A Wombat Cult Selection / 50 soundscapes to bury 2021

The article is in French AND English, the English text comes just after the French one

EDITO:

Après une année moins chargée en articles, mettant en avant les interviews plutôt que les reviews, contrairement à l’an passé, j’ai décidé avec Wombat Cult de vous proposer un article revenant plus en détail sur tous les albums qui m’ont marqué cette année et plus spécifiquement des albums dont j’aurai tant aimé vous parler.
Cette année fut chargée en albums, et désertée en concerts, espérant retrouver en 2022 les salles qui ont connu nos cris, nos larmes, nos fureurs, nos névroses mais aussi, et surtout, nos joies et nos rires, où la bière bon marché tapissait le sol, et les locaux sentaient encore les fluides en tout genre. La vie a quitté la scène, mais la musique n’a pas quitté nos vies.

L’industrie des vinyles est au point mort, écrasé par les maux de notre temps, des monstres que nous avons élevé.
Les rééditions déferlent ne sachant plus que faire, les « stars » mondiales inondent le marché de disques que nous retrouverons encore dans un demi-siècle dans les brocantes les plus douteuses mais… les petits labels ont su résister, et leur travail n’a fait que devenir chaque jour un peu plus fin, précis et plus que tout raffiné.

Cela faisait bien des années que l’underground n’avait pas dû revêtir de tels habits de résistances tant pratiques qu’idéologiques.

De nouveaux noms ont surpris -vous les découvrirez dans quelques lignes- et certaines valeurs sures ont perdu la flamme d’Iron Maiden à Amenra en passant par Eyehategod, Monolord ou The Wolves In The Throne Room..
Mais il y a eu tant de belles surprises, de petites formations cachées sous le sable des pierres que concassent les géants.
Les déceptions nourrissent l’avenir, et en attendant cet hypothétique futur, réjouissons-nous des lueurs qui nous ont porté du fond de nos maisons jusqu’à l’autre bout du monde.

Bonne fin d’année.
Quentin Tarantino // Wombat Cult


EDITO:

After a less busy year in terms of articles, focusing on interviews rather than reviews, unlike last year, I decided with Wombat Cult to offer you an article going over in more detail all the albums that marked me this year and more specifically the albums that I would have loved to tell you about.
This year was loaded with albums, and deserted in concerts, hoping to find again in 2022 the rooms which knew our cries, our tears, our fury, our neuroses but also, and especially, our joys and our laughter, where the cheap beer lined the ground, and the locals still smelled of fluids of all kinds.
Life has left the stage, but music has not left our lives.

The vinyl industry is locked, crushed by the evils of our time, the monsters that we have raised.
The massive reissues are pouring in, not knowing what to do, the world « stars » flood the record market that we will still find in half a century in the most dubious second-hand shops but … the small labels have been able to resist, and their work has been done, to become each day a little more perfect, precise and more than anything refined.

New names have surprised – you will discover them in a few lines – and some sure values ​​have lost the flame from Iron Maiden to Amenra via Eyehategod, Monolord or The Wolves In The Throne Room.
But there were so many beautiful surprises, small formations hidden under the sand of stones crushed by giants.
Disappointments feed the future, and while waiting for that hypothetical future, let us rejoice in the glimmers that have carried us from the depths of our homes to the other side of the world.

Good end of the year,
Quentin Tarantino // Wombat Cult

50. Fiddlehead – « Between The Richness »

Pour découvrir / To Discover:

49. Ebony Pendant – « The Garden Of Strangling Roots »
Melodic Raw Black Metal
Goatowarex / Forbidden Sonorities / Grime Stone Records

Pour découvrir / To Discover:

48. Multicast Dynamics & Sid Hille – « Metamorphosis »
Free Ambient Dance Psychedelia
Astral Industries

Pour découvrir / To Discover:

47. Horte – « Maa Antaa Yön Vaientaa »
Drone, Experimental & Sonic Hallucinations
Pelagic Records

Pour découvrir / To Discover:

46. Lunation Fall – « NEAR »
Shoegaze
Stellar Frequencies

Pour découvrir / To Discover:

45. Johan G. Winther – « The Rupturing Sowle »
Obscure Folk Tales
Pelagic Records

Pour découvrir / To Discover:

44. Lucifungus « Clones »
Doom & Groove Metal
Black Farm Records

Pour découvrir / To Discover:

43. La Era De Acuario – « S/T »
70s Rock & LSD Frequencies
Necio Records

Pour découvrir / To Discover:

42. Loose Sutures – « A Gash With Sharp Teeth And Other Tales »
Sensual Stoner Punk Rock and Erotic Psychedelism
Electric Valley Records

Pour découvrir / To Discover:

https://loosesutures.bandcamp.com/music

41. Genghis Tron – « Dream Weapon »
Progressive Electronic Metalcore

Pour découvrir / To Discover:

40. The Amenta – « Revelator »
Death / Black Metal
Debemur Morti Records

Pour découvrir / To Discover:

39. Daxma – « Unmarked Boxes »
Post-Rock and Doom Spectrum
Majestic Mountain Records / Blues Funeral

Pour découvrir / To Discover:

38. Akvan -« Two Centuries Of Silence /  دو قرن سکوت »
Iranian Raw Black Metal
Subsound Records

Pour découvrir / To Discover:

37. LàGoon – « Skullactic Visions »
Asphalt Stoner Doom Under Acid
Interstellar Smoke Records

Pour découvrir / To Discover:

36. Tulikettu – « We Can See The StarsFrom Our Snow Tombs »
Raw Vampyric Symphonic Black Metal

Pour découvrir / To Discover:

35. Panopticon – « … And Again Into The Light »
Atmospheric Black Metal
Bindrune Recordings

Pour découvrir / To Discover:

34 – Split Verdun / Old Iron
Doom Metal Reapers Congregation
Cold Dark Matter / Araki Records / Saka Cost / Seaside Suicide / Gabu Records / Coups de Couteau

Pour découvrir / To Discover:

33. Et On Tuera Tous Les Affreux -« Mange Tes Morts »
Punk Hardcore
Youth Authority Records / Toxic Wotsit / Mass Prod / Different Kitchen / Seitan’s Hell Bike Punks / 17 Décembre Records / Sylvebarbe Records / Anxiety Attack Rekords / Dead Punx

Pour découvrir / To Discover

32. Auld Ridge – « Consanguineous Hymns Of Faith And Famine »
Black Metal
The Hermetic Order Of Ytene

Pour découvrir / To Discover:

31. Quicksand – « Distant Populations »

Pour découvrir / To Discover:

30. Spidergod – « Skugglösa ljuset / Shadowless Light »
Death Prayer Records
Obsessive Melodic Raw Black Metal

Spider God mène l’assaut d’une manière à la fois mélodique, obsédante et épileptique rendant un hommage stroboscopique à ce deuxième volet de la trilogie de la foi d’Ingmar Bergman.
Il y a dans le travail de Spider God une sensibilité étrange et suffocante qui hypnotise totalement. Les mélodies nous transportent dans cette nuit sans fin, où la lumière est si rare mais pure, à l’image de ces riffs tranchants mais obsessionnels.
Ce second EP complètement fou, nous surprend, et nous bat avec dévotion.

Pour découvrir Spider God :

Spider Dog takes the assault with an obsessive melodic way and make a tribute to the faith trilogy of Ingmar Bergman. There’s a strange and suffocating sensibility in this work that totally hypnotize.
The melodies take us to this endless night, where the light is so rare but pure, like these sharp but obsessive riffs.
This first EP is completely crazy, surprizing us, beating us with belief.

To discover Spider God:

29. Crypt Witch – « Ritual Herbs »
Instrumental Doom Metal

Deux ans après le très mystérieux Bad Trip Exorcism, Crypt Witch ressort de son caveau dans le même silence et anonymat que pour sa première expédition. Ritual Herbs reste fidèle au premier effort du groupe à savoir un voyage Instrumental Occult Doom hypnotique. Ce second album n’est pas celui de la prise de risque. Néanmoins, la maîtrise en matière d’écriture est sidérante. Dans toute sa simplicité, Crypt Witch nous embarque vers de sombres horizons où les accords respirent, s’élancent dans l’obscurité pour mieux revenir nous hanter.

Nous approchons d’une vision du Doom, transcendantale, où le classicisme laisse place à l’envoûtement, entre fumées hallucinogènes et frayeurs psychédéliques. Une fois le premier morceau achevé, l’album file d’une traite et ne cesse de venir nous torturer pour une nouvelle expédition dans ces contrées damnées. Fascinant.

Pour découvrir Crypt Witch :

Two years after the very mysterious Bad Trip Exorcism, Crypt Witch comes out of his vault in the same silence and anonymity as on his first expedition. Ritual Herbs stays true to the band’s first effort namely a hypnotic Occult Doom Instrumental Journey. This second album is not about taking risks. Nonetheless, the mastery of writing is astounding.
In all its simplicity, Crypt Witch takes us to dark horizons where chords breathe, soar into obscurity the better to come back to haunt us. We are approaching a vision of the Doom, transcendental, where classicism gives way to bewitchment, between hallucinogenic fumes and psychedelic fears. Once the first track is finished, the album goes straight in and keeps coming to torture us on a new expedition to these damned lands. Fascinating.

To Discover Crypt Witch:

28. Lord Mortvm – « Diabolical OmenOf Hell »
Raw And Psychedelic Doom Metal
Regain Records

Vous avez toujours rêvé de trouver une fange musicale entre le Deathcrush de Mayhem et l’ensorcelant Raw Doom de Witchcult Today d’Electric Wizard ?

Soyez heureux car Lord Mortvm vient de naître et risque de laisser plus d’une formation sur le carreau. Tout en gardant une composition crue et relativement froide, Lord Mortvm, projet solo norvégien, réussit à dépasser la rigueur de son paysage musical national et nous piège dans un succulent labyrinthe psychédélique où les accords, et rythmiques appellent à l’invocation, soulevant la chaleur des enfers, nous cadenaçant dans cette condensation infernale, où notre dernier s’évapore avec plaisir, où l’agonie devient ailleurs rêvés.

Pour découvrir Lord Mortvm :

Ever dreamed of finding a musical mud between Mayhem’s Deathcrush and Electric Wizard’s bewitching Raw Doom Witchcult?

Be happy because Lord Mortvm has just been born and risks leaving some bands behind. While keeping a raw and relatively cold composition, Lord Mortvm, a Norwegian solo project, succeeds in going beyond the rigor of its national musical soundscape and traps us in a succulent psychedelic labyrinth where the chords, and rhythms call to the invocation, raising the heat, hell, locking us in this infernal condensation, where our last breath evaporates with pleasure, where agony becomes a dream.

To discover Lord Mortvm:

27. Big Brave & The Body – « Leaving None But Small Birds »
Ritualist Maniac Noisy Folk
Thrill Jockey

2021 aura été une année chargée pour Big Brave ainsi que pour The Body. D’une part, Big Brave a sorti un nouvel album, plutôt réussi mais loin de toutes surprises, conservant leur écrin sans jamais prendre de trop grands risques. D’autre part, The Body a sorti un album tortueux et torturé, fascinant, lo-fi, raw et noise qui se taillerait une place de choix dans la playlist matinale de Guantanamo.

En découvrant l’annonce d’un tel partenariat, on commençait à imaginer les contours sonores de cette collaboration, et le don d’ubiquité ne fut pas notre plus grand ami tant la rencontre des deux entités a su faire naître un univers singulier et vibrant.

Les horizons expérimentaux vont se perdre et résonner dans des paysages Folk Ritualist, où l’incantation somme toute ordinaire s’enfonce, accord après accord dans une glaise vertigineuse où les forces en présence ont su faire preuve de délicatesse, et de sagesse pour dessiner un monde nouveau, où nous venons déposer nos rêves, tout comme nos cauchemars pour bâtir les fondations de nos frayeurs à venir. Un choc.

Pour découvrir Big Brave & The Body :

2021 has been a busy year for Big Brave as well as The Body. On the one hand, Big Brave released a new album, quite successful but far from all surprises, keeping their setting without ever taking too great risks. On the other hand, The Body released a twisted and tortured, fascinating, lo-fi, raw and noise album that would carve a place for itself on the Guantanamo morning playlist.

By discovering the announcement of such a partnership, we began to imagine the sound contours of this collaboration, and the gift of ubiquity was not our greatest friend as the meeting of the two entities has given birth to a singular and vibrant universe.

The experimental horizons will resonate in Folk Ritualist soundscapes, where the generally ordinary incantation sinks, chord after chord in a vertiginous clay where the forces in presence have been able to show delicacy, and wisdom to draw a new world, where we come to deposit our dreams, just like our nightmares to build the foundations of our fears and joys to come. A shock.

To Discover Big Brave & The Body:

26. MEDRAUT – « MEDRAUT ONE »
Cavernous Raw And Ambient Black Metal
Death Prayer Records

Les grands noms de l’underground UKBM, à savoir Revenant Marquis, Lungtoucher et Maiden Hair ont conçu, dans les ténèbres MEDRAUT. Une formation hors du commun qui mêle Raw Black Metal, Sonorités nauséeuses, Dungeon Synth et riffs acides.
Bien qu’hermétique dans son ouverture, nous nous retrouvons très vite happé par la névrose que vient nous délivrer cette rencontre au sommet.
Une surprise de fin d’année qui risque de nous porter durant quelques mois en 2022.

Pour découvrir MEDRAUT :

The great names of the Underground UKBM, namely Revenant Marquis, Lungtoucher and Maiden Hair designed, in the darkness MEDRAUT.
An out of the ordinary formation which mixes Raw Black Metal, nauseating sounds, Dungeon Synth and acid riffs. Although hermetic in its openness, we very quickly find ourselves caught up in the neurosis that comes to us from this meeting at the top.
An end-of-year surprise that may carry us for a few months in 2022.

To discover MEDRAUT:

25. Fulci – « Exhumed Information »
Death Metal
Time To Kill Records

Après avoir exploré les plages ensanglantées du Zombie de Lucio Fulci, le groupe vient nous insuffler une nouvelle dose de leur Retro Brutal Death Metal en visitant cette fois-ci les images de Voices From Beyond réalisé par le maître du gore à l’italienne.

Le son se veut moins lourd et crasse que sur Tropical Sun. Il gagne en amplitude, en modernité, tout en ayant réussi à garder son identité sonore. Il est étonnant de voir à quel point ce film, pour le moins médiocre dans la carrière du cinéaste transalpin, est ici célébré.
La machine Fulci s’emballe et délivre une véritable déferlante de fréquences grasses, poisseuses, parvenant à dépasser leur monotonie, de par la présence de TV-Crimes contrebalançant le caractère monolithique du propos avec des arrangements synth discrets mettant en relief le mausolée bâti par le groupe, transcendant littéralement l’expérience.

