Occult Hand Order – « The Chained The Burned The Wounded »

The English version is just after the French one.

VERSION FRANÇAISE :


Occult Hand Order, formation française forgée à grands coups de Fuzz en plein coeur de Lyon, est de retour pour explorer les contours psych et les voies envoûtantes qu’ils éclairaient avec leur premier EP éponyme. Un premier effort qui montrait les différentes facettes et références du groupe, de Mars Red Sky à Stoned Jesus, façonnant le début d’une lecture du genre leur étant propre.



Le second EP d’Occult Hand Order se nomme « The Chained The Burned The Wounded ». Le titre impose de manière frontale sa condition d’oeuvre agonisante où le riff viendra chatouiller, à grand renfort de fréquences magmatiques pleines de Fuzz et d’ingéniosité, nos moindres blessures, nos moindres souffrances, nos moindres séquelles pour réveiller en nous le grand frisson, celui de la chair, celui de l’organe qui vibre, de l’excroissance qui se révèle.
Le groupe en employant cette formule sous forme de triptyque pour caractériser trois entités marquées par leurs conditions, dans le cas présent, d’êtres blessés, rappelle le cinéma italien brut et direct de Sergio Leone dont l’écho se trouverait dans le titre légendaire : The Good, The Bad, The Ugly (Le Bon, La Brute et Le Truand).

Pour le visuel de cette seconde percée sonore, la formation s’en remet de nouveau aux mains expertes de Mobsidian et propose un travail qui chatouille la rétine, fascine. Ce nouvel artwork pose le champ visuel et définit la mythologie de la formation, ouvrant de nouvelles perspectives et approches au coeur d’un paysage quelque peu rébarbatif, ces dernières années, de la scène Stoner/Doom.
On retrouve la figure de l’oeil qui était central sur le visuel du premier EP. Une figure symbolique omniprésente dans toutes les sociétés, de la Mésopotamie jusqu’à la franc-maçonnerie en passant par les sociétés celtes, qui dessine le regard de l’au-delà, de la présence surnaturelle et mystique d’un gardien sur l’homme. Ici, dieu ne semble pas être la pièce maîtresse de l’oeuvre mais plutôt une brèche au travers des fréquences sonores, l’oeil de la bête qui fait ronfler les amplis et résonner la fuzz.

L’EP composé de cinq titres s’ouvre sur Azazel, nouveau morceau hymne du groupe. Ce dernier parviendra sans aucun doute à se tailler une place incontournable dans les lives du groupe, dès qu’Occult Hand Order pourra de nouveau soulever les planches avec ce titre monolithique qui écrase tout sur son passage et son refrain que l’on ne peut cesser de scander avec ferveur et hargne.

L’entrée en matière quelque peu classique pour le genre bien que redoutable, ne nous prépare à aucun moment au voyage qui nous attend entre les mains de ce « The Chained, The Burned, The Wounded ».

Les premières vibrations de What Comes After Us, ne tardent à se frayer un chemin jusqu’à nos tympans. La vitesse d’exécution du morceau, dans sa première partie, est d’une lenteur exemplaire et délivre ce juste milieu entre sensation aérienne et gravité féroce qui nous scotche à notre dossier, renforcé par une batterie bien pensée qui va souligner l’évolution rythmique constante du titre. La voix aux accents mélancoliques, sondant les dernières bribes d’espoir, reclus dans les cordes vocales du chanteur, prennent toute leur puissance et impact dès la seconde partie du morceau. La construction de ce titre ne cesse de surprendre, nous assommant dans son introduction pour nous séduire de manière lancinante dans son coeur, et nous asséner avec rigueur et justesse une dérouillée finale dont on se souviendra.

Wound, quant à lui, troisième échappée de ce second EP, se trouve être moins surprenant bien que d’une robuste déconcertante tant la détermination du groupe semble totale dans sa manière de conduire cette blessure ouverte, nous la montrant dans toute sa virulence, avec une complaisance particulièrement satisfaisante.

Puis arrive la bête Edwin The Wise, morceau monstre qui est définitivement un des meilleurs du genre pour cette année 2020. La proposition d’Occult Hand Order est culottée avec cette montée en puissance d’une petite dizaine de minutes qui semble faire disparaitre tout rapport à la notion de temps et d’espace, les mots manquent pour décrire l’expérience. Fermez les yeux, inspirez et imaginez la destinée d’Edwin le sage, le Zarathoustra d’Occult Hand Order.

L’EP se clôture par Shore, composition acoustique de 3 minutes, à vivre sous la forme d’une outro humble et touchante qui saura venir mettre un terme à la déferlante de riffs que vient d’asséner la formation lyonnaise.

Définitivement, Occult Hand Order avec ce second EP « The Chained The Burned The Wounded » se dévoile telle une formation singulière, qui, bien que reconnaissant envers ses inspirations, affirme son propre imaginaire, ses propres sonorités, pour venir décrocher en nos âmes, la larme qui se forme entre douleur, colère, violence mais également tendresse, bienveillance et amour, donnant naissance à une petite perle sonique à la recette qui éblouit.

Pour découvrir et soutenir Occult Hand Order :

ENGLISH VERSION:


Occult Hand Order, a French formation forged with great blows of Fuzz in the heart of Lyon, is back to explore the psych contours and the bewitching ways they illuminated with their eponymous first EP. A first effort which showed the different facets and references of the band, from Mars Red Sky to Stoned Jesus, shaping the beginning of a reading of the genre being their own.


Occult Hand Order’s second EP is called « The Chained The Burned The Wounded ». The title frontally imposes its condition of dying work where the riff will tickle, with a great reinforcement of magmatic frequencies full of Fuzz and ingenuity, our least injuries, our least suffering, our slightest aftereffects to awaken in us the great thrill.
The thrill of the flesh, that of the vibrating organ, of the outgrowth that reveals itself. The band, by using this formula, in his title, with the form of a triptych to characterize three entities marked by their conditions, in this case, of wounded beings, recalls the raw and direct Italian cinema of Sergio Leone whose echo would be found in the legendary title: The Good, The Bad And The Ugly.

For the artwork of this second sound breakthrough, the band once again works with the expert hands of Mobsidian and offers a work that tickles the retina, fascinates. This new artwork sets the visual field and defines the mythology of the formation, opening up new perspectives and approaches in the heart of a somewhat forbidding landscape, in recent years, of the Stoner / Doom scene.
We find the figure of the eye which was central on the visual of the first EP. A symbolic figure omnipresent in all societies, from Mesopotamia to Freemasonry via Celtic societies, which draws the gaze of the beyond, of the supernatural and mystical presence of a guardian on the Human. Here, god does not seem to be the centerpiece of the work but rather a breach through sound frequencies, the eye of the beast which makes the amps roar and the fuzz resonates.

