Wombat Interview #16 – Kavrila

The interview is available in French and English. The English version is after the french, scroll it and dig it like a wombat.

VERSION FRANÇAISE :

Kavrila, formation originaire d’Hambourg, officie depuis quelques années dans un magma à la rencontre des territoires soniques entre Sludge, Heavy Metal, Doom, et un on ne saurait quoi de Death Metal.
Après avoir déversé sa colère sur deux EP de la série « Rituals », le groupe vient mettre fin dans un chaos pour le moins excitant, où les os viennent se broyer au rythme des quatre morceaux présents, tous plus rageurs, frontaux et sans pitié les uns que les autres.
Wombat Cult a traversé la ligne Maginot, entre deux ogives nucléaires et quelques corps célestes pour rencontrer la formation qui fera plier votre cellule MM.

Wombat Cult : Salut Kavrila, Cela fait déjà quelques années que je suis vos sorties avec intérêt. La sortie de ce troisième EP, tout bonnement fascinant, m’a poussé à vous écrire pour partager quelques instants avec vous.
Pouvez-vous faire la lumière sur votre formation, vous présenter ?

Kavrila: Bonjour ! Merci pour l’interview mec.
Nous avons fondé le groupe en 2016 et créé le premier EP assez spontanément. J’ai connu notre batteur Miltos bien avant que Kavrila ne prenne vie. Un jour, il m’a montré des démos et je les ai absolument adorées.
Comme je suis également batteur et que je n’ai jamais chanté auparavant, je me suis lancé dans cette direction et RITUALS I est né quelques mois plus tard. Nous n’attendions rien de particulier de ce premier EP, mais les premiers retours ont été très bons et nous ont permis de continuer.
De plus, nous nous sommes beaucoup amusés avec ce nouveau projet qu’est Kavrila et les concerts. C’était dangereux, frais et excitant pour nous et cela l’est encore.

« Blight », premier album / Artwork by Philipp Igumnov

Wombat Cult : Depuis 2016, Kavrila a sorti 3 EP, la trilogie Rituals, et un album du nom de «Blight ».
Pouvez-vous revenir sur la dissociation à opérer entre les expérimentations de Rituals et la sortie de Blight ?
Devons-nous les voir comme la continuité d’un même propos, ou plutôt à la manière de deux pistes d’expérimentations parallèles ? 

Kavrila : L’idée des trois EP est venue très tôt. Nous avons aimé l’idée d’écrire 4 à 5 chansons qui représentent notre humeur et notre approche actuelles afin de les utiliser comme une véritable transposition émotionnelle. Pas trop intellectuel, juste une émotion pure qui prend forme dans une musique et des paroles intenses.
De plus, nous pensions que proposer un voyage musical avec cette trilogie qu’est Rituals serait génial, une sorte de voyage dans nos âmes.

Un album est un animal différent cependant. Bien sûr il y a plus de chansons mais aussi une trame narrative qui mène aux chansons, aux paroles, aux illustrations et à la dramaturgie souhaitée.
En fin de compte, il s’agit d’une approche plus profonde de ce qu’étaient les EP, moins primitive, soudaine.
Néanmoins, ces deux options d’expression nous gardent concentrés et affamés.

Wombat Cult : Lors de nombreuses conversations ou lectures d’articles, la comparaison avec vos collègues nationaux Mantar est faite.
Bien qu’appréciant le groupe originaire de Brême, je trouve que Kavrila va dans une direction qui diffère. La classification à travers la dénomination Mantar pour le dépassement des paysages musicaux gravitant autour du Sludge me perturbe.
Comment qualifieriez-vous Kavrila dans cette optique de classification des genres ? Pouvez-vous décomposer les influences qui ont fait naître votre vision si singulière des musiques dites extrêmes ?

Kavrila : Les gens aiment comparer les groupes et ont besoin de segmenter ce qu’ils écoutent en genres et autres merdes, un comportement tout à fait normal. Et bien sûr, la classification Mantar est compréhensible jusqu’à un certain point. Mais je pense que ce n’est qu’une première réflexion et une conclusion inachevée.
Je suis d’accord avec toi, nous allons dans une direction différente et je suis sûr que la plupart des gens qui nous donnent une chance le découvriront quand ils examineront notre musique et notre univers.

Nos influences viennent de plusieurs directions. Je pense que notre principale raison de jouer cette musique est d’exprimer certains sujets qui sont difficiles à mettre en mots. Evidemment, nous sommes tous fans de musique Heavy et de nombreux genres musicaux qui y sont liés en général.
Je suis sûr que cela se répercute également dans notre son, mais comme je l’ai dit, nous recherchons avant tout l’intensité, la véracité et l’énergie qui traversent quatre individus avec pour résultat une expérience cathartique.
Pour nous et les auditeurs.

Picture taken by Michael Nehrmann

Wombat Cult : Tout au long des trois EPs « Rituals » vos sonorités n’ont cessé d’évoluer, la qualité sonore s’est affinée tout en gardant ce grain, cette crasse si envoûtante de la scène underground. Vous faîtes parti des groupe qui jouent sur les nuances et travaillent constamment leurs sons, leurs approches. Vous ne stagnez à aucun moment et les sorties sont de plus en plus belles.
Comment avez-vous travaillé au fil des ans pour passer de cette approche rugueuse, aux sonorités hardcore de « Rituals I » jusqu’à vous retrouver aujourd’hui dans une dimension plus tournée vers le Death Metal « Mélodique » ? Quelles rencontres, expérimentations, lumières, vous ont guidé dans cette direction ? 

Kavrila : Merci! La stagnation, c’est la mort.
On doit rester intéressé et ouvert à nous-même et à l’approche de la musique que nous jouons.
Quand vous jouez simplement et essayez de copier des trucs qui ne viennent pas vraiment de vous en tant que musicien, les gens vont l’entendre, à mon avis. Ce n’est pas sincère. Nous essayons donc d’être très honnêtes les uns envers les autres et de rester curieux de ce qui peut sortir de chacun de nos esprits avec spontanéité.

Wombat Cult : La qualité sonore de Rituals III est déconcertante, tranchante et percutante.
Où avez-vous enregistré et dans quelles conditions ?

Kavrila : Nous l’avons enregistré nous-mêmes dans notre salle de répétition, ainsi que les trois EP et l’album également.
Miltos est l’homme derrière les enregistrements et le mixage. Il a également évolué au fil des ans et a encore fait un excellent travail.
En ce qui concerne le son, les chansons ou les paroles, tout le monde est impliqué et chaque opinion compte. Nous avons tous une vision et une sensation assez claires de la façon dont ce groupe devrait sonner au moment où nous enregistrons ou écrivons.
Cependant, nous expérimentons des choses et restons aventureux.

Wombat Cult : Les thématiques que vous abordez avec Kavrila semblent graviter vers la fin des civilisations, l’écroulement de l’humanité telle que nous la connaissons au-delà des guerres et du temps, au cœur d’une dimension nihiliste totale.
Pouvez-vous nous éclairer sur le procédé d’écriture des textes, ainsi qu’autour du message que vous souhaitez délivrer ?

Kavrila : Il n’y a pas vraiment de message derrière nos morceaux. Il s’agit plus d’histoires que de prêcher la « bonne parole ». Les paroles sont la plupart du temps très personnelles mais laissent aussi une certaine place à vos propres interprétations.
Pour moi, c’est difficile d’écrire sur des trucs inventés. Ce doit être quelque chose qui m’est arrivé dans la vie ou que j’ai observé quelque part.
Notre bassiste Daniel m’aide beaucoup tout au long du processus d’écriture et de finalisation pour trouver la bonne tonalité et les mots justes pour ce que je veux livrer. Il s’identifie à beaucoup de choses qui se passent dans ma tête.

Wombat Cult : Les trois artworks de la trilogie Rituals ont été réalisés par Philipp Igumnov. Elles sont à la fois effrayantes et obsédantes. On y traverse d’un EP à l’autre le temps, l’histoire, les croyances mais aussi le passage invisible entre la vie et la mort. Un passage autour de l’entre-monde ésotérique qui se juxtapose avec d’une part le réel et d’autre part l’au-delà.
Comment s’est organisée la réalisation de ces artworks ? Selon quels procédés ? Accompagnez-nous dans la lecture symbolique de vos visuels.