La violence est inouïe, ça bave, ça saigne, l’expérience est physique, et pourtant lorsque les segments synth explosent, nous jouissons d’une véritable expérience intime, portant les saturations au creux de nos organes pour mieux nous cisailler de l’intérieur. Fabileux.

Pour découvrir :

After exploring the bloody beaches of Lucio Fulci’s Zombie, the band comes back with their Retro Brutal Death Metal. This time, horror around will visit the movie Voices From Beyond directed by the master of Italian gore.

The albumis largely less heavy and filthy than Tropical Sun. It gains in amplitude, in modernity, while having succeeded in keeping its sound identity. It is astonishing to see how much this film, to say the least mediocre in the career of the transalpine filmmaker, is celebrated here.
The Fulci machine gets carried away and delivers a veritable surge of fatty, sticky frequencies, managing to overcome their monotony, through the presence of TV-Crimes counterbalancing the monolithic character of the subject with discreet synth arrangements highlighting the mausoleum built by the band, literally transcending the experience.

The violence is incredible, it drools, it bleeds, the sonic expedition is physical, and yet when the synth segments explode, we enjoy a real intimate trip, carrying the saturations in the hollow of our organs, the better way to shear from the inside. Fabulous.

To Discover Fulci:

24. Future Of Despair – « Hell City »
D-Beat / Raw Punk
1753

Que de frissons à la simple pensée de ce premier essai de la part de Future Of Despair. Tout est en place, l’avenir ouvre grand les bras à cette formation Raw Punk/ D-Beat qui tétanise dès le premier accord, dès la première giclée vocale.

La hargne est tout simplement effrayante, glaçante. La formation US, prouve qu’en matière de terreur sonore ils ont tout pour devenir rois. Hell City en une poignée de minutes irrite, frappe, racle, et prend plaisir à nous voir agoniser et jouir dans ce torrent d’ultraviolence.

Pour découvrir Future Of Despair :

What shivers at the mere thought of this first essay from Future Of Despair. Everything is in place, the future opens its arms largely to this Raw Punk / D-Beat formation which paralyzes from the first chord, from the first vocal squirt.

The anger is just frightening, freezing. The US band proves that when it comes to sonic terror they have everything to become kings. Hell City in a few minutes irritates, hits, scrapes, and takes pleasure in watching us agonize and cum in this torrent of ultraviolence.

To discover Future Of Despair:

23. Old Nick – A New Generation Of Vampire Conspiracies
Dungeon Raw Black Metal
Grime Stone Records / Phantom Lure

Old Nick est cette pièce de Black Metal qui intrigue, révulse, attire et obsède.
En prenant le parti de ne jamais se confronter au sérieux du Raw Black Metal, cédant à la fantaisie et au grand-guignolesque mêlant échappées Synth, Xylophone, mélodies euphorisantes et voix de gobelins décérébrés.
Leur troisième album, est en cela le sommet , la synthèse la plus complète de leur univers. « A New Generation Of Vampire Conspiracies » réussit à garder un juste milieu entre le ridicule qui les ronge et le génie de composition indéniable de cette étrange formation.
Une sortie qui de par sa production plus soignée, met en lumière un savoir-faire ahurissant en matière de singularité et de créativité.
Les habituelles impénétrables saturations se contiennent et nous ouvrent la galaxie Old Nick avec maestria.

Et si, finalement, derrière ses horripaux carnavalesques, Old Nick ne serait-il pas l’un des sauveurs d’un Black Metal agonisant ?

Pour découvrir Old Nick :

Old Nick is that piece of Black Metal that intrigues, revolts, attracts and obsesses. By taking the party never to confront the seriousness of Raw Black Metal, giving in to the fantasy and the grand-guignolesque mixing Synth, Xylophone escapades, euphoric melodies and the voices of mindless goblins.
Their third album is a summit, the most complete synthesis of their universe. « A New Generation Of Vampire Conspiracies » manages to strike a balance between the ridiculousness that gnaws at them and the undeniable compositional genius of this strange formation.
A release which, through its more careful production, highlights astonishing know-how in terms of singularity and creativity. The usual impenetrable saturations are contained and we open up the Old Nick galaxy with mastery.

What if, in the end, behind his carnival horror stories, isn’t Old Nick one of the saviors of a dying Black Metal?

To discover Old Nick:

22. Sonic Demon – « Vendetta »
Acid Stoner Doom Metal
Majestic Mountain Records

Depuis que Devil’s Witches a révélé le filon de la Retro Fuzz, de nombreux groupes ont essayé de surfer sur la vague années 70 et stoner sous acide. Bien que souvent très réussis, il est difficile de trouver des formations ayant su tirer leur épingle du jeu et viser des ailleurs nouveaux.
Sonic Demon fait parti de l’exception déstructurant les modes et choisissant une inclinaison Raw, où les riffs deviennent tornades de fréquences, où la voix s’allume pour nous guider dans ce chaos où la fuzz dégouline de partout, ouvrant la porte des enfers. Un album jouissif qui se laisse écouter en boucle, jusqu’à faire fondre notre pavillon, transpercer nos tympans et arracher les cristaux définissant nos graves ainsi que nos aïgus.

Pour découvrir Sonic Demon :

Since Devil’s Witches revealed « il filone » of Retro Fuzz, many bands have tried to ride the ’70s wave and stoner on acid. Although often very successful, it is difficult to find bands that has succeeded and target new horizons.

Sonic Demon is part of the exception, deconstructing the modes and choosing a Raw uniform, where the riffs become tornadoes of frequencies, where the voice lights up to guide us in this chaos where fuzz is dripping from everywhere, opening the door to hell.
A delightful album that can be listened to in a loop, until our ears melt, pierces our eardrums and tears off the crystals defining our bass as well as our treble.

To discover Sonic Demon:

21. Cavalerie – « Hate Remains »
Raw Blackened Hardcore
Delivrance Records

Un peu plus d’un an après nous avoir écrasé la caboche à coup de gourdin, nous désarticulant à la manière d’une vieille carcasse, avec Spectral Rage Demo, Cavalerie revient pour infliger une nouvelle salve de coups à notre charogne qui se remettait déjà difficilement du premier assaut.

« Hate Remains » perd en texture ce qu’il gagne en acidité, ce premier EP est d’un tranchant et d’une rugosité effroyable. Venez faire l’expérience de l’abattoir, celui où le riff devient pistolet à tige perforante captive, où nous sommes traités comme du bétail, où nos terreurs d’abattage industrielle nous reviennent droit dans le jarret.

La violence sociétale jaillit de partout et Cavalerie a su saisir la substantifique moelle des maux de notre monde. Maintenant aurez-vous le courage de nous regarder dans la glace ?
« Fais gaffe à ton dos, protège tes abdos », ces paroles qui enflammaient Saint-Denis il y a bientôt deux décennies, rejaillissent et viennent nous chatouiller comme un jet de vitriol. Cavalerie a la hargne, préparez-vous, le combat sera sans merci.

Pour découvrir Cavalerie :

A little year after having crushed our noggin with a medieval mass, disarticulating us like an old carcass, with Spectral Rage Demo, Cavalerie returns to inflict a new round of punch on our carrions which was already recovering hardly from the first assault.

« Hate Remains » loses in texture what it gains in acidity, this first EP is incredibly sharp and roughness. Come experience the slaughterhouse, where the riff becomes a captive armor-piercing pistol, where we are treated like cattle, where our terror of industrial slaughter comes right back to us.

Societal violence is everywhere and Cavalerie has been able to grasp the substance of the evils of our world.
Now will you have the courage to look at us in the mirror?
Cavalerie comes with anger, get ready, the fight will be merciless.

To discover Cavalerie:

20. Wild Fuzz Trip – « Distant Planet »
Interstellar Heavy Pych Doom
Majestic Moutain Records / Clostridium Records

« Distant Planet », le nouvel EP de Wild Fuzz Trip nous porte aux confins du psychédélisme, à l’orée de la transe Doom, dans des territoires spatiaux perdus que l’on nomme merveilleusement « Interstellar Heavy Psych Doom ».

En seulement deux morceaux, le groupe originaire d’Espagne, complété par Andy de The King’s Pistol, nous plonge dans une liberté instrumentale qui touche et nous libère de toute pesanteur, nous plongeant dans l’instant présent, celui où les rêves prennent vies, où les angoisses futures et les drames passées sont d’ordre terrestre.

Pour découvrir Wild Fuzz Trip :

« Distant Planet », the new EP of Wild Fuzz Trip takes us to the confines of psychedelia, to the edge of the Doom trance, in lost space territories which we wonderfully call « Interstellar Heavy Psych Doom ».

In just two tracks, the band from Spain, completed by Andy from The King’s Pistol, plunges us into an instrumental freedom that touches and frees us from all heaviness, plunging us into the present moment, the one where dreams come to life, where future anxieties and past dramas are earthly, invisible.

To Discover Wild Fuzz Trip:

19. Carivari – « Reset »
Annihilated Industrial Grindcore
No Good To Anyone Productions

Cela faisait quelques temps que vous cherchiez à prendre une grosse et belle déflagration sonique ?
Bon, ne cherchez plus, la machine Carivari est toute trouvée. A mi-chemin entre Ministry et Full Of Hell, la formation française est d’une pugnacité rare. L’album visite les extrêmes dans toutes ses latéralités, et nous laisse au sol, blême, vidé par une telle décharge.

Cette vague Industrial Grindcore est d’une violence inouïe, ne passez à côté sous aucun prétexte. Et si vous veniez à les rater, ils n’hésiteront pas à vous débusquer et à vous « balancer 56 grenades dessus ».

Pour découvrir Carivari :

Have you been looking for a big and beautiful sonic blast since a long time?
Well, stop your quest, the Carivari machine is all found. Halfway between Ministry and Full Of Hell, the French formation is made of a rare pugnacity. The album visits extremes in all its lateralities, and leaves us on the ground, pale, emptied by such a discharge.

This Industrial Grindcore wave is incredibly violent, don’t miss it. And if you did miss them, they won’t hesitate to hunt you down and « throw 56 grenades at you. »

To discover Carivari:

18. Bourbier – « Bourbier »
Post-Sludge And Muddy Hardcore

Supergroupe français formé de membres de Carivari et Wormsand, Bourbier s’impose comme l’album Sludge de l’année. Bourbier ne recule devant aucun mur et fonce, démantèle les barricades pour nous infliger une rouste dont on se souviendra longtemps.
Un premier EP aux allures de char d’assaut, qui bave, tranche, et ne cesse de frapper ne laissant pas instant pour se relever de cette fange mortifère, acide des corps. Le trio fascine tant sur scène que sur leur EP.
Sortez vos calepins, inscrivez leur nom en lettres de boue et de sang, et ne loupez absolument pas cette sortie ou le champ de mines qu’ils viendront dresser dans vos villes et vos vies.

Pour découvrir Bourbier :

https://bourbier.bandcamp.com/releases

French superband made up of members of Carivari and Wormsand, Bourbier established itself as the Sludge album of the year. Bourbier does not retreat in front of any wall and rushes forward, dismantles the barricades to inflict a loud punch on us that will be remembered for a long time.
A first tank-like EP, which drools, slices, and never stops hitting, leaving no moment to rise from this mass grave, acidic mire of bodies. The trio fascinates both on stage and on their EP.
Take out your notebooks, write their names in letters of mud and blood, and absolutely don’t miss this release or the minefield they will come to erect in your cities and your lives.

To Discover Bourbier:

17. Tassi – « Northland I&II »
Blackgaze And Ambient Horizons
Anesthetize Records / Time Tombs / Source Atone Records / Lifeless Memories

Avec « Northland I & Northland II », édités chez Anesthetize pour l’Europe, Tassi propose un voyage à la fois onirique et ésotérique, à l’entre-monde, bercé par une poésie d’une grande délicatesse, ayant réussi à naître au travers de cet rencontre des univers, horizons entre Post-Black Metal, Shoegaze, Ambient et culture Bouddhiste.

Une oeuvre qui ne ressemble à aucune autre, une expédition sonore qui rappelle par sa modalité de lecture spiralaire Séjour Sur Les Monts Fuchun peint, entre 1348 et 1850 par Huang Gongwang, sur un rouleau de 7 mètres, laissant l’amateur se perdre dans un paysage qui semble infini. Un infini que Tassi nous propose de traverser pour atteindre un monde apaisé, sage entre Homme et Dieu.

Pour découvrir Tassi :

With « Northland I & Northland II », released by Anesthetize for Europe, Tassi offers a journey that is both dreamlike and esoteric, between the worlds, rocked by a poetry of great delicacy, having succeeded in being born through this meeting of universes, horizons between Post-Black Metal, Shoegaze, Ambient and Buddhist culture.

A work that is unlike any other, a sound expedition that recalls by its spiral reading mode The Fuchun Mountains painted, between 1348 and 1850 by Huang Gongwang, on a 7-meter roll, leaving the amateur to get lost in a landscape that seems endless. An infinite that Tassi invites us to cross to reach a peaceful world, wise between Man and God.

To discover Tassi:

16. Void Commander – « River Lord« 
Stoner Doom Infused with 70s
Majestic Mountain Records / Ozium Records

Void Commander est arrivé sur la platine de Wombat Cult de manière assez inattendue. Un beau matin de février, aucune sortie ne caressait le tympan de votre rédacteur au visage de rongeur, les recherches étaient vaines, jusqu’à ce que Marco, le boss de Majestic Mountain Records ne vienne me parler de sa future sortie : Lord River de Void Commander.

Sans trop y croire, mais faisant confiance à Marco, la commande est passée. Quelques semaines plus tard, le disque est sur mon palier, je le dépose sur ma Thorens. La courroie s’échauffe, les premières notes résonnent et délivrent une rencontre assez intéressante entre Black Sabbath et Goatsnake.

Les morceaux se suivent, sans se ressembler et très rapidement Void Commander m’embarque dans leur forêt aux reliefs Stoner / Doom et accents 70s.
Sans jamais devenir une grossière copie, sans jamais souligner ses parentés, l’album de Void Commander se pose telle une synthèse experte et exquise que l’on n’attendait plus, où certains paysages sonores qui semblaient pillés depuis de nombreuses années, se trouvent aujourd’hui et plus que jamais verdoyants et inspirants. Un incontournable.

Pour découvrir Void Commander :

Void Commander arrived on the Wombat Cult HQ in an unexpectedly way. One February morning, no release caressed the eardrum of your Wombat digger writer. The research was vain, until Marco, the boss of Majestic Mountain Records came to speak about the future release of his label: « Lord River » by Void Commander.

