Wombat Interview #16 – Kavrila

The interview is available in French and English. The English version is after the french, scroll it and dig it like a wombat.

VERSION FRANÇAISE :

Kavrila, formation originaire d’Hambourg, officie depuis quelques années dans un magma à la rencontre des territoires soniques entre Sludge, Heavy Metal, Doom, et un on ne saurait quoi de Death Metal.
Après avoir déversé sa colère sur deux EP de la série « Rituals », le groupe vient mettre fin dans un chaos pour le moins excitant, où les os viennent se broyer au rythme des quatre morceaux présents, tous plus rageurs, frontaux et sans pitié les uns que les autres.
Wombat Cult a traversé la ligne Maginot, entre deux ogives nucléaires et quelques corps célestes pour rencontrer la formation qui fera plier votre cellule MM.

Wombat Cult : Salut Kavrila, Cela fait déjà quelques années que je suis vos sorties avec intérêt. La sortie de ce troisième EP, tout bonnement fascinant, m’a poussé à vous écrire pour partager quelques instants avec vous.
Pouvez-vous faire la lumière sur votre formation, vous présenter ?

Kavrila: Bonjour ! Merci pour l’interview mec.
Nous avons fondé le groupe en 2016 et créé le premier EP assez spontanément. J’ai connu notre batteur Miltos bien avant que Kavrila ne prenne vie. Un jour, il m’a montré des démos et je les ai absolument adorées.
Comme je suis également batteur et que je n’ai jamais chanté auparavant, je me suis lancé dans cette direction et RITUALS I est né quelques mois plus tard. Nous n’attendions rien de particulier de ce premier EP, mais les premiers retours ont été très bons et nous ont permis de continuer.
De plus, nous nous sommes beaucoup amusés avec ce nouveau projet qu’est Kavrila et les concerts. C’était dangereux, frais et excitant pour nous et cela l’est encore.

« Blight », premier album / Artwork by Philipp Igumnov

Wombat Cult : Depuis 2016, Kavrila a sorti 3 EP, la trilogie Rituals, et un album du nom de «Blight ».
Pouvez-vous revenir sur la dissociation à opérer entre les expérimentations de Rituals et la sortie de Blight ?
Devons-nous les voir comme la continuité d’un même propos, ou plutôt à la manière de deux pistes d’expérimentations parallèles ? 

Kavrila : L’idée des trois EP est venue très tôt. Nous avons aimé l’idée d’écrire 4 à 5 chansons qui représentent notre humeur et notre approche actuelles afin de les utiliser comme une véritable transposition émotionnelle. Pas trop intellectuel, juste une émotion pure qui prend forme dans une musique et des paroles intenses.
De plus, nous pensions que proposer un voyage musical avec cette trilogie qu’est Rituals serait génial, une sorte de voyage dans nos âmes.

Un album est un animal différent cependant. Bien sûr il y a plus de chansons mais aussi une trame narrative qui mène aux chansons, aux paroles, aux illustrations et à la dramaturgie souhaitée.
En fin de compte, il s’agit d’une approche plus profonde de ce qu’étaient les EP, moins primitive, soudaine.
Néanmoins, ces deux options d’expression nous gardent concentrés et affamés.

Wombat Cult : Lors de nombreuses conversations ou lectures d’articles, la comparaison avec vos collègues nationaux Mantar est faite.
Bien qu’appréciant le groupe originaire de Brême, je trouve que Kavrila va dans une direction qui diffère. La classification à travers la dénomination Mantar pour le dépassement des paysages musicaux gravitant autour du Sludge me perturbe.
Comment qualifieriez-vous Kavrila dans cette optique de classification des genres ? Pouvez-vous décomposer les influences qui ont fait naître votre vision si singulière des musiques dites extrêmes ?

Kavrila : Les gens aiment comparer les groupes et ont besoin de segmenter ce qu’ils écoutent en genres et autres merdes, un comportement tout à fait normal. Et bien sûr, la classification Mantar est compréhensible jusqu’à un certain point. Mais je pense que ce n’est qu’une première réflexion et une conclusion inachevée.
Je suis d’accord avec toi, nous allons dans une direction différente et je suis sûr que la plupart des gens qui nous donnent une chance le découvriront quand ils examineront notre musique et notre univers.

Nos influences viennent de plusieurs directions. Je pense que notre principale raison de jouer cette musique est d’exprimer certains sujets qui sont difficiles à mettre en mots. Evidemment, nous sommes tous fans de musique Heavy et de nombreux genres musicaux qui y sont liés en général.
Je suis sûr que cela se répercute également dans notre son, mais comme je l’ai dit, nous recherchons avant tout l’intensité, la véracité et l’énergie qui traversent quatre individus avec pour résultat une expérience cathartique.
Pour nous et les auditeurs.

Picture taken by Michael Nehrmann

Wombat Cult : Tout au long des trois EPs « Rituals » vos sonorités n’ont cessé d’évoluer, la qualité sonore s’est affinée tout en gardant ce grain, cette crasse si envoûtante de la scène underground. Vous faîtes parti des groupe qui jouent sur les nuances et travaillent constamment leurs sons, leurs approches. Vous ne stagnez à aucun moment et les sorties sont de plus en plus belles.
Comment avez-vous travaillé au fil des ans pour passer de cette approche rugueuse, aux sonorités hardcore de « Rituals I » jusqu’à vous retrouver aujourd’hui dans une dimension plus tournée vers le Death Metal « Mélodique » ? Quelles rencontres, expérimentations, lumières, vous ont guidé dans cette direction ? 

Kavrila : Merci! La stagnation, c’est la mort.
On doit rester intéressé et ouvert à nous-même et à l’approche de la musique que nous jouons.
Quand vous jouez simplement et essayez de copier des trucs qui ne viennent pas vraiment de vous en tant que musicien, les gens vont l’entendre, à mon avis. Ce n’est pas sincère. Nous essayons donc d’être très honnêtes les uns envers les autres et de rester curieux de ce qui peut sortir de chacun de nos esprits avec spontanéité.

Wombat Cult : La qualité sonore de Rituals III est déconcertante, tranchante et percutante.
Où avez-vous enregistré et dans quelles conditions ?

Kavrila : Nous l’avons enregistré nous-mêmes dans notre salle de répétition, ainsi que les trois EP et l’album également.
Miltos est l’homme derrière les enregistrements et le mixage. Il a également évolué au fil des ans et a encore fait un excellent travail.
En ce qui concerne le son, les chansons ou les paroles, tout le monde est impliqué et chaque opinion compte. Nous avons tous une vision et une sensation assez claires de la façon dont ce groupe devrait sonner au moment où nous enregistrons ou écrivons.
Cependant, nous expérimentons des choses et restons aventureux.

Wombat Cult : Les thématiques que vous abordez avec Kavrila semblent graviter vers la fin des civilisations, l’écroulement de l’humanité telle que nous la connaissons au-delà des guerres et du temps, au cœur d’une dimension nihiliste totale.
Pouvez-vous nous éclairer sur le procédé d’écriture des textes, ainsi qu’autour du message que vous souhaitez délivrer ?

Kavrila : Il n’y a pas vraiment de message derrière nos morceaux. Il s’agit plus d’histoires que de prêcher la « bonne parole ». Les paroles sont la plupart du temps très personnelles mais laissent aussi une certaine place à vos propres interprétations.
Pour moi, c’est difficile d’écrire sur des trucs inventés. Ce doit être quelque chose qui m’est arrivé dans la vie ou que j’ai observé quelque part.
Notre bassiste Daniel m’aide beaucoup tout au long du processus d’écriture et de finalisation pour trouver la bonne tonalité et les mots justes pour ce que je veux livrer. Il s’identifie à beaucoup de choses qui se passent dans ma tête.

Wombat Cult : Les trois artworks de la trilogie Rituals ont été réalisés par Philipp Igumnov. Elles sont à la fois effrayantes et obsédantes. On y traverse d’un EP à l’autre le temps, l’histoire, les croyances mais aussi le passage invisible entre la vie et la mort. Un passage autour de l’entre-monde ésotérique qui se juxtapose avec d’une part le réel et d’autre part l’au-delà.
Comment s’est organisée la réalisation de ces artworks ? Selon quels procédés ? Accompagnez-nous dans la lecture symbolique de vos visuels.

Kavrila : Tes questions sont des analyses critiques mec, génial.
Alors que nous terminions Rituals I, j’ai cherché une illustration de couverture appropriée sur Internet et je suis tombé sur les œuvres de Philipp Igumnov. Elles nous ont totalement époustouflés dès le début. Il y a une certaine obscurité et beauté en même temps. Ses collages ont quelque chose que je n’ai jamais vu auparavant.

Juste de la magie noire transformée en graphisme et parfaitement adaptée à notre musique. L’ambiance générale soutient parfaitement la musique. Lors de la clôture du premier EP, je lui ai juste demandé si nous pouvions utiliser une toile.
Je lui ai envoyé la musique, il l’a aimée et nous a donné la permission. C’était à peu près la même chose avec le deuxième et le troisième.
Nous voulions qu’il crée une ligne rouge pour les trois EP.

La lecture symbolique est quelque chose que les gens doivent travailler pour eux-mêmes, nous ne voulons pas donner trop de directives. Nous préférons laisser la musique et les visuels parler d’eux-mêmes.

Wombat Cult : Rituals III vient de sortir chez Nashardaa Records. Le label commence à apparaître un peu partout avec des sorties éclectiques telles que Durga, Codeia, Toundra ou encore Respire.
Comment votre passage chez ce nouveau label s’est-il déroulé ? Comment les avez-vous rencontré ?

Kavrila : Après les deux premiers EPs et la sortie de l’album sur Backbite/Hand Of Doom Records, nous voulions essayer quelque chose de différent avec Rituals III. Nous avons cherché d’autres labels qui avaient un line-up intéressant et une approche passionnée. Nous avons envoyé notre musique à des labels que nous aimions beaucoup.
L’un d’eux était Narshardaa.

André , l’homme derrière le label, a répondu très rapidement. Il était totalement à fond dans notre vision. Nous avons eu de longues conversations et avons eu un très bon feeling depuis le début.
Nous sommes très heureux de cette collaboration. Il est très dévoué quand il s’agit de ses sorties et nous attendons avec impatience la prochaine avec lui. Nous souhaitions juste trouver les bonnes personnes, celles qui comprennent nos idées, et sont ouverts à notre façon d’être un groupe.

Wombat Cult : Nous sommes dans des mois assez complexes, où la musique survit difficilement loin des scènes et du public.
Comment résistez-vous ? Que se passe-t-il chez Kavrila durant cette longue traversée du désert ?

Kavrila : Nous avons essayé de rester créatifs et avons continué à écrire de la musique. Nous avons également essayé de rester en contact avec nos fans et avons fait une « Distance Tape » avec notre petit projet Black Metal Alirvak.
En plus des chansons, nous avons enregistré des messages personnels pour tous ceux qui ont commandé une cassette et les ont mis sur la face B. Des trucs comme ça pour couvrir un peu les frais de fonctionnement et rester proche en ces temps distanciels, enfin vous savez.

Wombat Cult : Nous avons terminé ce premier semestre 2021, et des dizaines d’albums fascinants ont vu le jour.
Pouvez-vous revenir sur ceux qui vous ont le plus marqué ?
 

Kavrila : Bien évidemment, voici une liste de ce que nous écoutons et apprécions actuellement. Il ne s’agit pas seulement d’albums sortis en 2021.

Andreas:
Ossaert – Pelgrimsoord
Suffering Hour – The Cyclic Reckoning
Fear Factory – Aggression Continuum

Miltos:
Rotting Christ – The Heretics
New Model Army – From Here
At The Gates – The Nightmare Of Being

Daniel:
Run The Jewels – RTJ4
Honeyhoney – 3
Gary Clark Jr. – This Land

Alex: 
Eyehategod – A History Of Nomadic Behaviour
Conway The Machine – From King T A GOD
Gulch – Impenetrable Cerebral Fortress

Pour soutenir et découvrir Kavrila :



ENGLISH VERSION :

Kavrila, from Hamburg, is working since a few years in a magma at the meeting of sonic territories between Sludge, Heavy Metal, Doom, and a nobody knows what of Death Metal. After having poured out their anger on two EPs of the serie « Rituals », the band comes to end the trilogy in a chaos for the less exciting, where the bones come to crush to the rhythm of the four pieces of the EP, all more angry, frontal and without mercy.
Wombat Cult dug the Maginot Line, between two nuclear warheads and some celestial bodies to meet the formation that will bend your MM cell.

