ».
Like an initiatory journey, this first concept album of The Bloody Mallard is discovered through the appearance and conception of mankind between earth and light.
An incessant quest for the sun, a blinding star, which, unlike many works of the genre, manages to rock us in the heart of a warm halo, far from all darkness.
Straight out of the bowels of the earth, the British formation manages with a fantastic mastery to create at the same time a sound, a name, a universe but much more than that, The Bloody Mallard succeeds in reaching the light and intends to share it with us.

To Discover And Support The Bloody Mallard:

5- Oranssi Pazuzu – « Mestarin kynsi »
Nuclear Blast
Blackened Experimental Kraut-Rock Labyrinth

Le passage d’Oranssi Pazuzu de Svart Records à Nuclear Blast avait de quoi déconcerter et inquiéter tant de nombreuses formations n’ont pas réussi à trouver de juste équilibre au sein de ce géant dans le monde de la musique extrême.
Pourtant l’inquiétude n’avait pas lieu d’être, tant le groupe ne semble ouvert à aucun compris en matière d’approche musicale, car nous nous retrouvons face à un immense album si ce n’est d’ailleurs leur meilleur.
Le labyrinthe que nous propose Mestarin kynsi à base de Kraut-Rock expérimental aux couleurs rugueuses d’un Black Metal dément dépasse toutes les attentes et vient nous tourmenter comme peu d’album peuvent se targuer d’y parvenir.
Une expérience d’errance où Oranssi Pazuzu s’amuse à nous guider dans l’obscurité avec de légers reflets, de fines pistes, vers des univers où la folie semble être le maître mot.

Pour Découvrir et Soutenir Oranssi Pazuzu :

Oranssi Pazuzu’s move from Svart Records to Nuclear Blast was both disconcerting and worrying, so many bands have failed to find the right balance within this giant in the world of extreme music.
Yet there was no need to worry, as the band does not seem open to any understanding in terms of musical approach, because we find ourselves facing a huge album if not their best.
The labyrinth that Mestarin kynsi offers us based on experimental Kraut-Rock with the rough colors of an insane Black Metal exceeds all expectations and comes to torment us as few albums can claim to achieve it.
A wandering experience where Oranssi Pazuzu has fun guiding us in the dark with light reflections, fine tracks, towards universes where madness seems to be the watchword.

To Discover And Support Oranssi Pazuzu:

4 – Paysage D’Hiver – « Im Wald »
Kunsthall Produktionen
Atmospheric, Ambient and Experimental Black Metal

Le vent balaie les vies, les êtres. La forêt se dresse, dernier rempart face aux cataclysmes, sanctuaire pour les malheureux, ceux qui ont tout perdu, ceux qui n’ont plus que leur âme, pour méditer, penser, afin de conserver la lumière, celle des yeux qui brillent dans l’obscurité, misérable espoir face aux ténèbres.
Le nouvel album de Paysage D’Hiver, Im Wald, est un poème désespéré, qui, au travers de ses deux heures d’un Black Metal cru et glacial, réussit le pari d’élever le genre à des niveaux de contemplation rarement atteints.
Les quatre vinyles filent entre nos oreilles, nous blessent de par sa saturation à la manière de bourrasques hivernales. Le spectre sonore transforme l’écoute de l’auditeur, réussissant à transformer l’environnement direct de ce dernier dans une tourmente visuelle monochrome où la mélancolie, celle des temps perdus, s’empare de nous et vient, de façon insidieuse, nous ronger.
Une perdition de tous les instants, qui ravira les amateurs d’œuvres monstres, où le passé semble être la dernière lueur qui puisse éclairer nos avenirs.

Pour Découvrir et Soutenir Paysage D’Hiver :

The wind sweeps away the lives, the beings, the forest rises up, the last rampart against cataclysms, sanctuary for the unfortunate, those who have lost everything, those who have only their soul, to meditate, to think, in order to preserve the light, that of the eyes which shine in the sky darkness, miserable hope in the face of the void.
Paysage D’Hiver’s new album, Im Wald, is a desperate poem, which, through its two hours of raw, experimental, atmosperic and icy Black Metal, succeeds in raising the genre to levels of contemplation rarely reached.
The four vinyls spin between our ears, hurting us by their saturation like winter squalls. The sound spectrum transforms the listener’s listening, succeeding in transforming the latter’s direct environment into a monochrome visual turmoil where melancholy, that of wasted time, takes hold of us and insidiously gnaws at us.
A constant perdition, which will delight lovers of monster works, where the past seems to be the last glimmer that can illuminate our future.

To Discover And Support Paysage D’Hiver:

3. Vinnum Sabbathi – « Of Dimensions And Theories »
Stolen Body Records
Interstellar Doom

Cover artwork by Asep Yasin Abdulah

Depuis quelques années, une vraie obsession se forme autour d’une dimension spatiale au coeur de la scène Doom qu’il s’agisse de Comacozer, Vestjyk Orken, The Spacelords, Yuri Gagarin ou encore les légendaires SLEEP, tout le monde veut sa part en matière de conquête spatiale.
Dans ce sous-genre couramment bien-nommé Space Doom, que l’on préfère nommer Interstellar Doom chez Wombat Cult, Vinnum Sabbathi est le porte-étendard incontesté. C’est ce qu’ils viennent rappeler et affirmer avec leur expédition cosmique : Of Dimensions And Theories.
Ce second album, prenant le tournant d’un concept cosmique trépidant, celui de l’exploration spatiale et de l’inconnu, se transforme en voyage guidé aux confins de l’univers à la quête de nouvelles sonorités, expériences soniques.
Un voyage, porté par des amplis Sunn O))) et des samples vocaux, digne de la science-fiction d’exploitation, pour nous guider parmi les astres et contrer les lois gravitationnelles révélant une formation aux mille reflets, éclair d’ingéniosité au coeur d’une scène Doom s’obscurcissant au fil des ans, que Vinnum Sabbathi vient réveiller à grand renfort de vibrations.

Pour Découvrir et Soutenir Vinnum Sabbathi :

In recent years, a real obsession has formed around a spatial dimension at the heart of the Doom scene whether it is Comacozer, Vestjyk Orken, The Spacelords, Yuri Gagarin or even the legendary SLEEP, everyone wants their share in space conquest.
In this subgenre commonly aptly named Space Doom, which is preferred to be called Interstellar Doom at Wombat Cult, Vinnum Sabbathi is the undisputed standard-bearer. This is what they come to remember to us with their cosmic expedition: Of Dimensions And Theories.
This second album, taking the turn of a hectic cosmic concept, that of space exploration and the unknown, turns into a guided journey to the edges of the universe in search of new sounds, sonic experiences.
A journey, carried by Sunn O))) amplifiers and vocal samples, worthy of exploitation science fiction, to guide us among the stars and counter the laws of gravity revealing a formation with a thousand reflections, a flash of ingenuity at heart of a Doom scene darkening over the years, which Vinnum Sabbathi comes to wake up with a lot of vibrations.

To Discover and Support Vinnum Sabbathi:

2. Neptunian Maximalism – « Eons »
I, Voidhanger Records
Free Avant-Garde Jazz Drone With Maladive and Hypnotic Kraut-Doom Shadows

Cover art by KANEKO Tomiyuki, « Vajrabhairava », 2014
© KANEKO Tomiyuki Courtesy Mizuma Art Gallery.

Le premier album de la formation est tout aussi difficile à définir qu’à appréhender. Éons de Neptunian Maximalism, tenant sur pas moins de trois vinyles, est une expérimentation autour d’une multitude de genres et sous-genres formant un album conceptuel tout bonnement transcendantal entre Jazz, Drone, Doom et travaux psychédéliques.
Une expédition occulte, ésotérique et ritualiste au cœur d’une bête qui nécessitera plusieurs semaines et mois afin de bien la cerner.
En trois parties, Neptunian Maximalism réussit à prouver qu’il est et sera toujours possible de trouver de nouvelles sonorités et approches dans la création musicale, à la seule condition de s’affranchir des codes et se laisser à une liberté créatrice aveugle, dévoilant les contours d’une montagne, invisible, qui jusqu’à ce jour se dissimulait, face à nous, dans une lumière aveuglante, geôlière de nos inspirations.

Pour Découvrir et Soutenir Neptunian Maximalism :

The first album of the formation is just as difficult to define as it is to apprehend. Éons by Neptunian Maximalism, lasting over no less than three vinyls, is an experimentation around a multitude of genres and sub-genres forming a completely transcendent conceptual album between Jazz, Drone, Doom and psychedelic works.
An occult, esoteric and ritualistic expedition to the heart of a beast that will require several weeks and months to fully understand it.
In three parts, Neptunian Maximalism succeeds in proving that it is and always will be possible to find new sounds and approaches in musical creation, on the unique condition of freeing oneself from codes and allowing oneself to a blind creative freedom, revealing the outline of a mountain, invisible, which until this day was hidden, a blinding light, jailer of our inspirations.

To Discover And Support Neptunian Maximalism:

  1. Envy – « The Fallen Crimson »
    Pelagic Records
    Post-Hardcore/Screamo with Post-Rock Reliefs

Envy, légende de la scène Post-Hardcore, impose une fois de plus son savoir-faire en matière de composition. A la fois mélancolique, tendre, puissant, éreintant, violent, lumineux tout comme profondément heurtant de par sa tristesse et détresse qui colle au moindre riff, The Fallen Crimson est un album redoutable, qui parvient à merveille à organiser son propos pour toujours pétrifier, surprendre, l’auditeur de manière épidermique.
Une oeuvre qui obsède et s’écoute sans jamais laisser poindre l’ennui. Le nouvel album de la formation nippone se révèle un peu plus à chaque écoute et réussit à dévoiler la perle rare qu’il renferme, sa force, merveille d’une délicatesse infinie.
A l’heure où les albums déferlent par centaines chaque mois sur les plateformes de streaming, il est parfois difficile de discerner l’album qui restera dans les mémoires, laissant une trace indélébile dans le parcours des audiophiles, celui qui apportera le grand frisson durant de longs mois. L’attention du public est constamment dissipée par l’abondance d’un flux interminable qui chaque vendredi écrase les sorties de la semaine précédente, donnant une sensation d’éternelle répétition d’une formation à l’autre, un caractère interchangeable, piège qu’a déjoué avec maestria Envy en imposant une création qui fera date : The Fallen Crimson.