Without really believing it, but trusting Marco, the order is placed. A few weeks later, the vinyl is at home, I put it on my Thorens. The belt heats up, the first notes ring out and deliver a rather interesting encounter between Black Sabbath and Goatsnake.

The songs follow easily, one by one , without resembling each other and very quickly Void Commander takes me into their forest with Stoner / Doom reliefs and 70s accents.
Without ever becoming a crude copy, without ever underlining its kinship, the Void Commander album is here as an expert and exquisite synthesis that we no longer expected, where certain soundscapes that seemed plundered for many years, are found, and today, more than ever these territories are inspiring. A must.

To Discover Void Commander:

15. Deafheaven – Infinite Granite
Sargent House
Limitless Shoegaze

Depuis Sunbather, chaque sortie de Deafheaven était une petite déception, ils ne nous ont pas surpris et le concept était de moins en moins ambitieux, le gigantesque espoir après Sunbather n’est jamais devenu une réalité. Mais avec Infinite Granite, le groupe américain redonne des sensations fortes, sensibles et subtiles.
On ne pouvait pas imaginer ça, l’album ouvre une autre dimension ici le Black Metal est un fantôme et le Shoegaze une base solide. Ce nouvel album est une explosion d’émotions, un rendez-vous avec l’inconnu.
Merci Deafheaven, merci pour cet espace de créativité.

Pour découvrir Deafheaven :

Since Sunbather, each Deafheaven release was a little deception, they didn’t surprise us and the concept was less and less ambitious, the gigantic hope after Sunbather never became a reality.
But with Infinite Granite, the US band give thrills again. We couldn’t imagine that, the album opens another dimension here Black Metal is a ghost and Shoegaze a solid foundation. This new album is an explosion of emotions, a date with the unknown. Thanks Deafheaven, thanks for this space of creativity.

To discover Deafheaven:

14. Sorcerer – « JOY »
Fascinating And Hypnotizing Loud Hardcore
Delivrance Records

Soyons clairs, cela faisait belles lurettes qu’un album de Hardcore ne nous avait pas mis au tapis avec une telle force d’exécution et une tel savoir-faire en matière d’écriture.
Nous ressortons de cette avalanche de distorsions, sonnés, à genoux et nous ne voulons qu’une chose reprendre un crochet sonique pour décrocher les dernières dents récalcitrantes. Les mid-tempos arrivent toujours au moment rêvé, pour prendre le dernier souffle avant que notre trachée ne finisse totalement écrasée. Quelle rouste !

Pour découvrir Sorcerer :

Let’s be clear, it’s been ages since a Hardcore album knocked us down with such execution and writing skills.
We come out of this avalanche of distortion, stunned, on our knees and just want one thing to take back a sonic hook to unhook the last stubborn teeth. Mid-tempos always arrive at the perfect time, to take the last breath before our windpipe ends up totally crushed. What a blast!

To discover Sorcerer:

13. Juliette Armanet – « Brûler Le Feu »
French Dancing Flame Of Life And Endless Love

Il y a de cela trois ans, j’étais au travail, face au photocopieur, Bolzer dans une oreille et mes collègues dans l’autre. La radio en fond comblait le spectre sonore de la pièce, puis une voix, cristalline, aux mots si bien choisis, pensés, vint couper mes réflexions. Juliette Armanet venait de prendre possession de mon coeur, de mes joies et de mes larmes. Trois années passèrent sans aucun bruit autour de l’artiste, laissant derrière elle un unique album « Petite Amie ».

Aujourd’hui, tout droit revenue des flammes Juliette Armanet nous offre « Brûler Le Feu » un poème envoûtant sur l’amour, le deuil des coeurs, et le printemps des âmes.
La chanson française tient enfn une nouvelle grande parolière, une compositrice de génie et une voix qui ensorcelle pour porter nos peines et nos rires, nos soupirs et nos cris. Merci.

Pour découvrir Juliette Armanet :

Three years ago, I was at work, facing the copier, Bolzer in one ear and my colleagues in the other. The radio in the background filled the sound spectrum of the room, then a voice, crystalline, with words so well chosen, thought, came to cut my sleepy mood. Juliette Armanet had just taken possession of my heart, my joys and my tears. Three years passed quietly around the artist, leaving behind a single album « Petite Amie ».

Today, right back from the flames, Juliette Armanet offers us « Brûler Le Feu » a bewitching poem about love, the mourning of hearts, and the spring of souls. The French music finally has a new great lyricist, a genius composer and a voice that bewitches to carry our sorrows and our laughter, our sighs and our cries. Thank you.

To discover Juliette Armanet:

12. Bradung – « Bami Viagra »
Indonesian Free Black Jazz And World Music Inferno
New Era Productions

Tout juste sorti pour la naissance du divin enfant et venant clôturer cette année chargée en sorties, Brandung est la plus grosse surprise de cette fin 2021.
Vous cherchiez un moyen pour amplifier vos voyages extrasensoriels ? Vous rêviez d’une rencontre entre Urfaust, de la World Music et des rythmiques entêtantes, enivrantes ? Vous en avez marre de toujours écouter les mêmes groupes qui jouent la même soupe ? Senjutsu était la sortie aux couleurs asiatiques la plus écoeurante de l’année ? Vous désirez vraiment ressentir la moiteur des productions d’Asie, et vous n’aviez que IBliss comme refuge, pour vos projections acides ?

Brandung est pour vous !

Pour découvrir Brandung :

Just released for the birth of the divine child and coming to end this busy year with releases, Brandung is the biggest surprise of the end of 2021.
Were you looking for a way to amplify your extrasensory journeys? Did you dream of a meeting between Urfaust, World Music and heady, intoxicating rhythms? Are you tired of always listening to the same bands playing the same soup? Was Senjutsu the most sickening Asian color release of the year? You really want to feel the wetness of Asian productions, and you only had IBliss as a refuge, for your acid projections?

Brandung is for you!

To discover Brandung:

11. Kavrila – « Mor »
Crusted Doom Punk Metal
Narshardaa Records

Kavrila, après un bon album et trois EPs tous plus étonnants les uns que les autres, révèle avec Mor, enfin, tout l’étendu de son talent.
Nous sommes ici face à un album parfaitement pensé, écrit, et interprété, laissant les émotions transparaître.
Jamais Kavrila n’a été allé chercher aussi loin dans ses tripes, et c’est un véritable bonheur de découvrir ce monde qu’ils ont construit note après note, EP après EP. Voici l’album de la consécration, et pour ne pas vous gâcher le plaisir de cette création extraordinaire – et l’on entend par extraordinaire « EXTRA » – « ORDINAIRE »- nous ne vous en dirons pas plus.

Pour découvrir Kavrila :

Kavrila, after a good album and three EPs each more astonishing than the last, reveals with Mor, finally, all the extent of his talent.
We are here in front of an album perfectly thought out, written, and interpreted, letting the emotions show through. Kavrila has never looked so far into his guts, and it is a real pleasure to discover this world that they have built note after note, EP after EP.
Mor is the album of the consecration, and so as not to spoil the pleasure of this extraordinary creation – and we mean by extraordinary « EXTRA » – « ORDINARY » – we will not tell you more.

To discover Kavrila:

10. The Sun’s Journey Through The Night – « Demo II »
Icy Ambient & Raw Black Metal

Depuis désormais quelques mois, The Sun’s Journey Through The Night, projet solo, hante tous les esprits des passionnés de Black Metal. L’entité réussit à unir avec une grâce déconcertante un Black Metal très cru et saturé, à des paysages ambient glaciaux.
Une rencontre des genres qui n’est pas inédit, mais que No One maîtrise avec virtuosité.

Demo II est la promesse d’un ailleurs qui fascine, que l’on apprend à connaître et se révèle à chaque écoute un peu plus envoûtant. Il n’y a pas une sortie de TSJTTN qui ne déçoit, mais Demo II fait bien plus, elle nous transcende et nous plonge dans des images oubliées, aux confins de nos âmes.

Pour découvrir The Sun’s Journey Through The Night:

For a few months now, The Sun’s Journey Through The Night, a solo project, has haunted the minds of Black Metal enthusiasts. The entity manages to unite with disconcerting grace a very raw and saturated Black Metal, with icy ambient horizons. A meeting of genres that is not unprecedented, but that No One masters with virtuosity.

Demo II is the promise of an elsewhere that fascinates, that you get to know and is revealed with each listening a little more bewitching. There isn’t one release from TSJTTN that doesn’t disappoint, but Demo II does so much more, it transcends us and plunges us into forgotten images, within the confines of our souls.

To Discover The Sun’s Journey Through The Night:

9. Koldovstvo –  Ни царя, ни бога
Atmospheric Raw And Folk Black Metal
Babylon Doom Cult Records / Extraconscious Record / Fólkvangr Records

Koldovstvo a tout d’un mirage au cœur de cette année sans concerts, sans rencontres avec le public, où toute la survie et la naissance des groupes se sont jouées autour de la promotion sur les réseaux sociaux.
En s’alliant Extraconscious Record, Folkvangr Records et Babylon Doom Cult, ont su révéler Koldovstvo, sombre lumière dont nous ne connaissons que très peu de choses à l’exception de leur artwork et de l’usage de l’alphabet cyrillique.
Le mystère est total, tapissant nos esprits, concevant un long couloir plongé dans l’obscurité au bout duquel une lueur celle des incantations et des rites d’autrefois laissent échapper un souffle mystique, à la fois accueillant et traumatisant.
Les sonorités saturées et bouchées, mêlées à cette atmosphère folk, à la fureur d’un Black Metal cru, font de ce premier album de Koldovstvo un véritable miracle, nous attirant telle une datcha gourmande, nous transformant en Hansel ou bien Gretel, pour nous emprisonner à jamais. Incontournable.

Pour découvrir Koldovstvo :

Koldovstvo has all of a mirage at the heart of this year without concerts, without meetings with the public, where all the survival and birth of band have been played around promotion on social networks.
By joining forces with Extraconscious Record, Folkvangr Records and Babylon Doom Cult, they were able to reveal Koldovstvo, a dark light about which we know very little informations except their artwork and the use of the Cyrillic alphabet.
The mystery is total, lining our minds, designing a long corridor plunged into darkness at the end of which a glow that of the incantations and rites of old times let escape a mystical breath, both welcoming and traumatic.
The saturated and clogged sounds, mixed with this folk atmosphere, with the fury of a raw Black Metal, make this first Koldovstvo album a real miracle, attracting us like a greedy dacha, transforming us into Hansel or Gretel, and imprisoning us forever. Unavoidable.

To discover Koldovstvo:


8. Hippotraktor – Meridian
Pelagic Records
Progressive Metalcore

Chez Wombat Cult, nous n’avons pas l’oreille taillée pour la scène Metalcore. L’appétit n’y est pas et l’engouement se fait quelque peu limité.Cette année, Wombat Cult s’est lancé dans l’aventure de la souscription Pelagic Records. Une voie qui a définitivement poussé les frontières des nos explorations soniques et Hippotraktor s’impose comme un incontournable, un diamant brut que nous ne pouvions imaginer. Il est d’ailleurs difficile d’utiliser les bons mots pour cette expérience qui a su nous porter sur de nouvelles terres.

La première écoute, bien que difficile, le temps de s’acclimater au chant, nous enserre, nous emprisonne avec un petit goût de « Reviens-y » qui à force de jours et de nuits se transformera en obsession, révélant les mille facettes d’un album qui résonnera à travers les années de par ses rythmiques hypnotiques et de ses arrangements qui estomaquent. Vous y reviendrez, assurément.

Pour découvrir Hippotraktor :

At Wombat Cult, there’s not a big addiction to the Metalcore scene. The appetite is not there and the excitement is very limited. This year, Wombat Cult embarked on the adventure of subscribing to Pelagic Records. A path that has definitely pushed the boundaries of our sonic explorations and Hippotraktor establishes itself as a must-have, a rough diamond that we could not imagine.


It is difficult to use the right words for this experience, which has taken us to new lands. The first listening, although difficult, the time to acclimatize to the vocals, encloses us, imprisons us with a little taste of « Come back honey » which through days and nights will turn into obsession, revealing the thousand facets of an album that will resonate through the years with its hypnotic rhythms and its stunning arrangements. You will come back to that, for sure.

To discover Hippotraktor:

7. Jointhugger – « Reaper Season » & « Surrounded By Vultures »
Raw Psychedelic Smooth & Groove Doom Metal
Majestic Mountain Records

Cette année Jointhugger aura été actif sur tous les plans, à la fois productifs en studio, avec deux sorties, mais également sur scène, au Hostsabbat.
Avec un EP sorti en début d’année et un album récemment paru, le trio osloïte a su se démarquer de la scène Doom Metal et intégrer une vision assez singulière, toute en nuances, laissant transparaître la maîtrise et le savoir-faire de ses membres.

Il est difficile aujourd’hui de séparer les deux sorties du groupe tant elles semblent complémentaires. Reaper Season, avec son unique morceau de 18 minutes, aux sonorités Raw, Psychédélique, Underground et au refrain pourtant fédérateur, vient installer et fixer l’identité de la formation, affirmant ce que « I Am No One », avait pu nous faire percevoir. L’EP dépasse tout conformisme cherchant le plaisir de l’improvisation, permettant aux notes de respirer, de danser dans cet amas sonique sidérant où la seule règle est la créativité.

Jointhugger s’affranchit des lois du genre et conçoit une nouvelle direction : Raw Psychedelic Smooth and Groove Doom Metal.Une vision qui touche aux cieux avec « Surrounded By Vultures », qui tout en clair-obscur nous prend par la main et nous guide dans ce dédale aux lois nouvelles, où seul le groupe sait éclairer le chemin. Un grand nom est en train de naître. Fascinant, Étourdissant.

Pour découvrir Jointhugger :

This year Jointhugger will have been active on all fronts, both productive in the studio, with two releases, but also on stage, at the Hostsabbat.
With an EP released at the beginning of the year and a recent album released in October, the Oslo trio has stood out from the Doom Metal scene and integrated a rather singular vision, all in nuances, revealing the mastery and musical knowledge of its members.

It is difficult today to separate the two releases of the group as they seem to be complementary. Reaper Season, with his unique 18-minutes track, which reveals Raw, Psychedelic, Underground sonorities and a federating chorus, comes to install and fix the identity of the band, affirming the blood of « I Am No One ». The EP goes beyond any conformism seeking the pleasure of improvisation, allowing the notes to breathe and dancing in this astonishing sonic mass where creativity is the only rule.

Jointhugger broke the laws of the genre and built a new direction: Raw Psychedelic Smooth and Groove Doom Metal. A vision that touches the heavens, or maybe cross the Styx, with « Surrounded By Vultures », which all in chiaroscuro takes us by the hand and guides us in this maze of new perceptions, where only the band can light the path. A monumental name is being born: Jointhugger.
Fascinating, Stunning.

