A Wombat Cult Selection / 50 soundscapes to bury 2021

The article is in French AND English, the English text comes just after the French one

EDITO:

Après une année moins chargée en articles, mettant en avant les interviews plutôt que les reviews, contrairement à l’an passé, j’ai décidé avec Wombat Cult de vous proposer un article revenant plus en détail sur tous les albums qui m’ont marqué cette année et plus spécifiquement des albums dont j’aurai tant aimé vous parler.
Cette année fut chargée en albums, et désertée en concerts, espérant retrouver en 2022 les salles qui ont connu nos cris, nos larmes, nos fureurs, nos névroses mais aussi, et surtout, nos joies et nos rires, où la bière bon marché tapissait le sol, et les locaux sentaient encore les fluides en tout genre. La vie a quitté la scène, mais la musique n’a pas quitté nos vies.

L’industrie des vinyles est au point mort, écrasé par les maux de notre temps, des monstres que nous avons élevé.
Les rééditions déferlent ne sachant plus que faire, les « stars » mondiales inondent le marché de disques que nous retrouverons encore dans un demi-siècle dans les brocantes les plus douteuses mais… les petits labels ont su résister, et leur travail n’a fait que devenir chaque jour un peu plus fin, précis et plus que tout raffiné.

Cela faisait bien des années que l’underground n’avait pas dû revêtir de tels habits de résistances tant pratiques qu’idéologiques.

De nouveaux noms ont surpris -vous les découvrirez dans quelques lignes- et certaines valeurs sures ont perdu la flamme d’Iron Maiden à Amenra en passant par Eyehategod, Monolord ou The Wolves In The Throne Room..
Mais il y a eu tant de belles surprises, de petites formations cachées sous le sable des pierres que concassent les géants.
Les déceptions nourrissent l’avenir, et en attendant cet hypothétique futur, réjouissons-nous des lueurs qui nous ont porté du fond de nos maisons jusqu’à l’autre bout du monde.

Bonne fin d’année.
Quentin Tarantino // Wombat Cult


EDITO:

After a less busy year in terms of articles, focusing on interviews rather than reviews, unlike last year, I decided with Wombat Cult to offer you an article going over in more detail all the albums that marked me this year and more specifically the albums that I would have loved to tell you about.
This year was loaded with albums, and deserted in concerts, hoping to find again in 2022 the rooms which knew our cries, our tears, our fury, our neuroses but also, and especially, our joys and our laughter, where the cheap beer lined the ground, and the locals still smelled of fluids of all kinds.
Life has left the stage, but music has not left our lives.

The vinyl industry is locked, crushed by the evils of our time, the monsters that we have raised.
The massive reissues are pouring in, not knowing what to do, the world « stars » flood the record market that we will still find in half a century in the most dubious second-hand shops but … the small labels have been able to resist, and their work has been done, to become each day a little more perfect, precise and more than anything refined.

New names have surprised – you will discover them in a few lines – and some sure values ​​have lost the flame from Iron Maiden to Amenra via Eyehategod, Monolord or The Wolves In The Throne Room.
But there were so many beautiful surprises, small formations hidden under the sand of stones crushed by giants.
Disappointments feed the future, and while waiting for that hypothetical future, let us rejoice in the glimmers that have carried us from the depths of our homes to the other side of the world.

Good end of the year,
Quentin Tarantino // Wombat Cult

50. Fiddlehead – « Between The Richness »

Pour découvrir / To Discover:

49. Ebony Pendant – « The Garden Of Strangling Roots »
Melodic Raw Black Metal
Goatowarex / Forbidden Sonorities / Grime Stone Records

Pour découvrir / To Discover:

48. Multicast Dynamics & Sid Hille – « Metamorphosis »
Free Ambient Dance Psychedelia
Astral Industries

Pour découvrir / To Discover:

47. Horte – « Maa Antaa Yön Vaientaa »
Drone, Experimental & Sonic Hallucinations
Pelagic Records

Pour découvrir / To Discover:

46. Lunation Fall – « NEAR »
Shoegaze
Stellar Frequencies

Pour découvrir / To Discover:

45. Johan G. Winther – « The Rupturing Sowle »
Obscure Folk Tales
Pelagic Records

Pour découvrir / To Discover:

44. Lucifungus « Clones »
Doom & Groove Metal
Black Farm Records

Pour découvrir / To Discover:

43. La Era De Acuario – « S/T »
70s Rock & LSD Frequencies
Necio Records

Pour découvrir / To Discover:

42. Loose Sutures – « A Gash With Sharp Teeth And Other Tales »
Sensual Stoner Punk Rock and Erotic Psychedelism
Electric Valley Records

Pour découvrir / To Discover:

https://loosesutures.bandcamp.com/music

41. Genghis Tron – « Dream Weapon »
Progressive Electronic Metalcore

Pour découvrir / To Discover:

40. The Amenta – « Revelator »
Death / Black Metal
Debemur Morti Records

Pour découvrir / To Discover:

39. Daxma – « Unmarked Boxes »
Post-Rock and Doom Spectrum
Majestic Mountain Records / Blues Funeral

Pour découvrir / To Discover:

38. Akvan -« Two Centuries Of Silence /  دو قرن سکوت »
Iranian Raw Black Metal
Subsound Records

Pour découvrir / To Discover:

37. LàGoon – « Skullactic Visions »
Asphalt Stoner Doom Under Acid
Interstellar Smoke Records

Pour découvrir / To Discover:

36. Tulikettu – « We Can See The StarsFrom Our Snow Tombs »
Raw Vampyric Symphonic Black Metal

Pour découvrir / To Discover:

35. Panopticon – « … And Again Into The Light »
Atmospheric Black Metal
Bindrune Recordings

Pour découvrir / To Discover:

34 – Split Verdun / Old Iron
Doom Metal Reapers Congregation
Cold Dark Matter / Araki Records / Saka Cost / Seaside Suicide / Gabu Records / Coups de Couteau

Pour découvrir / To Discover:

33. Et On Tuera Tous Les Affreux -« Mange Tes Morts »
Punk Hardcore
Youth Authority Records / Toxic Wotsit / Mass Prod / Different Kitchen / Seitan’s Hell Bike Punks / 17 Décembre Records / Sylvebarbe Records / Anxiety Attack Rekords / Dead Punx

Pour découvrir / To Discover

32. Auld Ridge – « Consanguineous Hymns Of Faith And Famine »
Black Metal
The Hermetic Order Of Ytene

Pour découvrir / To Discover:

31. Quicksand – « Distant Populations »

Pour découvrir / To Discover:

30. Spidergod – « Skugglösa ljuset / Shadowless Light »
Death Prayer Records
Obsessive Melodic Raw Black Metal

Spider God mène l’assaut d’une manière à la fois mélodique, obsédante et épileptique rendant un hommage stroboscopique à ce deuxième volet de la trilogie de la foi d’Ingmar Bergman.
Il y a dans le travail de Spider God une sensibilité étrange et suffocante qui hypnotise totalement. Les mélodies nous transportent dans cette nuit sans fin, où la lumière est si rare mais pure, à l’image de ces riffs tranchants mais obsessionnels.
Ce second EP complètement fou, nous surprend, et nous bat avec dévotion.

Pour découvrir Spider God :

Spider Dog takes the assault with an obsessive melodic way and make a tribute to the faith trilogy of Ingmar Bergman. There’s a strange and suffocating sensibility in this work that totally hypnotize.
The melodies take us to this endless night, where the light is so rare but pure, like these sharp but obsessive riffs.
This first EP is completely crazy, surprizing us, beating us with belief.

To discover Spider God:

29. Crypt Witch – « Ritual Herbs »
Instrumental Doom Metal

Deux ans après le très mystérieux Bad Trip Exorcism, Crypt Witch ressort de son caveau dans le même silence et anonymat que pour sa première expédition. Ritual Herbs reste fidèle au premier effort du groupe à savoir un voyage Instrumental Occult Doom hypnotique. Ce second album n’est pas celui de la prise de risque. Néanmoins, la maîtrise en matière d’écriture est sidérante. Dans toute sa simplicité, Crypt Witch nous embarque vers de sombres horizons où les accords respirent, s’élancent dans l’obscurité pour mieux revenir nous hanter.

Nous approchons d’une vision du Doom, transcendantale, où le classicisme laisse place à l’envoûtement, entre fumées hallucinogènes et frayeurs psychédéliques. Une fois le premier morceau achevé, l’album file d’une traite et ne cesse de venir nous torturer pour une nouvelle expédition dans ces contrées damnées. Fascinant.

Pour découvrir Crypt Witch :

Two years after the very mysterious Bad Trip Exorcism, Crypt Witch comes out of his vault in the same silence and anonymity as on his first expedition. Ritual Herbs stays true to the band’s first effort namely a hypnotic Occult Doom Instrumental Journey. This second album is not about taking risks. Nonetheless, the mastery of writing is astounding.
In all its simplicity, Crypt Witch takes us to dark horizons where chords breathe, soar into obscurity the better to come back to haunt us. We are approaching a vision of the Doom, transcendental, where classicism gives way to bewitchment, between hallucinogenic fumes and psychedelic fears. Once the first track is finished, the album goes straight in and keeps coming to torture us on a new expedition to these damned lands. Fascinating.

To Discover Crypt Witch:

28. Lord Mortvm – « Diabolical OmenOf Hell »
Raw And Psychedelic Doom Metal
Regain Records

Vous avez toujours rêvé de trouver une fange musicale entre le Deathcrush de Mayhem et l’ensorcelant Raw Doom de Witchcult Today d’Electric Wizard ?

Soyez heureux car Lord Mortvm vient de naître et risque de laisser plus d’une formation sur le carreau. Tout en gardant une composition crue et relativement froide, Lord Mortvm, projet solo norvégien, réussit à dépasser la rigueur de son paysage musical national et nous piège dans un succulent labyrinthe psychédélique où les accords, et rythmiques appellent à l’invocation, soulevant la chaleur des enfers, nous cadenaçant dans cette condensation infernale, où notre dernier s’évapore avec plaisir, où l’agonie devient ailleurs rêvés.

Pour découvrir Lord Mortvm :

Ever dreamed of finding a musical mud between Mayhem’s Deathcrush and Electric Wizard’s bewitching Raw Doom Witchcult?

Be happy because Lord Mortvm has just been born and risks leaving some bands behind. While keeping a raw and relatively cold composition, Lord Mortvm, a Norwegian solo project, succeeds in going beyond the rigor of its national musical soundscape and traps us in a succulent psychedelic labyrinth where the chords, and rhythms call to the invocation, raising the heat, hell, locking us in this infernal condensation, where our last breath evaporates with pleasure, where agony becomes a dream.

To discover Lord Mortvm:

27. Big Brave & The Body – « Leaving None But Small Birds »
Ritualist Maniac Noisy Folk
Thrill Jockey

2021 aura été une année chargée pour Big Brave ainsi que pour The Body. D’une part, Big Brave a sorti un nouvel album, plutôt réussi mais loin de toutes surprises, conservant leur écrin sans jamais prendre de trop grands risques. D’autre part, The Body a sorti un album tortueux et torturé, fascinant, lo-fi, raw et noise qui se taillerait une place de choix dans la playlist matinale de Guantanamo.

En découvrant l’annonce d’un tel partenariat, on commençait à imaginer les contours sonores de cette collaboration, et le don d’ubiquité ne fut pas notre plus grand ami tant la rencontre des deux entités a su faire naître un univers singulier et vibrant.

Les horizons expérimentaux vont se perdre et résonner dans des paysages Folk Ritualist, où l’incantation somme toute ordinaire s’enfonce, accord après accord dans une glaise vertigineuse où les forces en présence ont su faire preuve de délicatesse, et de sagesse pour dessiner un monde nouveau, où nous venons déposer nos rêves, tout comme nos cauchemars pour bâtir les fondations de nos frayeurs à venir. Un choc.

Pour découvrir Big Brave & The Body :

2021 has been a busy year for Big Brave as well as The Body. On the one hand, Big Brave released a new album, quite successful but far from all surprises, keeping their setting without ever taking too great risks. On the other hand, The Body released a twisted and tortured, fascinating, lo-fi, raw and noise album that would carve a place for itself on the Guantanamo morning playlist.

By discovering the announcement of such a partnership, we began to imagine the sound contours of this collaboration, and the gift of ubiquity was not our greatest friend as the meeting of the two entities has given birth to a singular and vibrant universe.

The experimental horizons will resonate in Folk Ritualist soundscapes, where the generally ordinary incantation sinks, chord after chord in a vertiginous clay where the forces in presence have been able to show delicacy, and wisdom to draw a new world, where we come to deposit our dreams, just like our nightmares to build the foundations of our fears and joys to come. A shock.

To Discover Big Brave & The Body:

26. MEDRAUT – « MEDRAUT ONE »
Cavernous Raw And Ambient Black Metal
Death Prayer Records

Les grands noms de l’underground UKBM, à savoir Revenant Marquis, Lungtoucher et Maiden Hair ont conçu, dans les ténèbres MEDRAUT. Une formation hors du commun qui mêle Raw Black Metal, Sonorités nauséeuses, Dungeon Synth et riffs acides.
Bien qu’hermétique dans son ouverture, nous nous retrouvons très vite happé par la névrose que vient nous délivrer cette rencontre au sommet.
Une surprise de fin d’année qui risque de nous porter durant quelques mois en 2022.

Pour découvrir MEDRAUT :

The great names of the Underground UKBM, namely Revenant Marquis, Lungtoucher and Maiden Hair designed, in the darkness MEDRAUT.
An out of the ordinary formation which mixes Raw Black Metal, nauseating sounds, Dungeon Synth and acid riffs. Although hermetic in its openness, we very quickly find ourselves caught up in the neurosis that comes to us from this meeting at the top.
An end-of-year surprise that may carry us for a few months in 2022.

To discover MEDRAUT:

25. Fulci – « Exhumed Information »
Death Metal
Time To Kill Records

Après avoir exploré les plages ensanglantées du Zombie de Lucio Fulci, le groupe vient nous insuffler une nouvelle dose de leur Retro Brutal Death Metal en visitant cette fois-ci les images de Voices From Beyond réalisé par le maître du gore à l’italienne.

Le son se veut moins lourd et crasse que sur Tropical Sun. Il gagne en amplitude, en modernité, tout en ayant réussi à garder son identité sonore. Il est étonnant de voir à quel point ce film, pour le moins médiocre dans la carrière du cinéaste transalpin, est ici célébré.
La machine Fulci s’emballe et délivre une véritable déferlante de fréquences grasses, poisseuses, parvenant à dépasser leur monotonie, de par la présence de TV-Crimes contrebalançant le caractère monolithique du propos avec des arrangements synth discrets mettant en relief le mausolée bâti par le groupe, transcendant littéralement l’expérience.