Wombat Cult: Hello Kavrila, I follow your works with interest since a few years now.
The release of this third EP, which is simply fascinating, prompted me to write to you to share a few moments with the band.
Can you enlighten us, tell us your story?

Kavrila: Hi there! Thank you for the opportunity man.
Well, we founded the band back in 2016 and created the first EP pretty spontaneously. I knew our Drummer Miltos quite some time before Kavrila got to life. Someday he showed me some demos and I absolutely loved them.
As I am a drummer as well and never sang before, I’ve thrown myself into it and RITUALS I was born a couple of months later. We waited nothing about this firt release, but the first feedback towards the band was very good and let us kept going.
Also, we had so much fun with this new band and the live shows. It was dangerous, fresh and exciting for us and still is to this day.  

« Blight », first album / Artwork by Philipp Igumnov

Wombat Cult: Since 2016, Kavrila has released 3 EPs, the Rituals trilogy, and an album called “Blight”.
Can you come back to the dissociation between the experiments of Rituals (EP trilogy) and the release of Blight (First album)? Should we see them as a continuation of the same subject, or rather as two parallel ways, doors, around Kavrila philosophy?

Kavrila: The idea of three EPs came very early. We liked the thought to write 4 to 5 songs which represents our current mood and approach to this band or use it as an actual emotional output. Not too overly intellectual, just pure emotion forged to intense music and lyrics. Also, we thought it would be great to have some musical journey at the end with all three parts told.
An album is a different animal though. Of course, more songs but also an overall theme which leads to the songs, lyrics, artwork and dramaturgy. In the end more of everything and a deeper approach of what the EPs were about. These two output options keeping us focused and hungry. 

Wombat Cult: During many conversations or article readings, the comparison with your national Mantar colleagues is made.
Although I like the band from Bremen, I find that Kavrila is going in a different direction. The classification through the name Mantar to definite the musical soundscapes who goes beyond Sludge disturbs me.

How would you qualify Kavrila in this perspective of genre classification?
Can you bring us the influences that gave birth to your singular vision of music?

Kavrila: Well, people like to compare bands and need to stuff you in genres and shit – totally normal behaviour. And of course, the Mantar classification is comprehensible to a certain point. But I think this is just a first thought and unfinished conclusion.
I agree with you that we’re going in a different direction and I’m sure most of the people who give us a spin will find out when they look into the music and everything a little deeper. Our influences come from many directions. I think our main reason for playing this music is to express certain topics which are hard to put in words. Sure, all of us are fans of heavy music and many of music’s genres in general. I’m sure these flows into our sound as well, but as I said, first and foremost we’re looking for intensity, truthfulness and energy running through four individuals with the result of being a cathartic experience.
For us and the listeners. 

Picture taken by Michael Nehrmann

Wombat Cult: Throughout the three Rituals EPs your tones have continued to evolve, the sound quality has been refined while keeping that grain, that haunting grime of the underground scene.
You are part of the bands who play on nuances and constantly work on their sounds, their approaches.
You don’t stagnate at any time and the releases are more and more beautiful.

How have you worked over the years to move from this rough approach, with the hardcore sonorities of Rituals I, until you find yourself today in a dimension more turned towards « Melodic » Death Metal?
What encounters, experiments, lights have guided you in this evolving horizon?

Kavrila: Thanks! Stagnation is death.
You have to stay interested and open to yourself and your approach to the music you play. When you just play along and try to copy some shit that’s not really from yourself as a musician, people will hear that, in my opinion. It’s not sincere.
So we try to be very honest to each other and also stay curious of what may came out of us. 

Wombat Cult: The sound quality of Rituals III is baffling, beautifully sharp.
Where did you record and under what conditions?

Kavrila: We recorded it ourself in our rehearsal room, as all three EPs and the album as well.
Miltos is the man behind the recordings and mixing. He evolved through the years as well and again did a great job. When it comes to sound, songs or lyrics everybody is involved and every opinion counts. We all have a pretty clear vision and feel of how this band should sound like at the moment we record or write.
At the same time we try things out and keep ourselves adventurous. 

Wombat Cult: The themes you dig with Kavrila seem to gravitate towards the end of civilisations, the collapse of humanity as we know it beyond wars and time, at the heart of a total nihilistic dimension.

Can you enlighten us on the process of writing texts, but also around the message you want to deliver?

Kavrila: There’s not really a message behind it, more telling a story than preaching some knowledge with a waving finger. The lyrics are very personal most of the time but also leaving a certain space for your own interpretations.
For me it’s hard to write about made up stuff. It has to be something I came around in life or observe somewhere. Our bass player Daniel is helping a lot throughout the writing and finalisation process to find the right tonality and words for what I want to deliver. He is a native speaker and also can relate to a lot of stuff that goes on in my mind. 

Wombat Cult: The three artworks of the Rituals trilogy were done by Philipp Igumnov. They are both frightening and haunting.
We cross from one EP to another across time, history, beliefs but also the invisible way between life and death.
A passage around the esoteric in-between worlds which is juxtaposed with the real one and the beyond, in a chaotic and hopeless landscape.

How was the drawing sessions of these artworks have been organised?
According to what procedures?
Guide us in the symbolic reading of your visuals.

Kavrila: Your questions are reviews at the same time man, awesome.
As we finished Rituals I, I looked for a fitting cover artwork on the internet and stumbled over the works from Philipp Igumnov. They totally blew us away from the beginning. They have a certain darkness and beauty at the same time. His collages are something I never saw before. Just dark magic turned into graphics and somehow perfectly fitting to our music.
The overall vibe just nails it and supports the music perfectly. The particular piece for the first EP literally jumped in our face so I just asked him if we could use it. I send him the music, he liked it and just gave us the permission.
It was pretty much the same with the second and third one. We wanted him for all three EPs to draw a red line artwork wise as well.

The symbolic reading is something the people should do for themselves, we don’t want to give too many guidelines and let the music and visuals speak for itself. 

Wombat Cult: Rituals III has just been released on Nashardaa Records. The label is starting to appear everywhere with eclectic releases such as Durga, Codeia, Toundra and Respire.

How did your way with this new label go? How did you meet them?

Kavrila: After the first two EPs and the album came out on Backbite/Hand Of Doom Records we wanted to try out something different with Rituals III and looked for some other labels who had an interesting roster and a passionate approach. So we send the music to some labels we liked personally a lot. One of them was Narshardaa. 

André , the man behind it responded very quickly and was totally into it. So we had longer conversations and had a very good feeling since the beginning.  We are very happy with the collaboration. He’s very dedicated when it comes to his releases and we’re looking forward to the next one with him. You just want the right people in your team.
Those who understand your ideas ,approach to music, releasing and are open to your way of being a band. 

Wombat Cult: We are in fairly complex months, where the music hardly resists far from the stages and the public.

How do you resist? What happens to Kavrila during this long journey through the desert?

Kavrila: We tried to stay creative and kept writing music. Also we tried to stay in touch with our fans and did a „Distance Tape“ with our little Black Metal project Alirvak. On top of the songs we recorded personal messages for everyone who ordered a tape and put them on the B-Side. Stuff like that to cover the running costs a little and stay close in these distant times you know. 

Wombat Cult: We have completed this first half of 2021, and dozens of fascinating albums have emerged.
Can you come back to the ones that left their mark on you?

Kavrila: Sure thing, here’s a list of what we love and listened to recently. Not all was released 2021 by the way. 

Andreas:
Ossaert – Pelgrimsoord
Suffering Hour – The Cyclic Reckoning
Fear Factory – Aggression Continuum

Miltos:
Rotting Christ – The Heretics
New Model Army – From Here
At The Gates – The Nightmare Of Being

Daniel:
Run The Jewels – RTJ4
Honeyhoney – 3
Gary Clark Jr. – This Land

Alex: 
Eyehategod – A History Of Nomadic Behaviour
Conway The Machine – From King T A GOD
Gulch – Impenetrable Cerebral Fortress

To discover and support Kavrila:

Wombat Interview #11 -Starmonger

The English version is available just after the French one.


Version Française :

Amateurs de Retro Sci / Fi, Pulp Stories, d’ondulations de Fuzz et d’explorations DIY, le groupe de Stoner français Starmonger est venu au coeur du terrier de Wombat Cult pour parler de Revelations, leur premier album mais aussi présenter un groupe qui travaille depuis 5 ans à construire une mythologie et un paysage sonore à la fois intrigant et singulier.

Wombat Cult: Pouvez-vous nous présenter Starmonger dans les grandes lignes à travers votre histoire et l’identité actuelle que vous avez réussi à forger autour du groupe ?

Starmonger a été créé en 2015 par Arthur et Steve, et a été rejoint par Seb en 2017 à la batterie. On aime les riffs fuzzy très lourds à la croisée des mondes du stoner, desert-rock et doom, autour de thèmes ancrés dans le fantastique et la SF retro/pulp, souvent un peu décalés, kitschs ou teintés d’humour, en y mélangeant un peu d’occulte et d’onirisme.

Wombat Cult: Revelations, votre premier album vient tout juste de sortir. Pourtant vous n’en êtes pas à votre coup d’essai avec déjà quatre EPs dans votre besace, en cinq ans. Un premier album qui reprend de manière intégrale vos compositions passées. Comment s’est organisée cette sortie ?

C’est un projet de longue date qui se concrétise, un peu comme la fin du “chapitre 1” du groupe. Distiller nos morceaux au fur et à mesure à travers nos EPs nous a permis de nous faire découvrir un peu, de commencer à faire des concerts, travailler notre identité sonore… C’était important pour nous de réunir tout ce travail dans un album, en montrant que ça forme un tout cohérent.
Pour accompagner la sortie, on s’est dit que l’occasion était trop belle pour ne pas concrétiser un autre projet : un clip pastiche de film d’horreur pulp pour le titre “Rise of the Fishlords”. Deux jours de tournage épiques en juillet, et un résultat dont on est très fiers, grâce à Seb, notre batteur, réalisateur de métier !

Pour la sortie en elle-même, on a eu la grande chance d’avoir le clip présenté en avant-première chez “The Obelisk”, qui nous suit depuis notre précédent clip (“Dark and Gloomy”). Puis quelques jours après la sortie, l’album faisait partie des “Doom Charts” de Novembre, et plusieurs chroniqueurs, podcasts parlaient de nous de manière très positive…
On est plutôt satisfaits, car c’est une sortie dans des conditions difficiles : vu la situation sanitaire, pas de concerts pour faire de promo, se faire un peu plus connaître et vendre quelques albums.
C’est très difficile pour un nouveau groupe inconnu (et sans label !) de sortir du lot en utilisant exclusivement Internet.

Wombat Cult: Certains de vos morceaux datent déjà d’il y a cinq ans, quelle est la sensation et le sentiment, pour vous, de revenir sur les morceaux genèses du groupe afin de les ancrer de nouveau dans la temporalité présente ?

“Wanderer” et “Tell Me” sont des morceaux dont on est vraiment fiers, qui ont été respectivement l’ouverture et le final de tous nos concerts jusqu’à présent, et on s’éclate toujours autant à les jouer. Ce sont nos morceaux les plus bruts et directs, et ça fait plaisir de pouvoir les mettre à nouveau en avant ! C’est avec eux qu’on a commencé à forger notre identité sonore, et malgré notre évolution depuis, ils sont toujours très cohérents avec le reste de notre travail.
On pourrait dire que la boucle est bouclée, et ce de manière tout à fait naturelle.

Wombat Cult: Le son sur Revelations est vraiment solide, offrant une stature robuste et directe à vos morceaux.
Comment a fonctionné le travail autour du remix des Eps et de l’enregistrement de certains segments pour délivrer cet album ?
Où avez-vous travaillé et dans quelles conditions, au cours de cette année 2020 quelque peu singulière ?

Tout d’abord merci pour le compliment ! C’est Arthur (guitares) qui s’est occupé des enregistrements et mixages des différents EPs, ainsi que de remettre tout en ordre et à un niveau de production plus uniforme pour l’album, entièrement en home-studio. Pour l’album “Revelations” on est restés dans une démarche 100% “do it yourself”.