To discover Jointhugger:

6. Wormsand – Shapeless Mass
Massive Doom Metal Diggers
Saka Cost / Stellar Industries

Depuis déjà trois ans, Wormsand parcourt les routes pour infliger une dose de leur Sludge/Doom puissant, radical, accompagné d’un EP, qui permettait de saisir la proposition, la force mais également les formes nouvelles travaillées avec acharnement pour offrir de nouveaux codes, de nouvelles lectures d’un genre qui semble parfois se mordre la queue.

Avec Shapeless Mass, leur premier album, le trio du Sud-Est de la France revient justement d’une longue et fascinante année d’expérimentations à la fois sonores et visuelles et parvient à tirer jusqu’à nous les formes disparates, horizons lointains, jusqu’à nos oreilles pour révéler Wormsand à travers un travail d’orfèvrerie rare, faisant briller des facettes insoupçonnées, insoupçonnables, mais pourtant désormais essentielles.

Pour découvrir Wormsand :

For three years now, Wormsand has been traveling the roads to inflict a dose of their powerful, radical Sludge / Doom, accompanied by an EP, which made it possible to grasp the proposal, the strength but also the new forms worked hard to offer new codes and readings of a genre that sometimes seems to bite its tail.

With Shapeless Mass, their first album, the trio from the South-East of France has just come back from a long and fascinating year of experimentations and manages to draw disparate forms, distant horizons, to our ears and reveal Wormsand through a rare goldsmith work, shining unsuspected facets, unsuspectable, yet now essential.

To Discover Wormsand:

https://wormsand.bandcamp.com/

5. Revenant Marquis – Below The Landsker Line
Death Prayer Records
Nauseous, Claustrophobic And Suffocating Raw Black Metal

En trois courtes mais productives années, Revenant Marquis a su tracer une piste vierge assez étonnante sur la scène Black Metal.
Ce mystérieux One-Man Ban originaire du Royaume-Uni a bâti sa chapelle sur une interprétation jusqu’au-boutiste et nauséeuse de la frange Raw Black Metal. Une vision qui dans son approche lofi et minimaliste vient nous plonger dans une détresse assez inédite, venant immoler la moindre cellule encore saine de nos êtres.
« Below The Landsker Line » est certainement le pourisoire le plus raffiné que Revenant Marquis a pu proposer jusqu’ici, portat notre psyché vers des contrées torturées, sordides, nauséabondes, s’affranchissant de toute ingéniosité technique, servant les lambeaux du réel, comme un ta de sonorités pourrissantes, souillées, sur nos dépouilles décharnées de tout espoir.

Pour découvrir Revenant Marquis :

In three short but productive years, Revenant Marquis has carved out a nauseous and virgin way on the Black Metal scene.
This mysterious One-Man Project from the United Kingdom has built his chapel on a die-hard and nauseating interpretation of the Raw Black Metal fringe. A vision which in its lofi and minimalist approach plunges us into a unprecedented distress, immolating the smallest still healthy cell of our beings.
« Below The Landsker Line » is certainly the most refined trip that Revenant Marquis has been able to offer so far, porting our psyche to tortured, sordid, nauseating lands, freeing itself from all technical ingenuity, serving the scraps of reality, like a mass of rotting, soiled sounds on our fleshless spoils of all hope.

To discover Revenant Marquis:

4. Sparks – « Annette »
Soundtrack

Sparks a travaillé depuis de nombreuses années autour de la nouvelle cathédrale de Leos Carax : Annette.
Une comédie musicale présentée à Cannes, ayant remporté le prix de mise en scène. Après une collaboration avec Jacques Tati abandonnée et une autre aventure avec Tim Burton avortée, le duo de Pop Avant-Gardiste tient enfin son ticket pour le septième art et nous ensorcelle.

Porté par les voix fascinantes de Adam Driver et Marion Cotillard, la composition des Sparks n’avait plus autant resplendi depuis plus de deux décennies. Les airs et mélodies deviennent des clés pour ouvrir nos âmes, et accèder aux cieux tout comme aux abysses. Une fable sur l’humain qui dépasse de loin toutes nos attentes.

Pour découvrir Sparks :

Sparks has worked for many years around Leos Carax’s new cathedral: Annette.
A musical presented in Cannes, having won the director’s prize. After an abandoned collaboration with Jacques Tati and another abortive adventure with Tim Burton, the Avant-Gardiste Pop duo finally holds its ticket to the seventh art and bewitches us.

Carried by the fascinating voices of Adam Driver and Marion Cotillard, the composition of the Sparks had not shone so much for more than two decades. Vocals and melodies become keys to open our souls, and access the heavens as well as the abyss. A fable about the human that exceeds all our expectations.

To discover Sparks:

3. Hoorsees – Hoorsees
Kanine Records / Howlin Banana Records
Lofi Garage Infused By 90s Shoegaze Kids

Le premier album de Hoorsees est un vrai petit miracle pour la scène Lofi Garage. Un album qui est traversé par une mélancolie douce amère, une nostalgie caressante et réconfortante, où les ailleurs dream pop teintés de Shoegaze nous révèlent une proposition enivrante.
Un voyage dont nous voudrions ne jamais revenir, pour profiter de ces rares moments d’apesanteur qui pansent nos douleurs de chaque jour.

Pour découvrir Hoorsees :

Hoorsees’ debut album is a real little miracle for the Lofi Garage scene. An album which is crossed by a bitter sweet melancholy, a caressing and comforting nostalgia, where the elsewhere tinted dream pops of Shoegaze reveal an intoxicating proposition. A trip from which we would never like to return, to take advantage of those rare moments of weightlessness which heal our daily pains.

To discover Hoorsees:

2. Oes Galliath – Sous L’Oeil Fermé Des Paradis
France D’Oïl Productions
French Antifascist Black Metal

Après de nombreuses années de silence, rattrapés par un symbolisme provocateur les ayant englouti, la formation française de Black Metal Oes Galliath est de retour pour mettre les pendules à l’heure, célébrant l’étendard antifasciste et dissipant le moindre malentendu.

Les premières fréquences sonnent, « Que Brule Thulé » tombe sur nous, l’impact est étourdissant entre guitares acoustiques, mélodies tranchantes et vocalises meurtrières. L’album se dessine très vite comme un enchaînement de futurs classiques, les sonorités nous hantent, les paroles nous portent, Sous L’Oeil Fermé Des Paradis est fascinant libérant une obscure lumière, aux allures de dernière incantation face au chaos.

Si il n’y avait qu’un seul album de Black Metal cette année, ce cri de colère face à l’ombre de la bête, combat désespéré dans les ténèbres, est celui que nous nous devons de retenir, relique obsédante et libératrice.

Pour découvrir Oes Galliath :

After many years of silence, hurt by a provocative symbolism having engulfed them, the French Black Metal formation Oes Galliath is back to bury the old ages, celebrating the anti-fascist banner and dispelling any misunderstanding.

First song, first uppercut, « Que Brûle Thule » fall on us, the impact is dizzying between acoustic guitars, sharp melodies and murderous vocalizations. The album takes shape very quickly like a series of future classics, the soundscape haunt us, the lyrics carry us, Sous L’Oeil Fermé Des Paradis is fascinating, opening a dark light, looking like the last incantation in the face of chaos.

If there was only one Black Metal album this year, this cry of anger under the shadow of the beast, desperate fight in the darkness, is the one we need to remember, haunting and liberating relic.

To discover Oes Galliath:

1 . Sleep Moscow – Of The Sun
Majestic Mountain Records
Alternative And Melancholic Stoner Rock

Quelques années après le très mystérieux et fascinant A Wounded Moon, Sleep Moscow lève le voile sur l’obscurité dans laquelle le one-man band c’était dissimulé. L’invitation au voyage est totale dépassant nos moindres attentes. Un album alternatif qui nous mène dans un univers mélancolique et doucereux, un espace qui nous rappelle autant Greenleaf que des horizons expérimentaux portant nos âmes à se soigner des blessures et affres du temps.

Un album thérapie qui nous conduit dans une dimension intime où le raffinement est le mot d’ordre. Chaque fréquence respire, chaque voix résonne dans l’éternel et nos émotions ne cessent de monter dans cette danse que nous n’attendions pas et qui pourtant aujourd’hui semble essentielle.
Lorsque Of The Sun laisse vibrer sa dernière note, une larme coule le long de notre joue, celle de l’espoir retrouvée.

Pour découvrir Sleep Moscow :

A few years after the very mysterious and fascinating « A Wounded Moon », Sleep Moscow lifts the veil on the darkness in which the one-man project was hidden. The invitation to travel is total exceeding our every expectation.
An alternative album that takes us into a melancholy and sweet universe, a space that reminds us as much of Greenleaf as of experimental horizons leading our souls to heal wounds and the injuries of time.

A therapeutic album that takes us to an intimate dimension where refinement is the watchword. Each frequency breathes, each voice echoes in the eternal. Our emotions are rising in this dance that we didn’t expect and which yet seems essential today. When « Of The Sun » lets its last note vibrate, a tear runs down our cheek, that of newfound hope.

To discover Sleep Moscow:

Wombat Interview #16 – Kavrila

The interview is available in French and English. The English version is after the french, scroll it and dig it like a wombat.

VERSION FRANÇAISE :

Kavrila, formation originaire d’Hambourg, officie depuis quelques années dans un magma à la rencontre des territoires soniques entre Sludge, Heavy Metal, Doom, et un on ne saurait quoi de Death Metal.
Après avoir déversé sa colère sur deux EP de la série « Rituals », le groupe vient mettre fin dans un chaos pour le moins excitant, où les os viennent se broyer au rythme des quatre morceaux présents, tous plus rageurs, frontaux et sans pitié les uns que les autres.
Wombat Cult a traversé la ligne Maginot, entre deux ogives nucléaires et quelques corps célestes pour rencontrer la formation qui fera plier votre cellule MM.

Wombat Cult : Salut Kavrila, Cela fait déjà quelques années que je suis vos sorties avec intérêt. La sortie de ce troisième EP, tout bonnement fascinant, m’a poussé à vous écrire pour partager quelques instants avec vous.
Pouvez-vous faire la lumière sur votre formation, vous présenter ?

Kavrila: Bonjour ! Merci pour l’interview mec.
Nous avons fondé le groupe en 2016 et créé le premier EP assez spontanément. J’ai connu notre batteur Miltos bien avant que Kavrila ne prenne vie. Un jour, il m’a montré des démos et je les ai absolument adorées.
Comme je suis également batteur et que je n’ai jamais chanté auparavant, je me suis lancé dans cette direction et RITUALS I est né quelques mois plus tard. Nous n’attendions rien de particulier de ce premier EP, mais les premiers retours ont été très bons et nous ont permis de continuer.
De plus, nous nous sommes beaucoup amusés avec ce nouveau projet qu’est Kavrila et les concerts. C’était dangereux, frais et excitant pour nous et cela l’est encore.

« Blight », premier album / Artwork by Philipp Igumnov

Wombat Cult : Depuis 2016, Kavrila a sorti 3 EP, la trilogie Rituals, et un album du nom de «Blight ».
Pouvez-vous revenir sur la dissociation à opérer entre les expérimentations de Rituals et la sortie de Blight ?
Devons-nous les voir comme la continuité d’un même propos, ou plutôt à la manière de deux pistes d’expérimentations parallèles ? 

Kavrila : L’idée des trois EP est venue très tôt. Nous avons aimé l’idée d’écrire 4 à 5 chansons qui représentent notre humeur et notre approche actuelles afin de les utiliser comme une véritable transposition émotionnelle. Pas trop intellectuel, juste une émotion pure qui prend forme dans une musique et des paroles intenses.
De plus, nous pensions que proposer un voyage musical avec cette trilogie qu’est Rituals serait génial, une sorte de voyage dans nos âmes.

Un album est un animal différent cependant. Bien sûr il y a plus de chansons mais aussi une trame narrative qui mène aux chansons, aux paroles, aux illustrations et à la dramaturgie souhaitée.
En fin de compte, il s’agit d’une approche plus profonde de ce qu’étaient les EP, moins primitive, soudaine.
Néanmoins, ces deux options d’expression nous gardent concentrés et affamés.

Wombat Cult : Lors de nombreuses conversations ou lectures d’articles, la comparaison avec vos collègues nationaux Mantar est faite.
Bien qu’appréciant le groupe originaire de Brême, je trouve que Kavrila va dans une direction qui diffère. La classification à travers la dénomination Mantar pour le dépassement des paysages musicaux gravitant autour du Sludge me perturbe.
Comment qualifieriez-vous Kavrila dans cette optique de classification des genres ? Pouvez-vous décomposer les influences qui ont fait naître votre vision si singulière des musiques dites extrêmes ?

Kavrila : Les gens aiment comparer les groupes et ont besoin de segmenter ce qu’ils écoutent en genres et autres merdes, un comportement tout à fait normal. Et bien sûr, la classification Mantar est compréhensible jusqu’à un certain point. Mais je pense que ce n’est qu’une première réflexion et une conclusion inachevée.
Je suis d’accord avec toi, nous allons dans une direction différente et je suis sûr que la plupart des gens qui nous donnent une chance le découvriront quand ils examineront notre musique et notre univers.

Nos influences viennent de plusieurs directions. Je pense que notre principale raison de jouer cette musique est d’exprimer certains sujets qui sont difficiles à mettre en mots. Evidemment, nous sommes tous fans de musique Heavy et de nombreux genres musicaux qui y sont liés en général.
Je suis sûr que cela se répercute également dans notre son, mais comme je l’ai dit, nous recherchons avant tout l’intensité, la véracité et l’énergie qui traversent quatre individus avec pour résultat une expérience cathartique.
Pour nous et les auditeurs.

Picture taken by Michael Nehrmann

Wombat Cult : Tout au long des trois EPs « Rituals » vos sonorités n’ont cessé d’évoluer, la qualité sonore s’est affinée tout en gardant ce grain, cette crasse si envoûtante de la scène underground. Vous faîtes parti des groupe qui jouent sur les nuances et travaillent constamment leurs sons, leurs approches. Vous ne stagnez à aucun moment et les sorties sont de plus en plus belles.
Comment avez-vous travaillé au fil des ans pour passer de cette approche rugueuse, aux sonorités hardcore de « Rituals I » jusqu’à vous retrouver aujourd’hui dans une dimension plus tournée vers le Death Metal « Mélodique » ? Quelles rencontres, expérimentations, lumières, vous ont guidé dans cette direction ? 