La violence est inouïe, ça bave, ça saigne, l’expérience est physique, et pourtant lorsque les segments synth explosent, nous jouissons d’une véritable expérience intime, portant les saturations au creux de nos organes pour mieux nous cisailler de l’intérieur. Fabileux.

Pour découvrir :

After exploring the bloody beaches of Lucio Fulci’s Zombie, the band comes back with their Retro Brutal Death Metal. This time, horror around will visit the movie Voices From Beyond directed by the master of Italian gore.

The albumis largely less heavy and filthy than Tropical Sun. It gains in amplitude, in modernity, while having succeeded in keeping its sound identity. It is astonishing to see how much this film, to say the least mediocre in the career of the transalpine filmmaker, is celebrated here.
The Fulci machine gets carried away and delivers a veritable surge of fatty, sticky frequencies, managing to overcome their monotony, through the presence of TV-Crimes counterbalancing the monolithic character of the subject with discreet synth arrangements highlighting the mausoleum built by the band, literally transcending the experience.

The violence is incredible, it drools, it bleeds, the sonic expedition is physical, and yet when the synth segments explode, we enjoy a real intimate trip, carrying the saturations in the hollow of our organs, the better way to shear from the inside. Fabulous.

To Discover Fulci:

24. Future Of Despair – « Hell City »
D-Beat / Raw Punk
1753

Que de frissons à la simple pensée de ce premier essai de la part de Future Of Despair. Tout est en place, l’avenir ouvre grand les bras à cette formation Raw Punk/ D-Beat qui tétanise dès le premier accord, dès la première giclée vocale.

La hargne est tout simplement effrayante, glaçante. La formation US, prouve qu’en matière de terreur sonore ils ont tout pour devenir rois. Hell City en une poignée de minutes irrite, frappe, racle, et prend plaisir à nous voir agoniser et jouir dans ce torrent d’ultraviolence.

Pour découvrir Future Of Despair :

What shivers at the mere thought of this first essay from Future Of Despair. Everything is in place, the future opens its arms largely to this Raw Punk / D-Beat formation which paralyzes from the first chord, from the first vocal squirt.

The anger is just frightening, freezing. The US band proves that when it comes to sonic terror they have everything to become kings. Hell City in a few minutes irritates, hits, scrapes, and takes pleasure in watching us agonize and cum in this torrent of ultraviolence.

To discover Future Of Despair:

23. Old Nick – A New Generation Of Vampire Conspiracies
Dungeon Raw Black Metal
Grime Stone Records / Phantom Lure

Old Nick est cette pièce de Black Metal qui intrigue, révulse, attire et obsède.
En prenant le parti de ne jamais se confronter au sérieux du Raw Black Metal, cédant à la fantaisie et au grand-guignolesque mêlant échappées Synth, Xylophone, mélodies euphorisantes et voix de gobelins décérébrés.
Leur troisième album, est en cela le sommet , la synthèse la plus complète de leur univers. « A New Generation Of Vampire Conspiracies » réussit à garder un juste milieu entre le ridicule qui les ronge et le génie de composition indéniable de cette étrange formation.
Une sortie qui de par sa production plus soignée, met en lumière un savoir-faire ahurissant en matière de singularité et de créativité.
Les habituelles impénétrables saturations se contiennent et nous ouvrent la galaxie Old Nick avec maestria.

Et si, finalement, derrière ses horripaux carnavalesques, Old Nick ne serait-il pas l’un des sauveurs d’un Black Metal agonisant ?

Pour découvrir Old Nick :

Old Nick is that piece of Black Metal that intrigues, revolts, attracts and obsesses. By taking the party never to confront the seriousness of Raw Black Metal, giving in to the fantasy and the grand-guignolesque mixing Synth, Xylophone escapades, euphoric melodies and the voices of mindless goblins.
Their third album is a summit, the most complete synthesis of their universe. « A New Generation Of Vampire Conspiracies » manages to strike a balance between the ridiculousness that gnaws at them and the undeniable compositional genius of this strange formation.
A release which, through its more careful production, highlights astonishing know-how in terms of singularity and creativity. The usual impenetrable saturations are contained and we open up the Old Nick galaxy with mastery.

What if, in the end, behind his carnival horror stories, isn’t Old Nick one of the saviors of a dying Black Metal?

To discover Old Nick:

22. Sonic Demon – « Vendetta »
Acid Stoner Doom Metal
Majestic Mountain Records

Depuis que Devil’s Witches a révélé le filon de la Retro Fuzz, de nombreux groupes ont essayé de surfer sur la vague années 70 et stoner sous acide. Bien que souvent très réussis, il est difficile de trouver des formations ayant su tirer leur épingle du jeu et viser des ailleurs nouveaux.
Sonic Demon fait parti de l’exception déstructurant les modes et choisissant une inclinaison Raw, où les riffs deviennent tornades de fréquences, où la voix s’allume pour nous guider dans ce chaos où la fuzz dégouline de partout, ouvrant la porte des enfers. Un album jouissif qui se laisse écouter en boucle, jusqu’à faire fondre notre pavillon, transpercer nos tympans et arracher les cristaux définissant nos graves ainsi que nos aïgus.

Pour découvrir Sonic Demon :

Since Devil’s Witches revealed « il filone » of Retro Fuzz, many bands have tried to ride the ’70s wave and stoner on acid. Although often very successful, it is difficult to find bands that has succeeded and target new horizons.

Sonic Demon is part of the exception, deconstructing the modes and choosing a Raw uniform, where the riffs become tornadoes of frequencies, where the voice lights up to guide us in this chaos where fuzz is dripping from everywhere, opening the door to hell.
A delightful album that can be listened to in a loop, until our ears melt, pierces our eardrums and tears off the crystals defining our bass as well as our treble.

To discover Sonic Demon:

21. Cavalerie – « Hate Remains »
Raw Blackened Hardcore
Delivrance Records

Un peu plus d’un an après nous avoir écrasé la caboche à coup de gourdin, nous désarticulant à la manière d’une vieille carcasse, avec Spectral Rage Demo, Cavalerie revient pour infliger une nouvelle salve de coups à notre charogne qui se remettait déjà difficilement du premier assaut.

« Hate Remains » perd en texture ce qu’il gagne en acidité, ce premier EP est d’un tranchant et d’une rugosité effroyable. Venez faire l’expérience de l’abattoir, celui où le riff devient pistolet à tige perforante captive, où nous sommes traités comme du bétail, où nos terreurs d’abattage industrielle nous reviennent droit dans le jarret.

La violence sociétale jaillit de partout et Cavalerie a su saisir la substantifique moelle des maux de notre monde. Maintenant aurez-vous le courage de nous regarder dans la glace ?
« Fais gaffe à ton dos, protège tes abdos », ces paroles qui enflammaient Saint-Denis il y a bientôt deux décennies, rejaillissent et viennent nous chatouiller comme un jet de vitriol. Cavalerie a la hargne, préparez-vous, le combat sera sans merci.

Pour découvrir Cavalerie :

A little year after having crushed our noggin with a medieval mass, disarticulating us like an old carcass, with Spectral Rage Demo, Cavalerie returns to inflict a new round of punch on our carrions which was already recovering hardly from the first assault.

« Hate Remains » loses in texture what it gains in acidity, this first EP is incredibly sharp and roughness. Come experience the slaughterhouse, where the riff becomes a captive armor-piercing pistol, where we are treated like cattle, where our terror of industrial slaughter comes right back to us.

Societal violence is everywhere and Cavalerie has been able to grasp the substance of the evils of our world.
Now will you have the courage to look at us in the mirror?
Cavalerie comes with anger, get ready, the fight will be merciless.

To discover Cavalerie:

20. Wild Fuzz Trip – « Distant Planet »
Interstellar Heavy Pych Doom
Majestic Moutain Records / Clostridium Records

« Distant Planet », le nouvel EP de Wild Fuzz Trip nous porte aux confins du psychédélisme, à l’orée de la transe Doom, dans des territoires spatiaux perdus que l’on nomme merveilleusement « Interstellar Heavy Psych Doom ».

En seulement deux morceaux, le groupe originaire d’Espagne, complété par Andy de The King’s Pistol, nous plonge dans une liberté instrumentale qui touche et nous libère de toute pesanteur, nous plongeant dans l’instant présent, celui où les rêves prennent vies, où les angoisses futures et les drames passées sont d’ordre terrestre.

Pour découvrir Wild Fuzz Trip :

« Distant Planet », the new EP of Wild Fuzz Trip takes us to the confines of psychedelia, to the edge of the Doom trance, in lost space territories which we wonderfully call « Interstellar Heavy Psych Doom ».

In just two tracks, the band from Spain, completed by Andy from The King’s Pistol, plunges us into an instrumental freedom that touches and frees us from all heaviness, plunging us into the present moment, the one where dreams come to life, where future anxieties and past dramas are earthly, invisible.

To Discover Wild Fuzz Trip:

19. Carivari – « Reset »
Annihilated Industrial Grindcore
No Good To Anyone Productions

Cela faisait quelques temps que vous cherchiez à prendre une grosse et belle déflagration sonique ?
Bon, ne cherchez plus, la machine Carivari est toute trouvée. A mi-chemin entre Ministry et Full Of Hell, la formation française est d’une pugnacité rare. L’album visite les extrêmes dans toutes ses latéralités, et nous laisse au sol, blême, vidé par une telle décharge.

Cette vague Industrial Grindcore est d’une violence inouïe, ne passez à côté sous aucun prétexte. Et si vous veniez à les rater, ils n’hésiteront pas à vous débusquer et à vous « balancer 56 grenades dessus ».

Pour découvrir Carivari :

Have you been looking for a big and beautiful sonic blast since a long time?
Well, stop your quest, the Carivari machine is all found. Halfway between Ministry and Full Of Hell, the French formation is made of a rare pugnacity. The album visits extremes in all its lateralities, and leaves us on the ground, pale, emptied by such a discharge.

This Industrial Grindcore wave is incredibly violent, don’t miss it. And if you did miss them, they won’t hesitate to hunt you down and « throw 56 grenades at you. »

To discover Carivari:

18. Bourbier – « Bourbier »
Post-Sludge And Muddy Hardcore

Supergroupe français formé de membres de Carivari et Wormsand, Bourbier s’impose comme l’album Sludge de l’année. Bourbier ne recule devant aucun mur et fonce, démantèle les barricades pour nous infliger une rouste dont on se souviendra longtemps.
Un premier EP aux allures de char d’assaut, qui bave, tranche, et ne cesse de frapper ne laissant pas instant pour se relever de cette fange mortifère, acide des corps. Le trio fascine tant sur scène que sur leur EP.
Sortez vos calepins, inscrivez leur nom en lettres de boue et de sang, et ne loupez absolument pas cette sortie ou le champ de mines qu’ils viendront dresser dans vos villes et vos vies.

Pour découvrir Bourbier :

https://bourbier.bandcamp.com/releases

French superband made up of members of Carivari and Wormsand, Bourbier established itself as the Sludge album of the year. Bourbier does not retreat in front of any wall and rushes forward, dismantles the barricades to inflict a loud punch on us that will be remembered for a long time.
A first tank-like EP, which drools, slices, and never stops hitting, leaving no moment to rise from this mass grave, acidic mire of bodies. The trio fascinates both on stage and on their EP.
Take out your notebooks, write their names in letters of mud and blood, and absolutely don’t miss this release or the minefield they will come to erect in your cities and your lives.

To Discover Bourbier:

17. Tassi – « Northland I&II »
Blackgaze And Ambient Horizons
Anesthetize Records / Time Tombs / Source Atone Records / Lifeless Memories

Avec « Northland I & Northland II », édités chez Anesthetize pour l’Europe, Tassi propose un voyage à la fois onirique et ésotérique, à l’entre-monde, bercé par une poésie d’une grande délicatesse, ayant réussi à naître au travers de cet rencontre des univers, horizons entre Post-Black Metal, Shoegaze, Ambient et culture Bouddhiste.

Une oeuvre qui ne ressemble à aucune autre, une expédition sonore qui rappelle par sa modalité de lecture spiralaire Séjour Sur Les Monts Fuchun peint, entre 1348 et 1850 par Huang Gongwang, sur un rouleau de 7 mètres, laissant l’amateur se perdre dans un paysage qui semble infini. Un infini que Tassi nous propose de traverser pour atteindre un monde apaisé, sage entre Homme et Dieu.

Pour découvrir Tassi :

With « Northland I & Northland II », released by Anesthetize for Europe, Tassi offers a journey that is both dreamlike and esoteric, between the worlds, rocked by a poetry of great delicacy, having succeeded in being born through this meeting of universes, horizons between Post-Black Metal, Shoegaze, Ambient and Buddhist culture.

A work that is unlike any other, a sound expedition that recalls by its spiral reading mode The Fuchun Mountains painted, between 1348 and 1850 by Huang Gongwang, on a 7-meter roll, leaving the amateur to get lost in a landscape that seems endless. An infinite that Tassi invites us to cross to reach a peaceful world, wise between Man and God.

To discover Tassi:

16. Void Commander – « River Lord« 
Stoner Doom Infused with 70s
Majestic Mountain Records / Ozium Records

Void Commander est arrivé sur la platine de Wombat Cult de manière assez inattendue. Un beau matin de février, aucune sortie ne caressait le tympan de votre rédacteur au visage de rongeur, les recherches étaient vaines, jusqu’à ce que Marco, le boss de Majestic Mountain Records ne vienne me parler de sa future sortie : Lord River de Void Commander.

Sans trop y croire, mais faisant confiance à Marco, la commande est passée. Quelques semaines plus tard, le disque est sur mon palier, je le dépose sur ma Thorens. La courroie s’échauffe, les premières notes résonnent et délivrent une rencontre assez intéressante entre Black Sabbath et Goatsnake.

Les morceaux se suivent, sans se ressembler et très rapidement Void Commander m’embarque dans leur forêt aux reliefs Stoner / Doom et accents 70s.
Sans jamais devenir une grossière copie, sans jamais souligner ses parentés, l’album de Void Commander se pose telle une synthèse experte et exquise que l’on n’attendait plus, où certains paysages sonores qui semblaient pillés depuis de nombreuses années, se trouvent aujourd’hui et plus que jamais verdoyants et inspirants. Un incontournable.

Pour découvrir Void Commander :

Void Commander arrived on the Wombat Cult HQ in an unexpectedly way. One February morning, no release caressed the eardrum of your Wombat digger writer. The research was vain, until Marco, the boss of Majestic Mountain Records came to speak about the future release of his label: « Lord River » by Void Commander.

Without really believing it, but trusting Marco, the order is placed. A few weeks later, the vinyl is at home, I put it on my Thorens. The belt heats up, the first notes ring out and deliver a rather interesting encounter between Black Sabbath and Goatsnake.