Kavrila : Tes questions sont des analyses critiques mec, génial.
Alors que nous terminions Rituals I, j’ai cherché une illustration de couverture appropriée sur Internet et je suis tombé sur les œuvres de Philipp Igumnov. Elles nous ont totalement époustouflés dès le début. Il y a une certaine obscurité et beauté en même temps. Ses collages ont quelque chose que je n’ai jamais vu auparavant.

Juste de la magie noire transformée en graphisme et parfaitement adaptée à notre musique. L’ambiance générale soutient parfaitement la musique. Lors de la clôture du premier EP, je lui ai juste demandé si nous pouvions utiliser une toile.
Je lui ai envoyé la musique, il l’a aimée et nous a donné la permission. C’était à peu près la même chose avec le deuxième et le troisième.
Nous voulions qu’il crée une ligne rouge pour les trois EP.

La lecture symbolique est quelque chose que les gens doivent travailler pour eux-mêmes, nous ne voulons pas donner trop de directives. Nous préférons laisser la musique et les visuels parler d’eux-mêmes.

Wombat Cult : Rituals III vient de sortir chez Nashardaa Records. Le label commence à apparaître un peu partout avec des sorties éclectiques telles que Durga, Codeia, Toundra ou encore Respire.
Comment votre passage chez ce nouveau label s’est-il déroulé ? Comment les avez-vous rencontré ?

Kavrila : Après les deux premiers EPs et la sortie de l’album sur Backbite/Hand Of Doom Records, nous voulions essayer quelque chose de différent avec Rituals III. Nous avons cherché d’autres labels qui avaient un line-up intéressant et une approche passionnée. Nous avons envoyé notre musique à des labels que nous aimions beaucoup.
L’un d’eux était Narshardaa.

André , l’homme derrière le label, a répondu très rapidement. Il était totalement à fond dans notre vision. Nous avons eu de longues conversations et avons eu un très bon feeling depuis le début.
Nous sommes très heureux de cette collaboration. Il est très dévoué quand il s’agit de ses sorties et nous attendons avec impatience la prochaine avec lui. Nous souhaitions juste trouver les bonnes personnes, celles qui comprennent nos idées, et sont ouverts à notre façon d’être un groupe.

Wombat Cult : Nous sommes dans des mois assez complexes, où la musique survit difficilement loin des scènes et du public.
Comment résistez-vous ? Que se passe-t-il chez Kavrila durant cette longue traversée du désert ?

Kavrila : Nous avons essayé de rester créatifs et avons continué à écrire de la musique. Nous avons également essayé de rester en contact avec nos fans et avons fait une « Distance Tape » avec notre petit projet Black Metal Alirvak.
En plus des chansons, nous avons enregistré des messages personnels pour tous ceux qui ont commandé une cassette et les ont mis sur la face B. Des trucs comme ça pour couvrir un peu les frais de fonctionnement et rester proche en ces temps distanciels, enfin vous savez.

Wombat Cult : Nous avons terminé ce premier semestre 2021, et des dizaines d’albums fascinants ont vu le jour.
Pouvez-vous revenir sur ceux qui vous ont le plus marqué ?
 

Kavrila : Bien évidemment, voici une liste de ce que nous écoutons et apprécions actuellement. Il ne s’agit pas seulement d’albums sortis en 2021.

Andreas:
Ossaert – Pelgrimsoord
Suffering Hour – The Cyclic Reckoning
Fear Factory – Aggression Continuum

Miltos:
Rotting Christ – The Heretics
New Model Army – From Here
At The Gates – The Nightmare Of Being

Daniel:
Run The Jewels – RTJ4
Honeyhoney – 3
Gary Clark Jr. – This Land

Alex: 
Eyehategod – A History Of Nomadic Behaviour
Conway The Machine – From King T A GOD
Gulch – Impenetrable Cerebral Fortress

Pour soutenir et découvrir Kavrila :



ENGLISH VERSION :

Kavrila, from Hamburg, is working since a few years in a magma at the meeting of sonic territories between Sludge, Heavy Metal, Doom, and a nobody knows what of Death Metal. After having poured out their anger on two EPs of the serie « Rituals », the band comes to end the trilogy in a chaos for the less exciting, where the bones come to crush to the rhythm of the four pieces of the EP, all more angry, frontal and without mercy.
Wombat Cult dug the Maginot Line, between two nuclear warheads and some celestial bodies to meet the formation that will bend your MM cell.

Wombat Cult: Hello Kavrila, I follow your works with interest since a few years now.
The release of this third EP, which is simply fascinating, prompted me to write to you to share a few moments with the band.
Can you enlighten us, tell us your story?

Kavrila: Hi there! Thank you for the opportunity man.
Well, we founded the band back in 2016 and created the first EP pretty spontaneously. I knew our Drummer Miltos quite some time before Kavrila got to life. Someday he showed me some demos and I absolutely loved them.
As I am a drummer as well and never sang before, I’ve thrown myself into it and RITUALS I was born a couple of months later. We waited nothing about this firt release, but the first feedback towards the band was very good and let us kept going.
Also, we had so much fun with this new band and the live shows. It was dangerous, fresh and exciting for us and still is to this day.  

« Blight », first album / Artwork by Philipp Igumnov

Wombat Cult: Since 2016, Kavrila has released 3 EPs, the Rituals trilogy, and an album called “Blight”.
Can you come back to the dissociation between the experiments of Rituals (EP trilogy) and the release of Blight (First album)? Should we see them as a continuation of the same subject, or rather as two parallel ways, doors, around Kavrila philosophy?

Kavrila: The idea of three EPs came very early. We liked the thought to write 4 to 5 songs which represents our current mood and approach to this band or use it as an actual emotional output. Not too overly intellectual, just pure emotion forged to intense music and lyrics. Also, we thought it would be great to have some musical journey at the end with all three parts told.
An album is a different animal though. Of course, more songs but also an overall theme which leads to the songs, lyrics, artwork and dramaturgy. In the end more of everything and a deeper approach of what the EPs were about. These two output options keeping us focused and hungry. 

Wombat Cult: During many conversations or article readings, the comparison with your national Mantar colleagues is made.
Although I like the band from Bremen, I find that Kavrila is going in a different direction. The classification through the name Mantar to definite the musical soundscapes who goes beyond Sludge disturbs me.

How would you qualify Kavrila in this perspective of genre classification?
Can you bring us the influences that gave birth to your singular vision of music?

Kavrila: Well, people like to compare bands and need to stuff you in genres and shit – totally normal behaviour. And of course, the Mantar classification is comprehensible to a certain point. But I think this is just a first thought and unfinished conclusion.
I agree with you that we’re going in a different direction and I’m sure most of the people who give us a spin will find out when they look into the music and everything a little deeper. Our influences come from many directions. I think our main reason for playing this music is to express certain topics which are hard to put in words. Sure, all of us are fans of heavy music and many of music’s genres in general. I’m sure these flows into our sound as well, but as I said, first and foremost we’re looking for intensity, truthfulness and energy running through four individuals with the result of being a cathartic experience.
For us and the listeners. 

Picture taken by Michael Nehrmann

Wombat Cult: Throughout the three Rituals EPs your tones have continued to evolve, the sound quality has been refined while keeping that grain, that haunting grime of the underground scene.
You are part of the bands who play on nuances and constantly work on their sounds, their approaches.
You don’t stagnate at any time and the releases are more and more beautiful.

How have you worked over the years to move from this rough approach, with the hardcore sonorities of Rituals I, until you find yourself today in a dimension more turned towards « Melodic » Death Metal?
What encounters, experiments, lights have guided you in this evolving horizon?

Kavrila: Thanks! Stagnation is death.
You have to stay interested and open to yourself and your approach to the music you play. When you just play along and try to copy some shit that’s not really from yourself as a musician, people will hear that, in my opinion. It’s not sincere.
So we try to be very honest to each other and also stay curious of what may came out of us. 

Wombat Cult: The sound quality of Rituals III is baffling, beautifully sharp.
Where did you record and under what conditions?