A l’origine, c’était un peu comme tous les groupes qui démarrent, on faisait ça dans une optique de débrouille, de réduction des coûts, et aussi d’apprentissage (en amateur !) des techniques autour du son, du mixage, de la production de manière générale. Notre processus d’écriture/enregistrement est du coup très artisanal. A l’exception du chant enregistré en studio de répétition, tout est fait à la maison : guitares, basse et batterie. On a l’immense chance de vivre à une époque où les outils de MAO, de simulation d’instruments, sont à la fois d’une qualité bluffante et plus accessibles que jamais. Du coup, pas de SM57 sur un baffle 2×12 poussé à fond par un ampli 100W, pas d’assemblage de 12 micros autour de la batterie, pas de matos vintage (à part les pédales d’effet) : on a fait le choix d’aller jusqu’au bout avec des simulations d’ampli et une batterie électronique.

C’est moins sexy bien sûr, mais en contrepartie, ça nous a offert une grande flexibilité pour faire des ajustements de dernière minute. Quand on a décidé d’enfin tout compiler dans un album, il fallait tout remettre à niveau, et refaire certaines parties, notamment niveau batterie, car Seb ne jouait pas certains morceaux de la même manière que nos anciens batteurs. Pour les autres instrus, on avait accès aux prises directes depuis le début, donc c’était surtout une histoire de re-amping (via des nouveaux fuzz et phasers physiques + amplis virtuels), et de refaire les prises qu’on ne trouvait plus satisfaisantes. Et enfin, un gros boulot de remixage général, avec de précieux conseils de Pierre Etchandy, qui travaille avec Mars Red Sky ! Une sacré chance encore une fois.

Tout le son était fini avant Mars 2020, donc nous n’avons pas souffert des problèmes de confinement, fermetures et annulations (en tout cas pas pour cet aspect), mais je peux tout à fait imaginer qu’on aurait pu tout enregistrer/mixer chacun enfermé chez soi. A l’exception de certaines choses plus compliquées comme le chant, mais on peut trouver des solutions créatives comme hurler dans sa cave !

Au final c’est un processus enrichissant, très flexible… mais aussi très chronophage, avec un investissement personnel important.
On ne remplace pas aussi facilement le savoir-faire d’un ingénieur son.

Wombat Cult: Chez Starmonger on retrouve de nombreuses architectures de riffs connus, il n’y a pas nécessairement la volonté d’ouvrir de nouveaux champs, mais plutôt offrir une expérience de partage assez jouissive pour tous les amateurs de Fuzz. Pourtant on ressent énormément d’influences dans vos compositions, un mélange de saveurs autour de la scène Stoner/Doom et ses horizons plus ou moins lointains qui vous donnent une identité qui vous est propre.
Quelles sont ces senteurs, influences qui ont permis de définir votre identité sonore ?

C’est assez varié ! Je pense que le groupe qui nous a le plus influencés, voire donné envie de nous lancer là dedans, c’est incontestablement Truckfighters. L’amour de la Big Muff poussée à fond, de la production “in your face”, un desert rock modernisé… Ça se retrouve pas mal chez nous.

On peut aussi citer Red Fang, Fu Manchu ou Kadavar. Tous ces groupes vont puiser dans les 60s et 70s, mais ont ajouté une patte moderne, et c’est un peu ce que l’on cherche à faire. A côté de ça, même si on adore la scène stoner/desert/etc, on voit aussi beaucoup d’uniformisation et de recettes entendues 100 fois. C’est pas forcément un problème, certains le font très bien ! Mais on voulait proposer quelque chose d’un peu plus varié, sans révolutionner le genre car on n’a pas cette prétention.
On essaie d’intégrer des éléments à la fois plus prog et plus “viscéraux”, en puisant chez Baroness, Mastodon ou Kylesa.

Wombat Cult: Dans votre biographie vous expliquez brièvement votre propos entre divination et cinéma drive-in. Les titres font régulièrement référence à cette culture à cheval entre les années 50/60, à une époque où le cinéma indépendant américain était au cœur des fantasmes fiévreux de tout un chacun.
Pouvez-vous nous guider dans ces univers qui attirent, plaisent, mais sont trop peu représentés avec un amour certain, et placer Starmonger au centre de cette mythologie ?
PS: En espérant un jour voir un de vos titres inspiré par Invasion Of The Saucer Man ou encore un album concept autour de Roger Corman.

Avant que Seb nous rejoigne, en plus des thèmes assez classiques autour de l’occulte, la divination, et autres, le groupe évoluait déjà dans un univers assez cinématographique et “pulp” : Wanderer et son prophète désabusé dans le désert, Dark and Gloomy et son ambiance de slasher, Rust est une référence directe au monde de Mad Max…

Depuis l’arrivée de Seb, on a passé la seconde, car c’est un imaginaire qui lui tient à cœur. “Rise of the Fishlords” par exemple : à l’origine, le nom est une simple blague sortie de nulle part, avec en tête l’image de cette attaque de monstres marins un peu cheap. Le texte a suivi, parlant de l’apocalypse climatique entraînant l’invasion des créatures marines. Et puis tout s’est emballé, avec Seb qui nous a proposé de pousser le délire le plus loin possible, avec un clip en référence à “La Créature du Lagon Noir” et aux films de la même époque, à l’imagination et la créativité débordantes, mais aux moyens limités.

Ces premiers romans de SF, ces films fantastiques ou horrifiques qu’on trouve aujourd’hui aussi kitschs que cultes, c’est une mine d’or pour l’inspiration, ça déchaîne l’imagination ! C’est assez intéressant de regarder ça depuis aujourd’hui, où les productions artistiques et culturelles “fantastiques/SF” sont souvent calibrées et surproduites, mais où il manque une petite étincelle de folie et de “do it yourself”.

Wombat Cult: Le visuel entre vos EPs et votre album a complètement changé, dans une voie particulièrement qualitative, tout comme pour vos morceaux qui ne cessent de résonner de part et d’autre dans ma boîte crânienne.
Comment s’est décidé ce changement visuel artistique, qui avouons-le est une vraie réussite, comment s’est-il organisé ?

Pour les EPs, c’était encore une fois du DIY intégral : l’important c’était de rendre nos morceaux disponibles à l’écoute. On a bricolé des images en restant dans le thème pour accompagner les sorties… Mais l’idée de l’artwork était présente depuis longtemps, notamment pour Steve qui avait commencé le concept.

Après avoir finalisé les morceaux pour l’album, on a demandé à Jo Riou (https://www.instagram.com/jo_riou/) de nous faire un visuel.
On s’est croisés de nombreuses fois à l’occasion de concerts stoner à Paris, et ses travaux de posters et covers entre art “psychédélique” 70’s et Art Nouveau collaient bien avec ce qu’on avait en tête !

Wombat Cult: L’année 2020 touche à sa fin, douze mois que nous avons trouvé chargé en excellentes surprises musicales chez Wombat Cult. Quels sont vos albums incontournables de l’année, où le grand enfermement aura au moins permis de se plonger des heures durant au cœur d’une multitude de propositions musicales ?

Un de nos coups de coeur de l’année, c’est UMMON de Slift. Un chef d’oeuvre de heavy psych ! Le dernier King Buffalo, “Dead Star”, nous a aussi beaucoup fait partir dans l’espace…On peut aussi citer le dernier Forming the Void, “Reverie”, qui pousse leur maîtrise de son lourd et du groove toujours plus loin; “Question Mark” de Enigma Experience, nouvelle formation du guitariste de Truckfighters. Et enfin les “Isolation Tapes” de Kadavar, album bien plus expérimental que leurs précédents. Ce dernier nous a touché dans sa démarche intime et introspective et sa prise de risque, son pas de côté, dans une période où on perd nos repères et où il est difficile de se projeter loin dans l’avenir.

Et pour revenir en France, ça a été l’occasion de découvrir les nouveaux albums de Qilin, avec qui on a déjà partagé une scène, et de Occult Hand Order et Karkara. Des groupes talentueux à découvrir !

Wombat Cult: Enfin, 2021 est à nos portes, quel serait votre souhait pour Starmonger ?

2020 a été une année particulière pour tout le monde, et Starmonger ne déroge pas à la règle… Il y a de très importants changements pour nous, avec le départ de Steve et son remplacement à la basse et au chant… Ces derniers mois ont donc été pour nous l’occasion de clore un chapitre en beauté, avec la sortie de Revelations et du clip de Rise of the Fishlords, mais aussi de commencer à métamorphoser le groupe et à travailler sur de nouvelles compos et une nouvelle alchimie. Ça a été (et c’est toujours) une gigantesque transition pour nous.

Pour 2021, d’abord il nous faut vous présenter cette évolution ! Ça arrivera en début d’année avec un peu de communication. Pour la suite, on travaille sur nos nouvelles compos. On verra sous quelle forme il sera plus judicieux de sortir ça, mais en tout cas se frotter à l’enregistrement studio cette fois. L’idéal serait de pouvoir refaire de la scène, on trépigne à l’idée de présenter les nouveaux morceaux !

Selon la situation sanitaire, on s’adaptera, peut être avec quelques vidéos en studio, livestreams, etc…Et de manière plus générale, sans parler spécifiquement de nous, on croise très fort les doigts pour un retour progressif à la normal côté concerts et festivals, car cette scène stoner/doom est tout de même très underground, et ne vit que par l’énergie de gens vraiment passionnés : artistes, organisateurs, fans, etc.

Pour découvrir et soutenir Starmonger :


English Version:

Lovers of Retro Sci/Fi, Pulp Stories, Fuzz ondulations et DIY explorations, the french Stoner band Starmonger is came to the Wombat Burrow to speak about Revelations, their new and first album but also present a band that work since 5 years to build a singular and interesting mythological soundscape.

Wombat Cult: Can you give us an overview of Starmonger through your history and the current identity that you have managed to forge around the band?

Starmonger was created in 2015 by Arthur and Steve, and was joined by Seb in 2017 on drums. We like very heavy fuzzy riffs at the crossroads of the worlds of stoner, desert-rock and doom, around themes rooted in fantasy and retro or pulp SF, often a little offbeat, kitsch or tinged with humor, mixing them together with a little bit of occult and dreamlike.

Wombat Cult: Revelations, your first album has just been released. However, you are not at your first attempt with already four EPs in your bag, in five years. A first album which takes your past compositions in full. How was this outing organized?

It’s a long-standing project coming to fruition, much like the end of “Chapter 1” of the band. Distilling our songs as and when in EPs allowed us to make ourselves discover a little, to start doing concerts, to work on our sound identity …

It was important for us to bring all this work together in an album, by showing that it forms a coherent whole. To accompany the release, we said to ourselves that the opportunity was too good not to realize another project: a pastiche pulp horror film clip for the title “Rise of the Fishlords” .

Two epic days of filming in July, and a result of which we are very proud, thanks to Seb, our drummer, director by profession! For the release itself, we were very lucky to have the clip presented in advance -first on “The Obelisk”, which follows us since our previous music video (“Dark and Gloomy”). And a few days after the release, the album was part of the “Doom Charts” in November, and several columnists and podcast were talking about us in a very positive way…

We are rather satisfied, because it is a release in difficult conditions: given the sanitary situation, no concerts to promote, make ourselves a little better known and sell a few albums. It’s very difficult for a new, unknown (and unlabeled!) Band to stand out from the crowd using the internet exclusively.

Starmonger shot by Pierre-Emmanuel Leydet

Wombat Cult: Some of your songs are already five years old, what is the feeling and the feeling of going back to the original songs of the band in order to anchor them again in the present temporality?

“Wanderer” and “Tell Me” are songs we’re really proud of, which have been respectively the opening and the ending of all our concerts so far, and we still have so much fun playing them. the most raw and direct pieces, and it’s nice to be able to put them forward again! It was with them that we started to forge our sound identity, and despite our evolution since then, they are still very consistent with the rest of our work. You could say that the circle has come full circle, and in a completely natural way.

Wombat Cult : The sound on Revelations is really solid, providing a robust and straightforward stature to your tracks.
How did the work around the Eps remix and the recording of certain segments work to deliver this album?
Where did you work and under what conditions, during this somewhat unique year 2020?

First of all, thank you for the compliment!
It was Arthur (guitars) who took care of the recordings and mixes of the various EPs, but also to put everything in order and to a more uniform production level for the album, entirely in the home studio. For the album “Revelations”, we stayed in a 100% “do it yourself” approach.