Pour découvrir et soutenir Envy :

Envy, legend of the Post-Hardcore scene, once again imposes its know-how in terms of composition. At the same time melancholy, tender, powerful, exhausting, violent, luminous as well as deeply shocking by its sadness and distress which sticks to the slightest riff, The Fallen Crimson is a formidable album, which manages to wonderfully organize its subject to always petrify, surprise the listener in an epidermal manner.
A work that obsesses and can be listened to without ever showing boredom. The new album of the Japanese formation reveals itself a little more with each listening and succeeds in revealing the rare pearl it contains, its strength, a marvel of infinite delicacy.
At a time when albums surge in by hundreds every month on streaming platforms, it is sometimes difficult to discern the album that will be remembered, leaving an indelible mark in the path of audiophiles, the one that will bring the great thrill during long months.
The attention of the public is constantly dissipated by the abundance of an endless flow which every Friday crushes the outings of the previous week, giving a feeling of eternal repetition from one formation to another, an interchangeable character, trap that ‘Envy masterfully foiled by imposing a landmark creation: The Fallen Crimson.

To Discover and Support Envy:


Gouha Rock Fest 2020


The English Version of the review is after the French one.


VERSION FRANCAISE :

Loin du fracas touristique de la Côte d’Azur, perché sur les hauteurs de Gorbio, au beau milieu d’une végétation sèche, aride, résonne depuis quelques années un festival célébrant la fuzz sous toutes ses formes. Après avoir accueilli Black Elephant ou encore Beesus l’an dernier, le festival revient avec une programmation post-confinement faisant la part belle à une programmation s’offrant une bonne tranche de Stoner, Sludge sans jamais oublier un soupçon de psychédélisme.

L’accès au festival reste cette année encore gratuit et offre la présence de cinq groupes : Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark et Care Off.

Wombat Cult, avec ce premier article de présentation de festivals, prend le parti de mettre en avant une scène encore trop méconnue et dont les groupes méritent l’attention de tous.

STONE FROM THE SKY:

Avec deux albums dans leur besace, le groupe français originaire de Le Mans, est une formation orientée vers le Stoner à mouvance Psychédélique.
Cependant, il serait terrible de réduire Stone From The Sky à un genre et une scène spécifique tant ils parviennent à prendre des chemins et des traverses ouvrant des paysages sonores d’une nouveauté fascinante.

Le groupe ne semble plus voir aucune frontière entre les genres et distille des compositions instrumentales qui obsèdent et nourrissent l’âme.


Leur premier album, Fuck The Sun, marquait d’une stèle leur entrée sur la scène fuzz hexagonale. Tout était acté dès les premières interactions avec l’album, SFTS ne veut plus de cette approche copié-collé qui plane depuis plusieurs années sur les productions de la scène Stoner.
Le trio remettait en question le concept même du soleil tout puissant faisant bouillir les amplis et les laissant rugir. L’astre déifié qu’est le soleil pour les amateurs de Fuzz est envoyé valdinguer avec ce titre pour le moins évocateur, Fuck The Sun.
Les mots choisis collent à merveille à ce premier album qui nous mène de la scène stoner instrumentale jusqu’aux confins du post-rock sans jamais oublier de mêler ses structures à des approches jazz, ainsi qu’à des gammes dont nous n’avons que très peu l’habitude de nous délecter.

Avec leur second album, sorti en 2019, la formation remet le couvercle et pousse la proposition un peu plus loin. Ils ne cessent d’affiner leurs sonorités, le jeu de batterie prend une ampleur et une complexité fascinante, les images sonores sont toutes plus radieuses les unes que les autres.
La réussite est totale, et la maîtrise des registres abordés montre un savoir jouer remarquable qui une fois découvert ne nous quittera plus.


Stone From The Sky avec ce nouvel album Break A Leg, installe son nom parmi les plus grands de la scène française, mais également internationale.
En prenant le sommet de l’affiche du Gouha Rock Fest, nous pouvons déjà être assuré d’une soirée sous le symbole de la fuzz qui risquera d’en éblouir plus d’un.

Pour découvrir et supporter Stone From The Sky c’est par ici :

Break A Leg artwork designed by Michaël Rahmani

WORMSAND :

Né des cendres de Clystone qui était venu pour distribuer des parpaings de manière abrupte, Wormsand reprend là où la première formation s’était arrêtée pour développer le propos sonore et imposer sa puissance en matière de riffs Doom.

Avec un premier EP sorti en 2019, le trio français ne cesse de creuser des trous avec leur ver des sables rappelant la puissance de Shai-Hulud, tout droit sorti de la création de Frank Herbert : Dune.
Les galeries sont creusées à la force de riffs tranchant tels des rasoirs, laissant les accords résonner dans des cavernes souterraines labyrinthiques pour finalement venir nous chercher par surprise à la surface et nous faire replonger sous les strates de sable.

Wormsand réussit à emmener l’auditeur dans ses derniers retranchements avec une vitalité fascinante. Les compositions sont tenues d’une main de maître, chaque riff trouve sa place et module ses sonorités de manière à ne jamais tomber dans la répétition mais plutôt dans la création d’une formation unique sur la scène Doom.

Bien qu’inspiré par Monolord, le groupe va bien plus loin avec un travail sonore et une croyance dans leur musique qui subjugue. Ce premier EP nous attrape dès la première nappe de fuzz de Weedosaurus pour nous laisser sur le carreau, la salive au coin de la bouche, la tête écrasée par la puissance des amplis à la dernière note de leur morceau de clôture : Bûche de Ramonage.

Cependant l’expérience Wormsand ne s’arrête sur cette ultime note, car la formation est une prouesse d’efficacité lorsqu’il s’agit de monter sur scène. Après leur présence qui a su marquer les esprits l’an dernier, au Gouha, soyez certains que la nouvelle salve de fuzz risque d’en retourner plus d’un. La montagne sur laquelle le festival est perché est désormais prête à trembler jusqu’à dans ses fondations avec un tel groupe.

Pour découvrir et soutenir Wormsand :

Wormsand. Photo taken by Marine Neyssensas.

CONCRETE MOUNTAIN :

Totalement passé sous les radars durant ce début d’année 2020, Concrete Mountain a révélé un hypnotique premier album du nom de Hazedazed. Heureusement, le Gouha Rock Fest est là pour remettre les pendules à l’heure en invitant le trio italien.

Concrete Mountain est une formaton qui ne ressemble à nulle autre au beau milieu de l’obsédante scène post, le groupe insuffle des concepts venus tout droit de sonorités Stoner/Doom. Le voyage est immédiat. Dès que les premières nappes sonores de Camionaut retentissent, l’appel de l’inconnu devient inévitable.

La voix éreinté et éraillé du chanteur nous enserre dans une interstice entre voyage au coeur des années 70 et mantras scandés, tant la fréquence semble monotonale et pourtant en constante élévation sur des morceaux tels que Black Zero Gravity Void.

Les accords bouillent de toutes part, la batterie dans sa répétitivité captive l’esprit. Le groupe italien connaît les moindres recettes pour libérer les pensées de l’auditeur dans des méandres d’effets à base de Fuzz. Les morceaux sont d’une grâce infinie nous dévoilant un monolithe sonore que rien ne semble pouvoir ébranler.

Assurément, Concrete Mountain part à l’assaut de la montagne, dénichant Gorbio pour lui asséner une dose de créativité musicale rare et qui paraît déjà être la surprise du festival, après avoir été l’une des grandes révélations de ce premier semestre 2020.

Pour découvrir et supporter Concrete Mountain :

Hazedazed artwork designed by Maurizio Prina

SPIRALPARK :

En passe de sortir leur premier EP, Spiralpark est un groupe ayant grandi dans les sillages de Ty Segall ou encore King Gizzard. Ils aiment le psychédélisme, tout autant qu’ils aimaient de manière vitale le lait maternel. Ce n’est plus une question de passion mais plutôt de survie.

Le groupe est constitué de membres de groupes prometteurs au cœur de la scène underground du Sud de la France tels que Crusty, Manu’s Milk ou encore Bourbier.

Après plusieurs concerts, aux avis et retours plus que favorables, il est grand temps de découvrir pleinement Spiralpark dans l’espoir d’être bercé et porté vers des rivages lointains entre rêve et réalité.

Spiralpark. Photo taken by Marine Neyssensas

CARE OFF :

Un nom, un mystère, Care Off semble n’avoir aucune limite dans ses définitions soniques et paraît ne jamais vouloir être défini, échappant à toute représentation de leur musique en dehors de leurs performances scéniques.

Pour les découvrir, il faudra se déplacer et vivre tout simplement dans le temps présent, accepter l’inconnu, prendre des risques, pour une fois de plus décroché une rouste que l’on ne présageait à aucun moment.


ENGLISH VERSION:

Far from the tourist noise of the Côte d’Azur, perched on the heights of Gorbio, in the middle of dry arid vegetation, a festival celebrating fuzz in all its forms resonates since some years. After hosting Black Elephant or Beesus last year, the festival returns with a post-confinement program that gives pride of place to a program offering a good slice of Stoner, Sludge without ever forgetting a hint of Psychedelia.

Access to the festival remains free this year and offers the presence of five bands: Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark and Care Off.

Wombat Cult, with this first article presenting festivals, takes the side of putting forward a scene still too little known and whose groups deserve the attention of all.

STONE FROM THE SKY:

With two albums in their wallet, the French group from Le Mans, is a formation oriented towards the Psychedelic Stoner.
However, it would be terrible to reduce Stone From The Sky to a specific genre and scene as they manage to take paths and sleepers opening up soundscapes of fascinating novelty.


The Band no longer seems to see any border between genres and distills instrumental compositions that obsess and nourish the soul.

Their first album, Fuck The Sun, marked with a stele their entry into the hexagonal fuzz scene. Everything was in place from the first interactions with the album, SFTS no longer wants this copied-pasted approach that has hovered for several years on the productions of the Stoner scene.
The trio questioned the very concept of the all-powerful sun boiling the amps and letting them roar. The deified star that is the sun for Fuzz lovers is sent flying around with this title, to say the least evocative, Fuck The Sun. The chosen words stick perfectly to this first album which takes us from the instrumental stoner scene to the confines of post-rock without ever forgetting to mix its structures with jazz approaches, as well as with ranges of which we have only very little used to revel in us.

With their second album, released in 2019, SFTS puts the lid back on and pushes the proposal a little further. They continue to refine their sounds, the drums play takes on a fascinating scale and complexity, the sound images are all more radiant than the others.
The success is total, and the mastery of the registers discussed shows a remarkable playing skills which once discovered will not leave us.

Stone From The Sky with this new album Break A Leg, installs its name among the biggest on the French scene, but also internationally.
By taking the top of the poster of the Gouha Rock Fest, we can already be assured of an evening under the symbol of fuzz which will risk dazzling more than one.