Kavrila: We recorded it ourself in our rehearsal room, as all three EPs and the album as well.
Miltos is the man behind the recordings and mixing. He evolved through the years as well and again did a great job. When it comes to sound, songs or lyrics everybody is involved and every opinion counts. We all have a pretty clear vision and feel of how this band should sound like at the moment we record or write.
At the same time we try things out and keep ourselves adventurous. 

Wombat Cult: The themes you dig with Kavrila seem to gravitate towards the end of civilisations, the collapse of humanity as we know it beyond wars and time, at the heart of a total nihilistic dimension.

Can you enlighten us on the process of writing texts, but also around the message you want to deliver?

Kavrila: There’s not really a message behind it, more telling a story than preaching some knowledge with a waving finger. The lyrics are very personal most of the time but also leaving a certain space for your own interpretations.
For me it’s hard to write about made up stuff. It has to be something I came around in life or observe somewhere. Our bass player Daniel is helping a lot throughout the writing and finalisation process to find the right tonality and words for what I want to deliver. He is a native speaker and also can relate to a lot of stuff that goes on in my mind. 

Wombat Cult: The three artworks of the Rituals trilogy were done by Philipp Igumnov. They are both frightening and haunting.
We cross from one EP to another across time, history, beliefs but also the invisible way between life and death.
A passage around the esoteric in-between worlds which is juxtaposed with the real one and the beyond, in a chaotic and hopeless landscape.

How was the drawing sessions of these artworks have been organised?
According to what procedures?
Guide us in the symbolic reading of your visuals.

Kavrila: Your questions are reviews at the same time man, awesome.
As we finished Rituals I, I looked for a fitting cover artwork on the internet and stumbled over the works from Philipp Igumnov. They totally blew us away from the beginning. They have a certain darkness and beauty at the same time. His collages are something I never saw before. Just dark magic turned into graphics and somehow perfectly fitting to our music.
The overall vibe just nails it and supports the music perfectly. The particular piece for the first EP literally jumped in our face so I just asked him if we could use it. I send him the music, he liked it and just gave us the permission.
It was pretty much the same with the second and third one. We wanted him for all three EPs to draw a red line artwork wise as well.

The symbolic reading is something the people should do for themselves, we don’t want to give too many guidelines and let the music and visuals speak for itself. 

Wombat Cult: Rituals III has just been released on Nashardaa Records. The label is starting to appear everywhere with eclectic releases such as Durga, Codeia, Toundra and Respire.

How did your way with this new label go? How did you meet them?

Kavrila: After the first two EPs and the album came out on Backbite/Hand Of Doom Records we wanted to try out something different with Rituals III and looked for some other labels who had an interesting roster and a passionate approach. So we send the music to some labels we liked personally a lot. One of them was Narshardaa. 

André , the man behind it responded very quickly and was totally into it. So we had longer conversations and had a very good feeling since the beginning.  We are very happy with the collaboration. He’s very dedicated when it comes to his releases and we’re looking forward to the next one with him. You just want the right people in your team.
Those who understand your ideas ,approach to music, releasing and are open to your way of being a band. 

Wombat Cult: We are in fairly complex months, where the music hardly resists far from the stages and the public.

How do you resist? What happens to Kavrila during this long journey through the desert?

Kavrila: We tried to stay creative and kept writing music. Also we tried to stay in touch with our fans and did a „Distance Tape“ with our little Black Metal project Alirvak. On top of the songs we recorded personal messages for everyone who ordered a tape and put them on the B-Side. Stuff like that to cover the running costs a little and stay close in these distant times you know. 

Wombat Cult: We have completed this first half of 2021, and dozens of fascinating albums have emerged.
Can you come back to the ones that left their mark on you?

Kavrila: Sure thing, here’s a list of what we love and listened to recently. Not all was released 2021 by the way. 

Andreas:
Ossaert – Pelgrimsoord
Suffering Hour – The Cyclic Reckoning
Fear Factory – Aggression Continuum

Miltos:
Rotting Christ – The Heretics
New Model Army – From Here
At The Gates – The Nightmare Of Being

Daniel:
Run The Jewels – RTJ4
Honeyhoney – 3
Gary Clark Jr. – This Land

Alex: 
Eyehategod – A History Of Nomadic Behaviour
Conway The Machine – From King T A GOD
Gulch – Impenetrable Cerebral Fortress

To discover and support Kavrila:

Gouha Rock Fest 2020


The English Version of the review is after the French one.


VERSION FRANCAISE :

Loin du fracas touristique de la Côte d’Azur, perché sur les hauteurs de Gorbio, au beau milieu d’une végétation sèche, aride, résonne depuis quelques années un festival célébrant la fuzz sous toutes ses formes. Après avoir accueilli Black Elephant ou encore Beesus l’an dernier, le festival revient avec une programmation post-confinement faisant la part belle à une programmation s’offrant une bonne tranche de Stoner, Sludge sans jamais oublier un soupçon de psychédélisme.

L’accès au festival reste cette année encore gratuit et offre la présence de cinq groupes : Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark et Care Off.

Wombat Cult, avec ce premier article de présentation de festivals, prend le parti de mettre en avant une scène encore trop méconnue et dont les groupes méritent l’attention de tous.

STONE FROM THE SKY:

Avec deux albums dans leur besace, le groupe français originaire de Le Mans, est une formation orientée vers le Stoner à mouvance Psychédélique.
Cependant, il serait terrible de réduire Stone From The Sky à un genre et une scène spécifique tant ils parviennent à prendre des chemins et des traverses ouvrant des paysages sonores d’une nouveauté fascinante.

Le groupe ne semble plus voir aucune frontière entre les genres et distille des compositions instrumentales qui obsèdent et nourrissent l’âme.


Leur premier album, Fuck The Sun, marquait d’une stèle leur entrée sur la scène fuzz hexagonale. Tout était acté dès les premières interactions avec l’album, SFTS ne veut plus de cette approche copié-collé qui plane depuis plusieurs années sur les productions de la scène Stoner.
Le trio remettait en question le concept même du soleil tout puissant faisant bouillir les amplis et les laissant rugir. L’astre déifié qu’est le soleil pour les amateurs de Fuzz est envoyé valdinguer avec ce titre pour le moins évocateur, Fuck The Sun.
Les mots choisis collent à merveille à ce premier album qui nous mène de la scène stoner instrumentale jusqu’aux confins du post-rock sans jamais oublier de mêler ses structures à des approches jazz, ainsi qu’à des gammes dont nous n’avons que très peu l’habitude de nous délecter.

Avec leur second album, sorti en 2019, la formation remet le couvercle et pousse la proposition un peu plus loin. Ils ne cessent d’affiner leurs sonorités, le jeu de batterie prend une ampleur et une complexité fascinante, les images sonores sont toutes plus radieuses les unes que les autres.
La réussite est totale, et la maîtrise des registres abordés montre un savoir jouer remarquable qui une fois découvert ne nous quittera plus.


Stone From The Sky avec ce nouvel album Break A Leg, installe son nom parmi les plus grands de la scène française, mais également internationale.
En prenant le sommet de l’affiche du Gouha Rock Fest, nous pouvons déjà être assuré d’une soirée sous le symbole de la fuzz qui risquera d’en éblouir plus d’un.

Pour découvrir et supporter Stone From The Sky c’est par ici :

Break A Leg artwork designed by Michaël Rahmani

WORMSAND :

Né des cendres de Clystone qui était venu pour distribuer des parpaings de manière abrupte, Wormsand reprend là où la première formation s’était arrêtée pour développer le propos sonore et imposer sa puissance en matière de riffs Doom.

Avec un premier EP sorti en 2019, le trio français ne cesse de creuser des trous avec leur ver des sables rappelant la puissance de Shai-Hulud, tout droit sorti de la création de Frank Herbert : Dune.
Les galeries sont creusées à la force de riffs tranchant tels des rasoirs, laissant les accords résonner dans des cavernes souterraines labyrinthiques pour finalement venir nous chercher par surprise à la surface et nous faire replonger sous les strates de sable.

Wormsand réussit à emmener l’auditeur dans ses derniers retranchements avec une vitalité fascinante. Les compositions sont tenues d’une main de maître, chaque riff trouve sa place et module ses sonorités de manière à ne jamais tomber dans la répétition mais plutôt dans la création d’une formation unique sur la scène Doom.