The songs follow easily, one by one , without resembling each other and very quickly Void Commander takes me into their forest with Stoner / Doom reliefs and 70s accents.
Without ever becoming a crude copy, without ever underlining its kinship, the Void Commander album is here as an expert and exquisite synthesis that we no longer expected, where certain soundscapes that seemed plundered for many years, are found, and today, more than ever these territories are inspiring. A must.

To Discover Void Commander:

15. Deafheaven – Infinite Granite
Sargent House
Limitless Shoegaze

Depuis Sunbather, chaque sortie de Deafheaven était une petite déception, ils ne nous ont pas surpris et le concept était de moins en moins ambitieux, le gigantesque espoir après Sunbather n’est jamais devenu une réalité. Mais avec Infinite Granite, le groupe américain redonne des sensations fortes, sensibles et subtiles.
On ne pouvait pas imaginer ça, l’album ouvre une autre dimension ici le Black Metal est un fantôme et le Shoegaze une base solide. Ce nouvel album est une explosion d’émotions, un rendez-vous avec l’inconnu.
Merci Deafheaven, merci pour cet espace de créativité.

Pour découvrir Deafheaven :

Since Sunbather, each Deafheaven release was a little deception, they didn’t surprise us and the concept was less and less ambitious, the gigantic hope after Sunbather never became a reality.
But with Infinite Granite, the US band give thrills again. We couldn’t imagine that, the album opens another dimension here Black Metal is a ghost and Shoegaze a solid foundation. This new album is an explosion of emotions, a date with the unknown. Thanks Deafheaven, thanks for this space of creativity.

To discover Deafheaven:

14. Sorcerer – « JOY »
Fascinating And Hypnotizing Loud Hardcore
Delivrance Records

Soyons clairs, cela faisait belles lurettes qu’un album de Hardcore ne nous avait pas mis au tapis avec une telle force d’exécution et une tel savoir-faire en matière d’écriture.
Nous ressortons de cette avalanche de distorsions, sonnés, à genoux et nous ne voulons qu’une chose reprendre un crochet sonique pour décrocher les dernières dents récalcitrantes. Les mid-tempos arrivent toujours au moment rêvé, pour prendre le dernier souffle avant que notre trachée ne finisse totalement écrasée. Quelle rouste !

Pour découvrir Sorcerer :

Let’s be clear, it’s been ages since a Hardcore album knocked us down with such execution and writing skills.
We come out of this avalanche of distortion, stunned, on our knees and just want one thing to take back a sonic hook to unhook the last stubborn teeth. Mid-tempos always arrive at the perfect time, to take the last breath before our windpipe ends up totally crushed. What a blast!

To discover Sorcerer:

13. Juliette Armanet – « Brûler Le Feu »
French Dancing Flame Of Life And Endless Love

Il y a de cela trois ans, j’étais au travail, face au photocopieur, Bolzer dans une oreille et mes collègues dans l’autre. La radio en fond comblait le spectre sonore de la pièce, puis une voix, cristalline, aux mots si bien choisis, pensés, vint couper mes réflexions. Juliette Armanet venait de prendre possession de mon coeur, de mes joies et de mes larmes. Trois années passèrent sans aucun bruit autour de l’artiste, laissant derrière elle un unique album « Petite Amie ».

Aujourd’hui, tout droit revenue des flammes Juliette Armanet nous offre « Brûler Le Feu » un poème envoûtant sur l’amour, le deuil des coeurs, et le printemps des âmes.
La chanson française tient enfn une nouvelle grande parolière, une compositrice de génie et une voix qui ensorcelle pour porter nos peines et nos rires, nos soupirs et nos cris. Merci.

Pour découvrir Juliette Armanet :

Three years ago, I was at work, facing the copier, Bolzer in one ear and my colleagues in the other. The radio in the background filled the sound spectrum of the room, then a voice, crystalline, with words so well chosen, thought, came to cut my sleepy mood. Juliette Armanet had just taken possession of my heart, my joys and my tears. Three years passed quietly around the artist, leaving behind a single album « Petite Amie ».

Today, right back from the flames, Juliette Armanet offers us « Brûler Le Feu » a bewitching poem about love, the mourning of hearts, and the spring of souls. The French music finally has a new great lyricist, a genius composer and a voice that bewitches to carry our sorrows and our laughter, our sighs and our cries. Thank you.

To discover Juliette Armanet:

12. Bradung – « Bami Viagra »
Indonesian Free Black Jazz And World Music Inferno
New Era Productions

Tout juste sorti pour la naissance du divin enfant et venant clôturer cette année chargée en sorties, Brandung est la plus grosse surprise de cette fin 2021.
Vous cherchiez un moyen pour amplifier vos voyages extrasensoriels ? Vous rêviez d’une rencontre entre Urfaust, de la World Music et des rythmiques entêtantes, enivrantes ? Vous en avez marre de toujours écouter les mêmes groupes qui jouent la même soupe ? Senjutsu était la sortie aux couleurs asiatiques la plus écoeurante de l’année ? Vous désirez vraiment ressentir la moiteur des productions d’Asie, et vous n’aviez que IBliss comme refuge, pour vos projections acides ?

Brandung est pour vous !

Pour découvrir Brandung :

Just released for the birth of the divine child and coming to end this busy year with releases, Brandung is the biggest surprise of the end of 2021.
Were you looking for a way to amplify your extrasensory journeys? Did you dream of a meeting between Urfaust, World Music and heady, intoxicating rhythms? Are you tired of always listening to the same bands playing the same soup? Was Senjutsu the most sickening Asian color release of the year? You really want to feel the wetness of Asian productions, and you only had IBliss as a refuge, for your acid projections?

Brandung is for you!

To discover Brandung:

11. Kavrila – « Mor »
Crusted Doom Punk Metal
Narshardaa Records

Kavrila, après un bon album et trois EPs tous plus étonnants les uns que les autres, révèle avec Mor, enfin, tout l’étendu de son talent.
Nous sommes ici face à un album parfaitement pensé, écrit, et interprété, laissant les émotions transparaître.
Jamais Kavrila n’a été allé chercher aussi loin dans ses tripes, et c’est un véritable bonheur de découvrir ce monde qu’ils ont construit note après note, EP après EP. Voici l’album de la consécration, et pour ne pas vous gâcher le plaisir de cette création extraordinaire – et l’on entend par extraordinaire « EXTRA » – « ORDINAIRE »- nous ne vous en dirons pas plus.

Pour découvrir Kavrila :

Kavrila, after a good album and three EPs each more astonishing than the last, reveals with Mor, finally, all the extent of his talent.
We are here in front of an album perfectly thought out, written, and interpreted, letting the emotions show through. Kavrila has never looked so far into his guts, and it is a real pleasure to discover this world that they have built note after note, EP after EP.
Mor is the album of the consecration, and so as not to spoil the pleasure of this extraordinary creation – and we mean by extraordinary « EXTRA » – « ORDINARY » – we will not tell you more.

To discover Kavrila:

10. The Sun’s Journey Through The Night – « Demo II »
Icy Ambient & Raw Black Metal

Depuis désormais quelques mois, The Sun’s Journey Through The Night, projet solo, hante tous les esprits des passionnés de Black Metal. L’entité réussit à unir avec une grâce déconcertante un Black Metal très cru et saturé, à des paysages ambient glaciaux.
Une rencontre des genres qui n’est pas inédit, mais que No One maîtrise avec virtuosité.

Demo II est la promesse d’un ailleurs qui fascine, que l’on apprend à connaître et se révèle à chaque écoute un peu plus envoûtant. Il n’y a pas une sortie de TSJTTN qui ne déçoit, mais Demo II fait bien plus, elle nous transcende et nous plonge dans des images oubliées, aux confins de nos âmes.

Pour découvrir The Sun’s Journey Through The Night:

For a few months now, The Sun’s Journey Through The Night, a solo project, has haunted the minds of Black Metal enthusiasts. The entity manages to unite with disconcerting grace a very raw and saturated Black Metal, with icy ambient horizons. A meeting of genres that is not unprecedented, but that No One masters with virtuosity.

Demo II is the promise of an elsewhere that fascinates, that you get to know and is revealed with each listening a little more bewitching. There isn’t one release from TSJTTN that doesn’t disappoint, but Demo II does so much more, it transcends us and plunges us into forgotten images, within the confines of our souls.

To Discover The Sun’s Journey Through The Night:

9. Koldovstvo –  Ни царя, ни бога
Atmospheric Raw And Folk Black Metal
Babylon Doom Cult Records / Extraconscious Record / Fólkvangr Records

Koldovstvo a tout d’un mirage au cœur de cette année sans concerts, sans rencontres avec le public, où toute la survie et la naissance des groupes se sont jouées autour de la promotion sur les réseaux sociaux.
En s’alliant Extraconscious Record, Folkvangr Records et Babylon Doom Cult, ont su révéler Koldovstvo, sombre lumière dont nous ne connaissons que très peu de choses à l’exception de leur artwork et de l’usage de l’alphabet cyrillique.
Le mystère est total, tapissant nos esprits, concevant un long couloir plongé dans l’obscurité au bout duquel une lueur celle des incantations et des rites d’autrefois laissent échapper un souffle mystique, à la fois accueillant et traumatisant.
Les sonorités saturées et bouchées, mêlées à cette atmosphère folk, à la fureur d’un Black Metal cru, font de ce premier album de Koldovstvo un véritable miracle, nous attirant telle une datcha gourmande, nous transformant en Hansel ou bien Gretel, pour nous emprisonner à jamais. Incontournable.

Pour découvrir Koldovstvo :

Koldovstvo has all of a mirage at the heart of this year without concerts, without meetings with the public, where all the survival and birth of band have been played around promotion on social networks.
By joining forces with Extraconscious Record, Folkvangr Records and Babylon Doom Cult, they were able to reveal Koldovstvo, a dark light about which we know very little informations except their artwork and the use of the Cyrillic alphabet.
The mystery is total, lining our minds, designing a long corridor plunged into darkness at the end of which a glow that of the incantations and rites of old times let escape a mystical breath, both welcoming and traumatic.
The saturated and clogged sounds, mixed with this folk atmosphere, with the fury of a raw Black Metal, make this first Koldovstvo album a real miracle, attracting us like a greedy dacha, transforming us into Hansel or Gretel, and imprisoning us forever. Unavoidable.

To discover Koldovstvo:


8. Hippotraktor – Meridian
Pelagic Records
Progressive Metalcore

Chez Wombat Cult, nous n’avons pas l’oreille taillée pour la scène Metalcore. L’appétit n’y est pas et l’engouement se fait quelque peu limité.Cette année, Wombat Cult s’est lancé dans l’aventure de la souscription Pelagic Records. Une voie qui a définitivement poussé les frontières des nos explorations soniques et Hippotraktor s’impose comme un incontournable, un diamant brut que nous ne pouvions imaginer. Il est d’ailleurs difficile d’utiliser les bons mots pour cette expérience qui a su nous porter sur de nouvelles terres.

La première écoute, bien que difficile, le temps de s’acclimater au chant, nous enserre, nous emprisonne avec un petit goût de « Reviens-y » qui à force de jours et de nuits se transformera en obsession, révélant les mille facettes d’un album qui résonnera à travers les années de par ses rythmiques hypnotiques et de ses arrangements qui estomaquent. Vous y reviendrez, assurément.

Pour découvrir Hippotraktor :

At Wombat Cult, there’s not a big addiction to the Metalcore scene. The appetite is not there and the excitement is very limited. This year, Wombat Cult embarked on the adventure of subscribing to Pelagic Records. A path that has definitely pushed the boundaries of our sonic explorations and Hippotraktor establishes itself as a must-have, a rough diamond that we could not imagine.


It is difficult to use the right words for this experience, which has taken us to new lands. The first listening, although difficult, the time to acclimatize to the vocals, encloses us, imprisons us with a little taste of « Come back honey » which through days and nights will turn into obsession, revealing the thousand facets of an album that will resonate through the years with its hypnotic rhythms and its stunning arrangements. You will come back to that, for sure.

To discover Hippotraktor:

7. Jointhugger – « Reaper Season » & « Surrounded By Vultures »
Raw Psychedelic Smooth & Groove Doom Metal
Majestic Mountain Records

Cette année Jointhugger aura été actif sur tous les plans, à la fois productifs en studio, avec deux sorties, mais également sur scène, au Hostsabbat.
Avec un EP sorti en début d’année et un album récemment paru, le trio osloïte a su se démarquer de la scène Doom Metal et intégrer une vision assez singulière, toute en nuances, laissant transparaître la maîtrise et le savoir-faire de ses membres.

Il est difficile aujourd’hui de séparer les deux sorties du groupe tant elles semblent complémentaires. Reaper Season, avec son unique morceau de 18 minutes, aux sonorités Raw, Psychédélique, Underground et au refrain pourtant fédérateur, vient installer et fixer l’identité de la formation, affirmant ce que « I Am No One », avait pu nous faire percevoir. L’EP dépasse tout conformisme cherchant le plaisir de l’improvisation, permettant aux notes de respirer, de danser dans cet amas sonique sidérant où la seule règle est la créativité.

Jointhugger s’affranchit des lois du genre et conçoit une nouvelle direction : Raw Psychedelic Smooth and Groove Doom Metal.Une vision qui touche aux cieux avec « Surrounded By Vultures », qui tout en clair-obscur nous prend par la main et nous guide dans ce dédale aux lois nouvelles, où seul le groupe sait éclairer le chemin. Un grand nom est en train de naître. Fascinant, Étourdissant.

Pour découvrir Jointhugger :

This year Jointhugger will have been active on all fronts, both productive in the studio, with two releases, but also on stage, at the Hostsabbat.
With an EP released at the beginning of the year and a recent album released in October, the Oslo trio has stood out from the Doom Metal scene and integrated a rather singular vision, all in nuances, revealing the mastery and musical knowledge of its members.

It is difficult today to separate the two releases of the group as they seem to be complementary. Reaper Season, with his unique 18-minutes track, which reveals Raw, Psychedelic, Underground sonorities and a federating chorus, comes to install and fix the identity of the band, affirming the blood of « I Am No One ». The EP goes beyond any conformism seeking the pleasure of improvisation, allowing the notes to breathe and dancing in this astonishing sonic mass where creativity is the only rule.

Jointhugger broke the laws of the genre and built a new direction: Raw Psychedelic Smooth and Groove Doom Metal. A vision that touches the heavens, or maybe cross the Styx, with « Surrounded By Vultures », which all in chiaroscuro takes us by the hand and guides us in this maze of new perceptions, where only the band can light the path. A monumental name is being born: Jointhugger.
Fascinating, Stunning.