Kavrila : Merci! La stagnation, c’est la mort.
On doit rester intéressé et ouvert à nous-même et à l’approche de la musique que nous jouons.
Quand vous jouez simplement et essayez de copier des trucs qui ne viennent pas vraiment de vous en tant que musicien, les gens vont l’entendre, à mon avis. Ce n’est pas sincère. Nous essayons donc d’être très honnêtes les uns envers les autres et de rester curieux de ce qui peut sortir de chacun de nos esprits avec spontanéité.

Wombat Cult : La qualité sonore de Rituals III est déconcertante, tranchante et percutante.
Où avez-vous enregistré et dans quelles conditions ?

Kavrila : Nous l’avons enregistré nous-mêmes dans notre salle de répétition, ainsi que les trois EP et l’album également.
Miltos est l’homme derrière les enregistrements et le mixage. Il a également évolué au fil des ans et a encore fait un excellent travail.
En ce qui concerne le son, les chansons ou les paroles, tout le monde est impliqué et chaque opinion compte. Nous avons tous une vision et une sensation assez claires de la façon dont ce groupe devrait sonner au moment où nous enregistrons ou écrivons.
Cependant, nous expérimentons des choses et restons aventureux.

Wombat Cult : Les thématiques que vous abordez avec Kavrila semblent graviter vers la fin des civilisations, l’écroulement de l’humanité telle que nous la connaissons au-delà des guerres et du temps, au cœur d’une dimension nihiliste totale.
Pouvez-vous nous éclairer sur le procédé d’écriture des textes, ainsi qu’autour du message que vous souhaitez délivrer ?

Kavrila : Il n’y a pas vraiment de message derrière nos morceaux. Il s’agit plus d’histoires que de prêcher la « bonne parole ». Les paroles sont la plupart du temps très personnelles mais laissent aussi une certaine place à vos propres interprétations.
Pour moi, c’est difficile d’écrire sur des trucs inventés. Ce doit être quelque chose qui m’est arrivé dans la vie ou que j’ai observé quelque part.
Notre bassiste Daniel m’aide beaucoup tout au long du processus d’écriture et de finalisation pour trouver la bonne tonalité et les mots justes pour ce que je veux livrer. Il s’identifie à beaucoup de choses qui se passent dans ma tête.

Wombat Cult : Les trois artworks de la trilogie Rituals ont été réalisés par Philipp Igumnov. Elles sont à la fois effrayantes et obsédantes. On y traverse d’un EP à l’autre le temps, l’histoire, les croyances mais aussi le passage invisible entre la vie et la mort. Un passage autour de l’entre-monde ésotérique qui se juxtapose avec d’une part le réel et d’autre part l’au-delà.
Comment s’est organisée la réalisation de ces artworks ? Selon quels procédés ? Accompagnez-nous dans la lecture symbolique de vos visuels.

Kavrila : Tes questions sont des analyses critiques mec, génial.
Alors que nous terminions Rituals I, j’ai cherché une illustration de couverture appropriée sur Internet et je suis tombé sur les œuvres de Philipp Igumnov. Elles nous ont totalement époustouflés dès le début. Il y a une certaine obscurité et beauté en même temps. Ses collages ont quelque chose que je n’ai jamais vu auparavant.

Juste de la magie noire transformée en graphisme et parfaitement adaptée à notre musique. L’ambiance générale soutient parfaitement la musique. Lors de la clôture du premier EP, je lui ai juste demandé si nous pouvions utiliser une toile.
Je lui ai envoyé la musique, il l’a aimée et nous a donné la permission. C’était à peu près la même chose avec le deuxième et le troisième.
Nous voulions qu’il crée une ligne rouge pour les trois EP.

La lecture symbolique est quelque chose que les gens doivent travailler pour eux-mêmes, nous ne voulons pas donner trop de directives. Nous préférons laisser la musique et les visuels parler d’eux-mêmes.

Wombat Cult : Rituals III vient de sortir chez Nashardaa Records. Le label commence à apparaître un peu partout avec des sorties éclectiques telles que Durga, Codeia, Toundra ou encore Respire.
Comment votre passage chez ce nouveau label s’est-il déroulé ? Comment les avez-vous rencontré ?

Kavrila : Après les deux premiers EPs et la sortie de l’album sur Backbite/Hand Of Doom Records, nous voulions essayer quelque chose de différent avec Rituals III. Nous avons cherché d’autres labels qui avaient un line-up intéressant et une approche passionnée. Nous avons envoyé notre musique à des labels que nous aimions beaucoup.
L’un d’eux était Narshardaa.

André , l’homme derrière le label, a répondu très rapidement. Il était totalement à fond dans notre vision. Nous avons eu de longues conversations et avons eu un très bon feeling depuis le début.
Nous sommes très heureux de cette collaboration. Il est très dévoué quand il s’agit de ses sorties et nous attendons avec impatience la prochaine avec lui. Nous souhaitions juste trouver les bonnes personnes, celles qui comprennent nos idées, et sont ouverts à notre façon d’être un groupe.

Wombat Cult : Nous sommes dans des mois assez complexes, où la musique survit difficilement loin des scènes et du public.
Comment résistez-vous ? Que se passe-t-il chez Kavrila durant cette longue traversée du désert ?

Kavrila : Nous avons essayé de rester créatifs et avons continué à écrire de la musique. Nous avons également essayé de rester en contact avec nos fans et avons fait une « Distance Tape » avec notre petit projet Black Metal Alirvak.
En plus des chansons, nous avons enregistré des messages personnels pour tous ceux qui ont commandé une cassette et les ont mis sur la face B. Des trucs comme ça pour couvrir un peu les frais de fonctionnement et rester proche en ces temps distanciels, enfin vous savez.

Wombat Cult : Nous avons terminé ce premier semestre 2021, et des dizaines d’albums fascinants ont vu le jour.
Pouvez-vous revenir sur ceux qui vous ont le plus marqué ?
 

Kavrila : Bien évidemment, voici une liste de ce que nous écoutons et apprécions actuellement. Il ne s’agit pas seulement d’albums sortis en 2021.

Andreas:
Ossaert – Pelgrimsoord
Suffering Hour – The Cyclic Reckoning
Fear Factory – Aggression Continuum

Miltos:
Rotting Christ – The Heretics
New Model Army – From Here
At The Gates – The Nightmare Of Being

Daniel:
Run The Jewels – RTJ4
Honeyhoney – 3
Gary Clark Jr. – This Land

Alex: 
Eyehategod – A History Of Nomadic Behaviour
Conway The Machine – From King T A GOD
Gulch – Impenetrable Cerebral Fortress

Pour soutenir et découvrir Kavrila :



ENGLISH VERSION :

Kavrila, from Hamburg, is working since a few years in a magma at the meeting of sonic territories between Sludge, Heavy Metal, Doom, and a nobody knows what of Death Metal. After having poured out their anger on two EPs of the serie « Rituals », the band comes to end the trilogy in a chaos for the less exciting, where the bones come to crush to the rhythm of the four pieces of the EP, all more angry, frontal and without mercy.
Wombat Cult dug the Maginot Line, between two nuclear warheads and some celestial bodies to meet the formation that will bend your MM cell.

Wombat Cult: Hello Kavrila, I follow your works with interest since a few years now.
The release of this third EP, which is simply fascinating, prompted me to write to you to share a few moments with the band.
Can you enlighten us, tell us your story?

Kavrila: Hi there! Thank you for the opportunity man.
Well, we founded the band back in 2016 and created the first EP pretty spontaneously. I knew our Drummer Miltos quite some time before Kavrila got to life. Someday he showed me some demos and I absolutely loved them.
As I am a drummer as well and never sang before, I’ve thrown myself into it and RITUALS I was born a couple of months later. We waited nothing about this firt release, but the first feedback towards the band was very good and let us kept going.
Also, we had so much fun with this new band and the live shows. It was dangerous, fresh and exciting for us and still is to this day.  

« Blight », first album / Artwork by Philipp Igumnov

Wombat Cult: Since 2016, Kavrila has released 3 EPs, the Rituals trilogy, and an album called “Blight”.
Can you come back to the dissociation between the experiments of Rituals (EP trilogy) and the release of Blight (First album)? Should we see them as a continuation of the same subject, or rather as two parallel ways, doors, around Kavrila philosophy?

Kavrila: The idea of three EPs came very early. We liked the thought to write 4 to 5 songs which represents our current mood and approach to this band or use it as an actual emotional output. Not too overly intellectual, just pure emotion forged to intense music and lyrics. Also, we thought it would be great to have some musical journey at the end with all three parts told.
An album is a different animal though. Of course, more songs but also an overall theme which leads to the songs, lyrics, artwork and dramaturgy. In the end more of everything and a deeper approach of what the EPs were about. These two output options keeping us focused and hungry. 

Wombat Cult: During many conversations or article readings, the comparison with your national Mantar colleagues is made.
Although I like the band from Bremen, I find that Kavrila is going in a different direction. The classification through the name Mantar to definite the musical soundscapes who goes beyond Sludge disturbs me.

How would you qualify Kavrila in this perspective of genre classification?
Can you bring us the influences that gave birth to your singular vision of music?

Kavrila: Well, people like to compare bands and need to stuff you in genres and shit – totally normal behaviour. And of course, the Mantar classification is comprehensible to a certain point. But I think this is just a first thought and unfinished conclusion.
I agree with you that we’re going in a different direction and I’m sure most of the people who give us a spin will find out when they look into the music and everything a little deeper. Our influences come from many directions. I think our main reason for playing this music is to express certain topics which are hard to put in words. Sure, all of us are fans of heavy music and many of music’s genres in general. I’m sure these flows into our sound as well, but as I said, first and foremost we’re looking for intensity, truthfulness and energy running through four individuals with the result of being a cathartic experience.
For us and the listeners. 

Picture taken by Michael Nehrmann

Wombat Cult: Throughout the three Rituals EPs your tones have continued to evolve, the sound quality has been refined while keeping that grain, that haunting grime of the underground scene.
You are part of the bands who play on nuances and constantly work on their sounds, their approaches.
You don’t stagnate at any time and the releases are more and more beautiful.

How have you worked over the years to move from this rough approach, with the hardcore sonorities of Rituals I, until you find yourself today in a dimension more turned towards « Melodic » Death Metal?
What encounters, experiments, lights have guided you in this evolving horizon?

Kavrila: Thanks! Stagnation is death.
You have to stay interested and open to yourself and your approach to the music you play. When you just play along and try to copy some shit that’s not really from yourself as a musician, people will hear that, in my opinion. It’s not sincere.
So we try to be very honest to each other and also stay curious of what may came out of us. 

Wombat Cult: The sound quality of Rituals III is baffling, beautifully sharp.
Where did you record and under what conditions?

Kavrila: We recorded it ourself in our rehearsal room, as all three EPs and the album as well.
Miltos is the man behind the recordings and mixing. He evolved through the years as well and again did a great job. When it comes to sound, songs or lyrics everybody is involved and every opinion counts. We all have a pretty clear vision and feel of how this band should sound like at the moment we record or write.
At the same time we try things out and keep ourselves adventurous. 

Wombat Cult: The themes you dig with Kavrila seem to gravitate towards the end of civilisations, the collapse of humanity as we know it beyond wars and time, at the heart of a total nihilistic dimension.

Can you enlighten us on the process of writing texts, but also around the message you want to deliver?

Kavrila: There’s not really a message behind it, more telling a story than preaching some knowledge with a waving finger. The lyrics are very personal most of the time but also leaving a certain space for your own interpretations.
For me it’s hard to write about made up stuff. It has to be something I came around in life or observe somewhere. Our bass player Daniel is helping a lot throughout the writing and finalisation process to find the right tonality and words for what I want to deliver. He is a native speaker and also can relate to a lot of stuff that goes on in my mind. 

Wombat Cult: The three artworks of the Rituals trilogy were done by Philipp Igumnov. They are both frightening and haunting.
We cross from one EP to another across time, history, beliefs but also the invisible way between life and death.
A passage around the esoteric in-between worlds which is juxtaposed with the real one and the beyond, in a chaotic and hopeless landscape.

How was the drawing sessions of these artworks have been organised?
According to what procedures?
Guide us in the symbolic reading of your visuals.

Kavrila: Your questions are reviews at the same time man, awesome.
As we finished Rituals I, I looked for a fitting cover artwork on the internet and stumbled over the works from Philipp Igumnov. They totally blew us away from the beginning. They have a certain darkness and beauty at the same time. His collages are something I never saw before. Just dark magic turned into graphics and somehow perfectly fitting to our music.
The overall vibe just nails it and supports the music perfectly. The particular piece for the first EP literally jumped in our face so I just asked him if we could use it. I send him the music, he liked it and just gave us the permission.
It was pretty much the same with the second and third one. We wanted him for all three EPs to draw a red line artwork wise as well.

The symbolic reading is something the people should do for themselves, we don’t want to give too many guidelines and let the music and visuals speak for itself. 

Wombat Cult: Rituals III has just been released on Nashardaa Records. The label is starting to appear everywhere with eclectic releases such as Durga, Codeia, Toundra and Respire.

How did your way with this new label go? How did you meet them?

Kavrila: After the first two EPs and the album came out on Backbite/Hand Of Doom Records we wanted to try out something different with Rituals III and looked for some other labels who had an interesting roster and a passionate approach. So we send the music to some labels we liked personally a lot. One of them was Narshardaa. 

André , the man behind it responded very quickly and was totally into it. So we had longer conversations and had a very good feeling since the beginning.  We are very happy with the collaboration. He’s very dedicated when it comes to his releases and we’re looking forward to the next one with him. You just want the right people in your team.
Those who understand your ideas ,approach to music, releasing and are open to your way of being a band. 

Wombat Cult: We are in fairly complex months, where the music hardly resists far from the stages and the public.

How do you resist? What happens to Kavrila during this long journey through the desert?

Kavrila: We tried to stay creative and kept writing music. Also we tried to stay in touch with our fans and did a „Distance Tape“ with our little Black Metal project Alirvak. On top of the songs we recorded personal messages for everyone who ordered a tape and put them on the B-Side. Stuff like that to cover the running costs a little and stay close in these distant times you know. 

Wombat Cult: We have completed this first half of 2021, and dozens of fascinating albums have emerged.
Can you come back to the ones that left their mark on you?

Kavrila: Sure thing, here’s a list of what we love and listened to recently. Not all was released 2021 by the way. 

Andreas:
Ossaert – Pelgrimsoord
Suffering Hour – The Cyclic Reckoning
Fear Factory – Aggression Continuum

Miltos:
Rotting Christ – The Heretics
New Model Army – From Here
At The Gates – The Nightmare Of Being

Daniel:
Run The Jewels – RTJ4
Honeyhoney – 3
Gary Clark Jr. – This Land

Alex: 
Eyehategod – A History Of Nomadic Behaviour
Conway The Machine – From King T A GOD
Gulch – Impenetrable Cerebral Fortress

To discover and support Kavrila:

Gouha Rock Fest 2020


The English Version of the review is after the French one.