To discover and support the band, it’s just here :

WORMSAND:

Born from the ashes of Clystone who had come to distribute breeze blocks in an abrupt manner, Wormsand, a Doom/Sludge creature, picks up where the first band stopped to develop their sound and impose its power in terms of Doom riffs.

With a first EP released in 2019, the French trio continues to dig holes with their sandworm recalling the power of Shai-Hulud, straight out of the creation of Frank Herbert: Dune.
The galleries are dug to the force of riffs cutting like razors, letting the chords resonate in labyrinthine underground caves to finally come to pick us up by surprise on the surface and make us plunge back under the strata of sand.

Wormsand succeeds in taking the listener to his last entrenchments with fascinating vitality. The compositions are held with a master’s hand, each riff finds its place and modulates its tones so as never to fall into repetition but rather in the creation of a unique formation on the Doom scene.

Although inspired by Monolord, the group goes much further with a sound work and a belief in their music which captivates.
This first EP catches us from the first layer of fuzz from Weedosaurus to leave us on the floor, saliva at the corner of our mouths, our heads crushed by the power of the amps at the last note of their closing piece: Bûche De Ramonage.

However, the Wormsand experience does not stop on this final note, because the formaton is a feat of efficiency when it comes to going on stage.
After their presence which was able to mark the spirits last year, at Gouha, be certain that the new salvo of fuzz is likely to return more than one.

The mountain on which the festival is perched is now ready to tremble to its foundations with such a band.

To discover and support Wormsand:

Wormasand EP artwork designed by Nell Bragayrat.

CONCRETE MOUNTAIN:

Completely gone under the radar during this beginning of 2020, Concrete Mountain revealed a hypnotic first album by the name of Hazedazed. Fortunately, the Gouha Rock Fest is there to set the record straight by inviting the Italian trio.

Concrete Mountain is a formaton unlike any other in the middle of the haunting post scene, the band infuses concepts came from Stoner / Doom tones. The journey is immediate. As soon as the first layers of Camionaut sound, the call of the unknown becomes inevitable.

The singer’s exhausted and flayed voice encloses us in a gap between travel to the heart of the 70s and chanted mantras, as the frequency seems monotonal and yet constantly rising on songs such as Black Zero Gravity Void.

The chords boil on all sides, the drums in its repetition captivates the mind. The Italian band knows all the recipes to free the thoughts of the listener in meandering effects based on Fuzz. The tracks are of infinite grace revealing a monolithic sound that nothing seems to shake.

Certainly, Concrete Mountain sets out to assault the mountain, unearthing Gorbio to give him a dose of rare musical creativity which seems to be the surprise of the festival, after having been one of the great revelations of this first semester 2020.

To discover and support Concrete Mountain:

Concrete Mountain

SPIRALPARK:

In the process of releasing their first EP, Spiralpark is a band that grew up in the wave of Ty Segall and King Gizzard. They love psychedelism just as much as they vitally loved breast milk. It is no longer a question of passion but rather of survival.

Spiralpark is made up of members of promising bands at the heart of the underground scene in the South of France such as Crusty, Manu’s Milk or Bourbier.


After several concerts, with more than favorable opinions and feedback, it is time to fully discover Spiralpark in the hope of being cradled and carried to distant shores between dream and reality.

Spiralpark Logo

CARE OFF:

A name, a mystery, Care Off seems to have no limits in its sonic definitions and seems never to want to be defined, escaping any representation of their music apart from their stage performances.

To discover them, you will have to move and simply live in the present time, accept the unknown, take risks, for once again landed a hard beat that you never predicted.

Wombat Interview #5 – LàGoon

Wombat Cult a traversé l’Atlantique, chaussé ses plus belles skateshoes, assemblée sa board Baker, ses trucks Independant, ses roulements Reds et ses roues Spitfire pour flamber l’asphalte à grands coups de fuzz avec LàGoon.


Wombat Cult has crossed the Atlantic, put on its most beautiful skateshoes, assembled its Baker board, its Independent trucks, its Reds bearings and its Spitfire wheels to blaze the asphalt with great fuzz blows with LàGoon.

English version is just after the French translation.


Wombat Cult: Jusqu’à l’année dernière, vous étiez un duo de power doom punk, peux-tu présenter le groupe depuis votre création ?

LàGoon: Le groupe a commencé en 2017 avec moi à la guitare et au chant et Brady Maurer à la batterie. Brady et moi nous sommes rencontrés à l’université et nous nous sommes rendus ensemble à Portland après avoir été diplômés. Les années en tant que duo ont été formidables, mais il était temps de s’étendre, de s’agrandir !

Wombat Cult: Vous êtes maintenant un groupe de trois musiciens. Comment s’est déroulée l’arrivée d’Ignacio De Tommaso, bassiste de Luciferica, au coeur de LàGoon ?

LàGoon: Ignacio, de Luciferica, a sorti de la musique sur les deux labels chez qui nous sommes signés (Forbidden Place & Interstellar), donc nous connaissons nos travaux mutuels depuis quelques années. Avec le temps, nous sommes devenus des amis proches. Ignacio et moi avons également travaillé sur un autre projet, The Crooked Whispers, donc quand j’ai voulu ajouter de la basse à l’album, il était la première personne qui m’est venue à l’esprit.

Wombat Cult: Depuis le début de l’année, vous avez sorti deux albums, vous êtes particulièrement productif, comment marche votre processus créatif ?
Continuez de cette incroyable manière, ce serait fou d’avoir un troisième ou un quatrième album pour conclure 2020 !

LàGoon: J’écris constamment et j’ai un studio d’enregistrement chez moi, donc j’enregistre généralement les morceaux au fur et à mesure que je les écris. Ces deux derniers albums se sont réunis très rapidement, et je suis un grand partisan de la sortie de musique au fur et à mesure de la composition, c’est donc ce que nous avons fait et continuerons de faire !

Wombat Cult: Father Of Death, votre nouvel album, a trouvé l’alchimie parfaite avec les genres que vous utilisez entre Doom, Punk, Stoner et Psychedelism. Quelles ont été vos principales influences lors de la composition de ce nouvel album ?

LàGoon: Pendant l’écriture de cet album, j’écoutais beaucoup d’albums de la fin des années 80 avec des groupes comme The Butthole Surfers, The Pixies, The Stooges, & Sonic Youth.

Wombat Cult: La différence entre Father Of Death et MAA KALI TRIP, est fabuleuse, vous nous donnez deux albums, avec des chansons bien écrites et des productions différentes! Où avez-vous enregistré ces deux albums? Quelles étaient les conditions?

LàGoon: J’ai mixé et masterisé les deux albums, mais nous les avons enregistrés de différentes manières.
MAA KALI TRIP a été enregistré à The Locker à Portland, OR dans un format plus live et laissé dans un format plus brut pour s’adapter au concept de l’album.
Les parties de Father of Death ont été enregistrées séparément par tous les membres du groupe pendant la quarantaine, puis mixées et masterisées dans mon home studio.

Wombat Cult: LàGoon, est souvent représenté avec le symbolisme de la faucheuse et la culture skateboard. Toutes vos œuvres sont conçues par différents artistes, pouvez-vous nous parler de votre inspiration visuelle et de la façon dont vous choisissez l’artiste pour créer vos créations?

LàGoon: Toutes nos images sont inspirées d’anciennes affiches de films d’horreur et d’art autour de la culture skateboard. Ce sont des choses en dehors de la musique qui m’inspirent vraiment, alors j’aime les avoir liées à notre musique.
Nous avons eu beaucoup de chance de trouver un si grand artiste au fil des années. Nous sommes revenus à Amplified Design pour ce nouvel album. Il est un bon ami à nous de Denver, CO et a réalisé les illustrations de notre album, The Unwelcome. Il était le choix évident quand le moment est venu pour nous de représenter le Father Of Death.

Wombat Cult: Comment travaillez-vous pour l’écriture des paroles ? Avez-vous des messages importants à envoyer ?

LàGoon: Toutes les paroles que j’écris concernent des moments que je traverse dans ma vie personnelle ou des histoires qui m’ont inspiré d’une manière ou d’une autre. J’aime avoir une connexion personnelle avec les paroles que j’écris.

Wombat Cult: La culture du skate semble être une clé fondamentale pour accéder à votre univers.
Peux-tu nous parler de cette sphère underground? Peux-tu nous donner quelques inspirations comme de la musique, des vidéos de skate ou des films qui influencent vos albums?

LàGoon: J’ai grandi en passant toutes mes journées au skatepark et j’ai tiré la plupart de mes influences musicales des vidéos de skate. Toutes les vidéos de Baker, Deathwish et Shake Junt étaient énormes pour moi en grandissant.
L’une de mes favoris de tous les temps est la vidéo 88 Footwear Destroy Everything Now. C’est là que j’ai entendu les Dead Boys pour la première fois.

Wombat Cult: Maintenant que vous avez signé chez Forbidden Place Records et Interstellar Smoke Records, peux-tu nous parler de cette collaboration? Comment s’est passée la rencontre avec ces deux labels?

LàGoon: Nous travaillons avec Forbidden Place Records depuis plus d’un an et avons récemment signé avec Interstellar Smoke Records.
Nous sommes entrés en contact avec eux deux en leur envoyant de la musique et heureusement ils l’ont aimée. Ces deux labels ont énormément contribué à bâtir notre base de fans et nous sommes vraiment fiers de faire partie intégrante de leurs familles!
En dehors de cela, les deux labels appartiennent à de vrais fans de musique underground et, plus globalement, il s’agit des meilleures personnes que nous ayons rencontrées.

Wombat Cult: Pour finir, nous sommes à la fin du premier semestre 2020. Avez-vous de nouveaux disques, des groupes à recommander ?!

LàGoon: Mec, il y a eu des albums incroyables jusqu’à présent cette année. Quelques-uns de mes préférés sont les nouveaux albums d’Ash Eater, Sorcia, Grim Earth, Jointhugger, Merlock et Serpent Cobra.

Pour soutenir LàGoon :


ENGLISH VERSION:

Wombat Cult: Until the last year, you were a power doom punk duo, can you introduce the band since your creation?

LàGoon: The band started in 2017 as myself on guitar and vocals and Brady Maurer on drums. Brady and I met in college and just happened to both move to Portland after graduating. The years as a two piece were great, but it was time to expand!

Wombat Cult: Now you are a three piece band, How the introduction of Ignacio De Tommaso from Luciferica has arrived?

LàGoon: Ignacio’s other hand, Luciferica, has released music on both labels we are signed to (Forbidden Place & Interstellar) so we’ve been familiar with each other’s work for a few years. Over the years we’ve become close friends. Ignacio and I have also been working on another project, The Crooked Whispers, so when I wanted to add bass to the album he was the first person in mind.