Originally, it was a bit like all bands that start, we did that with a view to resourcefulness, cost reduction, and also learning (as an amateur!) techniques around sound, mixing, of production in general. Our writing / recording process is therefore very artisanal. With the exception of the vocals recorded in the rehearsal studio, everything is done at home: guitars, bass and drums. We are extremely fortunate to live in an era where computer music and instrument simulation tools are both of bluffing quality and more accessible than ever. Suddenly, no SM57 on a 2×12 cabinet pushed to the limit by a 100W amp, no assembly of 12 microphones around the battery, no vintage gear (apart from the effects pedals): we made the choice of  » go all the way with amp simulations and electronic drums. It’s less sexy of course, but on the other hand, it gave us a lot of flexibility to make last-minute adjustments.

When we decided to finally compile everything into an album, we had to upgrade everything, and rework some parts, especially drums, because Seb did not play some songs in the same way as our old drummers. For the other instrumentals, we had access to direct takes from the start, so it was mostly a story of re-amping (via new fuzz and physical phasers + virtual amps), and redoing the takes that we no longer found satisfactory.
Finally, a big job of general remixing, with precious advice from Pierre Etchandy, who works with Mars Red Sky! Good Luck Again!

All sound was over before March 2020, so we didn’t suffer from the containment, shutdowns and cancellations issues (at least not for that aspect), but I can fully imagine that we could have recorded/mixed everything each locked at home. Except for some more complicated things like singing, but you can find creative solutions like howling in your cellar!
In the end it’s a rewarding process, very flexible … but also very time-consuming, with a significant personal investment. You can’t replace the know-how of a sound engineer so easily.

Wombat Cult : With Starmonger we find many well-known riff architectures, there is not necessarily the desire to open up new fields, but rather to offer a quite enjoyable sharing experience for all Fuzz lovers. Yet we feel a lot of influences in your compositions, a mixture of flavors around the Stoner / Doom scene and its more or less distant horizons which give you an identity that is unique to you.
What are these scents, influences that helped define your sound identity?

It’s quite varied! I think the band that has influenced us the most, if not made us want to get into this, is undoubtedly Truckfighters. The love of the Big Muff pushed to the limit, of the production « in your face », a modernized desert rock… It is not bad with us.

We can also mention Red Fang, Fu Manchu or Kadavar. All these bands are going to draw from the 60s and 70s, but have added a modern touch, and that’s kind of what we’re looking to do. Beside that, even if we love the stoner / desert / etc scene, we also see a lot of standardization and recipes heard 100 times. This is not necessarily a problem, some do it very well!
But we wanted to offer something a little more varied, without revolutionizing the genre because we don’t have that pretension. We try to integrate elements that are both more prog and more “visceral”, drawing on Baroness, Mastodon or Kylesa.

Wombat Cult: In your biography you briefly explain your vision between divination and drive-in cinema. The titles regularly refer to this culture straddling the 50s and 60s, at a time when independent American cinema was at the heart of everyone’s feverish fantasies. Can you guide us in these universes that attract, please, but are too little represented with a certain love, and place Starmonger at the center of this mythology?
PS: Hoping one day to see one of your songs inspired by Invasion Of The Saucer Man or a concept album around Roger Corman.

Before Seb joins us, in addition to fairly classic themes around the occult, divination, etc. the band was already evolving in a rather cinematographic and “pulp” universe: Wanderer and his disillusioned prophet in the desert, Dark and Gloomy and his slasher atmosphere, Rust is a direct reference to the world of Mad Max…

Since the arrival of Seb, we skipped the second, because it is an imagination that is close to his heart. “Rise of the Fishlords” for example: originally, the name was a simple joke that came out of nowhere, with the image of this attack of sea monsters a little cheap.
Text followed, talking about the climate apocalypse leading to the invasion of sea creatures. And then everything was packed, with Seb who suggested that we push the delirium as far as possible, with a clip in reference to “The Creature From The Black Lagoon” and to films of the same period, to the imagination and the Overflowing creativity, but with limited means.

These first sci-fi novels, these fantastic or horrific films that we find today as kitsch as they are cult, are a gold mine for inspiration, it unleashes the imagination! It’s quite interesting to watch this from today, where “fantasy / sci-fi” artistic and cultural productions are often calibrated and overproduced, but lack a little sparkle of craziness and “do it yourself”.

Wombat Cult: The visual between your EPs and your album has completely changed, in a particularly qualitative way, just like for your songs which keep resounding on both sides in my head box. How was this artistic visual change decided, which let’s face it is a real success, how was it organized?

For the EPs, it was once again full DIY: the important thing was to make our songs available to listen to. We tinkered with images while remaining in the theme to accompany the releases…
But the idea of ​​the artwork had been present for a long time, especially for Steve who had started the concept. After finalizing the songs for the album, we asked to Jo Riou (https://www.instagram.com/jo_riou/) to make us a visual.
We bumped into each other many times at Stoner concerts in Paris, and his poster and cover works between 70’s “psychedelic” art and Art Nouveau fit well with what we had in mind!

Wombat Cult: The year 2020 has ended, twelve months loaded with excellent musical surprises. What are your essential albums of the year, where the great confinement will at least have allowed you to immerse yourself for hours in the heart of a multitude of musical proposals?

One of our favorites of the year is Slift’s UMMON. A heavy psych masterpiece! The last King Buffalo, « Dead Star », also made us go to space a lot… We can also quote the last Forming the Void, « Reverie », which pushes their mastery of heavy sound and groove even further; “Question Mark” by Enigma Experience, a new adventurewith the Truckfighters guitarist. And finally Kadavar’s “Isolation Tapes”, album much more experimental than their previous ones. The latter touched us in his intimate and introspective approach and his risk-taking, his step aside, in a period when we lose our bearings and where it is difficult to project far into the future.
And to return to France, it was the opportunity to discover the new albums of Qilin with whom we have already shared a scene, and of course Occult Hand Order and Karkara. Talented bands to discover!

Wombat Cult: Finally, 2021 is here, what would be your wish for Starmonger?

2020 has been a special year for everyone, and Starmonger is no exception to the rule… There are some very important changes for us, with the departure of Steve and his replacement on bass and vocals…
The last few months have therefore was for us the opportunity to close a chapter in style, with the release of Revelations and the clip for Rise of the Fishlords, but also to start to transform the band and to work on new songs with a new chemistry. It has been (and still is) a gigantic transition for us.

For 2021, first we must present this evolution to you! It will happen at the beginning of the year with a little communication. Then, we are working on our new songs. We’ll see in what form it makes more sense to release this, but in any case dabble in studio recording this time. The ideal would be to be able to refind the stage, we are rushing to present the new songs!
Depending on the health situation, we will adapt, perhaps with a few videos in the studio, livestreams, etc … And more generally, without specifically talking about us, we are crossing our fingers very strongly for a gradual return to normal on the concert side and festivals, because this stoner / doom scene is still very underground, and only lives by the energy of really passionate people: artists, organizers, fans, etc.

To Discover and support Starmonger:

Wombat Cult Selection/ An image of 2020 in 30 albums

Au cours d’une année 2020 marquée par le chaos qu’il soit sanitaire, économique et social, qu’il n’est en rien utile de rappeler, car connue de tous, il est parfois bon de revenir sur des mois certes éloignés de la scène, de l’attraction sonore, vibratoire, parfois abrupte, brusque tout comme contemplative, émotionnelle ou tout simplement effrayante et euphorisante, en se souvenant d’un année 2020 d’une richesse musicale inouïe.
Loin du sentier difficile mais fascinant des tournées, de l’excitation de la foule qui éructe, s’émerveille, les artistes de tous horizons n’ont cessé de créer, penser leur musique.
Une année intermède qui aura permis à de nombreuses formations de se lancer telles que Las Historias, Plague Organ, Jointhugger, Moonstone, Malsten, Spiralpark, Pilori, Hadewijch ou encore Cavalerie.
Une année qui aura su révéler de nouvelles sonorités permettant la rencontre d’artistes de divers horizons qu’il s’agisse de Thou et Emma Ruth Rundle à Full Of Hell et Health, en passant par Bell Witch et Aerial Ruin, les frontières, barrières classificatoires, n’ont cessé de se mouvoir pour laisser apparaître un avenir aux sonorités nouvelles, qui espérons le saura raisonner/résonner au cœur de l’actualité mondiale, pour ouvrir des voies de vies alternatives à la rencontre de nos proches qu’il s’agisse de l’humain comme de la nature et ses mille merveilles.
Une année qui, enfin, aura su voir des artistes s’approprier l’atmosphère des mois qui se sont succédés pour changer, développer leurs paroles artistiques et se révéler marqueurs temporels, témoins de l’histoire comme Kadavar avec The Isolation Tapes ou encore l’extraordinaire proposition de GOLD avec leur compilation Recession refermant le diamant brut The Isolation Sessions.
Au-delà de ces sorties, artistes, qui nous ont permis de tenir en tant que gardien essentiel de nos âmes, de nos réflexions, nous souhaiterions revenir sur cette année au dessein quelque peu particulier avec une image, celle de trente albums qui ont su nous porter, nous supporter.
Bonne lecture à tous, et prenez soin les uns des autres, nous en avons tant besoin.


During a year 2020 marked by chaos, whether health, economic and social, that it is in no way useful to recall, because known to all, it is sometimes good to look back on months certainly distant from the scene, of sound, vibratory, sometimes abrupt, abrupt as well as contemplative, emotional or simply frightening and euphoric attraction, remembering a year 2020 of incredible musical richness.
Far from the difficult but fascinating path of the tours, from the excitement of the crowd which belches, marvels, artists from all horizons have never stopped creating, thinking their music.
An interlude year which has allowed many formations to get started such as Las Historias, Plague Organ, Jointhugger, Moonstone, Malsten, Spiralpark, Pillory, Hadewijch or even Cavalry.
A year that will have revealed new sounds allowing the meeting of artists from various horizons, from Thou and Emma Ruth Rundle to Full Of Hell and Health, including Bell Witch and Aerial Ruin, borders, barriers classificatory, have never ceased to move to reveal a future with new sounds, which we hope will know how to reason / resonate at the heart of world news, to open up alternative ways of life to meet our loved ones, of humans as of nature and its thousand wonders.
A year which, finally, will have seen artists appropriate the atmosphere of the months which have followed one another to change, develop their artistic words and prove to be temporal markers, witnesses of history such as Kadavar with The Isolation Tapes or the extraordinary proposal from GOLD with their compilation Recession closing the rough diamond The Isolation Sessions.
Beyond these releases, artists, who have allowed us to hold as an essential guardian of our souls, of our reflections, we would like to come back to this year with a somewhat particular purpose with an image, that of thirty albums that have known carry us, support us.
Happy reading everyone, and take care of each other, we need it so much.

30. Spectral Lore & Mare Cognitum – « Wanderers: Astrology Of The Nine »
Entropic Recordings & I, Voidhanger Records
Divinatory Black Metal

Cover painting by Elijah Tamu of Ikonostasis Art. Design by Francesco Gemelli.

L’année 2020 avait commencé sous des auspices d’une beauté infinie avec cette collaboration aux allures de mirage, parcours astral composé et assemblé d’une main de maître par deux artistes qui ne cessent de révolutionner les limites du Black Metal à grand renfort d’un paysage ambient, expérimental, atmosphérique et contemplatif.
Au coeur de cette association, les deux entités ont façonné, modelé, leurs sons par le biais d’un voyage stellaire, divinatoire et ésotérique, symbolisant chaque morceau, mondes indépendants les uns des autres, par des planètes.
D’un Black Metal traditionnel en passant par des variations Harsh, Ambient, Acoustique ou parfois même Drone, Mare Cognitum et Spectral Lore démontrent tout leurs potentiels en frôlant parfois une articulation sous forme de catalogue des possibilités, sans pour autant chuter dans ce piège démonstratif, gardant toujours une ampleur d’une impressionnante vertu.
Un voyage qui encore un an après sa sortie ne cesse de résonner dans l’esprit de ceux s’y étant frottés.

Pour découvrir et soutenir :

The year 2020 began under the auspices of infinite beauty with this collaboration that looks like a mirage, an astral journey masterfully composed and assembled by two artists who are constantly revolutionizing the limits of Black Metal with some ambient, experimental, atmospheric and contemplative soundscapes.
At the heart of this association, the two entities have shaped, modeled, their sounds through a stellar, divinatory and esoteric exploration, symbolizing each piece, worlds independent of each other, by planets.
From a traditional Black Metal passing through Harsh, Ambient, Acoustic or sometimes even Drone modulations, Mare Cognitum and Spectral Lore demonstrate all their potentials, sometimes touching an articulation in the form of a catalog of possibilities, without falling into this demonstrative trap , always keeping a mastering of impressive virtue.
A journey that still a year after its release continues to resonate in the minds of those who have encountered it.