VERSION FRANCAISE :

Loin du fracas touristique de la Côte d’Azur, perché sur les hauteurs de Gorbio, au beau milieu d’une végétation sèche, aride, résonne depuis quelques années un festival célébrant la fuzz sous toutes ses formes. Après avoir accueilli Black Elephant ou encore Beesus l’an dernier, le festival revient avec une programmation post-confinement faisant la part belle à une programmation s’offrant une bonne tranche de Stoner, Sludge sans jamais oublier un soupçon de psychédélisme.

L’accès au festival reste cette année encore gratuit et offre la présence de cinq groupes : Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark et Care Off.

Wombat Cult, avec ce premier article de présentation de festivals, prend le parti de mettre en avant une scène encore trop méconnue et dont les groupes méritent l’attention de tous.

STONE FROM THE SKY:

Avec deux albums dans leur besace, le groupe français originaire de Le Mans, est une formation orientée vers le Stoner à mouvance Psychédélique.
Cependant, il serait terrible de réduire Stone From The Sky à un genre et une scène spécifique tant ils parviennent à prendre des chemins et des traverses ouvrant des paysages sonores d’une nouveauté fascinante.

Le groupe ne semble plus voir aucune frontière entre les genres et distille des compositions instrumentales qui obsèdent et nourrissent l’âme.


Leur premier album, Fuck The Sun, marquait d’une stèle leur entrée sur la scène fuzz hexagonale. Tout était acté dès les premières interactions avec l’album, SFTS ne veut plus de cette approche copié-collé qui plane depuis plusieurs années sur les productions de la scène Stoner.
Le trio remettait en question le concept même du soleil tout puissant faisant bouillir les amplis et les laissant rugir. L’astre déifié qu’est le soleil pour les amateurs de Fuzz est envoyé valdinguer avec ce titre pour le moins évocateur, Fuck The Sun.
Les mots choisis collent à merveille à ce premier album qui nous mène de la scène stoner instrumentale jusqu’aux confins du post-rock sans jamais oublier de mêler ses structures à des approches jazz, ainsi qu’à des gammes dont nous n’avons que très peu l’habitude de nous délecter.

Avec leur second album, sorti en 2019, la formation remet le couvercle et pousse la proposition un peu plus loin. Ils ne cessent d’affiner leurs sonorités, le jeu de batterie prend une ampleur et une complexité fascinante, les images sonores sont toutes plus radieuses les unes que les autres.
La réussite est totale, et la maîtrise des registres abordés montre un savoir jouer remarquable qui une fois découvert ne nous quittera plus.


Stone From The Sky avec ce nouvel album Break A Leg, installe son nom parmi les plus grands de la scène française, mais également internationale.
En prenant le sommet de l’affiche du Gouha Rock Fest, nous pouvons déjà être assuré d’une soirée sous le symbole de la fuzz qui risquera d’en éblouir plus d’un.

Pour découvrir et supporter Stone From The Sky c’est par ici :

Break A Leg artwork designed by Michaël Rahmani

WORMSAND :

Né des cendres de Clystone qui était venu pour distribuer des parpaings de manière abrupte, Wormsand reprend là où la première formation s’était arrêtée pour développer le propos sonore et imposer sa puissance en matière de riffs Doom.

Avec un premier EP sorti en 2019, le trio français ne cesse de creuser des trous avec leur ver des sables rappelant la puissance de Shai-Hulud, tout droit sorti de la création de Frank Herbert : Dune.
Les galeries sont creusées à la force de riffs tranchant tels des rasoirs, laissant les accords résonner dans des cavernes souterraines labyrinthiques pour finalement venir nous chercher par surprise à la surface et nous faire replonger sous les strates de sable.

Wormsand réussit à emmener l’auditeur dans ses derniers retranchements avec une vitalité fascinante. Les compositions sont tenues d’une main de maître, chaque riff trouve sa place et module ses sonorités de manière à ne jamais tomber dans la répétition mais plutôt dans la création d’une formation unique sur la scène Doom.

Bien qu’inspiré par Monolord, le groupe va bien plus loin avec un travail sonore et une croyance dans leur musique qui subjugue. Ce premier EP nous attrape dès la première nappe de fuzz de Weedosaurus pour nous laisser sur le carreau, la salive au coin de la bouche, la tête écrasée par la puissance des amplis à la dernière note de leur morceau de clôture : Bûche de Ramonage.

Cependant l’expérience Wormsand ne s’arrête sur cette ultime note, car la formation est une prouesse d’efficacité lorsqu’il s’agit de monter sur scène. Après leur présence qui a su marquer les esprits l’an dernier, au Gouha, soyez certains que la nouvelle salve de fuzz risque d’en retourner plus d’un. La montagne sur laquelle le festival est perché est désormais prête à trembler jusqu’à dans ses fondations avec un tel groupe.

Pour découvrir et soutenir Wormsand :

Wormsand. Photo taken by Marine Neyssensas.

CONCRETE MOUNTAIN :

Totalement passé sous les radars durant ce début d’année 2020, Concrete Mountain a révélé un hypnotique premier album du nom de Hazedazed. Heureusement, le Gouha Rock Fest est là pour remettre les pendules à l’heure en invitant le trio italien.

Concrete Mountain est une formaton qui ne ressemble à nulle autre au beau milieu de l’obsédante scène post, le groupe insuffle des concepts venus tout droit de sonorités Stoner/Doom. Le voyage est immédiat. Dès que les premières nappes sonores de Camionaut retentissent, l’appel de l’inconnu devient inévitable.

La voix éreinté et éraillé du chanteur nous enserre dans une interstice entre voyage au coeur des années 70 et mantras scandés, tant la fréquence semble monotonale et pourtant en constante élévation sur des morceaux tels que Black Zero Gravity Void.

Les accords bouillent de toutes part, la batterie dans sa répétitivité captive l’esprit. Le groupe italien connaît les moindres recettes pour libérer les pensées de l’auditeur dans des méandres d’effets à base de Fuzz. Les morceaux sont d’une grâce infinie nous dévoilant un monolithe sonore que rien ne semble pouvoir ébranler.

Assurément, Concrete Mountain part à l’assaut de la montagne, dénichant Gorbio pour lui asséner une dose de créativité musicale rare et qui paraît déjà être la surprise du festival, après avoir été l’une des grandes révélations de ce premier semestre 2020.

Pour découvrir et supporter Concrete Mountain :

Hazedazed artwork designed by Maurizio Prina

SPIRALPARK :

En passe de sortir leur premier EP, Spiralpark est un groupe ayant grandi dans les sillages de Ty Segall ou encore King Gizzard. Ils aiment le psychédélisme, tout autant qu’ils aimaient de manière vitale le lait maternel. Ce n’est plus une question de passion mais plutôt de survie.

Le groupe est constitué de membres de groupes prometteurs au cœur de la scène underground du Sud de la France tels que Crusty, Manu’s Milk ou encore Bourbier.

Après plusieurs concerts, aux avis et retours plus que favorables, il est grand temps de découvrir pleinement Spiralpark dans l’espoir d’être bercé et porté vers des rivages lointains entre rêve et réalité.

Spiralpark. Photo taken by Marine Neyssensas

CARE OFF :

Un nom, un mystère, Care Off semble n’avoir aucune limite dans ses définitions soniques et paraît ne jamais vouloir être défini, échappant à toute représentation de leur musique en dehors de leurs performances scéniques.

Pour les découvrir, il faudra se déplacer et vivre tout simplement dans le temps présent, accepter l’inconnu, prendre des risques, pour une fois de plus décroché une rouste que l’on ne présageait à aucun moment.


ENGLISH VERSION:

Far from the tourist noise of the Côte d’Azur, perched on the heights of Gorbio, in the middle of dry arid vegetation, a festival celebrating fuzz in all its forms resonates since some years. After hosting Black Elephant or Beesus last year, the festival returns with a post-confinement program that gives pride of place to a program offering a good slice of Stoner, Sludge without ever forgetting a hint of Psychedelia.

Access to the festival remains free this year and offers the presence of five bands: Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark and Care Off.

Wombat Cult, with this first article presenting festivals, takes the side of putting forward a scene still too little known and whose groups deserve the attention of all.

STONE FROM THE SKY:

With two albums in their wallet, the French group from Le Mans, is a formation oriented towards the Psychedelic Stoner.
However, it would be terrible to reduce Stone From The Sky to a specific genre and scene as they manage to take paths and sleepers opening up soundscapes of fascinating novelty.


The Band no longer seems to see any border between genres and distills instrumental compositions that obsess and nourish the soul.

Their first album, Fuck The Sun, marked with a stele their entry into the hexagonal fuzz scene. Everything was in place from the first interactions with the album, SFTS no longer wants this copied-pasted approach that has hovered for several years on the productions of the Stoner scene.
The trio questioned the very concept of the all-powerful sun boiling the amps and letting them roar. The deified star that is the sun for Fuzz lovers is sent flying around with this title, to say the least evocative, Fuck The Sun. The chosen words stick perfectly to this first album which takes us from the instrumental stoner scene to the confines of post-rock without ever forgetting to mix its structures with jazz approaches, as well as with ranges of which we have only very little used to revel in us.

With their second album, released in 2019, SFTS puts the lid back on and pushes the proposal a little further. They continue to refine their sounds, the drums play takes on a fascinating scale and complexity, the sound images are all more radiant than the others.
The success is total, and the mastery of the registers discussed shows a remarkable playing skills which once discovered will not leave us.

Stone From The Sky with this new album Break A Leg, installs its name among the biggest on the French scene, but also internationally.
By taking the top of the poster of the Gouha Rock Fest, we can already be assured of an evening under the symbol of fuzz which will risk dazzling more than one.

To discover and support the band, it’s just here :

WORMSAND:

Born from the ashes of Clystone who had come to distribute breeze blocks in an abrupt manner, Wormsand, a Doom/Sludge creature, picks up where the first band stopped to develop their sound and impose its power in terms of Doom riffs.

With a first EP released in 2019, the French trio continues to dig holes with their sandworm recalling the power of Shai-Hulud, straight out of the creation of Frank Herbert: Dune.
The galleries are dug to the force of riffs cutting like razors, letting the chords resonate in labyrinthine underground caves to finally come to pick us up by surprise on the surface and make us plunge back under the strata of sand.

Wormsand succeeds in taking the listener to his last entrenchments with fascinating vitality. The compositions are held with a master’s hand, each riff finds its place and modulates its tones so as never to fall into repetition but rather in the creation of a unique formation on the Doom scene.

Although inspired by Monolord, the group goes much further with a sound work and a belief in their music which captivates.
This first EP catches us from the first layer of fuzz from Weedosaurus to leave us on the floor, saliva at the corner of our mouths, our heads crushed by the power of the amps at the last note of their closing piece: Bûche De Ramonage.

However, the Wormsand experience does not stop on this final note, because the formaton is a feat of efficiency when it comes to going on stage.
After their presence which was able to mark the spirits last year, at Gouha, be certain that the new salvo of fuzz is likely to return more than one.

The mountain on which the festival is perched is now ready to tremble to its foundations with such a band.

To discover and support Wormsand:

Wormasand EP artwork designed by Nell Bragayrat.

CONCRETE MOUNTAIN:

Completely gone under the radar during this beginning of 2020, Concrete Mountain revealed a hypnotic first album by the name of Hazedazed. Fortunately, the Gouha Rock Fest is there to set the record straight by inviting the Italian trio.

Concrete Mountain is a formaton unlike any other in the middle of the haunting post scene, the band infuses concepts came from Stoner / Doom tones. The journey is immediate. As soon as the first layers of Camionaut sound, the call of the unknown becomes inevitable.

The singer’s exhausted and flayed voice encloses us in a gap between travel to the heart of the 70s and chanted mantras, as the frequency seems monotonal and yet constantly rising on songs such as Black Zero Gravity Void.

The chords boil on all sides, the drums in its repetition captivates the mind. The Italian band knows all the recipes to free the thoughts of the listener in meandering effects based on Fuzz. The tracks are of infinite grace revealing a monolithic sound that nothing seems to shake.

Certainly, Concrete Mountain sets out to assault the mountain, unearthing Gorbio to give him a dose of rare musical creativity which seems to be the surprise of the festival, after having been one of the great revelations of this first semester 2020.

To discover and support Concrete Mountain:

Concrete Mountain

SPIRALPARK:

In the process of releasing their first EP, Spiralpark is a band that grew up in the wave of Ty Segall and King Gizzard. They love psychedelism just as much as they vitally loved breast milk. It is no longer a question of passion but rather of survival.

Spiralpark is made up of members of promising bands at the heart of the underground scene in the South of France such as Crusty, Manu’s Milk or Bourbier.


After several concerts, with more than favorable opinions and feedback, it is time to fully discover Spiralpark in the hope of being cradled and carried to distant shores between dream and reality.

Spiralpark Logo

CARE OFF:

A name, a mystery, Care Off seems to have no limits in its sonic definitions and seems never to want to be defined, escaping any representation of their music apart from their stage performances.

To discover them, you will have to move and simply live in the present time, accept the unknown, take risks, for once again landed a hard beat that you never predicted.

Wombat Interview #1 – The King’s Pistol

The King’s Pistol est entré dans le terrier du Wombat et a répondu à quelques questions. Après une interview de plus d’une heure avec beaucoup d’amusement, autour d’une IPA fraîche et de leur discographie en accompagnement, voici tout ce que vous avez besoin de savoir pour mieux cerner la bête. L’interview a été réalisée par messages écrits.


The King’s Pistol entered the Wombat terrier and answered a few questions. After an interview of more than one hour with a lot of fun, around a fresh IPA and their accompanying discography, this is all you need to know to identify this crazy band. The interview was carried out by written messages with Andy.


VERSION FRANÇAISE :

Wombat Cult : Salut, peux-tu présenter The King’s Pistol avec un petit retour sur votre création?

Andy de The King’s Pistol : Je suis à la basse, Jim à la batterie et Pistol s’occupe du chant et joue de la guitare. Nous nous sommes formés il y a environ 5 ans à partir de ce qui était un projet solo que Julian (Pistol) avait pensé. Il avait un tas de chansons qu’il voulait enregistrer et m’a demandé si je voulais apporter mon jeu de basse sur les morceaux. À ce stade, nous avions un autre batteur. Il a décidé de partir après le pressage du premier album.


Wombat Cult : Depuis votre premier album «Long was the road, Dark was the night», le son a beaucoup évolué, comment est-ce arrivé ?