Wombat Cult: Since the beginning of the year, you offer two albums, you are particularly productive, how does it work your creative process?
Please continue in that crazy way, it will be insane to have a third or a fourth album to conclude 2020!

LàGoon: I’m constantly writing, and I have a recording studio in my home so I usually record the tunes as I write them. These last couple albums came together really quick, and I’m a big believer in releasing music as you make it, so that’s what we’ve done and will continue to do!

Wombat Cult: Father Of Death, your new album, found the perfect alchemy with the genres that you use between Doom, Punk, Stoner and Psychedelism. What were your main influences during the composition of this new album?

LàGoon: During the writing of this album I was listening to a lot of albums from the late 80s by bands like The Butthole Surfers, The Pixies, The Stooges, & Sonic Youth. 

Wombat Cult: The difference between Father Of Death and MAA KALI TRIP, is fabulous, you give us two albums, with good written songs and different production!
Where have you record these two albums? What were the conditions?

LàGoon: I mixed and mastered both albums, but we recorded them in different ways. MAA KALI TRIP was recorded at The Locker in Portland, OR and was recorded in a more live format and left in a more raw format to fit the concept of the album.
The parts for Father of Death were recorded separately by all the band members during quarantine, and then mixed and mastered in my home studio.

Wombat Cult: LàGoon, is often represented with death symbolism and skateboard culture. All your artworks are designed by different artists.So can you speak to us about your visual inspiration, and how you choose the artist to create your designs?

LàGoon: All our imagery is inspired by old horror movie poster art and skateboard art. These are things outside of music that really inspire me, so I like to have them tied in with our music. We’ve been really lucky to find such great artist over the years.
We went back to Amplified Design for this new album. He’s a good friend of ours from Denver, CO and did the artwork for our album, The Unwelcome. He was the obvious choice when it came time for someoneto portray the Father Of Death.

Wombat Cult: How do you work for the writing of lyrics? Have you some important messages to send ?

LàGoon: All of the lyrics I write are either about moments I’m going through in my personal life or stories that have inspired me in one way or another. I like to have a personal connection the lyrics in one way or another.

Wombat Cult: Skate culture seems to be a fundamental key to access to your universe.
Can you speak to us about this underground sphere? Can you give us some inspirations like music, skate videos or movies which influence your albums?

LàGoon:  I grew up spending all my days at the skatepark and got most of my music influences from skate videos. All the Baker, Deathwish, and Shake Junt videos were huge for me growing up. One of my all time favorites is the 88 Footwear video Destroy Everything Now. That’s where I first heard the Dead Boys. 

Wombat Cult: Now you signed at Forbidden Place Records and Interstellar Smoke Records, can you give us a word about this collaboration?
How was the meeting with these two labels?

LàGoon: We’ve been on Forbidden Place Records over a year now, and recently signed with Interstellar Smoke Records. We came in to contact with both of them by sending some music over to them and luckily they dug it.
These two labels have had a huge hand in building our fan base and we couldn’t be happier to be apart of their families!
Aside from that, both labels are owned by true fans of underground music and overall some of the best people we’ve met.

Wombat Cult: To finish, we are at the end of the first 2020 semester. Have you some new records, bands to recommend?!

LàGoon: Man, there have been some amazing albums so far this year. A few of my favorites are new albums from Ash Eater, Sorcia, Grim Earth, Jointhugger, Merlock, & Serpent Cobra.

To Support LàGoon:

Wombat Interview #4 – Goatriders

Lors d’un mercredi après-midi caniculaire, Wombat Cult a rencontré Christofer et Robin de Goatriders. Si vous aimez le stoner bien sec, les murs de fuzz, les chèvres chevauchées par des magiciens et l’histoire ainsi que les coulisses d’un groupe plus que prometteur alors c’est ici que cela se passe !


On a scorching Wednesday afternoon, Wombat Cult met Christofer and Robin de Goatriders. If you like the very dry stoner, walls of fuzz, goats ridden by magicians and the history as well as behind the scenes of a band more than promising then this is where it happens!

The English version is just after the French version.

VERSION FRANÇAISE :

Wombat Cult : Salut Goatriders ! Le café est prêt, la fuzz est branchée ?!

C from Goatriders : Haha, et bien la fuzz n’est pas prête mais le café l’est !

R from Goatriders : Salut, je termine d’étendre le linge, juste une seconde…. C’est bon je suis prêt !

Wombat Cult : Ce n’est peut-être pas la question la plus originale pour débuter, mais pouvez-vous introduire Goatriders ? Revenir sur votre formation ?

C from Goatriders : Goatriders existe depuis un certain temps. Il y a eu de nombreuses configurations. Désormais, Daniel est à la batterie, Jimi à la basse, Robin à la guitare et moi au chant.

R from Goatriders : Tout à fait. Je pense que Jimi a commencé le groupe avec un autre guitariste, puis Daniel a pris la suite.

C from Goatriders : Il y avait autre chanteur. Mais les choses ne fonctionnaient pas musicalement, donc après quelques changements, Robin fut le dernier à nous rejoindre. C’était il y a un an et demi…

Wombat Cult : Oh oui je vois, un long processus pour trouver le bon combo !
Je m’intéresse beaucoup à votre nom et à votre visuel.
Vous avez pris le meilleur sur la scène Stoner/Doom et vous avez créé un concept synthétique et singulier en utilisant des chèvres, des riders et des magiciens (et non pas des sorcières).
Vous concentrez tout l’héritage de la sphère Stoner/Doom dans une seule entité, Goatriders!
Pouvez-vous nous donner l’importance de tous ces symboles pour le groupe?

R from Goatriders :  A mon avis, le nom était juste une idée de Jimi, qu’il trouvait tout simplement fun.

C from Goatriders :  Ça fait longtemps que le groupe a ce nom, mais au début je pense que c’était plutôt un nom qui sonnait « Stoner ». Cependant, aujourd’hui, je m’en inspire beaucoup lorsque j’écris des paroles.
Pour être honnête, il y a beaucoup de gens qui prennent toutes ces choses vraiment, vraiment au sérieux. Donc, d’une manière ou d’une autre, c’est une façon consciente désormais de s’adresser au public. Il n’y a rien que j’aime plus que les gens qui se prennent au sérieux. Parce que je suis l’un d’eux.

R from Goatriders : Pour résumer cela partait d’un nom simplement fun et nous avons créer un environnement très sérieux autour de ce concept.

Wombat Cult : Pour terminer autour du symbolisme et de votre visuel, comment avez-vous procédé pour la création de l’artwork ?

C from Goatriders : C’est Daniel ! Nous jetions des idées dans notre discussion de groupe et en parlions lors de nos répétitions. En partant de ce point, Daniel a imaginé tout le reste…

R from Goatriders : Daniel, c’est un sacré peintre !

C from Goatriders :  Cela a commencé comme ça, avec ce croquis. Mais je ne pense pas que quiconque dans le groupe s’attendait à ce qu’il soit aussi beau que la version finale.

Lorsque le disque est sorti, certaines personnes demandaient qui avait fait l’œuvre. Et je les envoyais voir l’instagram de Daniel. Il aime dessiner des tas de trucs stupides. Lorsque les gens se trouvent sur son compte, ils s’attendent tous à autre chose après avoir découvert notre artwork. Cette situation est vraiment amusante.

R from Goatriders : Et puis, pour ne pas se vanter, Christofer crée de grands thèmes à partir de son ordinateur dans lesquels certains éléments sont utilisés pour le merch.

Wombat Cult : Votre son sur «The Magician’s Keep» se situe entre des sonorités old school, comme Kyuss par exemple, et une architecture moderne, presque postrock, sur certaines chansons comme «Songs From Mars». Quelles ont été les influences du groupe pendant le processus de création?

R from Goatriders : Eh bien, nous avons des références différentes. Kuyss est définitivement une de mes inspirations à la guitare, et nous aimons tous ce groove.
Jimi aime ce genre d’approche dans les chansons, donc beaucoup de notre son commence par un groove de basse et moi essayant de suivre.
Dernièrement, je pense que nous avons trouvé un son que nous apprécions tous, et dès que quelqu’un est mécontent, nous jetons ce travail et essayons de trouver ce que tout le monde aime dans le groupe

C from Goatriders : Donc oui, chaque chanson que nous enregistrons ont vraiment été travaillée. Parfois, cela peut être une façon très frustrante d’écrire mais à la fin ce qui en sort devient très spécial.
Et comme Robin l’a dit, je pense que tout le monde dans le groupe a des goûts vraiment différents, mais nous revenons toujours à Monster Magnet, Kyuss et Sleep.

R from Goatriders : Je trouve cela assez drôle que les chansons diffèrent quelque peu les unes des autres, on distingue la moindre de nos idées.

C from Goatriders : Oui, tout le monde peut jeter quelque chose dans le «feu» et nous essayons. Parfois, cela devient quelque chose, parfois cela disparaît.

Puis-je dire un mot concernant les paroles ?

Wombat Cult : Oui, peux-tu nous confier un mot sur le processus de création des paroles et quels sont les thèmes importants pour toi ?!

C from Goatriders: Je dirais que je m’inspire beaucoup de la vie quotidienne, qui je transforme en paroles ensuite. Ma vision du monde tout simplement .. Beaucoup de fois j’ai des paroles pré-écrites que j’apporte, en répétitions. Et puis quand nous jammons une chanson, j’essaye que mes mots s’associent avec les sonorités de la chanson.

J’écoute beaucoup de musiques différentes. Parfois, j’entends un mot ou une phrase que j’aime et auquel je m’identifie. Je change ça pour devenir quelque chose de différent et faire naître de nouveaux mots.
Je reviens souvent sur le même disque, celui du groupe punk Lewd Acts du nom de «Black Eye Blues». Les paroles de cet album sont tellement bonnes. Je les écoute beaucoup quand j’ai besoin d’inspiration.
Je m’inspire également des films: comme The Vvitch ou Premier Contact. Ils me permettent de trouver des thèmes et des idées.

Wombat Cult : Le mix et le son de votre premier album sont vraiment spéciaux. Les instruments ont une présence massive contrairement à la voix qui recule. Où enregistrez-vous? Dans quelles conditions?

C from Goatriders : Oh, nous avons tellement de chance que notre ami Petter, de Sleep Moscow, nous aide. Lui et moi avons travaillé ensemble et sommes devenus amis. Alors quand j’ai commencé à parler de Goatriders voulant enregistrer, il était assez rapide et a mis son expérience à notre profit.
Nous avons organisé notre espace de répétition et ensuite nous avons enregistré pendant un week-end.

R from Goatriders : Nous aimons tous avoir le chant en arrière-plan pour créer un sentiment psychédélique. Donc, le son a été modelé de façon moitié intentionnelle, et moitié en raison de mauvaises conditions, je suppose.