The five-track EP opens with Azazel, new hymn song of the band. This one will undoubtedly manage to carve out an essential place in the lives performance of the band, as soon as Occult Hand Order can once again raise the boards with this monolithic title which crushes everything in its way and its chorus that we can not stop to sing with fervor and violence.

The somewhat classic introduction to the genre although formidable, does not prepare us at any time for the journey that awaits us in the hands of « The Chained, The Burned, The Wounded ».

The first vibrations of What Comes After Us, soon make their way to our eardrums. The speed of execution of the piece, in its first part, is an exemplary slowness and delivers this happy medium between aerial sensation and fierce gravity which sticks us to our backrest, reinforced by a well thought out drums which will underline the rhythmic evolution.
The voice with melancholy accents, probing the last bits of hope, reclusive in the vocal cords of the singer, take all their power and impact during the second part of the piece. The construction of this title never ceases to surprise, knocking us out in its introduction to seduce us in a nagging way in its heart, and strike us with rigor and accuracy a derailed final that we will remember.

Wound, for his part, the third breakaway of this second EP, is found to be less surprising although of disconcerting robustness as the band’s determination seems total in its way of leading this open wound, showing it to us in all its virulence, with a particularly satisfying complacency.

Then comes the beast Edwin The Wise, monster song which is definitely one of the best of its kind for this year 2020. The proposal of Occult Hand Order is cheeky with this rise of power of about ten minutes which seems to make disappear all the notion of time and space, words fail to describe the experience. Close your eyes, inhale and imagine the destiny of Edwin the Wise, the Zarathustra of the Occult Hand Order.

The EP ends with Shore, a 3-minute acoustic composition, to be experienced in the form of a humble and touching outro that will put an end to the surge of riffs that the Lyon formation has just given.

Definitely, Occult Hand Order with this second EP « The Chained The Burned The Wounded » unveils itself as a singular formation, which, although grateful for its inspirations, affirms its own imagination, its own sounds, to come and unhook in our souls, the tear that forms between pain, anger, violence but also tenderness, benevolence and love, giving birth to a sonic little pearl with a recipe that dazzles.

To discover and support Occult Hand Order:

Vestjysk Orken – « Full Dark No Stars »


The English Version of the review is after the French one.


VERSION FRANCAISE :

Le groupe de space doom Vestjysk Orken est de retour avec une second album « Full Dark No Stars ».
Avec leur premier effort « Cosmic Desert Fuzz », le groupe danois, nous avait offert une envoûtante expédition spatiale mêlant le doux ronronnement de la scène doom à de multiples références qu’elles soient littéraires ou bien cinématographiques.
Du Dune de Frank Herbert jusqu’au Solaris de Tarkovski, l’espace fantasmé par Vestjysk Orken se révélait sous des astres d’une beauté attirante et mystérieuse.
Nous laissions ainsi, il y a tout juste deux ans, nos cosmonautes du doom sur une terre encore inconnue pleine de promesses où les particules ambiantes sentaient bon la fuzz.

Avec « Full Dark No Stars », Vestjysk Orken fait le grand saut. Il nous propulse au fin fond du cosmos au milieu d’une effroyable obscurité où la seule limite semble être la résonance des accords.

Composé de quatre morceaux, répartis de manière équitable par face sur le vinyle, Vestjysk Orken n’hésite pas à apporter des influences nouvelles à sa proposition.

De la terre ferme jusqu’aux tréfonds de l’espace, le groupe sait mouvoir son voyage sonore afin de proposer un album aux lentes transitions développant le caractère initiatique de leur aventure offrant surtout une lecture meta au genre.

« Full Dark No Stars » s’ouvre sur le morceau Forbidden Planet. Cette entrée en la matière montre la capacité du groupe à déstructurer la notion même de riffs à sonorités Doom. Ils usent des mêmes combinaisons de notes et d’accords, de manière répétées dans une structure alternative, pour nous offrir une exploration de leur univers, de leur nouvelle destination à travers les astres en laissant leur riff pleinement respirer l’exploitant dans ses moindres recoins. Ce morceau introductif d’une quinzaine de minutes, ponctué par une voix informatisée rappelant tout un pan de la science-fiction de Starcrash à 2001, L’odyssée De L’Espace, est une grande réussite.
Cette planète oubliée aux formes de créations célestes antérieure à l’humanité dont le secret de la création est perdu au coeur de l’univers prend toute son ampleur dans cette oscilliation sonore et rythmique qui attire et ne nous lâche plus, devenant une entité éternelle, dont le mystère semble bien gardé par Vestsjysk Orken.

« That machine
A million miles
All created by thought
This primitive and ancient
Of monsters that destroy us »

Paroles de Forbidden Planet

En quittant cette planète destructrice de par ses savoirs antiques, menaçant la vie et la civilisation humaine, nous embarquons dans le vaisseau pour conclure cette face A, qui ne cesse de décupler sa puissance avec une montée pleine de rebondissement dont le morceau le nom du pilote de notre expédition : Kurt Russel.
Le riff accompagne le tempérament lunatique de l’acteur bien connu dans le cinéma de John Carpenter. Nous traversons une véritable vague rythmique qui joue sur ses accélérations et ses ralentissements portant le morceau à juste milieu jouant sur le fil du rasoir et réussit pourtant à nous saisir entre ambiances heavy metal et atmosphères Doom.

Cette première face, nous donne notre point de départ de manière sonique et spatiale ainsi que notre guide et hôte, le fascinant héros de The Thing et Les Aventures de Jack Burton.
Elle rappelle l’univers de Vestjysk Orken et nous prépare à une face B capable d’un spectre à la fois troublant et fascinant tant elle souhaite explorer de nouveaux horizon, nous inviter au voyage au plus profond de l’obscurité, aux confins de l’espace.

La face B débute sur le morceau A boy and His Dog, apporte une paix et une tranquilité à cette album, débutant par un tapis d’accord accueillant ces deux nouveaux passagers que sont cet enfant et son chien, entités destinées perdues à tout jamais dans le cosmos ayant eu finalement la joie de croiser le chemin du vaisseau Vestjysk Orken.
Une voix revient en boucle à la manière d’un mantra scandant « The beast that shouted at the heart of the world », résonne comme un appel de détresse dont seul l’infini vide spatial puisse devenir porteur.
A la manière du morceau d’ouverture, ce premier morceau de la seconde partie ne cesse de s’élever, souhaitant atteindre des cieux toujours plus majestueux éclairant la pénombre et portant un message de vie et d’espoir à travers l’immensité interplanétaire.