The King’s Pistol : Naturellement, une fois que Jim a rejoint le groupe, il a apporté son influence dans le processus de composition. Avec Pistol, ils ont écrit le deuxième album ensemble et les chansons ont pris une direction différente par rapport au premier album. Nous avons pu construire notre son. Rien n’a été imposé dans l’écriture des chansons. Chaque album représente un moment de la vie du groupe.


Wombat Cult : Oh, c’est une super ambiance de travail ! Quelle est la prochaine étape, y-aura t’il de nouvelles approches musicales, de nouvelles sonorités, dans votre prochain album ?

The King’s Pistol : Jim n’a jamais été batteur avant de nous rejoindre. J’ai fais partie de groupes avec lui depuis des années et je savais qu’il serait l’homme de la situtation. Lui et Pistol travaillent bien ensemble et font rebondir mille idées les unes sur les autres. Ils les écrivent puis nous entrons dans la salle de pratique et voyons comment ces dernières peuvent prendre forme. Nous pouvons passer des mois à travailler sur une seule chanson pour qu’elle ne soit finalement jamais utilisée.. Tandis que certaines chansons se composent très rapidement.. Le nouvel EP que nous sortons est un nouvel aspect dans notre son et notre style. C’est comme Vice mais avec plus de mordant. Le dernier épisode de ces trois EPs pourrait se terminer n’importe où, du punk rock jusqu’aux frontières du metal. Qui sait ce que l’avenir nous réserve !

Wombat Cult : Je veux vraiment découvrir ça ! Les fans de King’s Pistol m’ont demandé aujourd’hui quel sera le nom de votre prochain EP et quelle sera sa date de sortie ?

The King’s Pistol : Le nom du prochain EP a été annoncé via une session en ligne l’autre jour, donc ceux qui l’ont manqué, devront attendre maintenant ! Nous espérons qu’il sera disponible chez Majestic Mountain Records aux alentours de fin août/début septembre.

Wombat Cult : Tant de mystères ! Je suis content de content de connaitre le nom de ce second EP, j’étais au bon endroit au bon moment pour le savoir !
Actuellement, quelles sont vos principales influences dans votre processus de composition ?

The King’s Pistol : Elles changent tout le temps. Nous avons tous des goûts musicaux si différents qu’il est difficile de dire « oh écrivons une chanson comme tel groupe ou tel groupe ». Nous savons à quoi doit ressembler une chanson de King’s Pistol. Lorsque le morceau n’a pas le son The King’s Pistol, même si il est bon, nous ne l’utilisons pas. Pour Vice, nous écoutions beaucoup de Stones, The Stooges et The Doors. C’était le genre d’atmosphère vers lesquelles nous voulions aller, vers un son rock and roll classique.
Ces trois Eps seront tous liés en apparence et en son. Encore une fois, ils capturent une période dans la vie du groupe.

Wombat Cult : Le son est vraiment fabuleux sur vos albums! Où avez-vous enregistré? Dans quelles conditions?

The King’s Pistol : Nous étions très saouls! Nous sommes allés au studio Foals qui est au milieu de nulle part au Pays de Galles. Nous y avons vécu 4 jours. Nous y avons bu, joué, régardé des films et enregistré de la musique. Nous avons choisi Chris Fielding (de Conan) parce que nous voulions voir ce qu’un producteur de musique Doom pouvait faire avec nous. Et il a fait un travail incroyable. C’est si facile de travailler avec lui. Le studio est une évasion totale du réel. Tu peux simplement vivre et respirer la musique.
Evil Spirits a été enregistré dans un autre studio.

Wombat Cult : Ambiance parfaite pour un enregistrement efficace!
Les artworks de vos albums ont changé de façon parallèle à vos compositions, les pochettes d’Evil Spirits et Vice, bien que différentes, m’ont fasciné!
Peux-tu nous en dire un mot ?

The King’s Pistol : Le design d’Evil Spirits a été conçu par Branca. Nous voulions évoquer l’idée d’un ancien masque d’esprit maléfique. Nous avons cherché plusieurs ressources sur Internet et nous avons donné des idées à Branca. Nous voulions que les 3 crânes sur le dessus du masque nous représentent.
Vice a été réalisé par Shane Horror. Il fera toutes les illustrations pour les 3 EPs. L’idée de cette pochette était d’essayer de capturer l’esprit de l’EP, sombre, dangereux et sale. Nous aimons vraiment le processus de création visuelle de l’oeuvre. C’est aussi important que la musique à nos yeux. Nous voulons à chaque fois proposer un super objet !
Nous sommes exigeants avec les artistes.

Wombat Cult : J’ai l’impression que les paroles du groupe et les thèmes abordés dans vos chansons ont beaucoup évolué depuis quelques temps. Peux-tu nous parler des thèmes qui comptent à vos yeux ?

The King’s Pistol : Toutes les paroles sont écrites par Julian. Les thèmes varient selon chaque album. Les premiers morceaux étaient sombres et abordaient les vieilles chansons folkloriques anglaises. Evil Spirits s’est intéressé à de nombreux thèmes différents. Il y a toujours des morts et des pertes là-dedans.
Tandis que Vice capture la folie d’une nuit sauvage dans la ville. Je ne demande pas souvent de quoi parlent les paroles car j’aime imaginer mes propres histoires.

Wombat Cult : Je suis passionné par la chanson «White Witch Blues», quelle est l’histoire de cette chanson, y-a t’il des anecdotes à propos de celle-ci?

The King’s Pistol : Oui, effectivement, il y a quelques anecdotes. Je peux seulement vous dire ce que Pistol m’a présenté de l’histoire. C’es l’histoire de deux sœurs et comme vous pouvez l’entendre dans les paroles, elles ne sont pas les plus gentilles de leur coin. Quand cette chanson a été écrite, c’était un style vraiment différent de ce que nous avions fait auparavant. Cela a très bien fonctionné sur scène et c’est devenu un incontournable du groupe. Méfiez-vous de la sorcière blanche, elle n’est pas aussi pure qu’elle le fait savoir !

Wombat Cult : Génial, j’ai enfin quelque chose à me mettre sous la dent pour  » White Witch Blues » !
Vous êtes maintenant chez Majestic Mountain Records! Comment s’est passée cette superbe rencontre?

The King’s Pistol : Majestic Mountain Records.. Devil’s Witches m’a invité à poser mes lignes de basse sur la première sortie du label « Coven Of The Ultra-riff« , un split entre Devil’s Witches et Saint Karloff, c’est ainsi que j’ai rencontré le label.
Nous venions tout juste de sortir Evil Spirits et nous ne cherchions pas particulièrement de label.
Lorsque nous avons eu l’idée de la sortie des 3 EPs, j’en ai parlé à Majestic, et ils nous ont tout de suite soutenus ! Nous avons signé dans la foulée. Majestic Mountain Records est vraiment un super label qui a su nous soutenir et continue à promouvoir notre musique.
Nous avons sorti de manière totalement indépendante nos trois premiers albums.

Wombat Cult : C’est vraiment incroyable que tu sois devenu bassiste de session pour Devil’s Witches ! Félicitations !
Sur les réseaux sociaux, The Kong’s Pistol est très présent dans la communauté vinyle, as tu des favoris pour ce premier semestre 2020?

The King’s Pistol : The Kong’s Pistol haha
Pour moi Devil’s Witches est un ami incroyable. J’étais un grand fan depuis le début et quand il m’a demandé si je voulais jouer, j’ai été époustouflé, et il m’a demandé à nouveau, ce que je trouve fabuleux. Ce sont des moments dont je suis très fier!

J’adore acheter des disques et j’aime la « scène underground », c’est assez nouveau pour moi, donc je trouve de nouveaux groupes tous les jours. Cette année a déjà vu des choses brillantes sortir. Ceux qui restent dans ma tête jusqu’à présent sont The Bloody Mallard pour sûr. Un si grand album. J’adore le nouvel album d’Elephant Tree aussi tout comme Goatriders, Sleepwulf, Pink Cigs, King Buffalo, Jointhugger. Je pourrai en donner tant d’autres. C’est tellement bon de découvrir de nouvelles musiques tout le temps. Ce n’est pas bon pour mon solde bancaire mais c’est bon pour l’âme.

Je suis assez présent sur la page instagram. Il s’agit de ma vie en tant que bassiste. Cela me permet de partager plus que seulement l’activité du groupe, ce qui est bien.

Wombat Cult : Oh tant de bons noms !
Oui, ta page instagram est vraiment cool pour découvrir plein de nouveaux groupes !
Merci beaucoup pour cette interview Andy et à très vite !

The King’s Pistol : Pas de soucis, merci pour toutes ces questions ! C’était vraiment cool !

Pour supporter le groupe :


ENGLISH VERSION :

Wombat Cult : Hi, Can you introduce The King’s Pistol with a little come back around your creation ?

Andy from The King’s Pistol : Well. we are me at the bass, Jim on the drums and the Pistol sings and plays guitar. We formed about 5 years ago from what was a solo project that Julian (the pistol) had been doing. He had a bunch of songs that he wanted to record and asked if i would play bass on it. At this stage we had a different drummer. He decided to leave after the first album was pressed.

Wombat Cult : Since your first album « Long was the road dark was the night », the sound has evolved a lot, how did it happen ?

The King’s Pistol : Naturally, once jim joined it meant the band had his songwriting and guitar skills. So him and pistol wrote album two together and the songs took on a different sound to the first album. We were able to add more and build the sound. Nothing has been forced in the songwriting. Each album captures a time in the life of the band.

Wombat Cult: Oh it’s a cool and participative organisation !
What’s the next step, there will be new approaches in your next release ?

The King’s Pistol: Jim was never a drummer till he joined! I’d been in bands with him for years and I knew he would be the man for the job. Him and pistol work well together and bounce a thousand ideas off eachother. They write them then we get in the practice room and see how they work. We can spends months working on one song only for it to never be used.. Some songs come together very fast.. The new ep we have coming out is another progression in sound and style.. Its like Vice but with more bite.. The final ep in these 3 could end anywhere from punk rock to full on metal.. Who knows.

Wombat Cult: I really want to find out! King’s Pistol fans ask me today, what will be the name of your next EP, and when it will be release ?

The King’s Pistol: Well the name was announced via an live session the other day so if he missed it then he will have to wait now! The new ep will hopefully be out via majestic mountain records late August early September.

Wombat Cult: Oh yes! So many mysteries! I’m happy to know it, I was at the right place at the right time to know it!
Currently, what are your main influences in your creative process?

The King’s Pistol: They change all the time. We all have such different musical tastes that its hard to say oh let’s write a song like this band or that band. We know what a King’s Pistol song should sound like. We will write songs and say « its good but its not very Pistol » so we dont use it. For Vice at the studio we were listening to a lot of the Stones, The Stooges and The Doors (as always) and this was the kind of Vibe we wanted to go with. Classic rock and roll sound.

These 3 eps will all tie together in look and sound. Again it captures a period in the bands life.

Wombat Cult: The sound is really fabulous on your albums!
Where did you record? In what conditions?

The King’s Pistol: The conditions were we were very hungover! We went to Foals studio which is in the middle of nowhere in Wales. So we lived there for 4 days. Drinking, playing, watching movies and recording the music. We picked Chris Fielding (from Conan) as we wanted to see what a Doom music producer could do with us. And he did an amazing job. He’s so easy to work with. The studio is a total escape from reality. You can just live and breath the music.

Evil Spirits was recorded at another place.

Wombat Cult: Perfect atmosphere to record effectively!
The artworks of your albums have changed according to your compositions, the cover of Evil Spirits and Vice, although differents, fascinated me!
Can you say a word about it?

The King’s Pistol: Evil Spirits was designed by Branca. We wanted to conjure up the idea of an ancient evil spirit mask. We looked at loads on the Internet and gave ideas to Branca.. We wanted the 3 skulls on the top of the mask to represent us.. We like the number 3! Vice was done by Shane Horror.. He will do all artwork for these 3 eps.. The idea of that cover was to try and capture what the ep sounded like.. Bit dark bit dangerous and a bit dirty..we really enjoy the process of the artwork.. Its as important as the music for us.. We want to put out a great package every time!

We are pain for artists!

Wombat Cult: I have the impression that the lyrics of the band and the themes approached in your songs have evolved a lot since a little time.
Can you tell us about the themes that are important for you ?

The King’s Pistol: All lyrics are written by Julian. Themes vary from each release. Early stuff was dark and like old English folk songs. Evil Spirits covered a lot of different themes again. There’s always death and loss in there. Vice captures the madness of a wild night out in the city. I don’t often ask what the lyrics are about as I like to imagine my own stories to them.

Wombat Cult: I am passionate about the song « White Witch Blues », what’s the history of this song, there’s some anecdotes about this one?

The King’s Pistol: Ha! Well yes there is. Ican only tell you what Pistol told me it was about. Its about 2 sisters and as you can hear in the lyrics they are not the nicest of people. When that song was written it was a really different style to what we’d done before. It worked really well live and became a firm favourite in our set. But beware the white witch.. She’s not as pure as she makes out!

Wombat Cult: Really happy to have something to eat about this one!!

You are now in the superb Majestic Mountain Records label!
How was this meeting?

The Kings Pistol: Majestic.. Ok well I was asked by Devil’s Witches to guest bass on the first majestic release the coven of the ultra riff so the label knew of us via that. We had not long put Evil Spirits out so we weren’t looking for a label. Then when we had the idea of the three ep release I asked majestic if they would be interested and they said yes. So we signed.. Brillant label and super supportive of us!

We self funded our first 3 albums.

Wombat Cult: It’s totally incredible that you play like session member in Devil’s Witches! Congrats mate!

And finally, on social networks, The Kong’s Pistol is very present around the LP community, did you have any favorites during this first half of 2020?

The King’s Pistol: The Kong’s pistol haha
The Devil’s Witches thing for me personally was amazing mate. I’d been huge fan for ages and when i got asked if I wanted to play I was blown away, and it have been asked again was ace. A very proud moment for me!

I love buying records and I love the whole « underground scene » its pretty new to me so i am finding new bands every day. This year has already seen some brillant stuff coming out. Ones that stick in my head so far are The Bloody Mallard for definite. Such a great album. I love the new Elephant Tree album.. Goatriders.. Sleepwulf.. Pink Cigs.. King Buffalo.. Jointhugger. So many I could choose. It’s just so good discovering new music all the time. It’s not good for my bank balance but its great for the soul.

I run the instagram page. So it’s my life as the bass player in the band. It allows me to share more than just band stuff which has been good.

Wombat Cult: Oh so many good names!
Yes, your page is really cool to discover many things!
An happy Soul is the key to an happy life but it’s not the case for the bank account, we can say that, to save our mind!