To discover Jointhugger:

6. Wormsand – Shapeless Mass
Massive Doom Metal Diggers
Saka Cost / Stellar Industries

Depuis déjà trois ans, Wormsand parcourt les routes pour infliger une dose de leur Sludge/Doom puissant, radical, accompagné d’un EP, qui permettait de saisir la proposition, la force mais également les formes nouvelles travaillées avec acharnement pour offrir de nouveaux codes, de nouvelles lectures d’un genre qui semble parfois se mordre la queue.

Avec Shapeless Mass, leur premier album, le trio du Sud-Est de la France revient justement d’une longue et fascinante année d’expérimentations à la fois sonores et visuelles et parvient à tirer jusqu’à nous les formes disparates, horizons lointains, jusqu’à nos oreilles pour révéler Wormsand à travers un travail d’orfèvrerie rare, faisant briller des facettes insoupçonnées, insoupçonnables, mais pourtant désormais essentielles.

Pour découvrir Wormsand :

For three years now, Wormsand has been traveling the roads to inflict a dose of their powerful, radical Sludge / Doom, accompanied by an EP, which made it possible to grasp the proposal, the strength but also the new forms worked hard to offer new codes and readings of a genre that sometimes seems to bite its tail.

With Shapeless Mass, their first album, the trio from the South-East of France has just come back from a long and fascinating year of experimentations and manages to draw disparate forms, distant horizons, to our ears and reveal Wormsand through a rare goldsmith work, shining unsuspected facets, unsuspectable, yet now essential.

To Discover Wormsand:

https://wormsand.bandcamp.com/

5. Revenant Marquis – Below The Landsker Line
Death Prayer Records
Nauseous, Claustrophobic And Suffocating Raw Black Metal

En trois courtes mais productives années, Revenant Marquis a su tracer une piste vierge assez étonnante sur la scène Black Metal.
Ce mystérieux One-Man Ban originaire du Royaume-Uni a bâti sa chapelle sur une interprétation jusqu’au-boutiste et nauséeuse de la frange Raw Black Metal. Une vision qui dans son approche lofi et minimaliste vient nous plonger dans une détresse assez inédite, venant immoler la moindre cellule encore saine de nos êtres.
« Below The Landsker Line » est certainement le pourisoire le plus raffiné que Revenant Marquis a pu proposer jusqu’ici, portat notre psyché vers des contrées torturées, sordides, nauséabondes, s’affranchissant de toute ingéniosité technique, servant les lambeaux du réel, comme un ta de sonorités pourrissantes, souillées, sur nos dépouilles décharnées de tout espoir.

Pour découvrir Revenant Marquis :

In three short but productive years, Revenant Marquis has carved out a nauseous and virgin way on the Black Metal scene.
This mysterious One-Man Project from the United Kingdom has built his chapel on a die-hard and nauseating interpretation of the Raw Black Metal fringe. A vision which in its lofi and minimalist approach plunges us into a unprecedented distress, immolating the smallest still healthy cell of our beings.
« Below The Landsker Line » is certainly the most refined trip that Revenant Marquis has been able to offer so far, porting our psyche to tortured, sordid, nauseating lands, freeing itself from all technical ingenuity, serving the scraps of reality, like a mass of rotting, soiled sounds on our fleshless spoils of all hope.

To discover Revenant Marquis:

4. Sparks – « Annette »
Soundtrack

Sparks a travaillé depuis de nombreuses années autour de la nouvelle cathédrale de Leos Carax : Annette.
Une comédie musicale présentée à Cannes, ayant remporté le prix de mise en scène. Après une collaboration avec Jacques Tati abandonnée et une autre aventure avec Tim Burton avortée, le duo de Pop Avant-Gardiste tient enfin son ticket pour le septième art et nous ensorcelle.

Porté par les voix fascinantes de Adam Driver et Marion Cotillard, la composition des Sparks n’avait plus autant resplendi depuis plus de deux décennies. Les airs et mélodies deviennent des clés pour ouvrir nos âmes, et accèder aux cieux tout comme aux abysses. Une fable sur l’humain qui dépasse de loin toutes nos attentes.

Pour découvrir Sparks :

Sparks has worked for many years around Leos Carax’s new cathedral: Annette.
A musical presented in Cannes, having won the director’s prize. After an abandoned collaboration with Jacques Tati and another abortive adventure with Tim Burton, the Avant-Gardiste Pop duo finally holds its ticket to the seventh art and bewitches us.

Carried by the fascinating voices of Adam Driver and Marion Cotillard, the composition of the Sparks had not shone so much for more than two decades. Vocals and melodies become keys to open our souls, and access the heavens as well as the abyss. A fable about the human that exceeds all our expectations.

To discover Sparks:

3. Hoorsees – Hoorsees
Kanine Records / Howlin Banana Records
Lofi Garage Infused By 90s Shoegaze Kids

Le premier album de Hoorsees est un vrai petit miracle pour la scène Lofi Garage. Un album qui est traversé par une mélancolie douce amère, une nostalgie caressante et réconfortante, où les ailleurs dream pop teintés de Shoegaze nous révèlent une proposition enivrante.
Un voyage dont nous voudrions ne jamais revenir, pour profiter de ces rares moments d’apesanteur qui pansent nos douleurs de chaque jour.

Pour découvrir Hoorsees :

Hoorsees’ debut album is a real little miracle for the Lofi Garage scene. An album which is crossed by a bitter sweet melancholy, a caressing and comforting nostalgia, where the elsewhere tinted dream pops of Shoegaze reveal an intoxicating proposition. A trip from which we would never like to return, to take advantage of those rare moments of weightlessness which heal our daily pains.

To discover Hoorsees:

2. Oes Galliath – Sous L’Oeil Fermé Des Paradis
France D’Oïl Productions
French Antifascist Black Metal

Après de nombreuses années de silence, rattrapés par un symbolisme provocateur les ayant englouti, la formation française de Black Metal Oes Galliath est de retour pour mettre les pendules à l’heure, célébrant l’étendard antifasciste et dissipant le moindre malentendu.

Les premières fréquences sonnent, « Que Brule Thulé » tombe sur nous, l’impact est étourdissant entre guitares acoustiques, mélodies tranchantes et vocalises meurtrières. L’album se dessine très vite comme un enchaînement de futurs classiques, les sonorités nous hantent, les paroles nous portent, Sous L’Oeil Fermé Des Paradis est fascinant libérant une obscure lumière, aux allures de dernière incantation face au chaos.

Si il n’y avait qu’un seul album de Black Metal cette année, ce cri de colère face à l’ombre de la bête, combat désespéré dans les ténèbres, est celui que nous nous devons de retenir, relique obsédante et libératrice.

Pour découvrir Oes Galliath :

After many years of silence, hurt by a provocative symbolism having engulfed them, the French Black Metal formation Oes Galliath is back to bury the old ages, celebrating the anti-fascist banner and dispelling any misunderstanding.

First song, first uppercut, « Que Brûle Thule » fall on us, the impact is dizzying between acoustic guitars, sharp melodies and murderous vocalizations. The album takes shape very quickly like a series of future classics, the soundscape haunt us, the lyrics carry us, Sous L’Oeil Fermé Des Paradis is fascinating, opening a dark light, looking like the last incantation in the face of chaos.

If there was only one Black Metal album this year, this cry of anger under the shadow of the beast, desperate fight in the darkness, is the one we need to remember, haunting and liberating relic.

To discover Oes Galliath:

1 . Sleep Moscow – Of The Sun
Majestic Mountain Records
Alternative And Melancholic Stoner Rock

Quelques années après le très mystérieux et fascinant A Wounded Moon, Sleep Moscow lève le voile sur l’obscurité dans laquelle le one-man band c’était dissimulé. L’invitation au voyage est totale dépassant nos moindres attentes. Un album alternatif qui nous mène dans un univers mélancolique et doucereux, un espace qui nous rappelle autant Greenleaf que des horizons expérimentaux portant nos âmes à se soigner des blessures et affres du temps.

Un album thérapie qui nous conduit dans une dimension intime où le raffinement est le mot d’ordre. Chaque fréquence respire, chaque voix résonne dans l’éternel et nos émotions ne cessent de monter dans cette danse que nous n’attendions pas et qui pourtant aujourd’hui semble essentielle.
Lorsque Of The Sun laisse vibrer sa dernière note, une larme coule le long de notre joue, celle de l’espoir retrouvée.

Pour découvrir Sleep Moscow :

A few years after the very mysterious and fascinating « A Wounded Moon », Sleep Moscow lifts the veil on the darkness in which the one-man project was hidden. The invitation to travel is total exceeding our every expectation.
An alternative album that takes us into a melancholy and sweet universe, a space that reminds us as much of Greenleaf as of experimental horizons leading our souls to heal wounds and the injuries of time.

A therapeutic album that takes us to an intimate dimension where refinement is the watchword. Each frequency breathes, each voice echoes in the eternal. Our emotions are rising in this dance that we didn’t expect and which yet seems essential today. When « Of The Sun » lets its last note vibrate, a tear runs down our cheek, that of newfound hope.

To discover Sleep Moscow:

Wombat Interview #3 – Devil’s Witches

Lors d’une douce journée à regarder des films de Russ Meyer, Mario Bava et Lucio Fulci, Wombat Cult a pris son courage à deux mains en contactant l’incontournable groupe Devil’s Witches spécialisé dans le mélange entre cinéma, érotisme et musique amplifiée. Une rencontre unique qui dépasse de loin la sphère Stoner/Doom. A tous les cinéphiles et audiophiles, tenez-vous prêts !


During a sweet day watching films directed by Russ Meyer, Mario Bava and Lucio Fulci, Wombat Cult took his courage in both hands by contacting the inescapable Devil’s Witches specializing in the mixture of cinema, eroticism and amplified music. A unique meeting that goes far beyond the Stoner / Doom sphere. Be ready for all cinephiles and audiophiles!

The English version is just after the French one. Good Read, Prepare your napalm fuzz, Clean your glasses, Go for a journey in the mind of Devil’s Witches.


VERSION FRANCAISE

Wombat Cult : Après un vietnam sous une pluie de napalm à la fois érotique et insidieuse, puis une relecture de l’univers des pistoleros entre Russ Meyer et Sergio Leone, Devil’s Witches est de retour avec un nouvel EP intitulé « Guns, Drugs and Filthy Pictures ».
Le visuel de la chanson « Cross My Path, I’ll Cross Your Face » fait référence au travail d’Abel Ferrara au cœur des bas fonds sauvages des grandes villes américaines marquant une transition entre les années 70 et 80. Est-ce la direction dans laquelle vous comptez diriger votre machine à érotiser le temps?

Devil’s Witches : Je n’ai jamais voulu être le Marty Mcfly des riffs. Les films sont intemporels pour moi, malgré différentes époques ayant des tendances et des genres qui entrent et sortent en fonction de la mode. Il se trouveque toute mon inspirtation ne vient pas seulement des années 1960. Au début avec Devil’s Witches, j’ai utilisé le slogan «1960s Worship» parce que c’est littéralement tout ce à quoi je me connectais émotionnellement à l’époque.
Mais la créativité n’est pas statique et je ne veux pas m’enfermer dans mes formulations. Voyager dans le cinéma des années 70 ou 80 n’était pas une décision intentionnelle. Il se trouve que c’est l’époque qui contenait les films parlant de mes émotions. En fait, l’une des mes plus grandes influences sur le morceau «  Cross my path, I’ll cross your Face  » a été le film ‘Impitoyable’ sorti en 1992.

Wombat Cult : Depuis Velvet Magic, ton premier album, nous avons découvert de nombreuses facettes de Devil’s Witches avec un EP acoustique et des passages de growls encore plus surprenants sur Love Is Doom.
Quelles sont les prochaines cartes que tu prévoies de nous révéler, sur ton futur EP chez Majestic Mountain Records , pour ce beau projet musical qui ne cesse de surprendre?

Devil’s Witches : Guns, Drugs & Filthy Pictures contient certainement des surprises. Cependant, je n’ai pas l’intention de faire partie des gens qui surprennent. Je ne fais que suivre ma créativité et mon inspiration.
Les gens pensent souvent que les artistes qui font cela essaient de surprendre de façon délibérée. En fait, c’est plus un processus conscient et délibéré lorsque l’on essaye de créer des pistes qui sont toutes similaires. Il y a de grands groupes qui écrivent la même chanson de mille façons différentes et ils sont incroyables à tous les coups. Ils remplissent des discographies entières et cela devient leur façon de travailler. S’ils font quelque chose de différent, l’enfer les attend.
En tant que fan, je ne voudrais pas que Municipal Waste publie un EP de piano ou de chansons d’amour. Cependant, cela pourrait être assez drôle.
Je préfère ne pas mettre de limites à Devil’s Witches.

Wombat Cult : Tu parlais dans une précédente interview avec Doom Metal.com, de ta façon très cinématographique de travailler ton approche musicale.
Pendant le processus créatif, les riffs apparaissent-ils de manière synchrone avec le visionnage de films d’exploitation?

Devil’s Witches : Absolument. J’ai des idées musicales qui apparaissent fréquemment en regardant un film. La plupart du temps, je ne peux m’en empêcher, et au moment où je peux accéder à un instrument ou enregistrer rapidement sur mon téléphone, c’est parti. Je suis connu pour arrêter des films à mi-chemin pour aller enregistrer quand l’inspiration est trop forte. Idéal pour le Coven mais terrible pour mes copains de cinéma.

Wombat Cult : Tes morceaux Supervixen et Requiem Pour Un Vampire, inspirés par les films de Russ Meyer et Jean Rollin sont de purs plaisirs pour les cinéphiles et les audiophiles.
Aujourd’hui, quand je regarde ces films, je ne peux pas arrêter de chanter tes chansons.
Ce serait fantastique d’entendre des chansons intitulées « Faster Pussycat Kill Kill », »Les Chasses Du Comte Zaroff « ou » The Body And The Whip  » un jour. Le simple fait d’imaginer ses réinventions musicales me fascine.
Envisages-tu de consacrer d’autres morceaux à certains films importants pour toi ?

Devil’s Witches : Je pense que ce que je fais concernera toujours le cinéma. Les films qui sont importants pour moi sont présents dans presque tout ce que je fais. Bien que parfois, pas souvent, les films ne soient même pas importants aussi importants que les sentiments qu’ils créent, comment ils suscitent ma propre créativité.
Le cinéma est la forme d’art COMPLETE. Il contient des textes écrits, des arts visuels, des arts de la scène, des chorégraphies, de la musique…
Chaque forme d’art que l’humanité a créée est exposée de façon simultanée au cinéma. Comme je l’ai dit dans les interviews précédentes, si je pouvais, je ferais juste des films mais ils coûtent beaucoup plus cher que la musique.

Faster, Pussycat! Kill! Kill! réalisé par Russ Meyer

Wombat Cult : Depuis le split avec Saint Karloff, « Coven Of The Ultra-Riff », vous travaillez avec Andy de The King’s Pistol pour les lignes de basse.
Comment s’est organisée cette collaboration?