Clip de A Boy And His Dog

Une fois l’équipage au complet, le commandant de bord Kurt Russel, peut se permettre de s’enfoncer dans les abysses interstellaires à bord du Vestjysk Orken afin de dévoiler le point d’orgue de ce voyage à la rencontre de l’inconnu avec la très réussie clôture qu’est Journey.
Les notes s’échappent s’envolent prennent le temps de respirer et offre une spatialisation merveilleuse, tant l’errance au coeur de l’obscurité semble lumineuse. Dépassant à la fois le temps et l’espace la fin de ce second album à la quête de la septième planète est éblouissant et rappelle à quel point Vestjysk Orken possède une amplitude musicale qui présage un avenir et de futures conquêtes spatiales radieuses.

« Beyond Time and Space
A world with a seventh face
Space wizard in space, space wizard in space »

Paroles de Journey

Il y a quelques années, Yuri Gagarin ouvrait le chemin de la conquête spatiale sur fond de Doom psychédélique inspirant des formations telles que Vestjysk Orken ou encore Vinnum Sabbathi qui actuellement à force de définir de nouvelles sonorités ouvrent la porte à un sous-genre nouveau, le doom interstellaire, prenant l’auditeur et lui proposant une visite des mondes perdues, des univers inexplorées, en tant que guide, mais surtout allant à la rencontre de l’inconnu délivrant une conception musicale nouvelle.

Ce nouvel album « Full Dark No Stars », pousse plus loin le travail de Vestjysk Orken et offre un second effort obsédant qui prend toute son ampleur au fur et à mesure d’écoutes, là où le premier album était parfois hésitant dans ses directions.
Alors n’hésitez plus et si un jour vous apercevez le majestueux vaisseau Vestjysk Orken à portée d’oreille alors embarquez et laissez vous guider par le trio et son effervescence de fuzz. Bon voyage.

Pour découvrir et soutenir Vestjysk Orken :


ENGLISH VERSION:

The space doom band Vestjysk Orken is back with a second album « Full Dark No Stars ».
With their first effort « Cosmic Desert Fuzz », the Danish trio, offered us a bewitching space expedition mixing the gentle purring of the doom scene with multiple references, whether literary or cinematographic.
From the Dune of Frank Herbert to the Solaris of Tarkovski, the space fantasized by Vestjysk Orken was revealed under stars of an attractive and mysterious beauty.
We left our doom cosmonauts just two years ago on a still unknown land full of promise where the ambient particles smelled of fuzz.

With “Full Dark No Stars”, Vestjysk Orken takes the plunge. It propels us into the depths of the cosmos in the middle of a frightful darkness where the only limit seems to be the resonance of the chords.

Composed of four tracks, distributed fairly on each side of the vinyl, Vestjysk Orken does not hesitate to bring new influences to his proposal.


From the mainland to the depths of space, the group knows how to move its sound journey in order to offer an album with slow transitions developing the initiatory character of their adventure offering above all a meta reading to the genre.

« Full Dark No Stars » opens on the song Forbidden Planet. This introduction to the subject shows the band’s ability to deconstruct the notion of Doom-sounding riffs.
They use the same combinations of notes and chords, repeatedly in an alternative structure, to offer us an exploration of their universe, their new destination through the stars by letting their riff fully breathe the operator in every corner. .
This fifteen minutes introductory piece, punctuated by a computerized voice recalling a whole section of science fiction from Starcrash to 2001, A Space Odyssey, is a great success. This forgotten planet in the form of celestial creations previous to humanity whose secret of creation is lost in the heart of the universe takes its full extent in this sound and rhythmic oscillation which attracts and never lets go, becoming an eternal entity, whose mystery seems well kept by Vestjysk Orken.

« That machine
A million miles
All created by thought
This primitive and ancient
Of monsters that destroy us »

Lyrics from Forbidden Planet

Leaving this destructive planet with its ancient knowledge, threatening human life and civilization, we embark on the ship to conclude this A side, which continues to increase its power tenfold with a full rebounding climb, including the name of the pilot from our expedition: Kurt Russel.
The riff accompanies the whimsical temperament of the well-known actor in John Carpenter’s cinema.
We cross a real rhythmic wave which plays on its accelerations and its decelerations bringing the piece to a happy medium, playing on the razor’s edge, and yet manages to seize us between heavy metal atmospheres and Doom atmospheres.

This first side, gives us our starting point in a sonic and spatial way as well as our guide and host, the fascinating hero of The Thing and Big Trouble In Little China.
It recalls the universe of Vestsjysk Orken and prepares us for a B-side capable of a spectrum that is both disturbing and fascinating as it wishes to explore new horizons, to invite us to travel in the depths of darkness, on the borders of space.

The B side begins on the song A boy and His Dog, brings peace and tranquility to this album, starting with a carpet of chords welcoming these two new passengers that are this child and his dog, intended entities lost forever in the cosmos having finally had the joy of crossing the path of the Vestjysk Orken spacecraft.
A voice comes back in a loop, like a mantra chanting « The beast that shouted at the heart of the world », sounds like a distress call of which only the infinite space vacuum can become a carrier.
Like the opening piece, this first piece of the second part continues to rise, wishing to reach ever more majestic skies illuminating the darkness and carrying a message of life and hope through the interplanetary immensity.

A Boy And His Dog video

Once the crew is complete, the captain Kurt Russel, can afford to sink into the interstellar abysses aboard the Vestjysk Orken to reveal the highlight of this journey to meet the unknown with the very successful fence that is Journey.
The notes escape, take flight, take the time to breathe and offer a marvelous spatialization, so much the wandering in the heart of the darkness now seems bright. Going beyond both time and space, the second album in search of the seventh planet is dazzling and recalls how Vestjysk Orken has a musical amplitude which bodes well for a future and radiant future space conquests.

« Beyond Time and Space
A world with a seventh face
Space wizard in space, space wizard in space »

Paroles de Journey


A few years ago, Yuri Gagarin opened the way to space conquest against the backdrop of psychedelic Doom inspiring formations such as Vestjsysk Orken or Vinnum Sabbathi which currently by dint of defining new sounds open the door to a new sub-genre, the interstellar doom, taking the listener and offering him a tour of the lost worlds, unexplored universes, as a guide, but above all going to meet the unknown delivering a new musical conception.