To Discover and Support :

29. Old Man Gloom – « Seminar VIII : Light Of Meaning » & « Seminar IX : Darkness Of Being »
Profound Lore Records
(Schizophrenic Sludgy-Noise/Doom)

Artwork and design by A. Turner

Old Man Gloom est de retour 6 ans après son double album « The Ape Of God I » et « The Ape Of God II », avec de nouveau une oeuvre bicéphale se présentant de la manière suivante « Seminar VIII : Light Of Meaning » et « Seminar IX : Darkness Of Being ».
Notre platine a eu l’immense honneur de faire tourner ce diptyque, durant plusieurs jours, plongeant la salle d’écoute dans le chaos le plus total. Old Man Gloom réussit de nouveau à déconstruire la scène underground dans toutes ses extrémités, pour nous proposer une oeuvre abstraite mêlant musique expérimentale à tendance Noise, Sludge et Post-Doom.
Une chute au cœur d’une oeuvre schizoïde dont nous ne ressortons pas indemne.

Pour Découvrir et Soutenir :

Old Man Gloom is back 6 years after his double album « The Ape Of God I » and « The Ape Of God II », with again a double trip looking like « Seminar VIII: Light Of Meaning » and  » Seminar IX: Darkness Of Being « .
Our turntable had the immense honor of spinning this diptych, for several days, plunging the listening room into the most total chaos. Old Man Gloom once again succeeds in deconstructing the underground scene in all its extremities, to offer us an abstract work mixing experimental music with a Noise influence, Sludge and Post-Doom.
A fall at the heart of a schizoid work from which we do not come out unscathed.

To Discover and Support:

28. Boris/ Merzbow – « 2R0I2P0 »
Relapse Records
(Noise and Doom Japanese Legendary Mixture)

La surprise de clôture de l’année 2020 réside en cette nouvelle collaboration entre Boris et Merzbow.
Après l’incontournable Gensho, sorti en 2016, l’association la plus bruyante et expérimentale de la scène internationale revient pour continuer à explorer les prismes sonores les plus singuliers entre l’inspiration Doom Experimental de Boris et la Noise insidieuse de Merzbow, on ne pouvait que frissonner à l’idée de sombrer de nouveau dans ce paysage sonore à la couleur unique et fascinante tant elle paraît imaginaire, forgée dans la matière même qui forge nos rêves mais aussi nos cauchemars les plus intimes.
Avec « 2R0I2P0 », anagramme pour RIP 2020, Boris et Merzbow nous proposent de tirer le rideau sur cette année tortueuse, lui conférant la saveur des songes.

Pour Découvrir et Soutenir :

The closing surprise of 2020, lives in this new collaboration between Boris and Merzbow.
After the unmissable Gensho, released in 2016, the noisiest and most experimental association on the international scene returns to continue exploring the most singular sound prisms between Boris’s Doom Experimental inspiration and Merzbow’s Insidious Noise, we could only shudder at the idea of ​​sinking again into this soundscape with a unique and fascinating color, it seems so imaginary, forged in the very material that forges our dreams but also our most intimate nightmares.
With « 2R0I2P0 », anagram for RIP 2020, Boris and Merzbow invite us to draw the curtain on this tortuous year, giving it the flavor of dreams.

To Discover And Support:

27. Bismarck – « Oneiromancer »
Apollon Records
(Norwegian Battle Doom)

Artwork by Vaderetro

Vous êtes du genre à chercher l’oeuvre la plus monolithique de l’année ?! Ne cherchez plus, le nouvel album de Bismarck se charge de vous.
Démarrant sur une introductions aux sonorités orientales, l’oeuvre que propose Bismarck est d’une efficacité sans pareil , une machine robuste qui pourtant réussit à atteindre des sommets en matière d’élévation de par ses lignes de chants. En matière de Battle Doom, le groupe ouvre de nouvelles portes que l’on n’aurait pas soupçonné et qui pourtant révèlent un groupe qui a tout des plus grands.

Pour découvrir et soutenir :

Are you the type looking for the most monolithic work of the year ?! Look no further, Bismarck’s new album takes care of you.
Starting with an introduction to oriental tones, the work offered by Bismarck is unparalleled in efficiency, a robust machine which nevertheless succeeds in reaching new heights in terms of elevation. In terms of Battle Doom, the band opens new doors that we would not have suspected and which nevertheless reveal a band that has everything of the greatest.

To Discover and Support:

26. Pixie Ninja – « Colours Out Of Space »
Apollon Records
(Lovecraftian Landscape Infused in Progressive Rock Magma)

Cover by Henning Lindahl

Au-delà des habituelles formations norvégiennes tournées vers les landes du Black Metal ou bien les plaines de la scène Stoner /Doom, la Norvège recèle mille et un trésors en matière de créativité musicale et c’est ce que vient nous démontrer Pixie Ninja avec son deuxième album.
Colours Out Of Space mêle toutes les nuances qui font du Rock cette entité crépusculaire indomptable et surprenante, amenant de manière progressive l’auditeur au cœur d’une image sonore intense à la lisière entre imaginaire littéraire et cinématographique où Pixie Ninja semble exceller à chaque tournant de leurs morceaux, mondes à part entière.

Pour Découvrir et Soutenir Pixie Ninja :

Beyond the usual Norwegian formations turned towards the moors of Black Metal or the plains of the Stoner / Doom scene, Norway conceals a thousand and one treasures in terms of musical creativity and this is what Pixie Ninje demonstrates to us with its second album.
Colors Out Of Space mixes all the nuances that make Rock this indomitable and surprising twilight entity, gradually bringing the listener to the heart of an intense sound image on the border between literary and cinematographic imaginary where Pixie Ninja seems to excel at every turn of their pieces, worlds in their own right.

To Discover and Support Pixie Ninja:

25. CB3 – « Aeons »
Instrumental Stoner and Doom Variations

Jeune formation venant tout droit de Malmö en Suède, CB3 semble matriser toutes les paternes de la scène Stoner/Doom. Le groupe réussit avec « Aeons » à délivrer une véritable leçon de réinvention instrumentale du genre et place entre nos oreilles une pièce incontournable.

Pour Découvrir et Soutenir CB3 :

A young band coming straight from Malmö in Sweden, CB3 seems to master all the arts of the Stoner / Doom scene. The band succeeds with « Aeons » to deliver a real lesson in instrumental reinvention of the genre and places between our ears an already essential piece of this year 2020.

To Discover and Support CB3:

24. Uniform -« Shame »
Sacred Bones Records
Noise Rock

Après deux collaborations d’une violence inouïe avec The Body, Uniform, formation Noise Rock, tout droit venu des US revient nous écraser la mâchoire, de manière abrupte presque animale, contre le caniveau.
L’énergie Punk qui suinte de chaque riff, faisant la renommée du groupe, est particulièrement vile venant s’incruster dans nos tympans, pour les ronger à grand coup de crasse sonore.
La proposition est éprouvante et les 34 minutes de « Shame », portent le groupe en figure de proue du genre venant jouer du coude avec Unsane.
Une oeuvre que rien ne semble pouvoir arrêter se terminant par le titre « I Am Cancer », monument de violence qu’Uniform vient ériger en conclusion d’un album déjà incontournable dans la carrière du groupe.

Pour Découvrir et Supporter Uniform :

After two collaborations of incredible violence with The Body, Uniform, formation Noise Rock, straight from the US comes back to crush our jaw, in an abrupt almost animal way, against the gutter.
The Punk energy which oozes from each riff, making the fame of the group, is particularly vile coming to become embedded in our eardrums, to eat them away with a great deal of sonic filth. The proposition is trying and the 34 minutes of « Shame », carry the group in figurehead of the kind coming to play elbow with Unsane.
A work that nothing seems to be able to stop ending with the title « I Am Cancer », monument of violence that Uniform comes to erect at the conclusion of an album already essential in the career of the group.

To Discover and Support Uniform:

23. Korto – « EP »
Six Tonnes De Chair Records
Hallucinogenic and Psychedelic Rock

Artwork: Chufy

Korto est de retour après leur apparition sur la scène française en 2017, avec un EP d’une petite vingtaine de minutes.
La formation continue de façonner sa propre approche du mouvement psychédélique et nous embarque pour une danse fiévreuse, portée par une voix aérienne, qui nous enserre et nous porte vers des hauteurs stupéfiantes.
En tout juste quatre titres, ce nouvel EP de Korto se forge une place dans le cœur des amateurs de musiques labyrinthiques, où chaque accord, note, rythmique semble être un couloir menant vers d’innombrables lectures. Une sortie qui accompagne et enivre l’âme de l’auditeur, tout simplement.

Pour découvrir et Soutenir Korto :


Korto is back after their appearance on the French scene in 2017, with an EP of about twenty minutes. The band continues to shape its own approach to psychedelic movement and takes us on a feverish dance, carried by an aerial voice, which surrounds us and carries us to amazing heights.
In just four tracks, this new Korto EP forges a place in the hearts of lovers of labyrinthine music, where each chord, note, rhythm seems to be a corridor leading to countless readings. Quite simply, an outing that accompanies and intoxicates the soul of the listener.

To Discover and Support Korto:

22. The King’s Pistol – « Rip It Up »
Majestic Mountain Records
Pure Rock

Artwork by Shane Horror

Ce second EP prend la suite d’un Vice qui nous menait au cœur des ruelles crasses et pourtant fascinantes des grandes villes. Rip It Up, lui, prend le parti de nous mener dans des rades où l’alcool et la musique coulent à flots, où le sol colle aux semelles, et où les vibrations se mêlent aux liquides corporelles et vapeurs émanant de ces dernières, sensuel et violent.
Sans pour autant révolutionner les courants musicaux, ce second EP, a réussi le pari d’offrir ces six morceaux qui se savourent à la manière d’une friandise acidulée. Nous en connaissons la saveur et pourtant l’effet de ces compositions est une source d’enthousiasme à chaque écoute, un plaisir soudain, direct, qui ne s’embarrasse pas à prendre mille détours et va droit au but : celui de s’encanailler avec vigueur.
Dans une année où les formations marquantes résident dans d’obscurs sous-genres, parfois même inventés par les groupes eux-mêmes, The King’s Pistol s’affiche courageux et solide dans son approche d’un genre qu’il est désormais si rare de combler d’éloge : le Rock.

Pour découvrir et soutenir The King’s Pistol :

This second EP follows up on a Vice, first EP, that took us to the heart of the filthy yet fascinating alleys of big cities. Rip It Up, he decides to take us to the roadstead where alcohol and music flow freely, where the ground sticks to the soles, and where the vibrations mingle with the body fluids and vapors emanating from the latter, sensual and violent.
Without revolutionizing musical trends, this second EP has succeeded in offering these six tracks that are savored like a tangy treat. We know the flavor of it and yet the effect of these compositions is a source of enthusiasm with each listening, a sudden, direct pleasure, which does not bother to take a thousand detours and goes straight to the goal: that of slipping vigorously.
In a year where the outstanding formations reside in obscure subgenres, sometimes even invented by the groups themselves, The King’s Pistol appears courageous and solid in its approach of a genre which it is now so rare to find. fill with praise: the Rock.

To Discover and Support The King’s Pistol:

21. Gulch – « Impenetrable Cerebral Fortress »
Closed Casket Activities
Vile And Furious Power Grindcore/Hardcore

Artwork by Boone Naka

Gulch fait sa grande entrée dans le monde foisonnant de la scène Hardcore californienne, et pourtant avec tout juste un album/EP d’une quinzaine de minutes, le groupe impose son empreinte sonore à mi-chemin entre un Full OF Hell rongé par des rythmiques D-Beat et la rage de la scène Crust-Black.
Aucun répit pour celui qui osera poser le vinyle sur sa platine, les meubles, les murs, les corps prendront cette saveur baveuse, glaireuse qui semble s’engouffrer dans la moindre interstice, pour vous poignarder avec vigueur. Une violence admirable qui viendra vous arracher les côtes dans ses segments mid-tempo.

Pour Découvrir et Soutenir Gulch :

Gulch makes its grand entry into the teeming world of the Californian Hardcore scene, and yet with just an album / EP of fifteen minutes, the group imposes its sound imprint halfway between a Full OF Hell eaten away by rhythms D-Beat and the rage of the Crust-Black scene.
No respite for those who dare to put the vinyl on their turntable, furniture, walls, bodies will take on this slobbery, mucus flavor that seems to rush into the smallest gap, to stab you with vigor. An admirable violence that will tear your ribs in its mid-tempo segments.