Bien qu’inspiré par Monolord, le groupe va bien plus loin avec un travail sonore et une croyance dans leur musique qui subjugue. Ce premier EP nous attrape dès la première nappe de fuzz de Weedosaurus pour nous laisser sur le carreau, la salive au coin de la bouche, la tête écrasée par la puissance des amplis à la dernière note de leur morceau de clôture : Bûche de Ramonage.

Cependant l’expérience Wormsand ne s’arrête sur cette ultime note, car la formation est une prouesse d’efficacité lorsqu’il s’agit de monter sur scène. Après leur présence qui a su marquer les esprits l’an dernier, au Gouha, soyez certains que la nouvelle salve de fuzz risque d’en retourner plus d’un. La montagne sur laquelle le festival est perché est désormais prête à trembler jusqu’à dans ses fondations avec un tel groupe.

Pour découvrir et soutenir Wormsand :

Wormsand. Photo taken by Marine Neyssensas.

CONCRETE MOUNTAIN :

Totalement passé sous les radars durant ce début d’année 2020, Concrete Mountain a révélé un hypnotique premier album du nom de Hazedazed. Heureusement, le Gouha Rock Fest est là pour remettre les pendules à l’heure en invitant le trio italien.

Concrete Mountain est une formaton qui ne ressemble à nulle autre au beau milieu de l’obsédante scène post, le groupe insuffle des concepts venus tout droit de sonorités Stoner/Doom. Le voyage est immédiat. Dès que les premières nappes sonores de Camionaut retentissent, l’appel de l’inconnu devient inévitable.

La voix éreinté et éraillé du chanteur nous enserre dans une interstice entre voyage au coeur des années 70 et mantras scandés, tant la fréquence semble monotonale et pourtant en constante élévation sur des morceaux tels que Black Zero Gravity Void.

Les accords bouillent de toutes part, la batterie dans sa répétitivité captive l’esprit. Le groupe italien connaît les moindres recettes pour libérer les pensées de l’auditeur dans des méandres d’effets à base de Fuzz. Les morceaux sont d’une grâce infinie nous dévoilant un monolithe sonore que rien ne semble pouvoir ébranler.

Assurément, Concrete Mountain part à l’assaut de la montagne, dénichant Gorbio pour lui asséner une dose de créativité musicale rare et qui paraît déjà être la surprise du festival, après avoir été l’une des grandes révélations de ce premier semestre 2020.

Pour découvrir et supporter Concrete Mountain :

Hazedazed artwork designed by Maurizio Prina

SPIRALPARK :

En passe de sortir leur premier EP, Spiralpark est un groupe ayant grandi dans les sillages de Ty Segall ou encore King Gizzard. Ils aiment le psychédélisme, tout autant qu’ils aimaient de manière vitale le lait maternel. Ce n’est plus une question de passion mais plutôt de survie.

Le groupe est constitué de membres de groupes prometteurs au cœur de la scène underground du Sud de la France tels que Crusty, Manu’s Milk ou encore Bourbier.

Après plusieurs concerts, aux avis et retours plus que favorables, il est grand temps de découvrir pleinement Spiralpark dans l’espoir d’être bercé et porté vers des rivages lointains entre rêve et réalité.

Spiralpark. Photo taken by Marine Neyssensas

CARE OFF :

Un nom, un mystère, Care Off semble n’avoir aucune limite dans ses définitions soniques et paraît ne jamais vouloir être défini, échappant à toute représentation de leur musique en dehors de leurs performances scéniques.

Pour les découvrir, il faudra se déplacer et vivre tout simplement dans le temps présent, accepter l’inconnu, prendre des risques, pour une fois de plus décroché une rouste que l’on ne présageait à aucun moment.


ENGLISH VERSION:

Far from the tourist noise of the Côte d’Azur, perched on the heights of Gorbio, in the middle of dry arid vegetation, a festival celebrating fuzz in all its forms resonates since some years. After hosting Black Elephant or Beesus last year, the festival returns with a post-confinement program that gives pride of place to a program offering a good slice of Stoner, Sludge without ever forgetting a hint of Psychedelia.

Access to the festival remains free this year and offers the presence of five bands: Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark and Care Off.

Wombat Cult, with this first article presenting festivals, takes the side of putting forward a scene still too little known and whose groups deserve the attention of all.

STONE FROM THE SKY:

With two albums in their wallet, the French group from Le Mans, is a formation oriented towards the Psychedelic Stoner.
However, it would be terrible to reduce Stone From The Sky to a specific genre and scene as they manage to take paths and sleepers opening up soundscapes of fascinating novelty.


The Band no longer seems to see any border between genres and distills instrumental compositions that obsess and nourish the soul.

Their first album, Fuck The Sun, marked with a stele their entry into the hexagonal fuzz scene. Everything was in place from the first interactions with the album, SFTS no longer wants this copied-pasted approach that has hovered for several years on the productions of the Stoner scene.
The trio questioned the very concept of the all-powerful sun boiling the amps and letting them roar. The deified star that is the sun for Fuzz lovers is sent flying around with this title, to say the least evocative, Fuck The Sun. The chosen words stick perfectly to this first album which takes us from the instrumental stoner scene to the confines of post-rock without ever forgetting to mix its structures with jazz approaches, as well as with ranges of which we have only very little used to revel in us.

With their second album, released in 2019, SFTS puts the lid back on and pushes the proposal a little further. They continue to refine their sounds, the drums play takes on a fascinating scale and complexity, the sound images are all more radiant than the others.
The success is total, and the mastery of the registers discussed shows a remarkable playing skills which once discovered will not leave us.

Stone From The Sky with this new album Break A Leg, installs its name among the biggest on the French scene, but also internationally.
By taking the top of the poster of the Gouha Rock Fest, we can already be assured of an evening under the symbol of fuzz which will risk dazzling more than one.

To discover and support the band, it’s just here :

WORMSAND:

Born from the ashes of Clystone who had come to distribute breeze blocks in an abrupt manner, Wormsand, a Doom/Sludge creature, picks up where the first band stopped to develop their sound and impose its power in terms of Doom riffs.

With a first EP released in 2019, the French trio continues to dig holes with their sandworm recalling the power of Shai-Hulud, straight out of the creation of Frank Herbert: Dune.
The galleries are dug to the force of riffs cutting like razors, letting the chords resonate in labyrinthine underground caves to finally come to pick us up by surprise on the surface and make us plunge back under the strata of sand.

Wormsand succeeds in taking the listener to his last entrenchments with fascinating vitality. The compositions are held with a master’s hand, each riff finds its place and modulates its tones so as never to fall into repetition but rather in the creation of a unique formation on the Doom scene.

Although inspired by Monolord, the group goes much further with a sound work and a belief in their music which captivates.
This first EP catches us from the first layer of fuzz from Weedosaurus to leave us on the floor, saliva at the corner of our mouths, our heads crushed by the power of the amps at the last note of their closing piece: Bûche De Ramonage.

However, the Wormsand experience does not stop on this final note, because the formaton is a feat of efficiency when it comes to going on stage.
After their presence which was able to mark the spirits last year, at Gouha, be certain that the new salvo of fuzz is likely to return more than one.

The mountain on which the festival is perched is now ready to tremble to its foundations with such a band.

To discover and support Wormsand:

Wormasand EP artwork designed by Nell Bragayrat.

CONCRETE MOUNTAIN:

Completely gone under the radar during this beginning of 2020, Concrete Mountain revealed a hypnotic first album by the name of Hazedazed. Fortunately, the Gouha Rock Fest is there to set the record straight by inviting the Italian trio.

Concrete Mountain is a formaton unlike any other in the middle of the haunting post scene, the band infuses concepts came from Stoner / Doom tones. The journey is immediate. As soon as the first layers of Camionaut sound, the call of the unknown becomes inevitable.

The singer’s exhausted and flayed voice encloses us in a gap between travel to the heart of the 70s and chanted mantras, as the frequency seems monotonal and yet constantly rising on songs such as Black Zero Gravity Void.