This new album « Full Dark No Stars » takes Vestjysk Orken’s work further and offers a haunting second effort that takes on its full extent as it is listened to, where the first album was sometimes hesitant in its directions.
So don’t hesitate any longer and if one day you see the majestic Vestjysk Orken ship within earshot then embark and let yourself be guided by the trio and its effervescence of fuzz. Have a nice trip.

To discover and support Vestjysk Orken:



Wombat Interview #5 – LàGoon

Wombat Cult a traversé l’Atlantique, chaussé ses plus belles skateshoes, assemblée sa board Baker, ses trucks Independant, ses roulements Reds et ses roues Spitfire pour flamber l’asphalte à grands coups de fuzz avec LàGoon.


Wombat Cult has crossed the Atlantic, put on its most beautiful skateshoes, assembled its Baker board, its Independent trucks, its Reds bearings and its Spitfire wheels to blaze the asphalt with great fuzz blows with LàGoon.

English version is just after the French translation.


Wombat Cult: Jusqu’à l’année dernière, vous étiez un duo de power doom punk, peux-tu présenter le groupe depuis votre création ?

LàGoon: Le groupe a commencé en 2017 avec moi à la guitare et au chant et Brady Maurer à la batterie. Brady et moi nous sommes rencontrés à l’université et nous nous sommes rendus ensemble à Portland après avoir été diplômés. Les années en tant que duo ont été formidables, mais il était temps de s’étendre, de s’agrandir !

Wombat Cult: Vous êtes maintenant un groupe de trois musiciens. Comment s’est déroulée l’arrivée d’Ignacio De Tommaso, bassiste de Luciferica, au coeur de LàGoon ?

LàGoon: Ignacio, de Luciferica, a sorti de la musique sur les deux labels chez qui nous sommes signés (Forbidden Place & Interstellar), donc nous connaissons nos travaux mutuels depuis quelques années. Avec le temps, nous sommes devenus des amis proches. Ignacio et moi avons également travaillé sur un autre projet, The Crooked Whispers, donc quand j’ai voulu ajouter de la basse à l’album, il était la première personne qui m’est venue à l’esprit.

Wombat Cult: Depuis le début de l’année, vous avez sorti deux albums, vous êtes particulièrement productif, comment marche votre processus créatif ?
Continuez de cette incroyable manière, ce serait fou d’avoir un troisième ou un quatrième album pour conclure 2020 !

LàGoon: J’écris constamment et j’ai un studio d’enregistrement chez moi, donc j’enregistre généralement les morceaux au fur et à mesure que je les écris. Ces deux derniers albums se sont réunis très rapidement, et je suis un grand partisan de la sortie de musique au fur et à mesure de la composition, c’est donc ce que nous avons fait et continuerons de faire !

Wombat Cult: Father Of Death, votre nouvel album, a trouvé l’alchimie parfaite avec les genres que vous utilisez entre Doom, Punk, Stoner et Psychedelism. Quelles ont été vos principales influences lors de la composition de ce nouvel album ?

LàGoon: Pendant l’écriture de cet album, j’écoutais beaucoup d’albums de la fin des années 80 avec des groupes comme The Butthole Surfers, The Pixies, The Stooges, & Sonic Youth.

Wombat Cult: La différence entre Father Of Death et MAA KALI TRIP, est fabuleuse, vous nous donnez deux albums, avec des chansons bien écrites et des productions différentes! Où avez-vous enregistré ces deux albums? Quelles étaient les conditions?

LàGoon: J’ai mixé et masterisé les deux albums, mais nous les avons enregistrés de différentes manières.
MAA KALI TRIP a été enregistré à The Locker à Portland, OR dans un format plus live et laissé dans un format plus brut pour s’adapter au concept de l’album.
Les parties de Father of Death ont été enregistrées séparément par tous les membres du groupe pendant la quarantaine, puis mixées et masterisées dans mon home studio.

Wombat Cult: LàGoon, est souvent représenté avec le symbolisme de la faucheuse et la culture skateboard. Toutes vos œuvres sont conçues par différents artistes, pouvez-vous nous parler de votre inspiration visuelle et de la façon dont vous choisissez l’artiste pour créer vos créations?

LàGoon: Toutes nos images sont inspirées d’anciennes affiches de films d’horreur et d’art autour de la culture skateboard. Ce sont des choses en dehors de la musique qui m’inspirent vraiment, alors j’aime les avoir liées à notre musique.
Nous avons eu beaucoup de chance de trouver un si grand artiste au fil des années. Nous sommes revenus à Amplified Design pour ce nouvel album. Il est un bon ami à nous de Denver, CO et a réalisé les illustrations de notre album, The Unwelcome. Il était le choix évident quand le moment est venu pour nous de représenter le Father Of Death.

Wombat Cult: Comment travaillez-vous pour l’écriture des paroles ? Avez-vous des messages importants à envoyer ?

LàGoon: Toutes les paroles que j’écris concernent des moments que je traverse dans ma vie personnelle ou des histoires qui m’ont inspiré d’une manière ou d’une autre. J’aime avoir une connexion personnelle avec les paroles que j’écris.

Wombat Cult: La culture du skate semble être une clé fondamentale pour accéder à votre univers.
Peux-tu nous parler de cette sphère underground? Peux-tu nous donner quelques inspirations comme de la musique, des vidéos de skate ou des films qui influencent vos albums?

LàGoon: J’ai grandi en passant toutes mes journées au skatepark et j’ai tiré la plupart de mes influences musicales des vidéos de skate. Toutes les vidéos de Baker, Deathwish et Shake Junt étaient énormes pour moi en grandissant.
L’une de mes favoris de tous les temps est la vidéo 88 Footwear Destroy Everything Now. C’est là que j’ai entendu les Dead Boys pour la première fois.

Wombat Cult: Maintenant que vous avez signé chez Forbidden Place Records et Interstellar Smoke Records, peux-tu nous parler de cette collaboration? Comment s’est passée la rencontre avec ces deux labels?

LàGoon: Nous travaillons avec Forbidden Place Records depuis plus d’un an et avons récemment signé avec Interstellar Smoke Records.
Nous sommes entrés en contact avec eux deux en leur envoyant de la musique et heureusement ils l’ont aimée. Ces deux labels ont énormément contribué à bâtir notre base de fans et nous sommes vraiment fiers de faire partie intégrante de leurs familles!
En dehors de cela, les deux labels appartiennent à de vrais fans de musique underground et, plus globalement, il s’agit des meilleures personnes que nous ayons rencontrées.

Wombat Cult: Pour finir, nous sommes à la fin du premier semestre 2020. Avez-vous de nouveaux disques, des groupes à recommander ?!