To Discover and Support Gulch:

20. Emma Ruth Rundle & Thou – « May Our Chambers Be Full »
Sacred Bones Records
Foggy Experimental Doom

Artwork by Craig Mulcahy

Entre ombre et lumière, la rencontre d’Emma Ruth Rundle, artiste expérimentale aux horizons Post-Folk sinistrement resplendissants, et Thou, formation Sludge/Doom hyperactive infusée dans un bouillonnant mélange de Grunge, apparaît l’album « May Our Chambers Be Full » véritable poème clair-obscur.
Un exercice de style redoutable où la magie opère dans la collaboration entre les deux artistes, se fondant l’un dans l’autre, d’un Post-Folk aux allures de fin du monde de ERR au brouillard boueux amplifié du collectif de Bâton-Rouge, mêlant leurs patrimoines sonores afin de mettre en lumière un travail d’une finesse d’écriture rare.

Pour Découvrir et Supporter Emma Ruth Rundle & Thou :


Between shadow and light, the meeting of Emma Ruth Rundle, an experimental artist with sinisterly resplendent Post-Folk horizons, and Thou, a hyperactive Sludge / Doom formation infused in a bubbling mixture of Grunge, appears the album « May Our Chambers Be Full » true chiaroscuro poem.
A formidable exercise in style where the magic operates in the collaboration between the two artists, melting into each other, from a Post-Folk with the end of the world look of ERR to the amplified muddy fog of the Bâton-rouge collective, mixing their sound heritage in order to highlight a work of rare writing finesse.

To Discover And Support Emma Ruth Rundle & Thou:

19. Cénotaphe – « Monte Verità »
Nuclear War Now! Productions & Ossuaire Records
Celestial Raw Black Metal

Front cover paint by Frantisek Kupka « Meditation », 1899

L’ascension est inouïe, révèle les forces inhérentes à tout à chacun, dépassant les obstacles, gagnant en puissance, en virulence, affirmant sa création comme projet terminal, total et majestueux.
Ce sont les mots et concepts qui accablent lorsque nous sortons de l’écoute de Monte Verità. Cénotaphe, projet tenu par Khaosgott et Fog, ne cesse de s’élever en porte-étendard de la scène Underground Black Metal française. La voix de Khaosgott, découverte sur les incontournables EP Atavisme et Ostara de Nécropole, s’est affinée dans sa radicalité et vient nous prendre aux tripes, portant la détresse et l’agonie dans la moindre de ses vocalises, assénant à l’auditeur une sensation d’oppression à la fois redoutable et délectable, renforcée par les guitares tranchantes associées aux Blast Beat envoûtés du multi-instrumentiste Fog.
Une expérience éprouvante mais nécessaire dans la quête de vérité acharnée de Cénotaphe : un sommet.

Pour découvrir et Soutenir Cénotaphe :

The ascent is incredible, reveals the strengths inherent in everyone, overcoming obstacles, gaining in power, in virulence, affirming its creation as a final, total and majestic project. These are the words and concepts that overwhelm when we come out of listening to Monte Verità.
Cénotaphe, a project run by Khaosgott and Fog, continues to rise as the standard bearer of the French Underground Black Metal scene. The voice of Khaosgott, discovered on the essential EP Atavism and Ostara of Necropolis, has refined in its radicality and comes to take us to the guts, carrying distress and agony in the least of its vocalizations, striking the listener with a a feeling of oppression both formidable and delectable, reinforced by the sharp guitars associated with the spellbinding Blast Beat of multi-instrumentalist Fog.
A trying but necessary experience in Cenotaph’s relentless quest for truth: a summit.

To Discover and Support Cénotaphe:

18. Julien Doré – « Aimée »
Sony Music
Maintstream French Mysterious Dream Pop

Loin des galeries explorées habituellement par Wombat Cult, réside un artiste pour le moins singulier sur la scène française. Un artiste populaire, présent sur toutes les chaînes télévisées et pourtant insondable, étrangement fascinant.
Pour son nouvel album « Aimée », il quitte les horizons aux teintes shoegaze de son « Esperluette », tout en gardant des sonorités planantes, en apesanteur, sur lesquelles ricoche sa voix aux antipodes des artistes de référence en matière de variété française.
Un voyage dépaysant porté par une tête bien remplie, d’un humour discret, parfois lunaire, qui aura su révéler deux artistes de leur temps, intervenant en featuring lors d’un morceau : Jean-Marc et Simone.

Pour Découvrir et Soutenir :

Far from the galleries usually explored by Wombat Cult, resides an artist who is, to say the least, unique on the French scene. A popular artist, present on all television channels and yet unfathomable, strangely fascinating.
For his new album « Aimée », he leaves the horizons with the shoegaze hues of his « Esperluette », while keeping soaring, weightless sounds, on which his voice ricochets at the antipodes of the reference artists in terms of French variety.
An exotic journey carried by a full head, with a discreet humor, sometimes lunar, which will have known how to reveal two artists of their time, intervening in featuring during a piece: Jean-Marc and Simone.

To Discover And Support:

17. Concrete Mountain – « Hazedazed »
Kono Dischi
Post-Fuzz Exploration

Graphic design by Maurizio Prina

Concrete Mountain est une formaton qui ne ressemble à nulle autre au beau milieu de l’obsédante scène post, le groupe insuffle des concepts venus tout droit de sonorités Stoner/Doom. Le voyage est immédiat. Dès que les premières nappes sonores de Camionaut retentissent, l’appel de l’inconnu devient inévitable.
Les accords bouillent de toutes part, la batterie dans sa répétitivité captive l’esprit. Le groupe italien connaît les moindres recettes pour libérer les pensées de l’auditeur dans des méandres d’effets à base de Fuzz. Les morceaux sont d’une grâce infinie nous dévoilant un monolithe sonore que rien ne semble pouvoir ébranler.

Pour Découvrir et Soutenir :

Concrete Mountain is a formation unlike any other in the midst of the haunting post scene, the band infuses concepts straight from Stoner / Doom tones. The trip is immediate. As soon as Camionaut’s first sound layers sound, the call of the unknown becomes inevitable. The chords boil everywhere, the drums in their repetitiveness captivate the mind.
The Italian band knows every way to unleash the listener’s thoughts in meandering fuzz-based effects. The songs are infinitely graceful revealing to us a monolith of sound that nothing seems to be able to shake.

To Discover And Support:

16. Ruff Majik – « The Devil’s Cattle »
Mongrel Records
Acid Stoner Doom with Punk Perfume.

All artwork by Ale & Cake Illustration

Après avoir marqué les esprits en 2019 avec Tårn, Ruff Majik revient de son Afrique du Sud natal pour frapper de manière directe et efficace avec une série de morceaux tous plus colérico-hystériques les uns que les autres avec The Devil’s Cattle.
Le groupe semble aussi énervé que le taureau ornant sa pochette, laissant un multitude de voix aux multiples tonalités, avec entre autres un ersatz d’Axl Rose sous acides, pour accompagner et multiplier les impacts d’une composition qui en laissera plus d’un sur les rotules.
Treize titres d’une telle rigueur et virulence, qu’il y aura peut-être bon nombre de mâchoires au sol lors de leurs prochains concerts à la fois à cause des hymnes qui seront chantés avec fureur, mais aussi avec un pit qui promet déjà d’être monumental, préparez-vous l’hyperactif Ruff Majik est là et n’épargnera personne.

Pour Découvrir et Soutenir Ruff Majik :


After having marked the spirits in 2019 with Tårn, Ruff Majik returns from his native South Africa to strike in a direct and effective way with a series of songs all more angry-hysterical than the others with The Devil’s Cattle.
The band seems as edgy as the bull adorning its cover, leaving a multitude of voices with multiple tones, with among others an ersatz Axl Rose under acids, to accompany and multiply the impacts of a composition that will leave more than one on the ball joints.
Thirteen titles of such rigor and virulence, that there will perhaps be many jaws on the ground during their next concerts both because of the hymns that will be sung with fury, but also with a pit that promises already to be monumental, get ready the hyperactive Ruff Majik is there and will spare no one.

To Discover and Support Ruff Majik:

15. – Jointhugger- « I Am No One »
Interstellar Smoke Records
Groovy Doom Ritual

Artwork, design and layout by Spectral Ecstasy

Jointhugger avec ce premier album « I Am No One« , montre sa capacité à comprendre l’entièreté de la scène Doom, à se l’approprier et réussit ainsi à proposer une oeuvre nouvelle, quasi chimérique à la manière de son artwork, inspiré par les travaux de Vigeland, oeuvre à l’humanité démente. On ne peut qu’être charmé par une telle démonstration de puissance qui réside dans une intelligence d’écriture réjouissante.


Jointhugger with this first album « I Am No One », shows his ability to understand the whole of the Doom scene, to appropriate it and thus succeeds in offering a new vision, almost chimerical in the manner of his artwork, inspired by the work of Vigeland, work for demented humanity. We can only be charmed by such a display of power which resides in a cheerful writing intelligence.

To Discover And Support Jointhugger:

14. Afsky – « Ofte Jeg Drømmer Mig Død »
Vendetta Records
Black Metal

H.A. Brendekilde

Une toile de H.A. Brendekilde pour visuel, l’approche picturale que prend Afsky pour ce second album vient chatouiller la rétine éveillant une curiosité sans bornes.
A quoi pourrait ressembler le désespoir et la colère de la peinture du maître danois en la transposant derrière les traits sonores d’une formation Black Metal ?
Bien qu’effrayé à l’idée d’être déçu, avec cette couverture qui promet tant, « Ofte Jeg Drømmer Mig Død » impose une surprise assez conséquente, celle de réussir, en gardant une approche classique, à nous gifler, nous souffler avec une énergie et une vigueur d’une rugosité effarante, révélant un classicisme du genre sous l’aune d’une modernité sidérante.
Dès les premières écoutes, chaque modèle architectural et sonique que propose Afsky vient s’ancrer au plus profond de nos tympans, laissant une marque que l’on ne peut qu’espérer éternelle.

Pour Découvrir et Soutenir :

A painting by H.A. Brendekilde for visual, the pictorial approach taken by Afsky for this second album tickles the retina arousing boundless curiosity.
What could the desperation and anger of the Danish master’s painting look like when transposing it behind the sound lines of a Black Metal formation?
Although scared at the idea of ​​being disappointed, with this cover which promises so much, « Ofte Jeg Drømmer Mig Død » imposes a rather consequent surprise, that of succeeding, by keeping a classic approach, to slap us, to blow us with an energy and vigor of a frightening roughness, revealing a classicism of the genre under the yardstick of astonishing modernity. From the first listening, each architectural and sonic model that Afsky offers is anchored deep in our eardrums, leaving a mark that we can only hope to be eternal.

13. Bogwife – « Halls Of Rebirth »
Psychedelic Salad
Psychedelic Battle Doom

Totalement passé sous les radars de Wombat Cult à sa sortie, bien qu’avec une place prédominante dans la Doom Charts, et un retour critique audiophile unanime, il aura fallu les séances de rattrapage de cette fin d’année pour se rendre compte que Bogwife vient de pondre une nouvelle manière de jouer du Doom.
Croisant à la fois la force brute d’un Conan sous anxiolytique, faisant trembler tout ce qui pourrait se trouver sur le chemin des vibrations, à un chant et une guitare solo menée à un rythme plus décroché dans une approche soutenue, Bogwife réussit à créer une dimension parallèle dans laquelle le groupe excelle venant réveiller les amateurs de musiques pachydermiques et ronflantes avec cette fois-ci une approche nouvelle qui risque d’ouvrir un bon nombre de portes à la scène Stoner/Doom qui en avait grand besoin.

Pour Découvrir et soutenir Bogwife :

Completely passed under the radar of Wombat Cult when it was released, although with a predominant place in the Doom Charts, and unanimous audiophile critical feedback, it took the catch-up sessions at the end of the year to realize that Bogwife has just created a new way of playing Doom.
Crossing both the brute force of a Conan on anxiolytic, shaking anything in the path of vibrations, to a lead vocals and lead guitar at a more unhooked rhythm in a sustained approach, Bogwife succeeds in creating a parallel dimension in which the group excels coming to awaken fans of pachydermic and high-sounding music with this time a new approach which risks opening a good number of doors to the Stoner / Doom scene which was in great need.