Devil’s Witches : Andy était un fan très actif de Devil’s Witches. Il a posté une vidéo folle où il a utilisé des jouets et des figurines pour réaliser un court métrage accompagnant l’arrivée de sa copie vinyle de Porno Witches & Vietnam Veterans.
Cela a attiré mon attention. Nous avons commencé à parler et j’ai entendu The King’s Pistol. J’aimais qu’il vienne d’un autre endroit musicalement et qu’il fournisse des lignes de basse que je n’écrirais pas nécessairement moi-même ou qui étaient des modèles stoner / doom typiques. Chaque fois que j’écris un morceau, je le fais savoir à Andy, je lui envoie des clips et des vidéos bruts et il écrit lui-même la basse.
Parfois, la piste a pris une direction complètement différente lorsque j’ai fini de mon côté, mais il s’adapte simplement. C’est un processus facile et sans tracas. Toutes les personnes avec qui j’ai travaillé n’ont pas cette capacité de travail sans encombre. Gabriel le fait, Daniel le fait, Max le fait sur le plan artistique, mais j’ai eu d’autres personnes impliquées dans le processus d’un enregistrement DW terminé et je ne peux même pas me résoudre à leur parler de nouveau en raison des maux de tête qu’ils m’ont apportés.

Wombat Cult : La scène sud-américaine Doom est fortement influencée par le cinéma italien et plus particulièrement les gialli allant de Joe D’Amato à Dario Argento en passant par Umberto Lenzi ou Sergio Martino. Je pense notamment à Mephistofeles et Arteaga.
Pour ta part, tu as souvent abordé le cinéma à travers une vision érotique loin des horribles abus du cinéma italien, préférant généralement l’horreur gothique quand il s’agit d’apporter une vision horrifique.
Penses-tu un jour proposer un morceau dans l’univers des gialli?

Devil’s Witches : J’ai regardé beaucoup de Gialli et j’ai apprécié les œuvres d’Argento, Bava, Fulci. ‘Delirium‘ est génial, je l’aime surtout à cause de Serena Grandi. Elle est superbe dans Miranda de Tinto Brass et Lady of the Night! Honnêtement, je n’utilise pas trop le Giallo musicalement pour deux raisons.
Premièrement, il ne m’a jamais vraiment inspiré musicalement, et deuxièmement, il est surreprésenté visuellement.
Tout le monde puise dans le Giallo et mes intérêts sont bien plus importants que de se perdre dans un sujet sursaturé de toute façon.

Wombat Cult : Récemment, Amenra et Toundra ont parlé de travaux musicaux pour accompagner des films patrimoniaux tels que « Le miroir » de Tarkovski et « Le cabinet du docteur Caligari » de Robert Wiene.
Que penses-tu du procédé ? Serai-tu intéressé à composer sur les images d’un long métrage ?

Devil’s Witches : En fait, je créais beaucoup de musique pour le cinéma. J’avais un ami qui était à l’école de cinéma et j’ai marqué à peu près tout ce qu’il a fait et quelques trucs pour ses camarades de classe aussi. Ce fut un moment vraiment amusant et excitant pour moi. Je voulais vraiment marquer le cinéma à un moment de ma vie.
Un de mes réalisateurs écossais préférés est un gars appelé Peter Mullan. Il y a de nombreuses années, j’ai entendu parler d’un film qu’il réalisait intitulé «On a Clear Day». J’ai écrit de la musique inspirée de ce que j’avais lu à ce sujet.
Un jour, j’étais dans un train et à ma grande surprise, il était assis à côté de moi. J’étais bien trop timide pour évoquer la musique mais un de mes amis l’a fait. Il était très intéressé et m’a donné ses coordonnées et m’a demandé d’envoyer une démo. Malheureusement, j’étais jeune. Je ne lui ai jamais envoyé la démo car j’avais trop peur. Donc, pour quiconque se trouverait dans cette situation, ne faites pas ça, ne soyez pas timide.

Wombat Cult : Tu travailles maintenant avec Majestic Mountain Records, peux-tu nous parler de cette rencontre?

Devil’s Witches : Marco, qui dirige MMR, a été l’un des premiers fans de Devil’s Witches. Il a acheté dès le début et a aidé le Coven à grandir.
Après avoir parlé à Ole de Saint Karloff de mon idée pour un split appelé «  Coven of the Ultra-Riff », ce sont eux qui ont suggéré de sortir via le nouveau label de Marco.
Marco s’est révélé être l’un des labels les plus équitables en matière de paiement d’artistes. Beaucoup trop de labels subissent des réductions de bénéfices qui dépassent de loin les groupes, même après leurs coûts.
J’en ai énervé quelques-uns pour avoir parlé de cela et pour avoir exigé davantage pour les artistes, mais je ne ferai jamais de compromis là-dessus.

Wombat Cult : Nous avons parlé de musique et de cinéma, peux-tu nous parler de ta cinéphilie personnelle ?

Devil’s Witches : Mon intérêt pour le cinéma remonte plus loin que je ne puisse même avoir de souvenirs. Enfant, je vivais beaucoup avec ma grand-mère et de nombreuses nuits, elle regardait toutes sortes de films différents. J’ai des souvenirs de films que je n’ai pas encore retrouvés et parfois je pense en avoir rêvé. Images de vampires femelles nues avec de magnifiques buissons et de douces capes. Il y a une scène spécifique comme celle-là dans mon esprit que j’ai vue dans mon enfance et je ne l’ai jamais rencontrée de nouveau dans toutes mes recherches.
Un autre film que je pensais avoir imaginé jusqu’à ce que je le trouve à l’âge adulte était «House on Bare Mountain». Pendant des années, j’ai eu ces images de filles à la poitrine lourde avec Loup-Garou, Dracula et Frankenstein impliqués quelque part. C’était tellement fou dans mon esprit que j’ai décidé que je devais l’avoir rêvé. Le retrouver à l’âge adulte était une expérience surréaliste.
En vieillissant un peu, j’ai commencé à collectionner les sorties vidéo d’Arrow et à assister à leurs projections de films avec questions/réponses. Je suis finalement devenu ami avec l’historien du cinéma et journaliste Calum Waddell qui a organisé ces événements et écrit des notes pour des sorties et des magazines de films britanniques. Il m’a mis sur toutes sortes de films dont je n’aurais jamais entendu parler autrement.
Mon plus grand souvenir est de passer la soirée à boire avec le réalisateur de Nekromantik Jörg Buttgereit après la projection restaurée du film pour Arrow.
Mon intérêt pour Russ Meyer a également commencé avec Arrow. Avant cela, je n’avais jamais entendu parler de ces films. C’est devenu une énorme obsession pour moi et j’ai rassemblé beaucoup de choses liées à Russ. Je suis reconnaissant de connaître maintenant certaines des grandes dames qui ont joué dans ses films, Erica Gavin et Kitten Nativdad.
Erica est un amour absolu et nous avons eu de nombreuses discussions FB sur ses grands films et l’intérêt pour la vie et la santé des autres aujourd’hui. Kitten a également donné l’autorisation officielle d’utiliser son image, prise à l’origine par Russ, pour être utilisée dans la collection AUDIO-EROTIC.
Cela me souffle encore. Après cela, je me suis aventuré dans le monde de l’âge d’or du cinéma pour adultes. Mon intérêt pour ce genre dans son ensemble est inégalé par aucun autre. C’est au-delà du sexe pour moi. Toute la période, la culture, les interprètes, les lieux, 42e rue. C’est un vrai passe-temps de rechercher dans cette période historique du cinéma.
Je peux voir que j’ai continué un peu avec Devil’s Witches et que je n’ai toujours pas abordé Tinto Brass, sa manière dont il crée le type d’érotisme parfait qui peut plaire à une population plus large que d’ordinaire.
Mes voyages avec Alain Robbe Grillet, Radley Metzger, les femelles féroces amusantes des films d’Andy Sidaris et bien d’autres m’inspirent.
Honnêtement, je pourrais écrire longuement autour de ma relation au cinéma. Si quelqu’un est intéressé par cela, il ne faut pas hésiter à m’envoyer un message et nous continuerons cette conversation.

The House On Bare Mountain by Lee Frost and Wes Bishop

Wombat Cult : Pour prolonger cette expérience entre la musique et le cinéma, quel serait ta soirée cinéma idéale ?

Devil’s Witches : Apocalypse Now à Imax avec un orchestre live. Des vampires femelles aux seins lourds se promenant dans les allées tandis qu’une autre presse son doux buisson sur mon visage. Oh attends, c’est juste Velvet Magic n’est-ce pas ?

Apocalypse Now réalisé par Francis Ford Coppola

Pour soutenir Devil’s Witches :


ENGLISH VERSION

Wombat Cult: After a vietnam under a rain of napalm at the same time erotic and insidious, then a re-reading of the universe of pistoleros between Russ Meyer and Sergio Leone, Devil’s Witches is back with a new EP entitled « Guns, Drugs and Filthy Pictures ».
The visual of the song »Cross My Path, I’ll Cross Your Face » refers to the work of Abel Ferrara in the heart of the wild suburbs of big American cities marking a transition between the 70s and 80s. Is it the direction in which you intend to steer your erotic time machine?

Devil’s Witches: I never intended to be the Marty Mcfly of riffs. Movies are timeless to me, despite different eras having trends and genres that come in and out of fashion. It just so happens that not everything I respond to and inspires creativity in me comes from the 1960s.
Initially with Devil’s Witches I used the tag line ‘1960s Worship’ because that is literally everything I was emotionally connecting with at the time. But creativity isn’t static and I don’t want to be boxed into my own creations. Journeying into 70s or 80s cinema wasn’t an intentional decision. It just so happened that was the era which contained the movies that spoke to my emotions.
In fact one of my biggest influences on the track ‘Cross my path, I’ll cross your Face’ was the movie ‘Unforgiven’ and that was from 1992.

Wombat Cult: Since Velvet Magic, your first album, we have discovered many facets of Devil’s Witches with an acoustic EP and even more surprising growl passages on Love Is Doom, what are the next cards that you plan to reveal, in your future EP on Majestic Mountain Records, to this beautiful musical project that never ceases to surprise?

Devil’s Witches: Guns, Drugs & Filthy Pictures definitely contains some musical surprises for sure. However, it isn’t my intention to be surprising folks. I’m just following my creativity and inspiration.
People often think artists doing this are sitting trying to deliberately surprise. I actually find it’s more of a conscious and deliberate process to try and creates tracks that are all similar. There are great bands who write the same song thousand differents ways and they’re all killer. They fill entire discographies and it becomes how everyone responds to them. If they do anything different there’s hell to pay.
As a fan I wouldn’t want Municipal Waste to put out a piano EP of love songs, right. That could be pretty funny though.
However, I prefer not putting any limits on Devil’s Witches like that. It just doesn’t come naturally to me to not be trying many different musical things.

Wombat Cult: You spoke in a previous interview with Doom Metal.com, about your very cinematic way of working your musical approach. During the creative process, do the riffs appear synchronously with watching exploitation movies?

Devils’s Witches: Absolutely. I definitely have musical ideas appear frequently while watching film. Most of the time I can’t do anything about it and by the time I can get to an instrument or record quickly on my phone, it’s gone. I have been known to stop movies half way through to go and record when the inspiration is too strong. Great for the Coven but terrible for my film buddies.

Wombat Cult: Your Supervixen  and Requiem Pour Un Vampire tracks, inspired by Russ Meyer and Jean Rollin movies,  are pure pleasures for cinephiles and audiophiles.
Today when I watch these films I can’t stop singing your songs. It would be fantastic to hear songs titled « Faster Pussycat Kill Kill », « Les Chasses Du Comte Zaroff » or « The Body And The Whip » one day. The simple imagination of  hearing this musical reinventions fascinates me. Do you plan to dedicate other pieces to certain films that are important to you?

Devil’s Witches: I think everything I do will always be about cinema. The films which are important to me are continually woven into almost everything I do simply by default. Although sometimes, not often, the movies aren’t even important to me. It’s the feelings they create, how they spark my own creativity and compel me.
Cinema is the COMPLETE art form.
It contains written word, visual art, performance art, choreography, music… Every art form mankind has created is on show at once in cinema. As I said in previous interviews, if I could I’d just make movies but they cost a lot more than music.

Faster, Pussycat! Kill! Kill! by Russ Meyer

Wombat Cult: Since the split with Saint Karloff, « Coven Of The Ultra-Riff », you work with Andy from The King’s Pistol for the bass lines. How is this collaboration organized?

Devil’s Witches: Andy was a very active and vocal fan of Devil’s Witches. He posted a crazy video where he used toys and action figures to make a short film accompanying the arrival of his vinyl copy of Porno Witches & Vietnam Veterans. It got my attention.
After that we got talking and I heard The King’s Pistol. I liked that he came from a different place musically and would be contributing bass lines that I wouldn’t necessarily write myself or were typical stoner/doom tropes. Whenever I write a track I let Andy know and I’ll send him rough clips and videos and he writes the bass himself. Sometimes the track has went in completely different direction by the time I’ve finished on my side but he just adapts. It’s a very hassle free, easy process. Not everyone I’ve worked with has that. Gabriel does, Daniel does, Max does on the art side, but I’ve had others involved in the process of a finished DW record and I can’t even bring myself to talk them again due to the headaches they brought.

Wombat Cult: The South American Doom scene is strongly influenced by Italian cinema and more particularly the gialli ranging from Joe D’Amato to Dario Argento via Umberto Lenzi or Sergio Martino. I am thinking particularly about Mephistofeles and Arteaga. For your part, you have often approached cinema through an erotic vision far from the horrific abuse of Italian cinema, generally preferring the Gothic horror when it comes to bringing a horrifying vision. Do you think one day going into a composition around the world of gialli?

Devil’s Witches: I have watched many Gialli and enjoy the works of Argento, Bava, Fulci. ‘Delirium’ is great one I like mostly due to Serena Grandi. Check her out in Miranda by Tinto Brass and Lady of the Night too!
Honestly I don’t use Giallo too much musically for two reasons.
One, it has never really inspired me musically, and two, it is oversaturated in heavy music. Everyone is tapping into Giallo and my interests are much bigger than that to be lost in an oversaturated subject anyway.

Wombat Cult: Recently, Amenra and Toundra talked about song compositions to accompany heritage films such as « The Mirror » by Tarkovski and « The cabinet of the Doctor Caligari ». What do you think of the process? Would you be interested in composing on the images of a feature film?