LàGoon: Mec, il y a eu des albums incroyables jusqu’à présent cette année. Quelques-uns de mes préférés sont les nouveaux albums d’Ash Eater, Sorcia, Grim Earth, Jointhugger, Merlock et Serpent Cobra.

Pour soutenir LàGoon :


ENGLISH VERSION:

Wombat Cult: Until the last year, you were a power doom punk duo, can you introduce the band since your creation?

LàGoon: The band started in 2017 as myself on guitar and vocals and Brady Maurer on drums. Brady and I met in college and just happened to both move to Portland after graduating. The years as a two piece were great, but it was time to expand!

Wombat Cult: Now you are a three piece band, How the introduction of Ignacio De Tommaso from Luciferica has arrived?

LàGoon: Ignacio’s other hand, Luciferica, has released music on both labels we are signed to (Forbidden Place & Interstellar) so we’ve been familiar with each other’s work for a few years. Over the years we’ve become close friends. Ignacio and I have also been working on another project, The Crooked Whispers, so when I wanted to add bass to the album he was the first person in mind.

Wombat Cult: Since the beginning of the year, you offer two albums, you are particularly productive, how does it work your creative process?
Please continue in that crazy way, it will be insane to have a third or a fourth album to conclude 2020!

LàGoon: I’m constantly writing, and I have a recording studio in my home so I usually record the tunes as I write them. These last couple albums came together really quick, and I’m a big believer in releasing music as you make it, so that’s what we’ve done and will continue to do!

Wombat Cult: Father Of Death, your new album, found the perfect alchemy with the genres that you use between Doom, Punk, Stoner and Psychedelism. What were your main influences during the composition of this new album?

LàGoon: During the writing of this album I was listening to a lot of albums from the late 80s by bands like The Butthole Surfers, The Pixies, The Stooges, & Sonic Youth. 

Wombat Cult: The difference between Father Of Death and MAA KALI TRIP, is fabulous, you give us two albums, with good written songs and different production!
Where have you record these two albums? What were the conditions?

LàGoon: I mixed and mastered both albums, but we recorded them in different ways. MAA KALI TRIP was recorded at The Locker in Portland, OR and was recorded in a more live format and left in a more raw format to fit the concept of the album.
The parts for Father of Death were recorded separately by all the band members during quarantine, and then mixed and mastered in my home studio.

Wombat Cult: LàGoon, is often represented with death symbolism and skateboard culture. All your artworks are designed by different artists.So can you speak to us about your visual inspiration, and how you choose the artist to create your designs?

LàGoon: All our imagery is inspired by old horror movie poster art and skateboard art. These are things outside of music that really inspire me, so I like to have them tied in with our music. We’ve been really lucky to find such great artist over the years.
We went back to Amplified Design for this new album. He’s a good friend of ours from Denver, CO and did the artwork for our album, The Unwelcome. He was the obvious choice when it came time for someoneto portray the Father Of Death.

Wombat Cult: How do you work for the writing of lyrics? Have you some important messages to send ?

LàGoon: All of the lyrics I write are either about moments I’m going through in my personal life or stories that have inspired me in one way or another. I like to have a personal connection the lyrics in one way or another.

Wombat Cult: Skate culture seems to be a fundamental key to access to your universe.
Can you speak to us about this underground sphere? Can you give us some inspirations like music, skate videos or movies which influence your albums?

LàGoon:  I grew up spending all my days at the skatepark and got most of my music influences from skate videos. All the Baker, Deathwish, and Shake Junt videos were huge for me growing up. One of my all time favorites is the 88 Footwear video Destroy Everything Now. That’s where I first heard the Dead Boys. 

Wombat Cult: Now you signed at Forbidden Place Records and Interstellar Smoke Records, can you give us a word about this collaboration?
How was the meeting with these two labels?

LàGoon: We’ve been on Forbidden Place Records over a year now, and recently signed with Interstellar Smoke Records. We came in to contact with both of them by sending some music over to them and luckily they dug it.
These two labels have had a huge hand in building our fan base and we couldn’t be happier to be apart of their families!
Aside from that, both labels are owned by true fans of underground music and overall some of the best people we’ve met.

Wombat Cult: To finish, we are at the end of the first 2020 semester. Have you some new records, bands to recommend?!

LàGoon: Man, there have been some amazing albums so far this year. A few of my favorites are new albums from Ash Eater, Sorcia, Grim Earth, Jointhugger, Merlock, & Serpent Cobra.

To Support LàGoon:

Wombat Hole – May 2020

Chaque mois, des dizaines de vinyles viennent tourner sur la platine de Wombat Cult, afin d’y voir plus clair, à coup de fuzz dans les méandres de l’underground, voici notre top 9 pour le mois de mai 2020.


Each month, dozens of vinyls come to spin on the Wombat Cult’s turntable, to see more clearly, with fuzz in the meanders of the underground, here is our top 9 for the month of May 2020.

9. Vestsjysk Orken – « Full Dark No Stars »

Vestsjysk Orken est l’une de ces formations qui ont su passer sous tous les radars et qui pourtant méritent qu’on s’y intéresse. Après un premier album mariant cinéphilie et amour du Doom instrumental, le groupe polonais propose son second voyage spatial et réussit une fois de plus à convaincre.
On prend un plaisir incroyable à se perdre dans ce dédale psyche cosmique. Parfois inégal dans sa proposition, Vestsjysk Orken a assez d’ideés derrière sa fuzz pour ne jamais nous perdre, nous guidant à travers l’univers et on ne peut que les en remercier.

Pour soutenir le groupe :


Vestsjysk Orken is one of those bands that has been able to go under all radar and yet deserves attention. After a first album marrying cinephilia and love of instrumental cosmic Doom, the Polish band offers its second space trip and once again succeeds in convincing.
We take an incredible pleasure in getting lost in this cosmic psyche maze. Sometimes uneven in its proposal, Vestsjysk Orken has enough ideas behind its fuzz to never lost us , guiding us through the universe and we can only thank them for that.

To support the band :

8. Dopelord – « Sign Of The Devil »

Dopelord a su au cours des dernières années s’affirmer comme groupe majeur sur la scène Doom internationale.
La formation polonaise a su fédérer autour de ses thématiques mêlant magie noire, secte et usage de drogues. Le nouvel album était attendu au tournant après un « Children Of The Haze », convaincant sans pour autant être transcendant. Néanmoins, n’ayez plus aucune crainte car la nouvelle offrande « Sign Of The Devil » est une mine d’or en matière d’efficacité. Agissant à la manière d’un rouleau-compresseur, Dopelord tient son cap et nous laisse dans la fange et au cœur de la peste noire sur fond de rythmique D-Beat.
Lorsque la platine s’arrête, il ne reste plus qu’une chose à faire, recommencer l’expérience jusqu’à ce que les vibrations entament notre ossature.