To Discover And Support Bogwife:

12. Cavalerie – « Spectral Rage Demo Tape »
Youth Authority Records
Raw Blackened Hardcore

Artwork by Charles

Ce Spectral Rage Demo Tape composé de seulement trois morceaux dont une reprise révèle toutes les sonorités dont Cavalerie est capable de la scène Hardcore jusqu’aux recoins obscurs des chenilles des tanks de la scène War Black.
Avec cette première Demo éclair, digne d’une attaque Blitzkrieg, Cavalerie prend en otage la scène Crust/Hardcore et creuse sa galerie qu’il semble prêt à défendre. Spectral Rage Demo Tape est une véritable décharge d’adrénaline, soudaine, extrême et incontrôlable.

Pour Découvrir et Soutenir Cavalerie :


This Spectral Rage Demo Tape made up of just three tracks which reveals all the sounds Cavalerie is capable of from the Hardcore scene to the dark recesses of the tank tracks of the War Black scene.
With this first flash Demo, worthy of a Blitzkrieg attack, Cavalerie takes the Crust / Hardcore scene hostage and digs out his gallery which he seems ready to defend. Spectral Rage Demo Tape is an adrenaline rush, sudden, extreme and uncontrollable.

To Discover and Support:

11. The Hypnagogics – « Endless Nights »
Majestic Mountain Records
Hypnotic Stoner

Cover by Hypnotist Design.

Vous êtes tristes depuis la disparition des prodigieux The Devil’s Blood ?! Ne vous inquiétez pas, nous avons trouvé un remède.
Après deux Eps assez discrets, The Hypnagogics, groupe suédois aux sonorités Heavy Psyche, déboule sur nos platines avec un premier album « Endless Nights » qui a déjà tous les atouts pour devenir un incontournable du genre.

Pour Découvrir et Soutenir The Hypnagogics :

You’re sad since The Devil’s Blood disappeared?! Today it’s time to let the riff going up again!
After two fairly discreet EPs, The Hypnagogics, Swedish band with Heavy Psyche tones, spins on our turntable with a first album « Endless Nights » which already has all the assets to become an essential of the genre.

To Discover And Support The Hypnagogics:

10. Touché Amoré – « Lament »
Epitaph Records
Post-Hardore with Screamo Reliefs

Art Direction and Design – Nick Steinhardt

Cinquième album pour Touché Amoré, formation Post-Hardcore à tendance Screamo, qui marque un tournant remarquablement fin et nuancédans la carrière du groupe portant ce « Lament » vers des sommets toujours plus raffinés.
Produit par Ross Robinson, cette nouvelle proposition en provenance de Los Angeles offre de nombreuses nouvelles pistes ouvrant discrètement mais avec talent les portes de la scène Cold-Wave, de la balade émotionnelle ou encore de la chanson à refrains pour nous surprendre, nous sortir du monolithe qu’était Stage Four et délivrer à tous une performance pulsionnelle, directe, qui irradiera l’audition de ceux qui croiseront le chemin de cet éblouissant album qu’est « Lament ».

Pour Découvrir et Soutenir Touché Amoré :


Fifth album for Touché Amoré, Post-Hardcore formation with a Screamo tendency, which marks a remarkably fine and nuanced turning point in the career of the group carrying this « Lament » to ever more refined heights.
Produced by Ross Robinson, this new proposition from Los Angeles offers many new tracks discreetly but with talent opening the doors to the Cold-Wave scene, the emotional ride or even the chorus song to surprise us, get us out of the monolith that was Stage Four and deliver to all a drive performance, direct, which will radiate the hearing of those who will cross the path of this dazzling album which is « Lament ».

To Discover And Support Touché Amoré:

9. – Höstblod – « Dikter Om Döden »
Le Narthécophore, Winter Sky Records & Fòlkvangr Records
Depressive Folk And Mortuary Contemplation Black Metal

Mélancolie, espoir perdu et obscure harmonie sont les ressentis et concepts sonores qui se dégagent de cette nouvelle proposition d’Höstblod, Projet Black Metal solo provenant de Suède.
Empli de sonorités et variantes bien connues de la scène scandinave, Dikter Om Döden se différencie, s’abroge de la parenté de ses confrères jouant sur le fil, entre Black Metal Atmosphérique, Black Folk et Depressive And Suicidal Black Metal, sans jamais positionner le pied dans un paysage précis, préférant bien plus créer sa propre dimension.
Une réflexion poétique autour de la mort, du long voyage des terres connus, le monde de la chair, vers des contrées pensées, brouillard aveuglant, le monde de l’âme.
Définitivement l’oeuvre la plus touchante et poignante de cette année 2020, Dikter Om Döden se façonne de par son humilité et sa faculté à penser de manière libre, son langage des songes, délivrant une perception de l’intangible et pourtant visible monde que seul le regard des poètes saura révéler.

Pour Découvrir et Soutenir Höstblod :


Melancholy, lost hope and obscure harmony are the feelings and sound concepts that emerge from this new proposal from Höstblod, a solo Black Metal Project from Sweden.
Filled with sounds and well-known variations of the Scandinavian scene, Dikter Om Döden differentiates himself, repeals from the kinship of his colleagues playing on the wire, between Atmospheric Black Metal, Black Folk and Depressive And Suicidal Black Metal, without ever positioning the foot in a precise landscape, preferring much more to create its own dimension.
A poetic reflection around death, the long journey of known lands, the world of the flesh, towards thought lands, blinding fog, the world of the soul. Definitely the most touching and poignant work of this year 2020, Dikter Om Döden is shaped by his humility and his ability to think freely, his language of dreams, delivering a perception of the intangible and yet visible world that only the gaze of poets will reveal.

To Discover And Support:

8. Nothing – « The Great Dismal »
Relapse Records
Diogenean Alternative Shoegaze

Voyage à la fois philosophique et sensoriel, le nouvel album de Nothing pousse l’auditeur dans une condition de remise en question permanente qui façonne l’attitude de ce dernier au fur et à mesure des écoutes, poussant, celui qui osera poser le diamant de sa cellule sur les sublimes pressages de Relapse Records, à devenir obsédé par les moindres recoins de l’album.
The Great Dismal fait parti de cette courte liste de sorties des classiques instantanés, une référence en matière de Post-Punk/Shoegaze, et une date dans l’histoire du groupe.

Pour Découvrir et Soutenir Nothing :

A journey that is both philosophical and sensory, Nothing’s new album pushes the listener into a condition of permanent questioning which shapes the latter’s attitude as and when listening, pushing those who dare to pose the diamond of their cell on the sublime pressings of Relapse Records, to become obsessed with every nook and cranny of the album.
The Great Dismal is part of this short list of instant classic releases, a benchmark in Post-Punk / Shoegaze, and a date in the band’s history.

To Discover And Support Nothing:

7. Memnon Sa – « World Serpent »
Crypt Of The Wizard & Holy Mountain Studios
Stellar and Divinatory Dark Ambient

Artwork by Alexander Tucker and Jack Gibley

Memnon Sa est un artiste très particulier dans son approche de la scène expérimentale. Depuis plusieurs années, sa musique réussit à guérir nos âmes. Après « Citadelles » et le remarquable « Lemurian Dawn », son nouvel album « World Serpent », se dessine comme son chef d’oeuvre absolu. Ne faîtes pas l’impasse sur un tel artiste car il a tout autant besoin de nous que nous avons besoin de lui.
Éteignez les lumières, fermez les yeux et prenez place à un voyage d’une incommensurable sensibilité dont vous vous souviendrez à jamais.

Pour découvrir et Soutenir Memnon Sa :

Memnon Sa is a very special artist in its approach of the experimental scene. For several years, his music has succeeded in healing our souls. After « Citadelles » and the remarkable « Lemurian Dawn », his new album « World Serpent », takes shape as his absolute masterpiece. Do not ignore such an artist because he needs us as much as we need him.
Turn off the lights, close your eyes and set off on a journey of immeasurable sensitivity that you will remember forever.

To Discover And Support Memnon Sa:

6 The Bloody Mallard – « Realm »
Onslaught Music
Herbal and Transcendental Progressive Rock

Artwork by hezaprints & Bedelgeuse

The Bloody Mallard, dévoile un savant mélange des genres entre Rock Progressif, Heavy Psyche et Post-Rock. Pas de démos, Pas d’EP, le groupe vient directement taper à nos portes et s’imposer avec un premier album : « Realm » .
A la manière d’un voyage initiatique, ce premier album-concept de The Bloody Mallard, se découvre à travers l’apparition et la conception du genre humain entre terre et lumière.
Une quête incessante vers le soleil, astre aveuglant, qui à l’inverse de nombreuses oeuvres du genre réussit à nous bercer au cœur d’un halo chaleureux, loin de toute obscurité.
Tout droit sortie des entrailles de la terre, la formation britannique parvient avec une maîtrise fantastique à créer à la fois un son, un nom, un univers mais bien plus que cela, The Bloody Mallard réussit à atteindre la lumière et compte bien nous la partager.

Pour découvrir et soutenir The Bloody Mallard :

The Bloody Mallard, reveals a clever mix of genres between Progressive Rock, Heavy Psyche and Post-Rock. No demos, No EP, the band comes directly to knock on our doors and impose themselves with a first album: « Realm ».
Like an initiatory journey, this first concept album of The Bloody Mallard is discovered through the appearance and conception of mankind between earth and light.
An incessant quest for the sun, a blinding star, which, unlike many works of the genre, manages to rock us in the heart of a warm halo, far from all darkness.
Straight out of the bowels of the earth, the British formation manages with a fantastic mastery to create at the same time a sound, a name, a universe but much more than that, The Bloody Mallard succeeds in reaching the light and intends to share it with us.

To Discover And Support The Bloody Mallard:

5- Oranssi Pazuzu – « Mestarin kynsi »
Nuclear Blast
Blackened Experimental Kraut-Rock Labyrinth

Le passage d’Oranssi Pazuzu de Svart Records à Nuclear Blast avait de quoi déconcerter et inquiéter tant de nombreuses formations n’ont pas réussi à trouver de juste équilibre au sein de ce géant dans le monde de la musique extrême.
Pourtant l’inquiétude n’avait pas lieu d’être, tant le groupe ne semble ouvert à aucun compris en matière d’approche musicale, car nous nous retrouvons face à un immense album si ce n’est d’ailleurs leur meilleur.
Le labyrinthe que nous propose Mestarin kynsi à base de Kraut-Rock expérimental aux couleurs rugueuses d’un Black Metal dément dépasse toutes les attentes et vient nous tourmenter comme peu d’album peuvent se targuer d’y parvenir.
Une expérience d’errance où Oranssi Pazuzu s’amuse à nous guider dans l’obscurité avec de légers reflets, de fines pistes, vers des univers où la folie semble être le maître mot.

Pour Découvrir et Soutenir Oranssi Pazuzu :

Oranssi Pazuzu’s move from Svart Records to Nuclear Blast was both disconcerting and worrying, so many bands have failed to find the right balance within this giant in the world of extreme music.
Yet there was no need to worry, as the band does not seem open to any understanding in terms of musical approach, because we find ourselves facing a huge album if not their best.
The labyrinth that Mestarin kynsi offers us based on experimental Kraut-Rock with the rough colors of an insane Black Metal exceeds all expectations and comes to torment us as few albums can claim to achieve it.
A wandering experience where Oranssi Pazuzu has fun guiding us in the dark with light reflections, fine tracks, towards universes where madness seems to be the watchword.

To Discover And Support Oranssi Pazuzu:

4 – Paysage D’Hiver – « Im Wald »
Kunsthall Produktionen
Atmospheric, Ambient and Experimental Black Metal

Le vent balaie les vies, les êtres. La forêt se dresse, dernier rempart face aux cataclysmes, sanctuaire pour les malheureux, ceux qui ont tout perdu, ceux qui n’ont plus que leur âme, pour méditer, penser, afin de conserver la lumière, celle des yeux qui brillent dans l’obscurité, misérable espoir face aux ténèbres.
Le nouvel album de Paysage D’Hiver, Im Wald, est un poème désespéré, qui, au travers de ses deux heures d’un Black Metal cru et glacial, réussit le pari d’élever le genre à des niveaux de contemplation rarement atteints.
Les quatre vinyles filent entre nos oreilles, nous blessent de par sa saturation à la manière de bourrasques hivernales. Le spectre sonore transforme l’écoute de l’auditeur, réussissant à transformer l’environnement direct de ce dernier dans une tourmente visuelle monochrome où la mélancolie, celle des temps perdus, s’empare de nous et vient, de façon insidieuse, nous ronger.
Une perdition de tous les instants, qui ravira les amateurs d’œuvres monstres, où le passé semble être la dernière lueur qui puisse éclairer nos avenirs.