C from Goatriders : En tant que chanteur, j’essaie de faire beaucoup de place à la partie instrumentale. J’aime vraiment l’idée de traiter le chant comme l’un des instruments du processus de mixage. Cela permet de se concentrer sur le groupe plutôt que sur un seul individu.

R from Goatriders : Oui c’est vrai. C’est quelque chose que nous voulons réaliser. Les instruments sont joués très fort, ce qui donne ce son noisy.

C from Goatriders : Nous voulions garder un son assez brut. Donc pour la basse par exemple, je ne pense pas vraiment que Petter l’ait trafiquée dans le mix. Nous avons essayé de garder le son des haut-parleurs dans la pièce. Et nous avons essayé de l’enregistrer aussi «live» que possible.
Avec la batterie et la basse enregistrées ensemble, puis l’enregistrement de la guitare ensuite. Je pense qu’en faisant cela, nous pourrions pousser les instruments un peu plus fort tout en gardant cette sensation «en direct» sans toucher au «saignement» dans les micros des autres pendant l’enregistrement.
Petter est une bête quand il s’agit d’enregistrer. Alors soutenez-le, lui, et son projet Sleep Moscow.
Si les gens ont besoin d’aide pour mixer ou masteriser, ils devraient lui envoyer un DM.

Wombat Cult : A la première écoute, je n’étais pas totalement friand du son mais après quelques tours de platine, c’est vraiment un bon travail, bravo les gars !
Votre album est un voyage fascinant qui se termine dans un cheminement astral. La composition évolue tout au long de ce premier effort et explose sur la dernière chanson !
Cette évolution est-elle une clé pour comprendre et découvrir la prochaine étape pour Goatriders ?!

C from Goatriders : Oh je ne sais pas .. Les nouvelles chansons que nous avons écrites sont bien sûr de la trempe de ce que nous avons fait sur «Magician’s Keep».
Nous avons beaucoup d’idées à essayer. La force qui prend forme sur «Songs From Mars» est certainement quelque chose que nous voulons continuer à développer avec le prochain album.

R from Goatriders : Honnêtement, je me soucie surtout de faire des chansons que nous aimons. Christofer est plus responsable des thèmes et de l’histoire.
Nous choisissons l’ordre des chansons de manière à procurer ce sentiment de montée en puissance sur un disque.
Mais d’un autre côté, nous essayons tout d’abord de trouver un groove que nous aimons, et je pense que le prochain album aura des gammes un peu différentes de ce que nous avons fait sur « Magician’s Keep ».

Wombat Cult : Actuellement, il y a une créativité incroyable sur la scène scandinave Stoner/Doom avec Jointhugger, Bismarck, Saint Karloff, Yuri Gagarin, CB3 et vous ! Quelle est votre impression à ce sujet?

C from Goatriders : Je pense que ce n’est que la continuation de quelque chose qui est présent depuis longtemps. Il y a toujours eu beaucoup de groupes originaires du nord, et je sais qu’en Suède, nous avons la possibilité d’obtenir un financement culturel et des subventions pour jouer de la musique, même si c’est sur une scène amateur.
Cela facilite vraiment la création musicale.
Il y a vraiment des locaux dans à peu près toutes les villes où vous pouvez obtenir un espace de répétition.

R from Goatriders : Ouais c’est peut-être un vieux privilège en Suède, d’avoir une culture musicale qui est financée pour que n’importe qui puisse avoir des instruments et jouer.

C from Goatriders : Nous avons un énorme héritage musical dans le nord en ce qui concerne la musique heavy.

Wombat Cult : Wow, c’est vraiment une bonne vision et approche de la musique! Vous avez de la chance!
Vous avez signé chez Ozium Records, vous êtes entre de bonnes mains ! Comment s’est passée cette rencontre ?!

C from Goatriders : Je suppose que nous devons remercier Doomcharts pour ce coup-là. J’envoyais des liens pour que les gens écoutent le disque avant qu’il ne soit officiellement publié.
J’ai envoyé un courrier à Bucky sur Doomcharts qu’il a repartagé à son équipe. Il s’est retrouvé sur la table de Svempa et il a fait savoir que Mats de Ozium écoutait.

Je rentrais chez moi après une journée de travail et j’ai reçu un courrier de Mats disant qu’il était intéressé.
À ce jour, nous n’avons toujours pas rencontré Mats, je blâme cette histoire de virus.

R from Goatriders : Ouais c’est dommage, il a l’air génial.
Christofer est celui qui tire les ficelles sur les médias, donc le reste d’entre nous se repose simplement face à ce genre de choses.
Mais j’ai été choqué quand il nous a dit que quelqu’un à Malmö voulait signer.
J’étais troublé genre «quoi, sérieusement? Ensuite, laissez-le signer ».

C from Goatriders : Oui, c’est un gars formidable et il veut vraiment le meilleur pour tous les groupes de son label. Nous sommes donc vraiment chanceux d’avoir été répéré par lui. Je ne pense pas que nous attendions un retour particulier sur notre album.
C’est encore un peu un abasourdissant chaque fois que quelqu’un que nous ne connaissons pas nous envoie un DM ou achète notre disque. C’est un peu choquant!

Wombat Cult : J’adore les opportunités qu’offre internet de permettre aux groupes de rencontrer des labels et commencer une aventure fantastique!
Nous pouvons remercier Doom Charts pour cela!
Question finale et traditionnelle, quels sont vos albums préférés pour ce premier semestre 2020 ?!

R from Goatriders : Cela doit-il forcément être un album sorti cette année ?

C from Goatriders : Robin est un peu old school.

Wombat Cult: Nous ferons des exceptions pour Robin !

C from Goatriders: Oh, j’écoute beaucoup le nouvel album de Black Rainbows.
Le Bloody Mallard est vraiment bon.
Sleepwulf, Hypnagogics, The King’s Pistol et Ohmms ont sorti des trucs qui sont vraiment bons aussi ..
Un album plus ancien que j’ai beaucoup écouté est « Elwan » de Tinariwen. Si tu aimes le Desert Rock, c’est quelque chose qu’il faut vraiment écouter.

De plus, si tu aimes le punk et le hardcore, la nouvelle démo de Respite est géniale. Et le Speedway 7 ″ est probablement un classique moderne. Alors Fonce !

R from Goatriders: Depuis 2019, je pense surtout à « A Dawn to fear » de Cult of Luna qui est bon ! Ils reviennent à leur son plus ancien et je pense que c’est la bonne direction !

C from Goatriders: Nous devons aussi parler de nos amis Jointhugger, ils ont vraiment réussi un super coup avec leur premier album. Bon sang c’est bon.. Et pas seulement parce que ce sont des gens formidables. Je pense vraiment que c’est quelque chose qui a fait et continuera de faire avancer le son Doom.
Et votre groupe aussi, Hadewijch ! Ici, nous pouvons vraiment parler de faire avancer le doom-sound. C’est impressionnant à quel point cette chanson est bonne.

Mais je suppose que c’est l’une des choses qui a poussé Goatriders. Nous aimons tous une diversité de musique très importante. Et tout cela se réunit dans ce que nous créons.

Pour soutenir Goatriders :


English Version:

Wombat Cult: Hi! Coffee is ready?! Fuzz is on?!

C from Goatriders: Haha.. well.. not the fuzz but the coffee is good.

T from Goatriders: Hi! Hanging laundry, just a second! Now I’m good to go!

Wombat Cult: So it’s the most original question to begin but can you introduce Goatriders with a little come back on your creation?

C from Goatriders: Well Goatriders has been around for quite some time. But in a few different versions.
Now we’re Daniel on Drums, Jimi on Bass, Robin on guitar and Me on vocals.
Jimi and Daniel has been the foundation of the band for like… four, five years.

R from Goatriders: Yeah something like that. I think Jimi started the band with another guitarist, and then Daniel came along.

C from Goatriders: And with another singer. But things weren’t working out musically so after a few changes Robin were the last one in. And that was like 1,5 years ago..

R from Goatriders: Yeah that pretty much sums it up.

Wombat Cult: Oh yes I see, a long processus to find the good combo!
I am very interested about your name and visual.
You’ve taken the best on the stoner doom scene and create a special thing using goats, riders, and magicians (not witch). You concentrate all the stoner doom heritage in one entity, Goatriders!
Can you give us the importance of all these symbols for the band?

R from Goatriders: Hahah I think the name was something Jimi came up with just for fun.

C from Goatriders: Yes.. It’s been hanging on to the band for a long time, but from the start i think it was more a « stoner » sounding kinda name.
But on the other hand I take a lot of inspiration from it when I write lyrics, now.

R from Goatriders: I agree. It’s kind of building a scene from the name.

C from Goatriders: Yeah definitely.. And to be honest there is a lot of people that take all these kind of stuff really, really seriously within the scene. So in some kind of way it is a very conscious nod to the uptight trve doomers and stoners.
But still there is nothing i love more than people that take themselves serious. Because I am one of them.

R from Goatriders: Soo…. To sum it up, it started as a fun name and we build the environment seriously around it.

C from Goatriders: Yes that would be the long and short of it…

Wombat Cult: To finish around the symbolism and visual, how your artwork has been created?

C from Goatriders: Oh that was all Daniel ! We were throwing ideas at each other in our groupchat and talking about it at rehearsal. And Daniel was talking about how he wanted do draw it and the things he was imagining.

R from Goatriders: Daniel, what a painter!

C from Goatriders: It was started out pretty much like this. But i don’t think anyone in the band was expecting it to look as good as it did when he was done.

R from Goatriders: And then not to have Christofer bragging about himself, he makes great themes from his computer in which some elements are used in merch and also our logo.

C from Goatriders: I know when the record first came out some people were asking who’d done the artwork. And I was linking them to Daniels Instagram.. Which is full of like stupid cartons he’ve done on his phone and memes stuff.

R from Goatriders: Hahahah yeah he’s not all that serious even though he could.

C from Goatriders: Which i think was super funny. People are like expecting this « painter » trying to sell stuff on instagram, and instead they get Daniel who loves to make stupid shit.

R from Goatriders: He likes the ugly stuff as much as the pretty stuff.

C from Goatriders: And he has fully gotten everyone in the band aboard on him designing a merchprint that will pretty much be looking like a russian prison-tattoo.

Wombat Cult: Totally hilarous and incredible!
Your sound on « The Magician’s Keep » is between old school sonorities, like Kyuss for example, and a modern, almost postrock architecture, on certain songs like « Songs From Mars ». What was the influences of the band during the creative process?