Pour soutenir le groupe :


Dopelord has known in recent years to assert itself as a major group on the international Doom scene. The Polish formation has managed to unite around its themes mixing black magic, sect and drug using.
The new album was expected at the turn after a « Children Of The Haze, convincing without being transcendent. Nevertheless, have no fear because the new offering » Sign Of The Devil « is a gold mine in terms of Acting like a steamroller, Dopelord holds its course and leaves us in the mire and the spectrum in black plague against the backdrop of D-Beat rhythm.
When the turntable stops, there is only one thing left to do, repeat the experiment until the vibrations start our frame.

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7. Old Man Gloom -« Seminar VIII : Light Of Meaning »

Old Man Gloom est de retour 6 ans après son double album « The Ape Of God I » et « The Ape Of God II », avec de nouveau un double album se présentant de la manière suivante « Seminar VIII : Light Of Meaning » et « Seminar IX : Darkness Of Being ».
Notre platine a eu l’immense honneur de faire tourner « Seminar VIII : Light Of Meaning », durant plusieurs jours, plongeant la salle d’écoute dans le chaos le plus total. Old Man Gloom réussit de nouveau à déconstruire la scène underground dans toutes ses extrémités, pour nous proposer une oeuvre abstraite mêlant musique expérimentale à tendance Noise, Sludge et Post-Doom.
On ne peut que trépigner d’impatience de pauser nos oreilles sur la suite de l’aventure, guettant la boîte aux lettres, afin de sombrer de manière totale dans une atmosphère schizoïde dont nous ne ressortirons certainement pas indemne.

Pour soutenir le groupe :


Old Man Gloom is back 6 years after his double album « The Ape Of God I » and « The Ape Of God II », with again a double album looking like « Seminar VIII: Light Of Meaning » and  » Seminar IX: Darkness Of Being « .
Our turntable had the immense honor of spinning « Seminar VIII: Light Of Meaning », for several days, plunging the listening room into the most total chaos. Old Man Gloom once again succeeds in deconstructing the underground scene in all its extremities, to offer us an abstract work mixing experimental music with a Noise influence, Sludge and Post-Doom.
We can only waiting with impatience to make explode our ears on the rest of the adventure. Now, we are watching the mailbox, to sink completely into a schizoid atmosphere, with « Seminar IX » from which we will certainly not emerge unscathed.

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6. Revenge – « Strike. Smother. Dehumanize. »

La nouveauté, le changement semblent deux concepts qui ne vont guère à la légende du War Black Metal. La méthode de composition et la proposition semblent ne pas avoir changé et c’est tout ce que l’on pouvait attendre du nouvel album de Revenge.
La colère, la rage et le nihilisme du groupe semble toujours aussi flamboyants bien que plus contrôlés. Alors si vous ne pouvez vous retenir de gesticuler et hurler face aux traditionnels blastbeats de James Read et aux chaotiques enchaînements de riffs de Vermin alors votre chemin est tout tracé, il ne vous reste plus qu’à célébrer le vingtième anniversaire de la formation en vous battant pour mettre la main ce nouveau disque.

Pour soutenir le groupe :


The novelty, the change seem two concepts that hardly go to the legend of War Black Metal. The composition method and the proposal seem to have not changed and that is all that one could expect from the new Revenge album.
The band’s anger, rage and nihilism still seems to be as flamboyant. So if you cannot stop gesticulating and screaming in front of the traditional James Read blastbeats and the chaotic sequences of Vermin riffs then your path is all mapped out, all you have to do is celebrate the twentieth anniversary of the canadian formation. Now fight to get your copy.

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5. Sleepwulf – « Sleepwulf »

Vous n’aimez pas la modernité et la seule chose qui importe à vos yeux sont les six premiers albums de Black Sabbath ?
Alors le premier album de la formation suédoise est la solution. Le groupe propose un retour à l’essentiel et se met à nu pour se consacrer à la chose la plus importante : le Riff.
Oubliez donc les derniers albums de Kadavar, bien que maîtrisés, vous avez la nouvelle référence et elle s’appelle Sleepwulf !

Pour soutenir le groupe :


You don’t like modernity and the only thing that matters to you are the first six albums of Black Sabbath?
So the first album of the Swedish band is the solution. The band offers a return to basics and lays bare to devote themselves to the most important thing: The Riff.
Put down the latest Kadavar albums, although they are good, you have the new reference and it’s called Sleepwulf!

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4. Yuri Gagarin – « The Outskirts Of Reality »

La conquête spatiale n’est pas prête de toucher à sa fin, après deux premiers albums hypnotiques, Yuri Gagarin est de retour avec ce « The Outskirts Of Reality » d’une puissance infinie.
La formation suédoise révèle la bête qui sommeillait en elle et nous propulse dans un voyage Heavy Psychédélique particulièrement énergique. On y ressent les moindres aspérités, les moindres textures, avec une fuzz tranchante et sans concession. On ne peut que saliver en attendant la prochaine expédition de Yuri Gagrin tant ce troisième album fascine.

Pour soutenir le groupe :


The space conquest is not ready to come to an end, after two first hypnotic albums, Yuri Gagarin is back with this « The Outskirts Of Reality » with infinite power.
The Swedish formation reveals the beast that was sleeping in it and propels us on a particularly energetic Psychedelic Heavy trip. You can feel the slightest roughness, the slightest texture, with a sharp and uncompromising fuzz. We can only salivate while waiting for the next expedition of Yuri Gagrin as this third album fascinates.

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3. The Hypnagogics – « Endless Nights »

Vous êtes tristes depuis la disparition des prodigieux The Devil’s Blood ?! Ne vous inquiétez pas, nous avons trouvé un remède.
Après deux Eps assez discrets, The Hypnagogics, groupe suédois aux sonorités Heavy Psyche, déboule sur nos platines avec un premier album « Endless Nights » qui a déjà tous les atouts pour devenir un incontournable du genre.

Pour soutenir le groupe :


You’re sad since The Devil’s Blood disappeared?! Today it’s time to let the riff going up again!
After two fairly discreet EPs, The Hypnagogics, Swedish band with Heavy Psyche tones, spins on our turntable with a first album « Endless Nights » which already has all the assets to become an essential of the genre.