The chords boil on all sides, the drums in its repetition captivates the mind. The Italian band knows all the recipes to free the thoughts of the listener in meandering effects based on Fuzz. The tracks are of infinite grace revealing a monolithic sound that nothing seems to shake.

Certainly, Concrete Mountain sets out to assault the mountain, unearthing Gorbio to give him a dose of rare musical creativity which seems to be the surprise of the festival, after having been one of the great revelations of this first semester 2020.

To discover and support Concrete Mountain:

Concrete Mountain

SPIRALPARK:

In the process of releasing their first EP, Spiralpark is a band that grew up in the wave of Ty Segall and King Gizzard. They love psychedelism just as much as they vitally loved breast milk. It is no longer a question of passion but rather of survival.

Spiralpark is made up of members of promising bands at the heart of the underground scene in the South of France such as Crusty, Manu’s Milk or Bourbier.


After several concerts, with more than favorable opinions and feedback, it is time to fully discover Spiralpark in the hope of being cradled and carried to distant shores between dream and reality.

Spiralpark Logo

CARE OFF:

A name, a mystery, Care Off seems to have no limits in its sonic definitions and seems never to want to be defined, escaping any representation of their music apart from their stage performances.

To discover them, you will have to move and simply live in the present time, accept the unknown, take risks, for once again landed a hard beat that you never predicted.

Wombat Interview #1 – The King’s Pistol

The King’s Pistol est entré dans le terrier du Wombat et a répondu à quelques questions. Après une interview de plus d’une heure avec beaucoup d’amusement, autour d’une IPA fraîche et de leur discographie en accompagnement, voici tout ce que vous avez besoin de savoir pour mieux cerner la bête. L’interview a été réalisée par messages écrits.


The King’s Pistol entered the Wombat terrier and answered a few questions. After an interview of more than one hour with a lot of fun, around a fresh IPA and their accompanying discography, this is all you need to know to identify this crazy band. The interview was carried out by written messages with Andy.


VERSION FRANÇAISE :

Wombat Cult : Salut, peux-tu présenter The King’s Pistol avec un petit retour sur votre création?

Andy de The King’s Pistol : Je suis à la basse, Jim à la batterie et Pistol s’occupe du chant et joue de la guitare. Nous nous sommes formés il y a environ 5 ans à partir de ce qui était un projet solo que Julian (Pistol) avait pensé. Il avait un tas de chansons qu’il voulait enregistrer et m’a demandé si je voulais apporter mon jeu de basse sur les morceaux. À ce stade, nous avions un autre batteur. Il a décidé de partir après le pressage du premier album.


Wombat Cult : Depuis votre premier album «Long was the road, Dark was the night», le son a beaucoup évolué, comment est-ce arrivé ?

The King’s Pistol : Naturellement, une fois que Jim a rejoint le groupe, il a apporté son influence dans le processus de composition. Avec Pistol, ils ont écrit le deuxième album ensemble et les chansons ont pris une direction différente par rapport au premier album. Nous avons pu construire notre son. Rien n’a été imposé dans l’écriture des chansons. Chaque album représente un moment de la vie du groupe.


Wombat Cult : Oh, c’est une super ambiance de travail ! Quelle est la prochaine étape, y-aura t’il de nouvelles approches musicales, de nouvelles sonorités, dans votre prochain album ?

The King’s Pistol : Jim n’a jamais été batteur avant de nous rejoindre. J’ai fais partie de groupes avec lui depuis des années et je savais qu’il serait l’homme de la situtation. Lui et Pistol travaillent bien ensemble et font rebondir mille idées les unes sur les autres. Ils les écrivent puis nous entrons dans la salle de pratique et voyons comment ces dernières peuvent prendre forme. Nous pouvons passer des mois à travailler sur une seule chanson pour qu’elle ne soit finalement jamais utilisée.. Tandis que certaines chansons se composent très rapidement.. Le nouvel EP que nous sortons est un nouvel aspect dans notre son et notre style. C’est comme Vice mais avec plus de mordant. Le dernier épisode de ces trois EPs pourrait se terminer n’importe où, du punk rock jusqu’aux frontières du metal. Qui sait ce que l’avenir nous réserve !

Wombat Cult : Je veux vraiment découvrir ça ! Les fans de King’s Pistol m’ont demandé aujourd’hui quel sera le nom de votre prochain EP et quelle sera sa date de sortie ?

The King’s Pistol : Le nom du prochain EP a été annoncé via une session en ligne l’autre jour, donc ceux qui l’ont manqué, devront attendre maintenant ! Nous espérons qu’il sera disponible chez Majestic Mountain Records aux alentours de fin août/début septembre.

Wombat Cult : Tant de mystères ! Je suis content de content de connaitre le nom de ce second EP, j’étais au bon endroit au bon moment pour le savoir !
Actuellement, quelles sont vos principales influences dans votre processus de composition ?

The King’s Pistol : Elles changent tout le temps. Nous avons tous des goûts musicaux si différents qu’il est difficile de dire « oh écrivons une chanson comme tel groupe ou tel groupe ». Nous savons à quoi doit ressembler une chanson de King’s Pistol. Lorsque le morceau n’a pas le son The King’s Pistol, même si il est bon, nous ne l’utilisons pas. Pour Vice, nous écoutions beaucoup de Stones, The Stooges et The Doors. C’était le genre d’atmosphère vers lesquelles nous voulions aller, vers un son rock and roll classique.
Ces trois Eps seront tous liés en apparence et en son. Encore une fois, ils capturent une période dans la vie du groupe.

Wombat Cult : Le son est vraiment fabuleux sur vos albums! Où avez-vous enregistré? Dans quelles conditions?

The King’s Pistol : Nous étions très saouls! Nous sommes allés au studio Foals qui est au milieu de nulle part au Pays de Galles. Nous y avons vécu 4 jours. Nous y avons bu, joué, régardé des films et enregistré de la musique. Nous avons choisi Chris Fielding (de Conan) parce que nous voulions voir ce qu’un producteur de musique Doom pouvait faire avec nous. Et il a fait un travail incroyable. C’est si facile de travailler avec lui. Le studio est une évasion totale du réel. Tu peux simplement vivre et respirer la musique.
Evil Spirits a été enregistré dans un autre studio.

Wombat Cult : Ambiance parfaite pour un enregistrement efficace!
Les artworks de vos albums ont changé de façon parallèle à vos compositions, les pochettes d’Evil Spirits et Vice, bien que différentes, m’ont fasciné!
Peux-tu nous en dire un mot ?

The King’s Pistol : Le design d’Evil Spirits a été conçu par Branca. Nous voulions évoquer l’idée d’un ancien masque d’esprit maléfique. Nous avons cherché plusieurs ressources sur Internet et nous avons donné des idées à Branca. Nous voulions que les 3 crânes sur le dessus du masque nous représentent.
Vice a été réalisé par Shane Horror. Il fera toutes les illustrations pour les 3 EPs. L’idée de cette pochette était d’essayer de capturer l’esprit de l’EP, sombre, dangereux et sale. Nous aimons vraiment le processus de création visuelle de l’oeuvre. C’est aussi important que la musique à nos yeux. Nous voulons à chaque fois proposer un super objet !
Nous sommes exigeants avec les artistes.

Wombat Cult : J’ai l’impression que les paroles du groupe et les thèmes abordés dans vos chansons ont beaucoup évolué depuis quelques temps. Peux-tu nous parler des thèmes qui comptent à vos yeux ?

The King’s Pistol : Toutes les paroles sont écrites par Julian. Les thèmes varient selon chaque album. Les premiers morceaux étaient sombres et abordaient les vieilles chansons folkloriques anglaises. Evil Spirits s’est intéressé à de nombreux thèmes différents. Il y a toujours des morts et des pertes là-dedans.
Tandis que Vice capture la folie d’une nuit sauvage dans la ville. Je ne demande pas souvent de quoi parlent les paroles car j’aime imaginer mes propres histoires.

Wombat Cult : Je suis passionné par la chanson «White Witch Blues», quelle est l’histoire de cette chanson, y-a t’il des anecdotes à propos de celle-ci?