R from Goatriders: Well, we have our different preferences in music background, sometimes it clicks and sometimes it doesn’t. Kuyss is definitively one of my inspirations on guitar, and we all like the groove. Jimi likes to jam into songs so a lot of our sound starts off with a bass groove and me trying to follow. Lately I think we have found a sound that we all enjoy, and as soon as someone is discontent we throw away that material and try to find what everybody in the band likes

C from Goatriders: So yeah every song what we write has really been worked on.. Sometimes it can be a very frustrating way to write material but in the end what comes out of it becomes very special.
And as Robin said i think everyone in the band has really different tastes in music, but we always come back to Monster Magnet, Kyuss and Sleep.

R from Goatriders: I think it’s funny that the songs somewhat differs from each other, much because we all come up with ideas.

C from Goatriders: Yes everyone can throw something into the « fire » and it will be looked at and tried out. Sometimes it becomes something, sometimes it fades away.
But if I can speak for the lyrics..

Wombat Cult: Yes, can you give us a word around the creative process for the lyrics and what are the important themes for you?!

C from Goatriders: I would say I take a lot of inspiration from daily life, that then transforms inside my head into someting else.. A lot of the times i have a pre-written lyric that i bring in. And then when we jam song I try out what works with the sounds of that song.

I listen to a lot of different music. Sometimes I hear a word or a phrase that I like and go on to. In the end i change it up to become something different.
But there’s a record where I always come back to is by the punk band called Lewd Acts and their record « Black Eye Blues ». The lyrics on that album are so good and I listen to it a lot when ever i need inspiration.
But then of course I take inspiration from movies: like The Vvitch or Arrival has been a couple of ones i come back to a lot. Trying to find themes and ideas…

Wombat Cult: The mix and the sound on your first album is really special. Instruments have a massive presence in contrary to the voice which is in retreat. Where are you recording? In What Conditions?

C from Goatriders: Oh we are so lucky to have our friend Petter, Sleep Moscow, helping us out.
He and I worked together and became friends. When I started talking about Goatriders wanted to record, he was pretty fast with his experience and we were go to record.
So we rigged up in our rehearsal space and then we recorded for a weekend.

R from Goatriders: Hahah and we all like to have the song a bit in the background for the psychedelic feeling. So, half on purpose, half due to bad conditions I guess.

C from Goatriders: But as a singer I try to make a lot of room for the instrumentation. I really like the idea of treating vocals as one of the instruments in the mixing process. It makes the tracks be more about the band and not about a single individual.

R from Goatriders: Yes that’s true. That is something we want to achieve. The instruments are played very loud which gives that noisy sound.

C from Goatriders: We wanted to keep the sound pretty raw. So for the bass for example i don’t really think Petter tampered with it in the mix. We tried to keep the sound from the speakers in the room.
And we tried to record it as « live » as we could. With the drums and bass being recorded together and then recording the guitar on top of that. I think that by doing that we could push the instruments a little harder and still keep that « live »-feeling without to much « bleeding » into each other’s mic’s during the recording.
Petter is a beast when it comes to recording. So shout out to him and his project Sleep Moscow. If people need help with mixing or mastering they should send him a DM.

Wombat Cult: At the first listening, I was not totally in love with the sound but after some spinning, it’s really a good work, congrats guys!
Your album is a fascinating trip who ends in an astral way. The composition evolves all along and explose on the last song! This evolution is a key to understand and discover the next step for Goatriders?!

C from Goatriders: Oh I don’t know. The new songs that we’ve written is of course an build-up from what we did on « Magician’s Keep ». And we have a lot of ideas we want to try out. But the sort of jam that takes form on « Songs from mars » is definitely something we want to keep building on with the next record..

R from Goatriders: Honestly, I mostly care about making songs that we like. Christofer is more responsible for the themes and the story. So in some way, the music might have this build-up. Of course we choose the order of the songs in a way that feels good on a record. But on the other hand we just try to find a groove that we like, and I think the next album will have a bit different scales than what we did now.

Wombat Cult: Actually, there’s an incredible creativity in the Scandinavian Stoner/Doom scene with Jointhugger, Bismarck, Saint Karloff, Yuri Gagarin, CB3 and you! What’s your impression about that?

C from Goatriders: I think that only tells the continuation of something that has been present for a long time. There’s always been a lot of band hailing from the north, and I know that at least in sweden we have the oportuinty to get kinda like cultural funding and grants for playing music, even if it is on a hobby stage.
And that really makes it easier to create music. There really are houses in just about every town were you can get a rehearsal space or studiotime.

R from Goatriders: Yeah maybe it’s an old privilige in Sweden at least, to have a music culture which is funded so that anyone can get a couple of instruments and play.

C from Goatriders: And maybe that isn’t the start and end of it..
But it definitely helps. And we have a huge musical heritage in the north when it comes to heavy music.

Wombat Cult: Wow, it’s really a good vision and approach of music! You’re lucky guys!
You signed at Ozium Records, you’re in good hands!
How was this meeting?!

C from Goatriders: Hahaha I guess we have to thank Doomcharts for that one. I was mailing out links for people to listen to the record before it was officialy released. And I sent a mail to Bucky on Doomcharts so he threw it out to his team. It ended up on Svempa’s table (from a swedish podcast called into the void amongst many other things) and he made shoure that Mats at Ozium got to hear it.

So I was driving home from a latenight shift at work and got a mail from Mats saying that he wanted to release it.
To this day we still haven’t got to meet up with Mats, I blame the Corona.

R from Goatriders: Yeah it’s too bad, he seems awesome.
Christofer is the one pulling the strings out on media, so the rest of us just sits back in these kind of things. But I was in shock when he told us someone in Malmö wanted to sign.
I was like « what, seriously? Then let him sign ». It is absolutely fantastic to have these things going on, I could did not believe it for one second before it hit us.

C from Goatriders: Yeah he is a great guy and he really wants the best for all of the bands on his label. So we’re really lucky that got picked up by him.
I don’t think anyone in the band expected just about anything with the record.
It’s still a little bit of a wake up-call every time that someone we don’t know sends us a DM or buys our record. Because they think it’s good. It’s a little shocking!

Wombat Cult: I love the internet opportunities to let the bands meet labels and begin a fantastic adventure!
We can thanks Doom Charts for that!
Traditional and final question, what’s your favorites records for this first 2020 semester?!

R from Goatriders: Does it have to be a release this year?

C from Goatriders: Robin is a little bit old school.

Wombat Cult: Ok we accept exceptions for Robin!

C from Goatriders: I’m really digging the new Black Rainbows release.
The Bloody Mallard is hella good.
Sleepwulf, Hypnagogics, King’s Pistol and Ohm really put out stuff that is really good. One older record that I have been listening to a lot is by Tinariwen, their record Elwan is to good. If you’re into desert rock than this is something you need to listen to.

Also if you’re into Punk and Hardcore, the new Respite Demo is so good. And the Speedway 7″ is probably a modern classic. So get on that to.

R from Goatriders: From 2019.. I think « A Dawn to fear » by Cult of Luna is good!
They go back to their older sound and I think it’s in their right direction!

C from Goatriders: Also we need to talk about our friends Jointhugger they really out did themselves with their debut. Goddamn it’s good.. And not only because they are great people. I really think it’s something that pushed the Doom-sound forward.
And your band too! Hadewijch! Here we really can talk about pushing the doom-sound forward. It’s awe-inspiring how good that song is.

But I guess that is one of the things that pushed Goatriders. We are a bunch of different personalities that all of us like a very large variety of music. And all of that comes together in the things we create..

To support Goatriders :

Wombat Interview #3 – Devil’s Witches

Lors d’une douce journée à regarder des films de Russ Meyer, Mario Bava et Lucio Fulci, Wombat Cult a pris son courage à deux mains en contactant l’incontournable groupe Devil’s Witches spécialisé dans le mélange entre cinéma, érotisme et musique amplifiée. Une rencontre unique qui dépasse de loin la sphère Stoner/Doom. A tous les cinéphiles et audiophiles, tenez-vous prêts !


During a sweet day watching films directed by Russ Meyer, Mario Bava and Lucio Fulci, Wombat Cult took his courage in both hands by contacting the inescapable Devil’s Witches specializing in the mixture of cinema, eroticism and amplified music. A unique meeting that goes far beyond the Stoner / Doom sphere. Be ready for all cinephiles and audiophiles!

The English version is just after the French one. Good Read, Prepare your napalm fuzz, Clean your glasses, Go for a journey in the mind of Devil’s Witches.


VERSION FRANCAISE

Wombat Cult : Après un vietnam sous une pluie de napalm à la fois érotique et insidieuse, puis une relecture de l’univers des pistoleros entre Russ Meyer et Sergio Leone, Devil’s Witches est de retour avec un nouvel EP intitulé « Guns, Drugs and Filthy Pictures ».
Le visuel de la chanson « Cross My Path, I’ll Cross Your Face » fait référence au travail d’Abel Ferrara au cœur des bas fonds sauvages des grandes villes américaines marquant une transition entre les années 70 et 80. Est-ce la direction dans laquelle vous comptez diriger votre machine à érotiser le temps?

Devil’s Witches : Je n’ai jamais voulu être le Marty Mcfly des riffs. Les films sont intemporels pour moi, malgré différentes époques ayant des tendances et des genres qui entrent et sortent en fonction de la mode. Il se trouveque toute mon inspirtation ne vient pas seulement des années 1960. Au début avec Devil’s Witches, j’ai utilisé le slogan «1960s Worship» parce que c’est littéralement tout ce à quoi je me connectais émotionnellement à l’époque.
Mais la créativité n’est pas statique et je ne veux pas m’enfermer dans mes formulations. Voyager dans le cinéma des années 70 ou 80 n’était pas une décision intentionnelle. Il se trouve que c’est l’époque qui contenait les films parlant de mes émotions. En fait, l’une des mes plus grandes influences sur le morceau «  Cross my path, I’ll cross your Face  » a été le film ‘Impitoyable’ sorti en 1992.

Wombat Cult : Depuis Velvet Magic, ton premier album, nous avons découvert de nombreuses facettes de Devil’s Witches avec un EP acoustique et des passages de growls encore plus surprenants sur Love Is Doom.
Quelles sont les prochaines cartes que tu prévoies de nous révéler, sur ton futur EP chez Majestic Mountain Records , pour ce beau projet musical qui ne cesse de surprendre?