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2. Jointhugger – « I Am No One »

Jointhugger avec ce premier album « I Am No One » , montre sa capacité à comprendre l’entièreté de la scène Doom, à se l’approprier et réussit ainsi à proposer une oeuvre nouvelle, quasi chimérique à la manière de son artwork. On ne peut qu’être charmé par une telle démonstration de puissance qui réside dans une intelligence d’écriture réjouissante.

Pour soutenir le groupe :


Jointhugger with this first album « I Am No One » , shows his ability to understand the entire Doom scene, to appropriate it and thus succeeds in proposing a new work, almost chimerical in the manner of his artwork. We can only be charmed by such a display of power which resides in this joyful writing intelligence.

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  1. The Bloody Mallard – « Realm »

Avec son premier album « Realm », The Bloody Mallard s’impose comme la nouvelle référence de la scène progressive. Un voyage instrumental majestueux qui ne cesse de résonner plusieurs heures après avoir éteint la platine. Tout droit sortie des entrailles de la terre, la formation britannique a su avec une maîtrise fantastique créer à la fois un son, un nom, un univers mais bien plus que cela, The Bloody Mallard a atteint la lumière et compte bien nous la partager.

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With « Realm » like first album, The Bloody Mallard is establishing itself as the new reference for the progressive scene. A majestic trip that continues to resonate for several hours after turning off the turntable. Straight out of the bowels of the earth, the British formation knew with fantastic mastery creating at the same time a sound, a name, an universe but much more than that, The Bloody Mallard has reached the light and intends to share it with us.

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Wombat Streaming Bag





Parfois il n’est pas possible de mettre la main sur tous les albums que l’on souhaiterai. Cependant, Wombat Cult creuse internet chaque jour pour trouver des albums essentiels à vous faire découvrir. Voici notre Wombat Streaming Bag du mois de mai 2020.


Sometimes it is not possible to get hold of all the albums we dream. However, Wombat Cult is digging the internet every day to find some wonderful satured albums. Here is our Wombat Streaming Bag for May 2020.

5. CB3 – « Aeons »

Jeune formation venant tout droit de Malmö en Suède, CB3 semble matriser toutes les paternes de la scène Stoner/Doom. Le groupe réussit avec « Aeons » à délivrer une véritable leçon de réinvention instrumentale du genre et place entre nos oreilles une pièce déjà incontournable de cette année 2020.

Pour soutenir le groupe :


A young band coming straight from Malmö in Sweden, CB3 seems to master all the arts of the Stoner / Doom scene. The band succeeds with « Aeons » to deliver a real lesson in instrumental reinvention of the genre and places between our ears an already essential piece of this year 2020.

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4. Elephant 9 – « Psychedelic Backfire I »

« Psychedelic Backfire I » est un enregistrement live qui stupéfait de par sa maîtrise à la fois instrumentale et intellectuelle de la scène scène psychédélique. Elephant9 nous fait pénétrer dans son univers riche et hypnotique.
Le sentiment de projection astrale est infini tant le groupe pousse à vivre l’instant présent. Ils parviennent à nous faire vivre la musique comme peu savent encore le faire rappelant les « Summer Sessions » de Causa Sui.

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« Psychedelic Backfire I » is a live recording that amazes by its both instrumental and intellectual mastery of the psychedelic scene. Elephant9 takes us into its rich and hypnotic universe.
The feeling of astral projection is infinite. The band pushes us to live the present moment. They manage to make us live music as few still know how to do, recalling the « Summer Sessions » of Causa Sui.

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3. Monolord – « Empress Rising Instrumental Version »

Empress Rising est votre album de chevet depuis sa sortie ? Monolord a eu une super idée pour vous donner de quoi continuer à ronger la bête ! La version instrumentale de l’album permet de se replonger dans cette création magmatique et de redécouvrir les moindres recoins de la formation adepte de la fuzz. Une aventure à ne manquer sous aucun prétexte.

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Is Empress Rising your bedside album since its release? Monolord had a great idea to let you keep gnawing the beast!
The instrumental version of the album allows you to immerse yourself in this magmatic creation and rediscover the smallest corners of the band, follower of fuzz. An adventure not to be missed under any circumstances.

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2. Memnon Sa – « World Serpent »

Memnon Sa est un artiste très particulier dans son approche de la scène expérimentale. Depuis plusieurs années, sa musique réussit à guérir nos âmes. Après « Citadelles » et le remarquable « Lemurian Dawn », son nouvel album « World Serpent », se dessine comme son chef d’oeuvre absolu. Ne faîtes pas l’impasse sur un tel artiste car il a tout autant besoin de nous que nous avons besoin de lui.
Éteignez les lumières, fermez les yeux et prenez place à un voyage d’une incommensurable sensibilité dont vous vous souviendrez à jamais.

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Memnon Sa is a very special artist in its approach of the experimental scene. For several years, his music has succeeded in healing our souls. After « Citadelles » and the remarkable « Lemurian Dawn », his new album « World Serpent », takes shape as his absolute masterpiece. Do not ignore such an artist because he needs us as much as we need him.
Turn off the lights, close your eyes and set off on a journey of immeasurable sensitivity that you will remember forever.

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  1. Bismarck – « Oneiromancer »

Vous êtes du genre à chercher l’oeuvre la plus monolithique de l’année ?! Ne cherchez plus, le nouvel album de Bismarck se charge de vous.
Démarrant sur une introductions aux sonorités orientales, l’oeuvre que propose Bismarck est d’une efficacité sans pareil , une machine robuste qui pourtant réussit à atteindre des sommets en matière d’élévation de par ses lignes de chants. En matière de Battle Doom, il ouvre de nouvelles portes que l’on n’aurait pas soupçonné et qui pourtant révèlent un groupe qui a tout des plus grands.

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Are you the type looking for the most monolithic work of the year ?! Look no further, Bismarck’s new album takes care of you.
Starting with an introduction to oriental tones, the work offered by Bismarck is unparalleled in efficiency, a robust machine which nevertheless succeeds in reaching new heights in terms of elevation. In terms of Battle Doom, it opens new doors that we would not have suspected and which nevertheless reveal a group that has everything of the greatest.

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Jointhugger – I Am No One

Jointhugger, trio osloïte, fondé en 2012 dévoile son premier album « I Am No One » après une première démo assez discrète « Daemo EP« , sortie en 2019.

Il y a un an, avec cette première demo, nous pouvions entrapercevoir une formation quasi-instrumentale avec de la suite derrière les idées. Regorgeant de morceaux fascinants tels que « Empty Space » ou encore l’entraînant et désormais incontournable « I Am No One ». Cependant, la qualité sonore proposée n’était pas encore à la hauteur de leur puissance de composition. Tirant par moment trop fortement sur les aigus, le manque de basse se faisait ressentir, laissant l’auditeur avec une écoute moindre.