The King’s Pistol : Oui, effectivement, il y a quelques anecdotes. Je peux seulement vous dire ce que Pistol m’a présenté de l’histoire. C’es l’histoire de deux sœurs et comme vous pouvez l’entendre dans les paroles, elles ne sont pas les plus gentilles de leur coin. Quand cette chanson a été écrite, c’était un style vraiment différent de ce que nous avions fait auparavant. Cela a très bien fonctionné sur scène et c’est devenu un incontournable du groupe. Méfiez-vous de la sorcière blanche, elle n’est pas aussi pure qu’elle le fait savoir !

Wombat Cult : Génial, j’ai enfin quelque chose à me mettre sous la dent pour  » White Witch Blues » !
Vous êtes maintenant chez Majestic Mountain Records! Comment s’est passée cette superbe rencontre?

The King’s Pistol : Majestic Mountain Records.. Devil’s Witches m’a invité à poser mes lignes de basse sur la première sortie du label « Coven Of The Ultra-riff« , un split entre Devil’s Witches et Saint Karloff, c’est ainsi que j’ai rencontré le label.
Nous venions tout juste de sortir Evil Spirits et nous ne cherchions pas particulièrement de label.
Lorsque nous avons eu l’idée de la sortie des 3 EPs, j’en ai parlé à Majestic, et ils nous ont tout de suite soutenus ! Nous avons signé dans la foulée. Majestic Mountain Records est vraiment un super label qui a su nous soutenir et continue à promouvoir notre musique.
Nous avons sorti de manière totalement indépendante nos trois premiers albums.

Wombat Cult : C’est vraiment incroyable que tu sois devenu bassiste de session pour Devil’s Witches ! Félicitations !
Sur les réseaux sociaux, The Kong’s Pistol est très présent dans la communauté vinyle, as tu des favoris pour ce premier semestre 2020?

The King’s Pistol : The Kong’s Pistol haha
Pour moi Devil’s Witches est un ami incroyable. J’étais un grand fan depuis le début et quand il m’a demandé si je voulais jouer, j’ai été époustouflé, et il m’a demandé à nouveau, ce que je trouve fabuleux. Ce sont des moments dont je suis très fier!

J’adore acheter des disques et j’aime la « scène underground », c’est assez nouveau pour moi, donc je trouve de nouveaux groupes tous les jours. Cette année a déjà vu des choses brillantes sortir. Ceux qui restent dans ma tête jusqu’à présent sont The Bloody Mallard pour sûr. Un si grand album. J’adore le nouvel album d’Elephant Tree aussi tout comme Goatriders, Sleepwulf, Pink Cigs, King Buffalo, Jointhugger. Je pourrai en donner tant d’autres. C’est tellement bon de découvrir de nouvelles musiques tout le temps. Ce n’est pas bon pour mon solde bancaire mais c’est bon pour l’âme.

Je suis assez présent sur la page instagram. Il s’agit de ma vie en tant que bassiste. Cela me permet de partager plus que seulement l’activité du groupe, ce qui est bien.

Wombat Cult : Oh tant de bons noms !
Oui, ta page instagram est vraiment cool pour découvrir plein de nouveaux groupes !
Merci beaucoup pour cette interview Andy et à très vite !

The King’s Pistol : Pas de soucis, merci pour toutes ces questions ! C’était vraiment cool !

Pour supporter le groupe :


ENGLISH VERSION :

Wombat Cult : Hi, Can you introduce The King’s Pistol with a little come back around your creation ?

Andy from The King’s Pistol : Well. we are me at the bass, Jim on the drums and the Pistol sings and plays guitar. We formed about 5 years ago from what was a solo project that Julian (the pistol) had been doing. He had a bunch of songs that he wanted to record and asked if i would play bass on it. At this stage we had a different drummer. He decided to leave after the first album was pressed.

Wombat Cult : Since your first album « Long was the road dark was the night », the sound has evolved a lot, how did it happen ?

The King’s Pistol : Naturally, once jim joined it meant the band had his songwriting and guitar skills. So him and pistol wrote album two together and the songs took on a different sound to the first album. We were able to add more and build the sound. Nothing has been forced in the songwriting. Each album captures a time in the life of the band.

Wombat Cult: Oh it’s a cool and participative organisation !
What’s the next step, there will be new approaches in your next release ?

The King’s Pistol: Jim was never a drummer till he joined! I’d been in bands with him for years and I knew he would be the man for the job. Him and pistol work well together and bounce a thousand ideas off eachother. They write them then we get in the practice room and see how they work. We can spends months working on one song only for it to never be used.. Some songs come together very fast.. The new ep we have coming out is another progression in sound and style.. Its like Vice but with more bite.. The final ep in these 3 could end anywhere from punk rock to full on metal.. Who knows.

Wombat Cult: I really want to find out! King’s Pistol fans ask me today, what will be the name of your next EP, and when it will be release ?

The King’s Pistol: Well the name was announced via an live session the other day so if he missed it then he will have to wait now! The new ep will hopefully be out via majestic mountain records late August early September.

Wombat Cult: Oh yes! So many mysteries! I’m happy to know it, I was at the right place at the right time to know it!
Currently, what are your main influences in your creative process?

The King’s Pistol: They change all the time. We all have such different musical tastes that its hard to say oh let’s write a song like this band or that band. We know what a King’s Pistol song should sound like. We will write songs and say « its good but its not very Pistol » so we dont use it. For Vice at the studio we were listening to a lot of the Stones, The Stooges and The Doors (as always) and this was the kind of Vibe we wanted to go with. Classic rock and roll sound.

These 3 eps will all tie together in look and sound. Again it captures a period in the bands life.

Wombat Cult: The sound is really fabulous on your albums!
Where did you record? In what conditions?

The King’s Pistol: The conditions were we were very hungover! We went to Foals studio which is in the middle of nowhere in Wales. So we lived there for 4 days. Drinking, playing, watching movies and recording the music. We picked Chris Fielding (from Conan) as we wanted to see what a Doom music producer could do with us. And he did an amazing job. He’s so easy to work with. The studio is a total escape from reality. You can just live and breath the music.

Evil Spirits was recorded at another place.

Wombat Cult: Perfect atmosphere to record effectively!
The artworks of your albums have changed according to your compositions, the cover of Evil Spirits and Vice, although differents, fascinated me!
Can you say a word about it?

The King’s Pistol: Evil Spirits was designed by Branca. We wanted to conjure up the idea of an ancient evil spirit mask. We looked at loads on the Internet and gave ideas to Branca.. We wanted the 3 skulls on the top of the mask to represent us.. We like the number 3! Vice was done by Shane Horror.. He will do all artwork for these 3 eps.. The idea of that cover was to try and capture what the ep sounded like.. Bit dark bit dangerous and a bit dirty..we really enjoy the process of the artwork.. Its as important as the music for us.. We want to put out a great package every time!

We are pain for artists!

Wombat Cult: I have the impression that the lyrics of the band and the themes approached in your songs have evolved a lot since a little time.
Can you tell us about the themes that are important for you ?

The King’s Pistol: All lyrics are written by Julian. Themes vary from each release. Early stuff was dark and like old English folk songs. Evil Spirits covered a lot of different themes again. There’s always death and loss in there. Vice captures the madness of a wild night out in the city. I don’t often ask what the lyrics are about as I like to imagine my own stories to them.

Wombat Cult: I am passionate about the song « White Witch Blues », what’s the history of this song, there’s some anecdotes about this one?

The King’s Pistol: Ha! Well yes there is. Ican only tell you what Pistol told me it was about. Its about 2 sisters and as you can hear in the lyrics they are not the nicest of people. When that song was written it was a really different style to what we’d done before. It worked really well live and became a firm favourite in our set. But beware the white witch.. She’s not as pure as she makes out!

Wombat Cult: Really happy to have something to eat about this one!!

You are now in the superb Majestic Mountain Records label!
How was this meeting?

The Kings Pistol: Majestic.. Ok well I was asked by Devil’s Witches to guest bass on the first majestic release the coven of the ultra riff so the label knew of us via that. We had not long put Evil Spirits out so we weren’t looking for a label. Then when we had the idea of the three ep release I asked majestic if they would be interested and they said yes. So we signed.. Brillant label and super supportive of us!