Devil’s Witches: I actually used to create music for film a lot. I had a friend who was at film school and I scored pretty much everything he made and some stuff for his classmates too. It was a really fun and exciting time for me. I really did want to score for cinema at one point in my life.
One of my favourite Scottish directors is a guy called Peter Mullan. Many years ago I heard about a film he was making called ‘On a Clear Day‘. I wrote some music inspired by what I’d read about it. One day I was on a train and to my surprise he was there sitting next to me. I was far too shy to bring up the music but one of my friends did. He was very interested and gave me his contact details and asked me to send a demo. Sadly I was young and in my own head.
I never sent him the demo as I was too afraid. So to anyone out there, don’t do that.

Wombat Cult: You’re now working with Majestic Mountain Records, can you give us
a word about your meeting?

Devil’s Witches: Marco who runs MMR was one the first Devil’s Witches fans. He bought in from the beginning and helped the Coven grow. After I had spoke to Ole from Saint Karloff about my idea for a split called ‘Coven of the Ultra-Riff’ it was them who suggested releasing through Marco’s new label. Marco showed himself to be one of fairest labels out there when it comes to paying artists.
Far too many labels are taking profit cuts that far outweigh the bands even after their costs. I have pissed off a few for speaking out on this and for demanding more for artists but I won’t ever compromise on it.

Wombat Cult: We spoke around music and cinema, can you speak us about your
personal cinephilia?

Devil’s Witches: My interest in cinema extends further back than I even have memories. As a child I lived with my Grandmother a lot and many nights she would be watching all kinds of different films. I have memories of films I have yet to find again and sometimes I think I dreamt them. Images of naked female vampires with wonderful soft bushes and cloaks. There’s a specific scene like that in my mind I saw as a child and I have never encountered again it in all of my searches. Another movie I thought I had imagined until I found it as an adult was ‘House on Bare Mountain’. For years I had these images heavy breasted girls excercising topless and the Wolfman, Dracula and Frankenstein being involved somewhere. It was so crazy in my mind I decided I must’ve dreamt it. Finding it again as an adult was a surreal experience.
As I got a bit older I started collecting Arrow video releases and attending their film showings and Q & As. I eventually became friends with film historian and journalist Calum Waddell who organised these events and writes linear notes for releases and UK film magazines. He put me onto to all kinds of films I would never have heard of otherwise.
My greatest memory is spending the evening drinking with Nekromantik director Jörg Buttgereit after the restored screening of the film for Arrow. I sure picked his brain clean that night.
My interest in Russ Meyer began through Arrow too. Before that I had never heard of the films. That became a massive obsession for me and I have collected many Russ related things. I am thankful to now know some of the great ladies who starred in his movies, Erica Gavin and Kitten Nativdad. Erica is an absolute sweetheart and we have had many FB chats about these great movies and interest in each others life and health today. Kitten also gave official permission to use her image, originally taken by Russ, to be used on the AUDIO-EROTIC collection. That still blows my mind.
After that I ventured into the world of the Golden Age of Adult Cinema. My interest in that genre as a whole is unmatched by any other. It’s beyond the sex for me. The entire period, the culture, the performers, the locations, 42nd street. It’s a real of hobby of mine researching this historical period of cinema. I can see I’ve went on for a bit here and still not touched on Tinto Brass and how he makes the perfect kind of erotica that can appeal to a larger demographic than most.
My journeys into Alain Robbe Grillet, Radley Metzger, the fun fierce females of Andy Sidaris movies, and many others.
Honestly I could write at great length my relationship to film. If anyone is interested in that then feel free to message me and we’ll continue this conversation.

The House On Bare Mountain by Lee Frost and West Bishop

Wombat Cult: To extend this experience between music and cinema, what would be
the ideal movie night for you?

Devil’s Witches: Apocalypse Now in Imax with a live orchestra. Heavy breasted female Vampires just larking around in the aisles while another presses her soft full bush down onto my face. Oh wait that’s just Velvet Magic isn’t it?

Apocalypse Now by Francis Ford Coppola

To support Devil’s Witches:

Let Them Hang – « Ossuary »

Let Them Hang est une formation de Death Metal suédoise mêlant rythmiques D-Beat et Mid-tempos. Avec « Ossuary », le groupe propose son premier album, après deux démos ayant échappé aux griffes de Wombat Cult.

Pour ce passage dans la cour des grands avec ce premier LP, le groupe rejoint le label Majestic Mountain Records. Bien loin des sommets aériens d’un Saint Karloff, ou bien du voyage rétro-érotique de Devil’s Witches, Let Them Hang est cette carte insoupçonnée et sans concession, que dégaine le label spécialisé dans la célébration de l’ultra-riff à base de fuzz.
Oubliez donc la lente décomposition sonore de la scène Doom, couchez le soleil aride qui inonde la scène Stoner. Let Them Hang est ici pour jouer de la corde, faire le noeud, serrer la nuque, briser l’échine, retourner la terre, et nous ensevelir six pieds sous terre avec frénésie et assurance.

L’artwork de ce « Ossuary », réalisé par Arjen Kunnen, d’une ténébreuse sobriété, sonne le glas, reposant sur les bases et concepts définissant le groupe : Un fond noir, pour l’obscurité enivrante de l’album, des jambes suspendues au corps et visage non apparents, rappelant le caractère répétée de l’exécution et le caractère régulier et habituel de la mise à mort sonore par le groupe, et enfin ces pieds meurtris, affirmant toute la crasse et la violence dont la formation sait faire preuve. Le corps était la lumière qui donnait sa lueur aux abysses, la mort est passée, il ne reste plus que souffrance et désolation. Il ne reste plus qu’à laisser au temps de recouvrir ces derniers petits éclats, et ouvrir les portes du néant, un cauchemar d’une beauté macabre dont Let Them Hang se fera le guide.


Autour de l’image du pendu, on ne peut cesser de penser aux pochettes cultes de groupes tels que Nails et Forgotten Tomb. Cependant, Let Them Hang, officie loin de ses camarades de cordes qu’ils soient spécialisés dans le Grindcore pour Nails ou bien le Depressive And Suicidal Black Metal pour Forgotten Tomb.
Le groupe suédois n’a pas froid aux yeux et se jette dans la gueule du Death Metal abrupte, réputé dans son pays, à la quête d’une radicalité similaire à celle que cherchait un certain Entombed, il y a trente ans de cela.

Allumez vos enceintes, écoutez le doux ronronnement de la Boss HM2. Dès les premières rotations du vinyle, la saveur est donnée. Let Them Hang joue avec fureur, ne prenant pas de détour. Ils ne sont pas là pour discuter, philosopher ou faire des prisonniers mais bien plutôt pour affirmer leur redoutable position sur la scène suédoise.

Le morceau d’ouverture, « Empire Of Molten Bones, nous rappelle les frissons que l’on avait pu ressentir lors des premières écoutes de « Hand Left Path » d’Entombed.
Néanmoins, il serait triste de découvrir ce « Ossuary » à travers une nostalgie latente, tant la formation ne cesse de démontrer son identité propre, mêlant les sonorités Death Metal à ses rythmiques D-Beat effrayantes de par leur efficacité.
Dès les premières notes d' »Empire Of Molten Bones », le constat est indéniable, une alchimie très particulière opère entre les membres du groupe. Un groove dévastateur prend place sur les neuf morceaux de l’album dont cette ouverture est un fort bel accueil en la matière.

Les trente-cinq minutes filent à toute vitesse ne nous laissant jamaisle temps de souffler mêlant rythmiques endiablés et mid-tempos poisseux. Notre répit arrivera lorsque le dernier accord aura cessé de résonner, sur un Goat Star final ayant tout l’air d’un portail vers les enfers.

Les paroles du groupe ne sont que souffrance et désolation. Il semble, à travers « Ossuary », s’adonner à un rituel pour changer le monde tel que nous le connaissons, en le livrant aux flammes. Ils usent du sang, des croyances occultes et de l’obscurité pour ouvrir un chemin vers l’Armageddon. Ils ne reculent devant aucun concept. La radicalité des propos est d’une rage inouïe autour de la confrontation entre divinité chrétienne et satanisme.

On retiendra tout particulièrement les paroles incisives de « Gothenburg Is Burning », s’attaquant de manière implicite à la scène Death Metal Mélodique dont proviennent les groupes Dark Tranquility, In Flames ou encore At The Gates.
Let Them Hang paraît vouloir régler ses comptes avec l’univers en neuf actes, et un pan de la scène nationale semble mériter un acte à lui seul. Gothenburg serait même l’endroit idéal pour voir déferler l’enfer en premier lieu.

« Gothenburg Is Burning
Cleansed By Napalm
Gothenburg Is Burning
Hell Comes From The Skies »

Let Them Hang est attaché à la puissance de manière unilatérale, qu’elle soit littérale ou musicale. Pourtant, bien qu’attaché aux racines de la scène Death Metal suédoise, ils ne tombent jamais dans le piège du revival old school. Le groupe vit avec son temps et apporte des touches bien placées venant tout droit de la scène Crust/ Post Hardcore, au niveau du chant rappelant parfois un certain Integrity.

Avec « Ossuary », Let Them Hang, se taille une place de choix dans un genre en pleine saturation qui avait du mal à conserver sa radicalité ainsi que son efficacité. Le groupe montre sa capacité à taper fort et juste. On ne peut que rester impatient face à l’idée d’un prochain album qui confirmera très certainement tout le bien que l’on pense d’eux, espérant qu’ils ne tomberont jamais dans un carcan monotone d’un point de vue créatif, avec la certitude que Let Them Hang se trouvera un jour dans les noms de référence de la scène underground suédoise.

Pour soutenir le groupe :


ENGLISH VERSION :

Let Them Hang is a Swedish Death Metal band mixing D-Beat and Mid-tempo rhythms. With « Ossuary », the band offers their first album, after two demos having escaped the clutches of Wombat Cult.

For this passage in front lines with this first LP, the formation joined the Majestic Mountain Records label. Far from the aerial summits of a Saint Karloff, or from the retro-erotic journey of Devil’s Witches, Let Them Hang is this unsuspected and uncompromising card, which the label specialized in the celebration of ultra-riff of fuzz, plays.
Forget the slow sound decomposition of the Doom scene, set the arid sun that floods the Stoner scene. Let Them Hang is here to play the rope, tie the knot, tighten the neck, break the spine, turn the earth upside down, and bury us six feet underground with frenzy and confidence.

« Ossuary »‘s cover, realized by Arjen Kunnen, with a dark sobriety, sounds the death knell based on the origins and concepts defining the group: A black background, for the intoxicating darkness of the album, hanging legs with the body and face not visible, recalling the repeated character of the execution with the regular and habitual character of the sound killing by the band, and finally these feet blessed, affirming all the grime and the violence which the formation knows how to show . The body was the light that gave light to the abyss, death has passed, there remains only suffering and desolation. It only remains to allow time to cover these last little shards, and open the doors of nothingness, a nightmare of macabre beauty where let them hang will be the master.

Around the image of the hanged man, we can’t stop thinking about the cult covers of bands such as Nails and Forgotten Tomb. However, Let Them Hang, officiates far from his ropes friends whether they are specialized in Grindcore for Nails or Depressive And Suicidal Black Metal for Forgotten Tomb.
The Swedish band has no fear and throws itself into the face of abrupt Death Metal, renowned in its country, in search of a radicality similar to that which looked for a certain Entombed, thirty years ago


Turn on your speakers, listen to the soft hum of the Boss HM2. From the first rotations of the vinyl, the flavor is given. Let Them Hang plays with fury, taking no detour. They are not there to discuss, philosophize or take prisoners but rather to assert their formidable position on the Swedish scene.

The opening track, « Empire Of Molten Bones, reminds us of the thrills we felt when we first heard Entombed’s » Hand Left Path « .
Nevertheless, it would be sad to discover this « Ossuary » through a latent nostalgia, as the band never ceases to demonstrate its own identity, mixing the Death Metal sounds with D-Beat rhythms scarying by their efficiency.
With the first notes of « Empire Of Molten Bones », the report is undeniable, a very particular alchemy operates between the members of the band. A devastating groove takes place on the nine tracks of the album whose this opening is a great welcome on the subject.

The thirty-five minutes run at full speed, never giving us time to breathe mixing wild rhythms and sticky mid-tempos. Our respite will come when the last chord will stop resonating, on a final Goat Star that looks like a portal to hell.

The Lyrics are only suffering and desolation. Let Them Hang seems, through « Ossuaire », devote themselves to a ritual to change the world as we know it, by cleaning it in flames. They use blood, occult beliefs and darkness to open a path to Armageddon. They don’t shy away from any concept. The radicality of the proposals is made with an incredible rage around the confrontation between Christian divinity and Satanism.

We will particularly remember the incisive lyrics of « Gothenburg Is Burning », implicitly attacking the Melodic Death Metal scene and bands like Dark Tranquility or In Flames.
Let Them Hang seems to want to settle its accounts with the universe in nine acts, and a section of the national scene seems to deserve an act in itself. Gothenburg would even be the perfect place to see hell in the first place.

« Gothenburg Is Burning
Cleansed By Napalm
Gothenburg Is Burning
Hell Comes From The Skies »

Let Them Hang is unilaterally attached to power, whether literal or musical. Yet, although attached to the roots of the Swedish Death Metal scene, they never fall into the trap of the old school revival. The band lives with his era and brings well-placed touches straight from the Crust / Post Hardcore scene, at the level of the singing part sometimes recalling a certain Integrity.

With « Ossuary », Let Them Hang, carves out a place of choice in a genre in full saturation which had trouble retaining its radicality as well as its efficiency. The band shows its ability to hit hard and right. We can only stay impatient with the idea of ​​an upcoming album which will certainly confirm all the good that we think of them, hoping that they will never fall into a monotonous shackles from a creative point of view , with the certainty that Let Them Hang will be one day in the reference names of the Swedish underground scene.

To support the band :

Wombat Interview #1 – The King’s Pistol

The King’s Pistol est entré dans le terrier du Wombat et a répondu à quelques questions. Après une interview de plus d’une heure avec beaucoup d’amusement, autour d’une IPA fraîche et de leur discographie en accompagnement, voici tout ce que vous avez besoin de savoir pour mieux cerner la bête. L’interview a été réalisée par messages écrits.


The King’s Pistol entered the Wombat terrier and answered a few questions. After an interview of more than one hour with a lot of fun, around a fresh IPA and their accompanying discography, this is all you need to know to identify this crazy band. The interview was carried out by written messages with Andy.


VERSION FRANÇAISE :

Wombat Cult : Salut, peux-tu présenter The King’s Pistol avec un petit retour sur votre création?

Andy de The King’s Pistol : Je suis à la basse, Jim à la batterie et Pistol s’occupe du chant et joue de la guitare. Nous nous sommes formés il y a environ 5 ans à partir de ce qui était un projet solo que Julian (Pistol) avait pensé. Il avait un tas de chansons qu’il voulait enregistrer et m’a demandé si je voulais apporter mon jeu de basse sur les morceaux. À ce stade, nous avions un autre batteur. Il a décidé de partir après le pressage du premier album.