Thank you so much for this long interview mate!!

The Kings’s Pistol: No worries.. Thanks for asking. Its been really cool!

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Wombat Hole – May 2020

Chaque mois, des dizaines de vinyles viennent tourner sur la platine de Wombat Cult, afin d’y voir plus clair, à coup de fuzz dans les méandres de l’underground, voici notre top 9 pour le mois de mai 2020.


Each month, dozens of vinyls come to spin on the Wombat Cult’s turntable, to see more clearly, with fuzz in the meanders of the underground, here is our top 9 for the month of May 2020.

9. Vestsjysk Orken – « Full Dark No Stars »

Vestsjysk Orken est l’une de ces formations qui ont su passer sous tous les radars et qui pourtant méritent qu’on s’y intéresse. Après un premier album mariant cinéphilie et amour du Doom instrumental, le groupe polonais propose son second voyage spatial et réussit une fois de plus à convaincre.
On prend un plaisir incroyable à se perdre dans ce dédale psyche cosmique. Parfois inégal dans sa proposition, Vestsjysk Orken a assez d’ideés derrière sa fuzz pour ne jamais nous perdre, nous guidant à travers l’univers et on ne peut que les en remercier.

Pour soutenir le groupe :


Vestsjysk Orken is one of those bands that has been able to go under all radar and yet deserves attention. After a first album marrying cinephilia and love of instrumental cosmic Doom, the Polish band offers its second space trip and once again succeeds in convincing.
We take an incredible pleasure in getting lost in this cosmic psyche maze. Sometimes uneven in its proposal, Vestsjysk Orken has enough ideas behind its fuzz to never lost us , guiding us through the universe and we can only thank them for that.

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8. Dopelord – « Sign Of The Devil »

Dopelord a su au cours des dernières années s’affirmer comme groupe majeur sur la scène Doom internationale.
La formation polonaise a su fédérer autour de ses thématiques mêlant magie noire, secte et usage de drogues. Le nouvel album était attendu au tournant après un « Children Of The Haze », convaincant sans pour autant être transcendant. Néanmoins, n’ayez plus aucune crainte car la nouvelle offrande « Sign Of The Devil » est une mine d’or en matière d’efficacité. Agissant à la manière d’un rouleau-compresseur, Dopelord tient son cap et nous laisse dans la fange et au cœur de la peste noire sur fond de rythmique D-Beat.
Lorsque la platine s’arrête, il ne reste plus qu’une chose à faire, recommencer l’expérience jusqu’à ce que les vibrations entament notre ossature.

Pour soutenir le groupe :


Dopelord has known in recent years to assert itself as a major group on the international Doom scene. The Polish formation has managed to unite around its themes mixing black magic, sect and drug using.
The new album was expected at the turn after a « Children Of The Haze, convincing without being transcendent. Nevertheless, have no fear because the new offering » Sign Of The Devil « is a gold mine in terms of Acting like a steamroller, Dopelord holds its course and leaves us in the mire and the spectrum in black plague against the backdrop of D-Beat rhythm.
When the turntable stops, there is only one thing left to do, repeat the experiment until the vibrations start our frame.

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7. Old Man Gloom -« Seminar VIII : Light Of Meaning »

Old Man Gloom est de retour 6 ans après son double album « The Ape Of God I » et « The Ape Of God II », avec de nouveau un double album se présentant de la manière suivante « Seminar VIII : Light Of Meaning » et « Seminar IX : Darkness Of Being ».
Notre platine a eu l’immense honneur de faire tourner « Seminar VIII : Light Of Meaning », durant plusieurs jours, plongeant la salle d’écoute dans le chaos le plus total. Old Man Gloom réussit de nouveau à déconstruire la scène underground dans toutes ses extrémités, pour nous proposer une oeuvre abstraite mêlant musique expérimentale à tendance Noise, Sludge et Post-Doom.
On ne peut que trépigner d’impatience de pauser nos oreilles sur la suite de l’aventure, guettant la boîte aux lettres, afin de sombrer de manière totale dans une atmosphère schizoïde dont nous ne ressortirons certainement pas indemne.

Pour soutenir le groupe :


Old Man Gloom is back 6 years after his double album « The Ape Of God I » and « The Ape Of God II », with again a double album looking like « Seminar VIII: Light Of Meaning » and  » Seminar IX: Darkness Of Being « .
Our turntable had the immense honor of spinning « Seminar VIII: Light Of Meaning », for several days, plunging the listening room into the most total chaos. Old Man Gloom once again succeeds in deconstructing the underground scene in all its extremities, to offer us an abstract work mixing experimental music with a Noise influence, Sludge and Post-Doom.
We can only waiting with impatience to make explode our ears on the rest of the adventure. Now, we are watching the mailbox, to sink completely into a schizoid atmosphere, with « Seminar IX » from which we will certainly not emerge unscathed.

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6. Revenge – « Strike. Smother. Dehumanize. »

La nouveauté, le changement semblent deux concepts qui ne vont guère à la légende du War Black Metal. La méthode de composition et la proposition semblent ne pas avoir changé et c’est tout ce que l’on pouvait attendre du nouvel album de Revenge.
La colère, la rage et le nihilisme du groupe semble toujours aussi flamboyants bien que plus contrôlés. Alors si vous ne pouvez vous retenir de gesticuler et hurler face aux traditionnels blastbeats de James Read et aux chaotiques enchaînements de riffs de Vermin alors votre chemin est tout tracé, il ne vous reste plus qu’à célébrer le vingtième anniversaire de la formation en vous battant pour mettre la main ce nouveau disque.

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The novelty, the change seem two concepts that hardly go to the legend of War Black Metal. The composition method and the proposal seem to have not changed and that is all that one could expect from the new Revenge album.
The band’s anger, rage and nihilism still seems to be as flamboyant. So if you cannot stop gesticulating and screaming in front of the traditional James Read blastbeats and the chaotic sequences of Vermin riffs then your path is all mapped out, all you have to do is celebrate the twentieth anniversary of the canadian formation. Now fight to get your copy.

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5. Sleepwulf – « Sleepwulf »

Vous n’aimez pas la modernité et la seule chose qui importe à vos yeux sont les six premiers albums de Black Sabbath ?
Alors le premier album de la formation suédoise est la solution. Le groupe propose un retour à l’essentiel et se met à nu pour se consacrer à la chose la plus importante : le Riff.
Oubliez donc les derniers albums de Kadavar, bien que maîtrisés, vous avez la nouvelle référence et elle s’appelle Sleepwulf !

Pour soutenir le groupe :


You don’t like modernity and the only thing that matters to you are the first six albums of Black Sabbath?
So the first album of the Swedish band is the solution. The band offers a return to basics and lays bare to devote themselves to the most important thing: The Riff.
Put down the latest Kadavar albums, although they are good, you have the new reference and it’s called Sleepwulf!

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4. Yuri Gagarin – « The Outskirts Of Reality »

La conquête spatiale n’est pas prête de toucher à sa fin, après deux premiers albums hypnotiques, Yuri Gagarin est de retour avec ce « The Outskirts Of Reality » d’une puissance infinie.
La formation suédoise révèle la bête qui sommeillait en elle et nous propulse dans un voyage Heavy Psychédélique particulièrement énergique. On y ressent les moindres aspérités, les moindres textures, avec une fuzz tranchante et sans concession. On ne peut que saliver en attendant la prochaine expédition de Yuri Gagrin tant ce troisième album fascine.

Pour soutenir le groupe :


The space conquest is not ready to come to an end, after two first hypnotic albums, Yuri Gagarin is back with this « The Outskirts Of Reality » with infinite power.
The Swedish formation reveals the beast that was sleeping in it and propels us on a particularly energetic Psychedelic Heavy trip. You can feel the slightest roughness, the slightest texture, with a sharp and uncompromising fuzz. We can only salivate while waiting for the next expedition of Yuri Gagrin as this third album fascinates.

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3. The Hypnagogics – « Endless Nights »

Vous êtes tristes depuis la disparition des prodigieux The Devil’s Blood ?! Ne vous inquiétez pas, nous avons trouvé un remède.
Après deux Eps assez discrets, The Hypnagogics, groupe suédois aux sonorités Heavy Psyche, déboule sur nos platines avec un premier album « Endless Nights » qui a déjà tous les atouts pour devenir un incontournable du genre.

Pour soutenir le groupe :


You’re sad since The Devil’s Blood disappeared?! Today it’s time to let the riff going up again!
After two fairly discreet EPs, The Hypnagogics, Swedish band with Heavy Psyche tones, spins on our turntable with a first album « Endless Nights » which already has all the assets to become an essential of the genre.

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2. Jointhugger – « I Am No One »

Jointhugger avec ce premier album « I Am No One » , montre sa capacité à comprendre l’entièreté de la scène Doom, à se l’approprier et réussit ainsi à proposer une oeuvre nouvelle, quasi chimérique à la manière de son artwork. On ne peut qu’être charmé par une telle démonstration de puissance qui réside dans une intelligence d’écriture réjouissante.

Pour soutenir le groupe :


Jointhugger with this first album « I Am No One » , shows his ability to understand the entire Doom scene, to appropriate it and thus succeeds in proposing a new work, almost chimerical in the manner of his artwork. We can only be charmed by such a display of power which resides in this joyful writing intelligence.

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  1. The Bloody Mallard – « Realm »

Avec son premier album « Realm », The Bloody Mallard s’impose comme la nouvelle référence de la scène progressive. Un voyage instrumental majestueux qui ne cesse de résonner plusieurs heures après avoir éteint la platine. Tout droit sortie des entrailles de la terre, la formation britannique a su avec une maîtrise fantastique créer à la fois un son, un nom, un univers mais bien plus que cela, The Bloody Mallard a atteint la lumière et compte bien nous la partager.

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With « Realm » like first album, The Bloody Mallard is establishing itself as the new reference for the progressive scene. A majestic trip that continues to resonate for several hours after turning off the turntable. Straight out of the bowels of the earth, the British formation knew with fantastic mastery creating at the same time a sound, a name, an universe but much more than that, The Bloody Mallard has reached the light and intends to share it with us.

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Wombat Streaming Bag





Parfois il n’est pas possible de mettre la main sur tous les albums que l’on souhaiterai. Cependant, Wombat Cult creuse internet chaque jour pour trouver des albums essentiels à vous faire découvrir. Voici notre Wombat Streaming Bag du mois de mai 2020.


Sometimes it is not possible to get hold of all the albums we dream. However, Wombat Cult is digging the internet every day to find some wonderful satured albums. Here is our Wombat Streaming Bag for May 2020.

5. CB3 – « Aeons »

Jeune formation venant tout droit de Malmö en Suède, CB3 semble matriser toutes les paternes de la scène Stoner/Doom. Le groupe réussit avec « Aeons » à délivrer une véritable leçon de réinvention instrumentale du genre et place entre nos oreilles une pièce déjà incontournable de cette année 2020.

Pour soutenir le groupe :


A young band coming straight from Malmö in Sweden, CB3 seems to master all the arts of the Stoner / Doom scene. The band succeeds with « Aeons » to deliver a real lesson in instrumental reinvention of the genre and places between our ears an already essential piece of this year 2020.

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4. Elephant 9 – « Psychedelic Backfire I »

« Psychedelic Backfire I » est un enregistrement live qui stupéfait de par sa maîtrise à la fois instrumentale et intellectuelle de la scène scène psychédélique. Elephant9 nous fait pénétrer dans son univers riche et hypnotique.
Le sentiment de projection astrale est infini tant le groupe pousse à vivre l’instant présent. Ils parviennent à nous faire vivre la musique comme peu savent encore le faire rappelant les « Summer Sessions » de Causa Sui.

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« Psychedelic Backfire I » is a live recording that amazes by its both instrumental and intellectual mastery of the psychedelic scene. Elephant9 takes us into its rich and hypnotic universe.
The feeling of astral projection is infinite. The band pushes us to live the present moment. They manage to make us live music as few still know how to do, recalling the « Summer Sessions » of Causa Sui.

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3. Monolord – « Empress Rising Instrumental Version »

Empress Rising est votre album de chevet depuis sa sortie ? Monolord a eu une super idée pour vous donner de quoi continuer à ronger la bête ! La version instrumentale de l’album permet de se replonger dans cette création magmatique et de redécouvrir les moindres recoins de la formation adepte de la fuzz. Une aventure à ne manquer sous aucun prétexte.

Pour soutenir le groupe :


Is Empress Rising your bedside album since its release? Monolord had a great idea to let you keep gnawing the beast!
The instrumental version of the album allows you to immerse yourself in this magmatic creation and rediscover the smallest corners of the band, follower of fuzz. An adventure not to be missed under any circumstances.

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2. Memnon Sa – « World Serpent »

Memnon Sa est un artiste très particulier dans son approche de la scène expérimentale. Depuis plusieurs années, sa musique réussit à guérir nos âmes. Après « Citadelles » et le remarquable « Lemurian Dawn », son nouvel album « World Serpent », se dessine comme son chef d’oeuvre absolu. Ne faîtes pas l’impasse sur un tel artiste car il a tout autant besoin de nous que nous avons besoin de lui.
Éteignez les lumières, fermez les yeux et prenez place à un voyage d’une incommensurable sensibilité dont vous vous souviendrez à jamais.

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Memnon Sa is a very special artist in its approach of the experimental scene. For several years, his music has succeeded in healing our souls. After « Citadelles » and the remarkable « Lemurian Dawn », his new album « World Serpent », takes shape as his absolute masterpiece. Do not ignore such an artist because he needs us as much as we need him.
Turn off the lights, close your eyes and set off on a journey of immeasurable sensitivity that you will remember forever.

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  1. Bismarck – « Oneiromancer »

Vous êtes du genre à chercher l’oeuvre la plus monolithique de l’année ?! Ne cherchez plus, le nouvel album de Bismarck se charge de vous.
Démarrant sur une introductions aux sonorités orientales, l’oeuvre que propose Bismarck est d’une efficacité sans pareil , une machine robuste qui pourtant réussit à atteindre des sommets en matière d’élévation de par ses lignes de chants. En matière de Battle Doom, il ouvre de nouvelles portes que l’on n’aurait pas soupçonné et qui pourtant révèlent un groupe qui a tout des plus grands.

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Are you the type looking for the most monolithic work of the year ?! Look no further, Bismarck’s new album takes care of you.
Starting with an introduction to oriental tones, the work offered by Bismarck is unparalleled in efficiency, a robust machine which nevertheless succeeds in reaching new heights in terms of elevation. In terms of Battle Doom, it opens new doors that we would not have suspected and which nevertheless reveal a group that has everything of the greatest.

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