We self funded our first 3 albums.

Wombat Cult: It’s totally incredible that you play like session member in Devil’s Witches! Congrats mate!

And finally, on social networks, The Kong’s Pistol is very present around the LP community, did you have any favorites during this first half of 2020?

The King’s Pistol: The Kong’s pistol haha
The Devil’s Witches thing for me personally was amazing mate. I’d been huge fan for ages and when i got asked if I wanted to play I was blown away, and it have been asked again was ace. A very proud moment for me!

I love buying records and I love the whole « underground scene » its pretty new to me so i am finding new bands every day. This year has already seen some brillant stuff coming out. Ones that stick in my head so far are The Bloody Mallard for definite. Such a great album. I love the new Elephant Tree album.. Goatriders.. Sleepwulf.. Pink Cigs.. King Buffalo.. Jointhugger. So many I could choose. It’s just so good discovering new music all the time. It’s not good for my bank balance but its great for the soul.

I run the instagram page. So it’s my life as the bass player in the band. It allows me to share more than just band stuff which has been good.

Wombat Cult: Oh so many good names!
Yes, your page is really cool to discover many things!
An happy Soul is the key to an happy life but it’s not the case for the bank account, we can say that, to save our mind!

Thank you so much for this long interview mate!!

The Kings’s Pistol: No worries.. Thanks for asking. Its been really cool!

To support The King’s Pistol :

Wombat Hole – May 2020

Chaque mois, des dizaines de vinyles viennent tourner sur la platine de Wombat Cult, afin d’y voir plus clair, à coup de fuzz dans les méandres de l’underground, voici notre top 9 pour le mois de mai 2020.


Each month, dozens of vinyls come to spin on the Wombat Cult’s turntable, to see more clearly, with fuzz in the meanders of the underground, here is our top 9 for the month of May 2020.

9. Vestsjysk Orken – « Full Dark No Stars »

Vestsjysk Orken est l’une de ces formations qui ont su passer sous tous les radars et qui pourtant méritent qu’on s’y intéresse. Après un premier album mariant cinéphilie et amour du Doom instrumental, le groupe polonais propose son second voyage spatial et réussit une fois de plus à convaincre.
On prend un plaisir incroyable à se perdre dans ce dédale psyche cosmique. Parfois inégal dans sa proposition, Vestsjysk Orken a assez d’ideés derrière sa fuzz pour ne jamais nous perdre, nous guidant à travers l’univers et on ne peut que les en remercier.

Pour soutenir le groupe :


Vestsjysk Orken is one of those bands that has been able to go under all radar and yet deserves attention. After a first album marrying cinephilia and love of instrumental cosmic Doom, the Polish band offers its second space trip and once again succeeds in convincing.
We take an incredible pleasure in getting lost in this cosmic psyche maze. Sometimes uneven in its proposal, Vestsjysk Orken has enough ideas behind its fuzz to never lost us , guiding us through the universe and we can only thank them for that.

To support the band :

8. Dopelord – « Sign Of The Devil »

Dopelord a su au cours des dernières années s’affirmer comme groupe majeur sur la scène Doom internationale.
La formation polonaise a su fédérer autour de ses thématiques mêlant magie noire, secte et usage de drogues. Le nouvel album était attendu au tournant après un « Children Of The Haze », convaincant sans pour autant être transcendant. Néanmoins, n’ayez plus aucune crainte car la nouvelle offrande « Sign Of The Devil » est une mine d’or en matière d’efficacité. Agissant à la manière d’un rouleau-compresseur, Dopelord tient son cap et nous laisse dans la fange et au cœur de la peste noire sur fond de rythmique D-Beat.
Lorsque la platine s’arrête, il ne reste plus qu’une chose à faire, recommencer l’expérience jusqu’à ce que les vibrations entament notre ossature.

Pour soutenir le groupe :


Dopelord has known in recent years to assert itself as a major group on the international Doom scene. The Polish formation has managed to unite around its themes mixing black magic, sect and drug using.
The new album was expected at the turn after a « Children Of The Haze, convincing without being transcendent. Nevertheless, have no fear because the new offering » Sign Of The Devil « is a gold mine in terms of Acting like a steamroller, Dopelord holds its course and leaves us in the mire and the spectrum in black plague against the backdrop of D-Beat rhythm.
When the turntable stops, there is only one thing left to do, repeat the experiment until the vibrations start our frame.

To support the band :

7. Old Man Gloom -« Seminar VIII : Light Of Meaning »

Old Man Gloom est de retour 6 ans après son double album « The Ape Of God I » et « The Ape Of God II », avec de nouveau un double album se présentant de la manière suivante « Seminar VIII : Light Of Meaning » et « Seminar IX : Darkness Of Being ».
Notre platine a eu l’immense honneur de faire tourner « Seminar VIII : Light Of Meaning », durant plusieurs jours, plongeant la salle d’écoute dans le chaos le plus total. Old Man Gloom réussit de nouveau à déconstruire la scène underground dans toutes ses extrémités, pour nous proposer une oeuvre abstraite mêlant musique expérimentale à tendance Noise, Sludge et Post-Doom.
On ne peut que trépigner d’impatience de pauser nos oreilles sur la suite de l’aventure, guettant la boîte aux lettres, afin de sombrer de manière totale dans une atmosphère schizoïde dont nous ne ressortirons certainement pas indemne.

Pour soutenir le groupe :


Old Man Gloom is back 6 years after his double album « The Ape Of God I » and « The Ape Of God II », with again a double album looking like « Seminar VIII: Light Of Meaning » and  » Seminar IX: Darkness Of Being « .
Our turntable had the immense honor of spinning « Seminar VIII: Light Of Meaning », for several days, plunging the listening room into the most total chaos. Old Man Gloom once again succeeds in deconstructing the underground scene in all its extremities, to offer us an abstract work mixing experimental music with a Noise influence, Sludge and Post-Doom.
We can only waiting with impatience to make explode our ears on the rest of the adventure. Now, we are watching the mailbox, to sink completely into a schizoid atmosphere, with « Seminar IX » from which we will certainly not emerge unscathed.

To support the band :

6. Revenge – « Strike. Smother. Dehumanize. »

La nouveauté, le changement semblent deux concepts qui ne vont guère à la légende du War Black Metal. La méthode de composition et la proposition semblent ne pas avoir changé et c’est tout ce que l’on pouvait attendre du nouvel album de Revenge.
La colère, la rage et le nihilisme du groupe semble toujours aussi flamboyants bien que plus contrôlés. Alors si vous ne pouvez vous retenir de gesticuler et hurler face aux traditionnels blastbeats de James Read et aux chaotiques enchaînements de riffs de Vermin alors votre chemin est tout tracé, il ne vous reste plus qu’à célébrer le vingtième anniversaire de la formation en vous battant pour mettre la main ce nouveau disque.

Pour soutenir le groupe :


The novelty, the change seem two concepts that hardly go to the legend of War Black Metal. The composition method and the proposal seem to have not changed and that is all that one could expect from the new Revenge album.
The band’s anger, rage and nihilism still seems to be as flamboyant. So if you cannot stop gesticulating and screaming in front of the traditional James Read blastbeats and the chaotic sequences of Vermin riffs then your path is all mapped out, all you have to do is celebrate the twentieth anniversary of the canadian formation. Now fight to get your copy.

To support the band :

5. Sleepwulf – « Sleepwulf »

Vous n’aimez pas la modernité et la seule chose qui importe à vos yeux sont les six premiers albums de Black Sabbath ?
Alors le premier album de la formation suédoise est la solution. Le groupe propose un retour à l’essentiel et se met à nu pour se consacrer à la chose la plus importante : le Riff.
Oubliez donc les derniers albums de Kadavar, bien que maîtrisés, vous avez la nouvelle référence et elle s’appelle Sleepwulf !

Pour soutenir le groupe :


You don’t like modernity and the only thing that matters to you are the first six albums of Black Sabbath?
So the first album of the Swedish band is the solution. The band offers a return to basics and lays bare to devote themselves to the most important thing: The Riff.
Put down the latest Kadavar albums, although they are good, you have the new reference and it’s called Sleepwulf!