Wombat Cult : Depuis votre premier album «Long was the road, Dark was the night», le son a beaucoup évolué, comment est-ce arrivé ?

The King’s Pistol : Naturellement, une fois que Jim a rejoint le groupe, il a apporté son influence dans le processus de composition. Avec Pistol, ils ont écrit le deuxième album ensemble et les chansons ont pris une direction différente par rapport au premier album. Nous avons pu construire notre son. Rien n’a été imposé dans l’écriture des chansons. Chaque album représente un moment de la vie du groupe.


Wombat Cult : Oh, c’est une super ambiance de travail ! Quelle est la prochaine étape, y-aura t’il de nouvelles approches musicales, de nouvelles sonorités, dans votre prochain album ?

The King’s Pistol : Jim n’a jamais été batteur avant de nous rejoindre. J’ai fais partie de groupes avec lui depuis des années et je savais qu’il serait l’homme de la situtation. Lui et Pistol travaillent bien ensemble et font rebondir mille idées les unes sur les autres. Ils les écrivent puis nous entrons dans la salle de pratique et voyons comment ces dernières peuvent prendre forme. Nous pouvons passer des mois à travailler sur une seule chanson pour qu’elle ne soit finalement jamais utilisée.. Tandis que certaines chansons se composent très rapidement.. Le nouvel EP que nous sortons est un nouvel aspect dans notre son et notre style. C’est comme Vice mais avec plus de mordant. Le dernier épisode de ces trois EPs pourrait se terminer n’importe où, du punk rock jusqu’aux frontières du metal. Qui sait ce que l’avenir nous réserve !

Wombat Cult : Je veux vraiment découvrir ça ! Les fans de King’s Pistol m’ont demandé aujourd’hui quel sera le nom de votre prochain EP et quelle sera sa date de sortie ?

The King’s Pistol : Le nom du prochain EP a été annoncé via une session en ligne l’autre jour, donc ceux qui l’ont manqué, devront attendre maintenant ! Nous espérons qu’il sera disponible chez Majestic Mountain Records aux alentours de fin août/début septembre.

Wombat Cult : Tant de mystères ! Je suis content de content de connaitre le nom de ce second EP, j’étais au bon endroit au bon moment pour le savoir !
Actuellement, quelles sont vos principales influences dans votre processus de composition ?

The King’s Pistol : Elles changent tout le temps. Nous avons tous des goûts musicaux si différents qu’il est difficile de dire « oh écrivons une chanson comme tel groupe ou tel groupe ». Nous savons à quoi doit ressembler une chanson de King’s Pistol. Lorsque le morceau n’a pas le son The King’s Pistol, même si il est bon, nous ne l’utilisons pas. Pour Vice, nous écoutions beaucoup de Stones, The Stooges et The Doors. C’était le genre d’atmosphère vers lesquelles nous voulions aller, vers un son rock and roll classique.
Ces trois Eps seront tous liés en apparence et en son. Encore une fois, ils capturent une période dans la vie du groupe.

Wombat Cult : Le son est vraiment fabuleux sur vos albums! Où avez-vous enregistré? Dans quelles conditions?

The King’s Pistol : Nous étions très saouls! Nous sommes allés au studio Foals qui est au milieu de nulle part au Pays de Galles. Nous y avons vécu 4 jours. Nous y avons bu, joué, régardé des films et enregistré de la musique. Nous avons choisi Chris Fielding (de Conan) parce que nous voulions voir ce qu’un producteur de musique Doom pouvait faire avec nous. Et il a fait un travail incroyable. C’est si facile de travailler avec lui. Le studio est une évasion totale du réel. Tu peux simplement vivre et respirer la musique.
Evil Spirits a été enregistré dans un autre studio.

Wombat Cult : Ambiance parfaite pour un enregistrement efficace!
Les artworks de vos albums ont changé de façon parallèle à vos compositions, les pochettes d’Evil Spirits et Vice, bien que différentes, m’ont fasciné!
Peux-tu nous en dire un mot ?

The King’s Pistol : Le design d’Evil Spirits a été conçu par Branca. Nous voulions évoquer l’idée d’un ancien masque d’esprit maléfique. Nous avons cherché plusieurs ressources sur Internet et nous avons donné des idées à Branca. Nous voulions que les 3 crânes sur le dessus du masque nous représentent.
Vice a été réalisé par Shane Horror. Il fera toutes les illustrations pour les 3 EPs. L’idée de cette pochette était d’essayer de capturer l’esprit de l’EP, sombre, dangereux et sale. Nous aimons vraiment le processus de création visuelle de l’oeuvre. C’est aussi important que la musique à nos yeux. Nous voulons à chaque fois proposer un super objet !
Nous sommes exigeants avec les artistes.

Wombat Cult : J’ai l’impression que les paroles du groupe et les thèmes abordés dans vos chansons ont beaucoup évolué depuis quelques temps. Peux-tu nous parler des thèmes qui comptent à vos yeux ?

The King’s Pistol : Toutes les paroles sont écrites par Julian. Les thèmes varient selon chaque album. Les premiers morceaux étaient sombres et abordaient les vieilles chansons folkloriques anglaises. Evil Spirits s’est intéressé à de nombreux thèmes différents. Il y a toujours des morts et des pertes là-dedans.
Tandis que Vice capture la folie d’une nuit sauvage dans la ville. Je ne demande pas souvent de quoi parlent les paroles car j’aime imaginer mes propres histoires.

Wombat Cult : Je suis passionné par la chanson «White Witch Blues», quelle est l’histoire de cette chanson, y-a t’il des anecdotes à propos de celle-ci?

The King’s Pistol : Oui, effectivement, il y a quelques anecdotes. Je peux seulement vous dire ce que Pistol m’a présenté de l’histoire. C’es l’histoire de deux sœurs et comme vous pouvez l’entendre dans les paroles, elles ne sont pas les plus gentilles de leur coin. Quand cette chanson a été écrite, c’était un style vraiment différent de ce que nous avions fait auparavant. Cela a très bien fonctionné sur scène et c’est devenu un incontournable du groupe. Méfiez-vous de la sorcière blanche, elle n’est pas aussi pure qu’elle le fait savoir !

Wombat Cult : Génial, j’ai enfin quelque chose à me mettre sous la dent pour  » White Witch Blues » !
Vous êtes maintenant chez Majestic Mountain Records! Comment s’est passée cette superbe rencontre?

The King’s Pistol : Majestic Mountain Records.. Devil’s Witches m’a invité à poser mes lignes de basse sur la première sortie du label « Coven Of The Ultra-riff« , un split entre Devil’s Witches et Saint Karloff, c’est ainsi que j’ai rencontré le label.
Nous venions tout juste de sortir Evil Spirits et nous ne cherchions pas particulièrement de label.
Lorsque nous avons eu l’idée de la sortie des 3 EPs, j’en ai parlé à Majestic, et ils nous ont tout de suite soutenus ! Nous avons signé dans la foulée. Majestic Mountain Records est vraiment un super label qui a su nous soutenir et continue à promouvoir notre musique.
Nous avons sorti de manière totalement indépendante nos trois premiers albums.

Wombat Cult : C’est vraiment incroyable que tu sois devenu bassiste de session pour Devil’s Witches ! Félicitations !
Sur les réseaux sociaux, The Kong’s Pistol est très présent dans la communauté vinyle, as tu des favoris pour ce premier semestre 2020?

The King’s Pistol : The Kong’s Pistol haha
Pour moi Devil’s Witches est un ami incroyable. J’étais un grand fan depuis le début et quand il m’a demandé si je voulais jouer, j’ai été époustouflé, et il m’a demandé à nouveau, ce que je trouve fabuleux. Ce sont des moments dont je suis très fier!

J’adore acheter des disques et j’aime la « scène underground », c’est assez nouveau pour moi, donc je trouve de nouveaux groupes tous les jours. Cette année a déjà vu des choses brillantes sortir. Ceux qui restent dans ma tête jusqu’à présent sont The Bloody Mallard pour sûr. Un si grand album. J’adore le nouvel album d’Elephant Tree aussi tout comme Goatriders, Sleepwulf, Pink Cigs, King Buffalo, Jointhugger. Je pourrai en donner tant d’autres. C’est tellement bon de découvrir de nouvelles musiques tout le temps. Ce n’est pas bon pour mon solde bancaire mais c’est bon pour l’âme.

Je suis assez présent sur la page instagram. Il s’agit de ma vie en tant que bassiste. Cela me permet de partager plus que seulement l’activité du groupe, ce qui est bien.

Wombat Cult : Oh tant de bons noms !
Oui, ta page instagram est vraiment cool pour découvrir plein de nouveaux groupes !
Merci beaucoup pour cette interview Andy et à très vite !

The King’s Pistol : Pas de soucis, merci pour toutes ces questions ! C’était vraiment cool !

Pour supporter le groupe :


ENGLISH VERSION :

Wombat Cult : Hi, Can you introduce The King’s Pistol with a little come back around your creation ?

Andy from The King’s Pistol : Well. we are me at the bass, Jim on the drums and the Pistol sings and plays guitar. We formed about 5 years ago from what was a solo project that Julian (the pistol) had been doing. He had a bunch of songs that he wanted to record and asked if i would play bass on it. At this stage we had a different drummer. He decided to leave after the first album was pressed.

Wombat Cult : Since your first album « Long was the road dark was the night », the sound has evolved a lot, how did it happen ?

The King’s Pistol : Naturally, once jim joined it meant the band had his songwriting and guitar skills. So him and pistol wrote album two together and the songs took on a different sound to the first album. We were able to add more and build the sound. Nothing has been forced in the songwriting. Each album captures a time in the life of the band.

Wombat Cult: Oh it’s a cool and participative organisation !
What’s the next step, there will be new approaches in your next release ?

The King’s Pistol: Jim was never a drummer till he joined! I’d been in bands with him for years and I knew he would be the man for the job. Him and pistol work well together and bounce a thousand ideas off eachother. They write them then we get in the practice room and see how they work. We can spends months working on one song only for it to never be used.. Some songs come together very fast.. The new ep we have coming out is another progression in sound and style.. Its like Vice but with more bite.. The final ep in these 3 could end anywhere from punk rock to full on metal.. Who knows.

Wombat Cult: I really want to find out! King’s Pistol fans ask me today, what will be the name of your next EP, and when it will be release ?

The King’s Pistol: Well the name was announced via an live session the other day so if he missed it then he will have to wait now! The new ep will hopefully be out via majestic mountain records late August early September.

Wombat Cult: Oh yes! So many mysteries! I’m happy to know it, I was at the right place at the right time to know it!
Currently, what are your main influences in your creative process?

The King’s Pistol: They change all the time. We all have such different musical tastes that its hard to say oh let’s write a song like this band or that band. We know what a King’s Pistol song should sound like. We will write songs and say « its good but its not very Pistol » so we dont use it. For Vice at the studio we were listening to a lot of the Stones, The Stooges and The Doors (as always) and this was the kind of Vibe we wanted to go with. Classic rock and roll sound.

These 3 eps will all tie together in look and sound. Again it captures a period in the bands life.

Wombat Cult: The sound is really fabulous on your albums!
Where did you record? In what conditions?

The King’s Pistol: The conditions were we were very hungover! We went to Foals studio which is in the middle of nowhere in Wales. So we lived there for 4 days. Drinking, playing, watching movies and recording the music. We picked Chris Fielding (from Conan) as we wanted to see what a Doom music producer could do with us. And he did an amazing job. He’s so easy to work with. The studio is a total escape from reality. You can just live and breath the music.

Evil Spirits was recorded at another place.

Wombat Cult: Perfect atmosphere to record effectively!
The artworks of your albums have changed according to your compositions, the cover of Evil Spirits and Vice, although differents, fascinated me!
Can you say a word about it?

The King’s Pistol: Evil Spirits was designed by Branca. We wanted to conjure up the idea of an ancient evil spirit mask. We looked at loads on the Internet and gave ideas to Branca.. We wanted the 3 skulls on the top of the mask to represent us.. We like the number 3! Vice was done by Shane Horror.. He will do all artwork for these 3 eps.. The idea of that cover was to try and capture what the ep sounded like.. Bit dark bit dangerous and a bit dirty..we really enjoy the process of the artwork.. Its as important as the music for us.. We want to put out a great package every time!

We are pain for artists!

Wombat Cult: I have the impression that the lyrics of the band and the themes approached in your songs have evolved a lot since a little time.
Can you tell us about the themes that are important for you ?

The King’s Pistol: All lyrics are written by Julian. Themes vary from each release. Early stuff was dark and like old English folk songs. Evil Spirits covered a lot of different themes again. There’s always death and loss in there. Vice captures the madness of a wild night out in the city. I don’t often ask what the lyrics are about as I like to imagine my own stories to them.

Wombat Cult: I am passionate about the song « White Witch Blues », what’s the history of this song, there’s some anecdotes about this one?

The King’s Pistol: Ha! Well yes there is. Ican only tell you what Pistol told me it was about. Its about 2 sisters and as you can hear in the lyrics they are not the nicest of people. When that song was written it was a really different style to what we’d done before. It worked really well live and became a firm favourite in our set. But beware the white witch.. She’s not as pure as she makes out!

Wombat Cult: Really happy to have something to eat about this one!!

You are now in the superb Majestic Mountain Records label!
How was this meeting?

The Kings Pistol: Majestic.. Ok well I was asked by Devil’s Witches to guest bass on the first majestic release the coven of the ultra riff so the label knew of us via that. We had not long put Evil Spirits out so we weren’t looking for a label. Then when we had the idea of the three ep release I asked majestic if they would be interested and they said yes. So we signed.. Brillant label and super supportive of us!

We self funded our first 3 albums.

Wombat Cult: It’s totally incredible that you play like session member in Devil’s Witches! Congrats mate!

And finally, on social networks, The Kong’s Pistol is very present around the LP community, did you have any favorites during this first half of 2020?

The King’s Pistol: The Kong’s pistol haha
The Devil’s Witches thing for me personally was amazing mate. I’d been huge fan for ages and when i got asked if I wanted to play I was blown away, and it have been asked again was ace. A very proud moment for me!

I love buying records and I love the whole « underground scene » its pretty new to me so i am finding new bands every day. This year has already seen some brillant stuff coming out. Ones that stick in my head so far are The Bloody Mallard for definite. Such a great album. I love the new Elephant Tree album.. Goatriders.. Sleepwulf.. Pink Cigs.. King Buffalo.. Jointhugger. So many I could choose. It’s just so good discovering new music all the time. It’s not good for my bank balance but its great for the soul.

I run the instagram page. So it’s my life as the bass player in the band. It allows me to share more than just band stuff which has been good.