Mai 2020, tout juste un an après leur premier effort, le groupe est de retour et signe chez Interstellar Smoke Records pour une sortie physique. L’éditeur polonais, désormais célèbre dans la sphère Stoner/Doom internationale, propose une très belle édition vinyle.

L’album « I Am No One » de Jointhugger est constitué de quatre morceaux. Chaque face du vinyle contient deux morceaux dont deux réenregistrements issus de la démo, on retrouve l’hymne « I Am No One » sur la face A ainsi que le redoutable et pachydermique « Domen » sur la Face B.

Le morceau « In Dire Of Fire Ch.1 » ouvre les hostilités et donne à l’auditeur toutes les raisons de se réjouir. En un morceau, le groupe norvégien définit à la fois son empreinte musicale mais également sa nouvelle puissance de fuzz. La scène psyche-doom n’a pas autant groové depuis plusieurs années. Enchaînant les séquences cleans aux phases saturées, Joithugger ne cesse de propulser ses morceaux, leur donnant à la fois une certaine complexité mais également un groove comme il est rare d’en dégoter. Les changements rythmiques permettent une constante réinvention du morceau faisant de Jointhugger une intelligente formation dans la création d’images sonores. Les influences presque jazz de la composition offrent une subtile découverte avec ce morceau d’ouverture. Lorsque la dernière note résonne nous n’attendons plus qu’une chose, le chapitre deux de ce « In Dire Of Fire Ch.1« , espérons que nous pourrons le découvrir prochainement.

L’album enchaîne ensuite avec le morceau titre « I Am No One« . Découvert sur leur démo, le morceau prend ici toute son ampleur, lui conférant une dimension interstellaire nihiliste sans précédant. Le chant y règne en maître, tapissé dans l’obscurité, scandant l’hymne incontournable du groupe « I am no one and I am all. I’m not just one individual. I am the universe and it is me. We are like one and we will always be. » Le morceau ne cesse de nous bousculer qu’il s’agisse de par ses nappes sonores unissant guitare et basse ou encore de sa charge armée d’une double pédale à la batterie. En un mot, la face A se conclut avec une puissance dont vous ne sortirez pas indemne.

La suite du périple s’effectue sous forme de retrouvailles avec le morceau « Domen« , que nous pouvions trouver en ouverture de la démo. Le morceau qui était porteur de promesses sur ce premier effort, se trouve ici littéralement transformé, respire et vit comme nous n’aurions pu l’imaginer.

Pour conclure l’album, Jointhugger nous propose une nouvelle composition d’environ onze minutes qui permet de comprendre les influences du trio. « Nighfright » ne peut fermer les yeux sur son ancêtre qu’est Sleep. Une sorte de Holy Mountain tombé au beau de la fontaine de jouvence. Ce morceau de clôture est un vrai voyage temporel tant il nous porte de l’origine du genre jusqu’à sa plus grande modernité dans les ultimes fréquences de ce premier chapitre.

Jointhugger avec ce premier album « I Am No One« , montre sa capacité à comprendre l’entièreté de la scène Doom, à se l’approprier et réussit ainsi à proposer une oeuvre nouvelle, quasi chimérique à la manière de son artwork. On ne peut qu’être charmé par une telle démonstration de puissance qui réside dans une intelligence d’écriture réjouissante.

Note : 4 sur 5.

Vous pouvez soutenir le groupe ici :


ENGLISH VERSION :

Jointhugger, a trio from Oslo, founded in 2012 unveils their first album « I Am No One » after a fairly discreet first demo « Daemo EP« , released in 2019.

One year ago, with this first demo, we could catch a glimpse of a quasi-instrumental formation with many vibrating ideas. Full of fascinating songs such as « Empty Space » or even catchy and now unavoidable « I Am No One« . However, the sound quality offered was not to the level of their compositional power. Sometimes pulling too hard on the treble, the lack of bass was felt, leaving the listener in a little chaos.

May 2020, just one year after their first Demo, the band is back and signs with Interstellar Smoke Records for a physical release. The Polish label, now famous in the international Stoner / Doom sphere, offers a very beautiful vinyl edition.

Jointhugger’s album « I Am No One » is a 4 songs LP. Each side of the vinyl contains two songs including two re-recordings from the demo, we find the anthem « I Am No One » on side A as well as the pachydermic « Domen » on Side B.

The song « In Dire Of Fire Ch.1 » opens hostilities and gives the listener every reason to rejoice. In one shot, the Norwegian band defines both its musical imprint but also its new power of fuzz. The psyche-doom scene hasn’t grooved as much for several years. Chaining clean sequences with saturated phases, Joithugger continues to propel his songs, giving them both a certain complexity but also a groove as it is rare to find. The rhythmic changes allow a constant reinvention of the song making Jointhugger an intelligent formation in the creation of sound images. The jazz influences of the composition offer a subtle discovery with this opening track. When the last note sounds we are just waiting for one thing, chapter two of this « In Dire Of Fire Ch.1« , hope we will not waiting so long.

The album continues with the title track « I Am No One« . Discovered on their demo, the song takes all his fullness here, giving it an unprecedented nihilistic interstellar dimension. The sing part is like an evil conqueror, carpeted in darkness, chanting the unavoidable anthem of the group « I am no one and I am all. I’m not just one individual. I am the universe and it is me. We are like one and we will always be.  » The song does not stop jostling us whether it is through its sound layers uniting guitar and bass or its charge armed with a double pedal on the drums. In a word, side A ends with a power from which you will not come out unscathed.

The second part of the LP takes the form of a reunion with the song « Domen« , which we could find at the opening of the demo. The piece which carried promises on this first effort, is here literally transformed, breathes and lives as we could not have imagined.

To conclude the album, Jointhugger offers us a new composition of about eleven minutes which allows us to understand the influences of the trio. « Nighfright » cannot turn a blind eye to its ancestor, Sleep. A kind of Holy Mountain fallen in the beauty of the fountain of youth. This closing piece is a real temporal trip as it takes us from the origin of the genre to its greatest modernity in the final frequencies of this first chapter.


Jointhugger with this first album « I Am No One« , shows his ability to understand the entire Doom scene, to appropriate it and thus succeeds in proposing a new work, almost chimerical in the manner of his artwork. We can only be charmed by such a display of power which resides in this joyful writing intelligence.

Note : 4 sur 5.

You can find « I Am No One » physical release here :