To support the band :

4. Yuri Gagarin – « The Outskirts Of Reality »

La conquête spatiale n’est pas prête de toucher à sa fin, après deux premiers albums hypnotiques, Yuri Gagarin est de retour avec ce « The Outskirts Of Reality » d’une puissance infinie.
La formation suédoise révèle la bête qui sommeillait en elle et nous propulse dans un voyage Heavy Psychédélique particulièrement énergique. On y ressent les moindres aspérités, les moindres textures, avec une fuzz tranchante et sans concession. On ne peut que saliver en attendant la prochaine expédition de Yuri Gagrin tant ce troisième album fascine.

Pour soutenir le groupe :


The space conquest is not ready to come to an end, after two first hypnotic albums, Yuri Gagarin is back with this « The Outskirts Of Reality » with infinite power.
The Swedish formation reveals the beast that was sleeping in it and propels us on a particularly energetic Psychedelic Heavy trip. You can feel the slightest roughness, the slightest texture, with a sharp and uncompromising fuzz. We can only salivate while waiting for the next expedition of Yuri Gagrin as this third album fascinates.

To support the band :

3. The Hypnagogics – « Endless Nights »

Vous êtes tristes depuis la disparition des prodigieux The Devil’s Blood ?! Ne vous inquiétez pas, nous avons trouvé un remède.
Après deux Eps assez discrets, The Hypnagogics, groupe suédois aux sonorités Heavy Psyche, déboule sur nos platines avec un premier album « Endless Nights » qui a déjà tous les atouts pour devenir un incontournable du genre.

Pour soutenir le groupe :


You’re sad since The Devil’s Blood disappeared?! Today it’s time to let the riff going up again!
After two fairly discreet EPs, The Hypnagogics, Swedish band with Heavy Psyche tones, spins on our turntable with a first album « Endless Nights » which already has all the assets to become an essential of the genre.

To support the band :

2. Jointhugger – « I Am No One »

Jointhugger avec ce premier album « I Am No One » , montre sa capacité à comprendre l’entièreté de la scène Doom, à se l’approprier et réussit ainsi à proposer une oeuvre nouvelle, quasi chimérique à la manière de son artwork. On ne peut qu’être charmé par une telle démonstration de puissance qui réside dans une intelligence d’écriture réjouissante.

Pour soutenir le groupe :


Jointhugger with this first album « I Am No One » , shows his ability to understand the entire Doom scene, to appropriate it and thus succeeds in proposing a new work, almost chimerical in the manner of his artwork. We can only be charmed by such a display of power which resides in this joyful writing intelligence.

To support the band :

  1. The Bloody Mallard – « Realm »

Avec son premier album « Realm », The Bloody Mallard s’impose comme la nouvelle référence de la scène progressive. Un voyage instrumental majestueux qui ne cesse de résonner plusieurs heures après avoir éteint la platine. Tout droit sortie des entrailles de la terre, la formation britannique a su avec une maîtrise fantastique créer à la fois un son, un nom, un univers mais bien plus que cela, The Bloody Mallard a atteint la lumière et compte bien nous la partager.

Pour soutenir le groupe :


With « Realm » like first album, The Bloody Mallard is establishing itself as the new reference for the progressive scene. A majestic trip that continues to resonate for several hours after turning off the turntable. Straight out of the bowels of the earth, the British formation knew with fantastic mastery creating at the same time a sound, a name, an universe but much more than that, The Bloody Mallard has reached the light and intends to share it with us.

To Support The Band :


Wombat Streaming Bag





Parfois il n’est pas possible de mettre la main sur tous les albums que l’on souhaiterai. Cependant, Wombat Cult creuse internet chaque jour pour trouver des albums essentiels à vous faire découvrir. Voici notre Wombat Streaming Bag du mois de mai 2020.


Sometimes it is not possible to get hold of all the albums we dream. However, Wombat Cult is digging the internet every day to find some wonderful satured albums. Here is our Wombat Streaming Bag for May 2020.

5. CB3 – « Aeons »

Jeune formation venant tout droit de Malmö en Suède, CB3 semble matriser toutes les paternes de la scène Stoner/Doom. Le groupe réussit avec « Aeons » à délivrer une véritable leçon de réinvention instrumentale du genre et place entre nos oreilles une pièce déjà incontournable de cette année 2020.

Pour soutenir le groupe :


A young band coming straight from Malmö in Sweden, CB3 seems to master all the arts of the Stoner / Doom scene. The band succeeds with « Aeons » to deliver a real lesson in instrumental reinvention of the genre and places between our ears an already essential piece of this year 2020.

To Support the band :

4. Elephant 9 – « Psychedelic Backfire I »

« Psychedelic Backfire I » est un enregistrement live qui stupéfait de par sa maîtrise à la fois instrumentale et intellectuelle de la scène scène psychédélique. Elephant9 nous fait pénétrer dans son univers riche et hypnotique.
Le sentiment de projection astrale est infini tant le groupe pousse à vivre l’instant présent. Ils parviennent à nous faire vivre la musique comme peu savent encore le faire rappelant les « Summer Sessions » de Causa Sui.

Pour soutenir le groupe :


« Psychedelic Backfire I » is a live recording that amazes by its both instrumental and intellectual mastery of the psychedelic scene. Elephant9 takes us into its rich and hypnotic universe.
The feeling of astral projection is infinite. The band pushes us to live the present moment. They manage to make us live music as few still know how to do, recalling the « Summer Sessions » of Causa Sui.

To support the band :

3. Monolord – « Empress Rising Instrumental Version »

Empress Rising est votre album de chevet depuis sa sortie ? Monolord a eu une super idée pour vous donner de quoi continuer à ronger la bête ! La version instrumentale de l’album permet de se replonger dans cette création magmatique et de redécouvrir les moindres recoins de la formation adepte de la fuzz. Une aventure à ne manquer sous aucun prétexte.

Pour soutenir le groupe :


Is Empress Rising your bedside album since its release? Monolord had a great idea to let you keep gnawing the beast!
The instrumental version of the album allows you to immerse yourself in this magmatic creation and rediscover the smallest corners of the band, follower of fuzz. An adventure not to be missed under any circumstances.

To support the band :

2. Memnon Sa – « World Serpent »

Memnon Sa est un artiste très particulier dans son approche de la scène expérimentale. Depuis plusieurs années, sa musique réussit à guérir nos âmes. Après « Citadelles » et le remarquable « Lemurian Dawn », son nouvel album « World Serpent », se dessine comme son chef d’oeuvre absolu. Ne faîtes pas l’impasse sur un tel artiste car il a tout autant besoin de nous que nous avons besoin de lui.
Éteignez les lumières, fermez les yeux et prenez place à un voyage d’une incommensurable sensibilité dont vous vous souviendrez à jamais.

Pour soutenir le groupe :


Memnon Sa is a very special artist in its approach of the experimental scene. For several years, his music has succeeded in healing our souls. After « Citadelles » and the remarkable « Lemurian Dawn », his new album « World Serpent », takes shape as his absolute masterpiece. Do not ignore such an artist because he needs us as much as we need him.
Turn off the lights, close your eyes and set off on a journey of immeasurable sensitivity that you will remember forever.

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  1. Bismarck – « Oneiromancer »

Vous êtes du genre à chercher l’oeuvre la plus monolithique de l’année ?! Ne cherchez plus, le nouvel album de Bismarck se charge de vous.
Démarrant sur une introductions aux sonorités orientales, l’oeuvre que propose Bismarck est d’une efficacité sans pareil , une machine robuste qui pourtant réussit à atteindre des sommets en matière d’élévation de par ses lignes de chants. En matière de Battle Doom, il ouvre de nouvelles portes que l’on n’aurait pas soupçonné et qui pourtant révèlent un groupe qui a tout des plus grands.

Pour soutenir le groupe :


Are you the type looking for the most monolithic work of the year ?! Look no further, Bismarck’s new album takes care of you.
Starting with an introduction to oriental tones, the work offered by Bismarck is unparalleled in efficiency, a robust machine which nevertheless succeeds in reaching new heights in terms of elevation. In terms of Battle Doom, it opens new doors that we would not have suspected and which nevertheless reveal a group that has everything of the greatest.

To support the band :