Wombat Cult: Oh so many good names!
Yes, your page is really cool to discover many things!
An happy Soul is the key to an happy life but it’s not the case for the bank account, we can say that, to save our mind!

Thank you so much for this long interview mate!!

The Kings’s Pistol: No worries.. Thanks for asking. Its been really cool!

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Wombat Hole – May 2020

Chaque mois, des dizaines de vinyles viennent tourner sur la platine de Wombat Cult, afin d’y voir plus clair, à coup de fuzz dans les méandres de l’underground, voici notre top 9 pour le mois de mai 2020.


Each month, dozens of vinyls come to spin on the Wombat Cult’s turntable, to see more clearly, with fuzz in the meanders of the underground, here is our top 9 for the month of May 2020.

9. Vestsjysk Orken – « Full Dark No Stars »

Vestsjysk Orken est l’une de ces formations qui ont su passer sous tous les radars et qui pourtant méritent qu’on s’y intéresse. Après un premier album mariant cinéphilie et amour du Doom instrumental, le groupe polonais propose son second voyage spatial et réussit une fois de plus à convaincre.
On prend un plaisir incroyable à se perdre dans ce dédale psyche cosmique. Parfois inégal dans sa proposition, Vestsjysk Orken a assez d’ideés derrière sa fuzz pour ne jamais nous perdre, nous guidant à travers l’univers et on ne peut que les en remercier.

Pour soutenir le groupe :


Vestsjysk Orken is one of those bands that has been able to go under all radar and yet deserves attention. After a first album marrying cinephilia and love of instrumental cosmic Doom, the Polish band offers its second space trip and once again succeeds in convincing.
We take an incredible pleasure in getting lost in this cosmic psyche maze. Sometimes uneven in its proposal, Vestsjysk Orken has enough ideas behind its fuzz to never lost us , guiding us through the universe and we can only thank them for that.

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8. Dopelord – « Sign Of The Devil »

Dopelord a su au cours des dernières années s’affirmer comme groupe majeur sur la scène Doom internationale.
La formation polonaise a su fédérer autour de ses thématiques mêlant magie noire, secte et usage de drogues. Le nouvel album était attendu au tournant après un « Children Of The Haze », convaincant sans pour autant être transcendant. Néanmoins, n’ayez plus aucune crainte car la nouvelle offrande « Sign Of The Devil » est une mine d’or en matière d’efficacité. Agissant à la manière d’un rouleau-compresseur, Dopelord tient son cap et nous laisse dans la fange et au cœur de la peste noire sur fond de rythmique D-Beat.
Lorsque la platine s’arrête, il ne reste plus qu’une chose à faire, recommencer l’expérience jusqu’à ce que les vibrations entament notre ossature.

Pour soutenir le groupe :


Dopelord has known in recent years to assert itself as a major group on the international Doom scene. The Polish formation has managed to unite around its themes mixing black magic, sect and drug using.
The new album was expected at the turn after a « Children Of The Haze, convincing without being transcendent. Nevertheless, have no fear because the new offering » Sign Of The Devil « is a gold mine in terms of Acting like a steamroller, Dopelord holds its course and leaves us in the mire and the spectrum in black plague against the backdrop of D-Beat rhythm.
When the turntable stops, there is only one thing left to do, repeat the experiment until the vibrations start our frame.

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7. Old Man Gloom -« Seminar VIII : Light Of Meaning »

Old Man Gloom est de retour 6 ans après son double album « The Ape Of God I » et « The Ape Of God II », avec de nouveau un double album se présentant de la manière suivante « Seminar VIII : Light Of Meaning » et « Seminar IX : Darkness Of Being ».
Notre platine a eu l’immense honneur de faire tourner « Seminar VIII : Light Of Meaning », durant plusieurs jours, plongeant la salle d’écoute dans le chaos le plus total. Old Man Gloom réussit de nouveau à déconstruire la scène underground dans toutes ses extrémités, pour nous proposer une oeuvre abstraite mêlant musique expérimentale à tendance Noise, Sludge et Post-Doom.
On ne peut que trépigner d’impatience de pauser nos oreilles sur la suite de l’aventure, guettant la boîte aux lettres, afin de sombrer de manière totale dans une atmosphère schizoïde dont nous ne ressortirons certainement pas indemne.

Pour soutenir le groupe :


Old Man Gloom is back 6 years after his double album « The Ape Of God I » and « The Ape Of God II », with again a double album looking like « Seminar VIII: Light Of Meaning » and  » Seminar IX: Darkness Of Being « .
Our turntable had the immense honor of spinning « Seminar VIII: Light Of Meaning », for several days, plunging the listening room into the most total chaos. Old Man Gloom once again succeeds in deconstructing the underground scene in all its extremities, to offer us an abstract work mixing experimental music with a Noise influence, Sludge and Post-Doom.
We can only waiting with impatience to make explode our ears on the rest of the adventure. Now, we are watching the mailbox, to sink completely into a schizoid atmosphere, with « Seminar IX » from which we will certainly not emerge unscathed.

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6. Revenge – « Strike. Smother. Dehumanize. »

La nouveauté, le changement semblent deux concepts qui ne vont guère à la légende du War Black Metal. La méthode de composition et la proposition semblent ne pas avoir changé et c’est tout ce que l’on pouvait attendre du nouvel album de Revenge.
La colère, la rage et le nihilisme du groupe semble toujours aussi flamboyants bien que plus contrôlés. Alors si vous ne pouvez vous retenir de gesticuler et hurler face aux traditionnels blastbeats de James Read et aux chaotiques enchaînements de riffs de Vermin alors votre chemin est tout tracé, il ne vous reste plus qu’à célébrer le vingtième anniversaire de la formation en vous battant pour mettre la main ce nouveau disque.

Pour soutenir le groupe :


The novelty, the change seem two concepts that hardly go to the legend of War Black Metal. The composition method and the proposal seem to have not changed and that is all that one could expect from the new Revenge album.
The band’s anger, rage and nihilism still seems to be as flamboyant. So if you cannot stop gesticulating and screaming in front of the traditional James Read blastbeats and the chaotic sequences of Vermin riffs then your path is all mapped out, all you have to do is celebrate the twentieth anniversary of the canadian formation. Now fight to get your copy.

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5. Sleepwulf – « Sleepwulf »

Vous n’aimez pas la modernité et la seule chose qui importe à vos yeux sont les six premiers albums de Black Sabbath ?
Alors le premier album de la formation suédoise est la solution. Le groupe propose un retour à l’essentiel et se met à nu pour se consacrer à la chose la plus importante : le Riff.
Oubliez donc les derniers albums de Kadavar, bien que maîtrisés, vous avez la nouvelle référence et elle s’appelle Sleepwulf !

Pour soutenir le groupe :


You don’t like modernity and the only thing that matters to you are the first six albums of Black Sabbath?
So the first album of the Swedish band is the solution. The band offers a return to basics and lays bare to devote themselves to the most important thing: The Riff.
Put down the latest Kadavar albums, although they are good, you have the new reference and it’s called Sleepwulf!

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4. Yuri Gagarin – « The Outskirts Of Reality »

La conquête spatiale n’est pas prête de toucher à sa fin, après deux premiers albums hypnotiques, Yuri Gagarin est de retour avec ce « The Outskirts Of Reality » d’une puissance infinie.
La formation suédoise révèle la bête qui sommeillait en elle et nous propulse dans un voyage Heavy Psychédélique particulièrement énergique. On y ressent les moindres aspérités, les moindres textures, avec une fuzz tranchante et sans concession. On ne peut que saliver en attendant la prochaine expédition de Yuri Gagrin tant ce troisième album fascine.

Pour soutenir le groupe :


The space conquest is not ready to come to an end, after two first hypnotic albums, Yuri Gagarin is back with this « The Outskirts Of Reality » with infinite power.
The Swedish formation reveals the beast that was sleeping in it and propels us on a particularly energetic Psychedelic Heavy trip. You can feel the slightest roughness, the slightest texture, with a sharp and uncompromising fuzz. We can only salivate while waiting for the next expedition of Yuri Gagrin as this third album fascinates.

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3. The Hypnagogics – « Endless Nights »

Vous êtes tristes depuis la disparition des prodigieux The Devil’s Blood ?! Ne vous inquiétez pas, nous avons trouvé un remède.
Après deux Eps assez discrets, The Hypnagogics, groupe suédois aux sonorités Heavy Psyche, déboule sur nos platines avec un premier album « Endless Nights » qui a déjà tous les atouts pour devenir un incontournable du genre.

Pour soutenir le groupe :


You’re sad since The Devil’s Blood disappeared?! Today it’s time to let the riff going up again!
After two fairly discreet EPs, The Hypnagogics, Swedish band with Heavy Psyche tones, spins on our turntable with a first album « Endless Nights » which already has all the assets to become an essential of the genre.

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2. Jointhugger – « I Am No One »

Jointhugger avec ce premier album « I Am No One » , montre sa capacité à comprendre l’entièreté de la scène Doom, à se l’approprier et réussit ainsi à proposer une oeuvre nouvelle, quasi chimérique à la manière de son artwork. On ne peut qu’être charmé par une telle démonstration de puissance qui réside dans une intelligence d’écriture réjouissante.

Pour soutenir le groupe :


Jointhugger with this first album « I Am No One » , shows his ability to understand the entire Doom scene, to appropriate it and thus succeeds in proposing a new work, almost chimerical in the manner of his artwork. We can only be charmed by such a display of power which resides in this joyful writing intelligence.

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  1. The Bloody Mallard – « Realm »

Avec son premier album « Realm », The Bloody Mallard s’impose comme la nouvelle référence de la scène progressive. Un voyage instrumental majestueux qui ne cesse de résonner plusieurs heures après avoir éteint la platine. Tout droit sortie des entrailles de la terre, la formation britannique a su avec une maîtrise fantastique créer à la fois un son, un nom, un univers mais bien plus que cela, The Bloody Mallard a atteint la lumière et compte bien nous la partager.

Pour soutenir le groupe :


With « Realm » like first album, The Bloody Mallard is establishing itself as the new reference for the progressive scene. A majestic trip that continues to resonate for several hours after turning off the turntable. Straight out of the bowels of the earth, the British formation knew with fantastic mastery creating at the same time a sound, a name, an universe but much more than that, The Bloody Mallard has reached the light and intends to share it with us.

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Wombat Streaming Bag





Parfois il n’est pas possible de mettre la main sur tous les albums que l’on souhaiterai. Cependant, Wombat Cult creuse internet chaque jour pour trouver des albums essentiels à vous faire découvrir. Voici notre Wombat Streaming Bag du mois de mai 2020.


Sometimes it is not possible to get hold of all the albums we dream. However, Wombat Cult is digging the internet every day to find some wonderful satured albums. Here is our Wombat Streaming Bag for May 2020.

5. CB3 – « Aeons »

Jeune formation venant tout droit de Malmö en Suède, CB3 semble matriser toutes les paternes de la scène Stoner/Doom. Le groupe réussit avec « Aeons » à délivrer une véritable leçon de réinvention instrumentale du genre et place entre nos oreilles une pièce déjà incontournable de cette année 2020.

Pour soutenir le groupe :


A young band coming straight from Malmö in Sweden, CB3 seems to master all the arts of the Stoner / Doom scene. The band succeeds with « Aeons » to deliver a real lesson in instrumental reinvention of the genre and places between our ears an already essential piece of this year 2020.

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4. Elephant 9 – « Psychedelic Backfire I »

« Psychedelic Backfire I » est un enregistrement live qui stupéfait de par sa maîtrise à la fois instrumentale et intellectuelle de la scène scène psychédélique. Elephant9 nous fait pénétrer dans son univers riche et hypnotique.
Le sentiment de projection astrale est infini tant le groupe pousse à vivre l’instant présent. Ils parviennent à nous faire vivre la musique comme peu savent encore le faire rappelant les « Summer Sessions » de Causa Sui.

Pour soutenir le groupe :


« Psychedelic Backfire I » is a live recording that amazes by its both instrumental and intellectual mastery of the psychedelic scene. Elephant9 takes us into its rich and hypnotic universe.
The feeling of astral projection is infinite. The band pushes us to live the present moment. They manage to make us live music as few still know how to do, recalling the « Summer Sessions » of Causa Sui.

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3. Monolord – « Empress Rising Instrumental Version »

Empress Rising est votre album de chevet depuis sa sortie ? Monolord a eu une super idée pour vous donner de quoi continuer à ronger la bête ! La version instrumentale de l’album permet de se replonger dans cette création magmatique et de redécouvrir les moindres recoins de la formation adepte de la fuzz. Une aventure à ne manquer sous aucun prétexte.

Pour soutenir le groupe :


Is Empress Rising your bedside album since its release? Monolord had a great idea to let you keep gnawing the beast!
The instrumental version of the album allows you to immerse yourself in this magmatic creation and rediscover the smallest corners of the band, follower of fuzz. An adventure not to be missed under any circumstances.

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2. Memnon Sa – « World Serpent »

Memnon Sa est un artiste très particulier dans son approche de la scène expérimentale. Depuis plusieurs années, sa musique réussit à guérir nos âmes. Après « Citadelles » et le remarquable « Lemurian Dawn », son nouvel album « World Serpent », se dessine comme son chef d’oeuvre absolu. Ne faîtes pas l’impasse sur un tel artiste car il a tout autant besoin de nous que nous avons besoin de lui.
Éteignez les lumières, fermez les yeux et prenez place à un voyage d’une incommensurable sensibilité dont vous vous souviendrez à jamais.

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Memnon Sa is a very special artist in its approach of the experimental scene. For several years, his music has succeeded in healing our souls. After « Citadelles » and the remarkable « Lemurian Dawn », his new album « World Serpent », takes shape as his absolute masterpiece. Do not ignore such an artist because he needs us as much as we need him.
Turn off the lights, close your eyes and set off on a journey of immeasurable sensitivity that you will remember forever.

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  1. Bismarck – « Oneiromancer »

Vous êtes du genre à chercher l’oeuvre la plus monolithique de l’année ?! Ne cherchez plus, le nouvel album de Bismarck se charge de vous.
Démarrant sur une introductions aux sonorités orientales, l’oeuvre que propose Bismarck est d’une efficacité sans pareil , une machine robuste qui pourtant réussit à atteindre des sommets en matière d’élévation de par ses lignes de chants. En matière de Battle Doom, il ouvre de nouvelles portes que l’on n’aurait pas soupçonné et qui pourtant révèlent un groupe qui a tout des plus grands.

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Are you the type looking for the most monolithic work of the year ?! Look no further, Bismarck’s new album takes care of you.
Starting with an introduction to oriental tones, the work offered by Bismarck is unparalleled in efficiency, a robust machine which nevertheless succeeds in reaching new heights in terms of elevation. In terms of Battle Doom, it opens new doors that we would not have suspected and which nevertheless reveal a group that has everything of the greatest.

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