Devil’s Witches : Guns, Drugs & Filthy Pictures contient certainement des surprises. Cependant, je n’ai pas l’intention de faire partie des gens qui surprennent. Je ne fais que suivre ma créativité et mon inspiration.
Les gens pensent souvent que les artistes qui font cela essaient de surprendre de façon délibérée. En fait, c’est plus un processus conscient et délibéré lorsque l’on essaye de créer des pistes qui sont toutes similaires. Il y a de grands groupes qui écrivent la même chanson de mille façons différentes et ils sont incroyables à tous les coups. Ils remplissent des discographies entières et cela devient leur façon de travailler. S’ils font quelque chose de différent, l’enfer les attend.
En tant que fan, je ne voudrais pas que Municipal Waste publie un EP de piano ou de chansons d’amour. Cependant, cela pourrait être assez drôle.
Je préfère ne pas mettre de limites à Devil’s Witches.

Wombat Cult : Tu parlais dans une précédente interview avec Doom Metal.com, de ta façon très cinématographique de travailler ton approche musicale.
Pendant le processus créatif, les riffs apparaissent-ils de manière synchrone avec le visionnage de films d’exploitation?

Devil’s Witches : Absolument. J’ai des idées musicales qui apparaissent fréquemment en regardant un film. La plupart du temps, je ne peux m’en empêcher, et au moment où je peux accéder à un instrument ou enregistrer rapidement sur mon téléphone, c’est parti. Je suis connu pour arrêter des films à mi-chemin pour aller enregistrer quand l’inspiration est trop forte. Idéal pour le Coven mais terrible pour mes copains de cinéma.

Wombat Cult : Tes morceaux Supervixen et Requiem Pour Un Vampire, inspirés par les films de Russ Meyer et Jean Rollin sont de purs plaisirs pour les cinéphiles et les audiophiles.
Aujourd’hui, quand je regarde ces films, je ne peux pas arrêter de chanter tes chansons.
Ce serait fantastique d’entendre des chansons intitulées « Faster Pussycat Kill Kill », »Les Chasses Du Comte Zaroff « ou » The Body And The Whip  » un jour. Le simple fait d’imaginer ses réinventions musicales me fascine.
Envisages-tu de consacrer d’autres morceaux à certains films importants pour toi ?

Devil’s Witches : Je pense que ce que je fais concernera toujours le cinéma. Les films qui sont importants pour moi sont présents dans presque tout ce que je fais. Bien que parfois, pas souvent, les films ne soient même pas importants aussi importants que les sentiments qu’ils créent, comment ils suscitent ma propre créativité.
Le cinéma est la forme d’art COMPLETE. Il contient des textes écrits, des arts visuels, des arts de la scène, des chorégraphies, de la musique…
Chaque forme d’art que l’humanité a créée est exposée de façon simultanée au cinéma. Comme je l’ai dit dans les interviews précédentes, si je pouvais, je ferais juste des films mais ils coûtent beaucoup plus cher que la musique.

Faster, Pussycat! Kill! Kill! réalisé par Russ Meyer

Wombat Cult : Depuis le split avec Saint Karloff, « Coven Of The Ultra-Riff », vous travaillez avec Andy de The King’s Pistol pour les lignes de basse.
Comment s’est organisée cette collaboration?

Devil’s Witches : Andy était un fan très actif de Devil’s Witches. Il a posté une vidéo folle où il a utilisé des jouets et des figurines pour réaliser un court métrage accompagnant l’arrivée de sa copie vinyle de Porno Witches & Vietnam Veterans.
Cela a attiré mon attention. Nous avons commencé à parler et j’ai entendu The King’s Pistol. J’aimais qu’il vienne d’un autre endroit musicalement et qu’il fournisse des lignes de basse que je n’écrirais pas nécessairement moi-même ou qui étaient des modèles stoner / doom typiques. Chaque fois que j’écris un morceau, je le fais savoir à Andy, je lui envoie des clips et des vidéos bruts et il écrit lui-même la basse.
Parfois, la piste a pris une direction complètement différente lorsque j’ai fini de mon côté, mais il s’adapte simplement. C’est un processus facile et sans tracas. Toutes les personnes avec qui j’ai travaillé n’ont pas cette capacité de travail sans encombre. Gabriel le fait, Daniel le fait, Max le fait sur le plan artistique, mais j’ai eu d’autres personnes impliquées dans le processus d’un enregistrement DW terminé et je ne peux même pas me résoudre à leur parler de nouveau en raison des maux de tête qu’ils m’ont apportés.

Wombat Cult : La scène sud-américaine Doom est fortement influencée par le cinéma italien et plus particulièrement les gialli allant de Joe D’Amato à Dario Argento en passant par Umberto Lenzi ou Sergio Martino. Je pense notamment à Mephistofeles et Arteaga.
Pour ta part, tu as souvent abordé le cinéma à travers une vision érotique loin des horribles abus du cinéma italien, préférant généralement l’horreur gothique quand il s’agit d’apporter une vision horrifique.
Penses-tu un jour proposer un morceau dans l’univers des gialli?

Devil’s Witches : J’ai regardé beaucoup de Gialli et j’ai apprécié les œuvres d’Argento, Bava, Fulci. ‘Delirium‘ est génial, je l’aime surtout à cause de Serena Grandi. Elle est superbe dans Miranda de Tinto Brass et Lady of the Night! Honnêtement, je n’utilise pas trop le Giallo musicalement pour deux raisons.
Premièrement, il ne m’a jamais vraiment inspiré musicalement, et deuxièmement, il est surreprésenté visuellement.
Tout le monde puise dans le Giallo et mes intérêts sont bien plus importants que de se perdre dans un sujet sursaturé de toute façon.

Wombat Cult : Récemment, Amenra et Toundra ont parlé de travaux musicaux pour accompagner des films patrimoniaux tels que « Le miroir » de Tarkovski et « Le cabinet du docteur Caligari » de Robert Wiene.
Que penses-tu du procédé ? Serai-tu intéressé à composer sur les images d’un long métrage ?

Devil’s Witches : En fait, je créais beaucoup de musique pour le cinéma. J’avais un ami qui était à l’école de cinéma et j’ai marqué à peu près tout ce qu’il a fait et quelques trucs pour ses camarades de classe aussi. Ce fut un moment vraiment amusant et excitant pour moi. Je voulais vraiment marquer le cinéma à un moment de ma vie.
Un de mes réalisateurs écossais préférés est un gars appelé Peter Mullan. Il y a de nombreuses années, j’ai entendu parler d’un film qu’il réalisait intitulé «On a Clear Day». J’ai écrit de la musique inspirée de ce que j’avais lu à ce sujet.
Un jour, j’étais dans un train et à ma grande surprise, il était assis à côté de moi. J’étais bien trop timide pour évoquer la musique mais un de mes amis l’a fait. Il était très intéressé et m’a donné ses coordonnées et m’a demandé d’envoyer une démo. Malheureusement, j’étais jeune. Je ne lui ai jamais envoyé la démo car j’avais trop peur. Donc, pour quiconque se trouverait dans cette situation, ne faites pas ça, ne soyez pas timide.

Wombat Cult : Tu travailles maintenant avec Majestic Mountain Records, peux-tu nous parler de cette rencontre?

Devil’s Witches : Marco, qui dirige MMR, a été l’un des premiers fans de Devil’s Witches. Il a acheté dès le début et a aidé le Coven à grandir.
Après avoir parlé à Ole de Saint Karloff de mon idée pour un split appelé «  Coven of the Ultra-Riff », ce sont eux qui ont suggéré de sortir via le nouveau label de Marco.
Marco s’est révélé être l’un des labels les plus équitables en matière de paiement d’artistes. Beaucoup trop de labels subissent des réductions de bénéfices qui dépassent de loin les groupes, même après leurs coûts.
J’en ai énervé quelques-uns pour avoir parlé de cela et pour avoir exigé davantage pour les artistes, mais je ne ferai jamais de compromis là-dessus.

Wombat Cult : Nous avons parlé de musique et de cinéma, peux-tu nous parler de ta cinéphilie personnelle ?

Devil’s Witches : Mon intérêt pour le cinéma remonte plus loin que je ne puisse même avoir de souvenirs. Enfant, je vivais beaucoup avec ma grand-mère et de nombreuses nuits, elle regardait toutes sortes de films différents. J’ai des souvenirs de films que je n’ai pas encore retrouvés et parfois je pense en avoir rêvé. Images de vampires femelles nues avec de magnifiques buissons et de douces capes. Il y a une scène spécifique comme celle-là dans mon esprit que j’ai vue dans mon enfance et je ne l’ai jamais rencontrée de nouveau dans toutes mes recherches.
Un autre film que je pensais avoir imaginé jusqu’à ce que je le trouve à l’âge adulte était «House on Bare Mountain». Pendant des années, j’ai eu ces images de filles à la poitrine lourde avec Loup-Garou, Dracula et Frankenstein impliqués quelque part. C’était tellement fou dans mon esprit que j’ai décidé que je devais l’avoir rêvé. Le retrouver à l’âge adulte était une expérience surréaliste.
En vieillissant un peu, j’ai commencé à collectionner les sorties vidéo d’Arrow et à assister à leurs projections de films avec questions/réponses. Je suis finalement devenu ami avec l’historien du cinéma et journaliste Calum Waddell qui a organisé ces événements et écrit des notes pour des sorties et des magazines de films britanniques. Il m’a mis sur toutes sortes de films dont je n’aurais jamais entendu parler autrement.
Mon plus grand souvenir est de passer la soirée à boire avec le réalisateur de Nekromantik Jörg Buttgereit après la projection restaurée du film pour Arrow.
Mon intérêt pour Russ Meyer a également commencé avec Arrow. Avant cela, je n’avais jamais entendu parler de ces films. C’est devenu une énorme obsession pour moi et j’ai rassemblé beaucoup de choses liées à Russ. Je suis reconnaissant de connaître maintenant certaines des grandes dames qui ont joué dans ses films, Erica Gavin et Kitten Nativdad.
Erica est un amour absolu et nous avons eu de nombreuses discussions FB sur ses grands films et l’intérêt pour la vie et la santé des autres aujourd’hui. Kitten a également donné l’autorisation officielle d’utiliser son image, prise à l’origine par Russ, pour être utilisée dans la collection AUDIO-EROTIC.
Cela me souffle encore. Après cela, je me suis aventuré dans le monde de l’âge d’or du cinéma pour adultes. Mon intérêt pour ce genre dans son ensemble est inégalé par aucun autre. C’est au-delà du sexe pour moi. Toute la période, la culture, les interprètes, les lieux, 42e rue. C’est un vrai passe-temps de rechercher dans cette période historique du cinéma.
Je peux voir que j’ai continué un peu avec Devil’s Witches et que je n’ai toujours pas abordé Tinto Brass, sa manière dont il crée le type d’érotisme parfait qui peut plaire à une population plus large que d’ordinaire.
Mes voyages avec Alain Robbe Grillet, Radley Metzger, les femelles féroces amusantes des films d’Andy Sidaris et bien d’autres m’inspirent.
Honnêtement, je pourrais écrire longuement autour de ma relation au cinéma. Si quelqu’un est intéressé par cela, il ne faut pas hésiter à m’envoyer un message et nous continuerons cette conversation.

The House On Bare Mountain by Lee Frost and Wes Bishop

Wombat Cult : Pour prolonger cette expérience entre la musique et le cinéma, quel serait ta soirée cinéma idéale ?

Devil’s Witches : Apocalypse Now à Imax avec un orchestre live. Des vampires femelles aux seins lourds se promenant dans les allées tandis qu’une autre presse son doux buisson sur mon visage. Oh attends, c’est juste Velvet Magic n’est-ce pas ?

Apocalypse Now réalisé par Francis Ford Coppola

Pour soutenir Devil’s Witches :


ENGLISH VERSION

Wombat Cult: After a vietnam under a rain of napalm at the same time erotic and insidious, then a re-reading of the universe of pistoleros between Russ Meyer and Sergio Leone, Devil’s Witches is back with a new EP entitled « Guns, Drugs and Filthy Pictures ».
The visual of the song »Cross My Path, I’ll Cross Your Face » refers to the work of Abel Ferrara in the heart of the wild suburbs of big American cities marking a transition between the 70s and 80s. Is it the direction in which you intend to steer your erotic time machine?

Devil’s Witches: I never intended to be the Marty Mcfly of riffs. Movies are timeless to me, despite different eras having trends and genres that come in and out of fashion. It just so happens that not everything I respond to and inspires creativity in me comes from the 1960s.
Initially with Devil’s Witches I used the tag line ‘1960s Worship’ because that is literally everything I was emotionally connecting with at the time. But creativity isn’t static and I don’t want to be boxed into my own creations. Journeying into 70s or 80s cinema wasn’t an intentional decision. It just so happened that was the era which contained the movies that spoke to my emotions.
In fact one of my biggest influences on the track ‘Cross my path, I’ll cross your Face’ was the movie ‘Unforgiven’ and that was from 1992.

Wombat Cult: Since Velvet Magic, your first album, we have discovered many facets of Devil’s Witches with an acoustic EP and even more surprising growl passages on Love Is Doom, what are the next cards that you plan to reveal, in your future EP on Majestic Mountain Records, to this beautiful musical project that never ceases to surprise?

Devil’s Witches: Guns, Drugs & Filthy Pictures definitely contains some musical surprises for sure. However, it isn’t my intention to be surprising folks. I’m just following my creativity and inspiration.
People often think artists doing this are sitting trying to deliberately surprise. I actually find it’s more of a conscious and deliberate process to try and creates tracks that are all similar. There are great bands who write the same song thousand differents ways and they’re all killer. They fill entire discographies and it becomes how everyone responds to them. If they do anything different there’s hell to pay.
As a fan I wouldn’t want Municipal Waste to put out a piano EP of love songs, right. That could be pretty funny though.
However, I prefer not putting any limits on Devil’s Witches like that. It just doesn’t come naturally to me to not be trying many different musical things.

Wombat Cult: You spoke in a previous interview with Doom Metal.com, about your very cinematic way of working your musical approach. During the creative process, do the riffs appear synchronously with watching exploitation movies?

Devils’s Witches: Absolutely. I definitely have musical ideas appear frequently while watching film. Most of the time I can’t do anything about it and by the time I can get to an instrument or record quickly on my phone, it’s gone. I have been known to stop movies half way through to go and record when the inspiration is too strong. Great for the Coven but terrible for my film buddies.

Wombat Cult: Your Supervixen  and Requiem Pour Un Vampire tracks, inspired by Russ Meyer and Jean Rollin movies,  are pure pleasures for cinephiles and audiophiles.
Today when I watch these films I can’t stop singing your songs. It would be fantastic to hear songs titled « Faster Pussycat Kill Kill », « Les Chasses Du Comte Zaroff » or « The Body And The Whip » one day. The simple imagination of  hearing this musical reinventions fascinates me. Do you plan to dedicate other pieces to certain films that are important to you?

Devil’s Witches: I think everything I do will always be about cinema. The films which are important to me are continually woven into almost everything I do simply by default. Although sometimes, not often, the movies aren’t even important to me. It’s the feelings they create, how they spark my own creativity and compel me.
Cinema is the COMPLETE art form.
It contains written word, visual art, performance art, choreography, music… Every art form mankind has created is on show at once in cinema. As I said in previous interviews, if I could I’d just make movies but they cost a lot more than music.

Faster, Pussycat! Kill! Kill! by Russ Meyer

Wombat Cult: Since the split with Saint Karloff, « Coven Of The Ultra-Riff », you work with Andy from The King’s Pistol for the bass lines. How is this collaboration organized?

Devil’s Witches: Andy was a very active and vocal fan of Devil’s Witches. He posted a crazy video where he used toys and action figures to make a short film accompanying the arrival of his vinyl copy of Porno Witches & Vietnam Veterans. It got my attention.
After that we got talking and I heard The King’s Pistol. I liked that he came from a different place musically and would be contributing bass lines that I wouldn’t necessarily write myself or were typical stoner/doom tropes. Whenever I write a track I let Andy know and I’ll send him rough clips and videos and he writes the bass himself. Sometimes the track has went in completely different direction by the time I’ve finished on my side but he just adapts. It’s a very hassle free, easy process. Not everyone I’ve worked with has that. Gabriel does, Daniel does, Max does on the art side, but I’ve had others involved in the process of a finished DW record and I can’t even bring myself to talk them again due to the headaches they brought.

Wombat Cult: The South American Doom scene is strongly influenced by Italian cinema and more particularly the gialli ranging from Joe D’Amato to Dario Argento via Umberto Lenzi or Sergio Martino. I am thinking particularly about Mephistofeles and Arteaga. For your part, you have often approached cinema through an erotic vision far from the horrific abuse of Italian cinema, generally preferring the Gothic horror when it comes to bringing a horrifying vision. Do you think one day going into a composition around the world of gialli?

Devil’s Witches: I have watched many Gialli and enjoy the works of Argento, Bava, Fulci. ‘Delirium’ is great one I like mostly due to Serena Grandi. Check her out in Miranda by Tinto Brass and Lady of the Night too!
Honestly I don’t use Giallo too much musically for two reasons.
One, it has never really inspired me musically, and two, it is oversaturated in heavy music. Everyone is tapping into Giallo and my interests are much bigger than that to be lost in an oversaturated subject anyway.

Wombat Cult: Recently, Amenra and Toundra talked about song compositions to accompany heritage films such as « The Mirror » by Tarkovski and « The cabinet of the Doctor Caligari ». What do you think of the process? Would you be interested in composing on the images of a feature film?

Devil’s Witches: I actually used to create music for film a lot. I had a friend who was at film school and I scored pretty much everything he made and some stuff for his classmates too. It was a really fun and exciting time for me. I really did want to score for cinema at one point in my life.
One of my favourite Scottish directors is a guy called Peter Mullan. Many years ago I heard about a film he was making called ‘On a Clear Day‘. I wrote some music inspired by what I’d read about it. One day I was on a train and to my surprise he was there sitting next to me. I was far too shy to bring up the music but one of my friends did. He was very interested and gave me his contact details and asked me to send a demo. Sadly I was young and in my own head.
I never sent him the demo as I was too afraid. So to anyone out there, don’t do that.

Wombat Cult: You’re now working with Majestic Mountain Records, can you give us
a word about your meeting?

Devil’s Witches: Marco who runs MMR was one the first Devil’s Witches fans. He bought in from the beginning and helped the Coven grow. After I had spoke to Ole from Saint Karloff about my idea for a split called ‘Coven of the Ultra-Riff’ it was them who suggested releasing through Marco’s new label. Marco showed himself to be one of fairest labels out there when it comes to paying artists.
Far too many labels are taking profit cuts that far outweigh the bands even after their costs. I have pissed off a few for speaking out on this and for demanding more for artists but I won’t ever compromise on it.

Wombat Cult: We spoke around music and cinema, can you speak us about your
personal cinephilia?

Devil’s Witches: My interest in cinema extends further back than I even have memories. As a child I lived with my Grandmother a lot and many nights she would be watching all kinds of different films. I have memories of films I have yet to find again and sometimes I think I dreamt them. Images of naked female vampires with wonderful soft bushes and cloaks. There’s a specific scene like that in my mind I saw as a child and I have never encountered again it in all of my searches. Another movie I thought I had imagined until I found it as an adult was ‘House on Bare Mountain’. For years I had these images heavy breasted girls excercising topless and the Wolfman, Dracula and Frankenstein being involved somewhere. It was so crazy in my mind I decided I must’ve dreamt it. Finding it again as an adult was a surreal experience.
As I got a bit older I started collecting Arrow video releases and attending their film showings and Q & As. I eventually became friends with film historian and journalist Calum Waddell who organised these events and writes linear notes for releases and UK film magazines. He put me onto to all kinds of films I would never have heard of otherwise.
My greatest memory is spending the evening drinking with Nekromantik director Jörg Buttgereit after the restored screening of the film for Arrow. I sure picked his brain clean that night.
My interest in Russ Meyer began through Arrow too. Before that I had never heard of the films. That became a massive obsession for me and I have collected many Russ related things. I am thankful to now know some of the great ladies who starred in his movies, Erica Gavin and Kitten Nativdad. Erica is an absolute sweetheart and we have had many FB chats about these great movies and interest in each others life and health today. Kitten also gave official permission to use her image, originally taken by Russ, to be used on the AUDIO-EROTIC collection. That still blows my mind.
After that I ventured into the world of the Golden Age of Adult Cinema. My interest in that genre as a whole is unmatched by any other. It’s beyond the sex for me. The entire period, the culture, the performers, the locations, 42nd street. It’s a real of hobby of mine researching this historical period of cinema. I can see I’ve went on for a bit here and still not touched on Tinto Brass and how he makes the perfect kind of erotica that can appeal to a larger demographic than most.
My journeys into Alain Robbe Grillet, Radley Metzger, the fun fierce females of Andy Sidaris movies, and many others.
Honestly I could write at great length my relationship to film. If anyone is interested in that then feel free to message me and we’ll continue this conversation.

The House On Bare Mountain by Lee Frost and West Bishop

Wombat Cult: To extend this experience between music and cinema, what would be
the ideal movie night for you?

Devil’s Witches: Apocalypse Now in Imax with a live orchestra. Heavy breasted female Vampires just larking around in the aisles while another presses her soft full bush down onto my face. Oh wait that’s just Velvet Magic isn’t it?

Apocalypse Now by Francis Ford Coppola

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