Pour Découvrir et Soutenir Paysage D’Hiver :

The wind sweeps away the lives, the beings, the forest rises up, the last rampart against cataclysms, sanctuary for the unfortunate, those who have lost everything, those who have only their soul, to meditate, to think, in order to preserve the light, that of the eyes which shine in the sky darkness, miserable hope in the face of the void.
Paysage D’Hiver’s new album, Im Wald, is a desperate poem, which, through its two hours of raw, experimental, atmosperic and icy Black Metal, succeeds in raising the genre to levels of contemplation rarely reached.
The four vinyls spin between our ears, hurting us by their saturation like winter squalls. The sound spectrum transforms the listener’s listening, succeeding in transforming the latter’s direct environment into a monochrome visual turmoil where melancholy, that of wasted time, takes hold of us and insidiously gnaws at us.
A constant perdition, which will delight lovers of monster works, where the past seems to be the last glimmer that can illuminate our future.

To Discover And Support Paysage D’Hiver:

3. Vinnum Sabbathi – « Of Dimensions And Theories »
Stolen Body Records
Interstellar Doom

Cover artwork by Asep Yasin Abdulah

Depuis quelques années, une vraie obsession se forme autour d’une dimension spatiale au coeur de la scène Doom qu’il s’agisse de Comacozer, Vestjyk Orken, The Spacelords, Yuri Gagarin ou encore les légendaires SLEEP, tout le monde veut sa part en matière de conquête spatiale.
Dans ce sous-genre couramment bien-nommé Space Doom, que l’on préfère nommer Interstellar Doom chez Wombat Cult, Vinnum Sabbathi est le porte-étendard incontesté. C’est ce qu’ils viennent rappeler et affirmer avec leur expédition cosmique : Of Dimensions And Theories.
Ce second album, prenant le tournant d’un concept cosmique trépidant, celui de l’exploration spatiale et de l’inconnu, se transforme en voyage guidé aux confins de l’univers à la quête de nouvelles sonorités, expériences soniques.
Un voyage, porté par des amplis Sunn O))) et des samples vocaux, digne de la science-fiction d’exploitation, pour nous guider parmi les astres et contrer les lois gravitationnelles révélant une formation aux mille reflets, éclair d’ingéniosité au coeur d’une scène Doom s’obscurcissant au fil des ans, que Vinnum Sabbathi vient réveiller à grand renfort de vibrations.

Pour Découvrir et Soutenir Vinnum Sabbathi :

In recent years, a real obsession has formed around a spatial dimension at the heart of the Doom scene whether it is Comacozer, Vestjyk Orken, The Spacelords, Yuri Gagarin or even the legendary SLEEP, everyone wants their share in space conquest.
In this subgenre commonly aptly named Space Doom, which is preferred to be called Interstellar Doom at Wombat Cult, Vinnum Sabbathi is the undisputed standard-bearer. This is what they come to remember to us with their cosmic expedition: Of Dimensions And Theories.
This second album, taking the turn of a hectic cosmic concept, that of space exploration and the unknown, turns into a guided journey to the edges of the universe in search of new sounds, sonic experiences.
A journey, carried by Sunn O))) amplifiers and vocal samples, worthy of exploitation science fiction, to guide us among the stars and counter the laws of gravity revealing a formation with a thousand reflections, a flash of ingenuity at heart of a Doom scene darkening over the years, which Vinnum Sabbathi comes to wake up with a lot of vibrations.

To Discover and Support Vinnum Sabbathi:

2. Neptunian Maximalism – « Eons »
I, Voidhanger Records
Free Avant-Garde Jazz Drone With Maladive and Hypnotic Kraut-Doom Shadows

Cover art by KANEKO Tomiyuki, « Vajrabhairava », 2014
© KANEKO Tomiyuki Courtesy Mizuma Art Gallery.

Le premier album de la formation est tout aussi difficile à définir qu’à appréhender. Éons de Neptunian Maximalism, tenant sur pas moins de trois vinyles, est une expérimentation autour d’une multitude de genres et sous-genres formant un album conceptuel tout bonnement transcendantal entre Jazz, Drone, Doom et travaux psychédéliques.
Une expédition occulte, ésotérique et ritualiste au cœur d’une bête qui nécessitera plusieurs semaines et mois afin de bien la cerner.
En trois parties, Neptunian Maximalism réussit à prouver qu’il est et sera toujours possible de trouver de nouvelles sonorités et approches dans la création musicale, à la seule condition de s’affranchir des codes et se laisser à une liberté créatrice aveugle, dévoilant les contours d’une montagne, invisible, qui jusqu’à ce jour se dissimulait, face à nous, dans une lumière aveuglante, geôlière de nos inspirations.

Pour Découvrir et Soutenir Neptunian Maximalism :

The first album of the formation is just as difficult to define as it is to apprehend. Éons by Neptunian Maximalism, lasting over no less than three vinyls, is an experimentation around a multitude of genres and sub-genres forming a completely transcendent conceptual album between Jazz, Drone, Doom and psychedelic works.
An occult, esoteric and ritualistic expedition to the heart of a beast that will require several weeks and months to fully understand it.
In three parts, Neptunian Maximalism succeeds in proving that it is and always will be possible to find new sounds and approaches in musical creation, on the unique condition of freeing oneself from codes and allowing oneself to a blind creative freedom, revealing the outline of a mountain, invisible, which until this day was hidden, a blinding light, jailer of our inspirations.

To Discover And Support Neptunian Maximalism:

  1. Envy – « The Fallen Crimson »
    Pelagic Records
    Post-Hardcore/Screamo with Post-Rock Reliefs

Envy, légende de la scène Post-Hardcore, impose une fois de plus son savoir-faire en matière de composition. A la fois mélancolique, tendre, puissant, éreintant, violent, lumineux tout comme profondément heurtant de par sa tristesse et détresse qui colle au moindre riff, The Fallen Crimson est un album redoutable, qui parvient à merveille à organiser son propos pour toujours pétrifier, surprendre, l’auditeur de manière épidermique.
Une oeuvre qui obsède et s’écoute sans jamais laisser poindre l’ennui. Le nouvel album de la formation nippone se révèle un peu plus à chaque écoute et réussit à dévoiler la perle rare qu’il renferme, sa force, merveille d’une délicatesse infinie.
A l’heure où les albums déferlent par centaines chaque mois sur les plateformes de streaming, il est parfois difficile de discerner l’album qui restera dans les mémoires, laissant une trace indélébile dans le parcours des audiophiles, celui qui apportera le grand frisson durant de longs mois. L’attention du public est constamment dissipée par l’abondance d’un flux interminable qui chaque vendredi écrase les sorties de la semaine précédente, donnant une sensation d’éternelle répétition d’une formation à l’autre, un caractère interchangeable, piège qu’a déjoué avec maestria Envy en imposant une création qui fera date : The Fallen Crimson.

Pour découvrir et soutenir Envy :

Envy, legend of the Post-Hardcore scene, once again imposes its know-how in terms of composition. At the same time melancholy, tender, powerful, exhausting, violent, luminous as well as deeply shocking by its sadness and distress which sticks to the slightest riff, The Fallen Crimson is a formidable album, which manages to wonderfully organize its subject to always petrify, surprise the listener in an epidermal manner.
A work that obsesses and can be listened to without ever showing boredom. The new album of the Japanese formation reveals itself a little more with each listening and succeeds in revealing the rare pearl it contains, its strength, a marvel of infinite delicacy.
At a time when albums surge in by hundreds every month on streaming platforms, it is sometimes difficult to discern the album that will be remembered, leaving an indelible mark in the path of audiophiles, the one that will bring the great thrill during long months.
The attention of the public is constantly dissipated by the abundance of an endless flow which every Friday crushes the outings of the previous week, giving a feeling of eternal repetition from one formation to another, an interchangeable character, trap that ‘Envy masterfully foiled by imposing a landmark creation: The Fallen Crimson.

To Discover and Support Envy:


Gouha Rock Fest 2020


The English Version of the review is after the French one.


VERSION FRANCAISE :

Loin du fracas touristique de la Côte d’Azur, perché sur les hauteurs de Gorbio, au beau milieu d’une végétation sèche, aride, résonne depuis quelques années un festival célébrant la fuzz sous toutes ses formes. Après avoir accueilli Black Elephant ou encore Beesus l’an dernier, le festival revient avec une programmation post-confinement faisant la part belle à une programmation s’offrant une bonne tranche de Stoner, Sludge sans jamais oublier un soupçon de psychédélisme.

L’accès au festival reste cette année encore gratuit et offre la présence de cinq groupes : Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark et Care Off.

Wombat Cult, avec ce premier article de présentation de festivals, prend le parti de mettre en avant une scène encore trop méconnue et dont les groupes méritent l’attention de tous.

STONE FROM THE SKY:

Avec deux albums dans leur besace, le groupe français originaire de Le Mans, est une formation orientée vers le Stoner à mouvance Psychédélique.
Cependant, il serait terrible de réduire Stone From The Sky à un genre et une scène spécifique tant ils parviennent à prendre des chemins et des traverses ouvrant des paysages sonores d’une nouveauté fascinante.

Le groupe ne semble plus voir aucune frontière entre les genres et distille des compositions instrumentales qui obsèdent et nourrissent l’âme.


Leur premier album, Fuck The Sun, marquait d’une stèle leur entrée sur la scène fuzz hexagonale. Tout était acté dès les premières interactions avec l’album, SFTS ne veut plus de cette approche copié-collé qui plane depuis plusieurs années sur les productions de la scène Stoner.
Le trio remettait en question le concept même du soleil tout puissant faisant bouillir les amplis et les laissant rugir. L’astre déifié qu’est le soleil pour les amateurs de Fuzz est envoyé valdinguer avec ce titre pour le moins évocateur, Fuck The Sun.
Les mots choisis collent à merveille à ce premier album qui nous mène de la scène stoner instrumentale jusqu’aux confins du post-rock sans jamais oublier de mêler ses structures à des approches jazz, ainsi qu’à des gammes dont nous n’avons que très peu l’habitude de nous délecter.

Avec leur second album, sorti en 2019, la formation remet le couvercle et pousse la proposition un peu plus loin. Ils ne cessent d’affiner leurs sonorités, le jeu de batterie prend une ampleur et une complexité fascinante, les images sonores sont toutes plus radieuses les unes que les autres.
La réussite est totale, et la maîtrise des registres abordés montre un savoir jouer remarquable qui une fois découvert ne nous quittera plus.


Stone From The Sky avec ce nouvel album Break A Leg, installe son nom parmi les plus grands de la scène française, mais également internationale.
En prenant le sommet de l’affiche du Gouha Rock Fest, nous pouvons déjà être assuré d’une soirée sous le symbole de la fuzz qui risquera d’en éblouir plus d’un.

Pour découvrir et supporter Stone From The Sky c’est par ici :

Break A Leg artwork designed by Michaël Rahmani

WORMSAND :

Né des cendres de Clystone qui était venu pour distribuer des parpaings de manière abrupte, Wormsand reprend là où la première formation s’était arrêtée pour développer le propos sonore et imposer sa puissance en matière de riffs Doom.

Avec un premier EP sorti en 2019, le trio français ne cesse de creuser des trous avec leur ver des sables rappelant la puissance de Shai-Hulud, tout droit sorti de la création de Frank Herbert : Dune.
Les galeries sont creusées à la force de riffs tranchant tels des rasoirs, laissant les accords résonner dans des cavernes souterraines labyrinthiques pour finalement venir nous chercher par surprise à la surface et nous faire replonger sous les strates de sable.

Wormsand réussit à emmener l’auditeur dans ses derniers retranchements avec une vitalité fascinante. Les compositions sont tenues d’une main de maître, chaque riff trouve sa place et module ses sonorités de manière à ne jamais tomber dans la répétition mais plutôt dans la création d’une formation unique sur la scène Doom.

Bien qu’inspiré par Monolord, le groupe va bien plus loin avec un travail sonore et une croyance dans leur musique qui subjugue. Ce premier EP nous attrape dès la première nappe de fuzz de Weedosaurus pour nous laisser sur le carreau, la salive au coin de la bouche, la tête écrasée par la puissance des amplis à la dernière note de leur morceau de clôture : Bûche de Ramonage.

Cependant l’expérience Wormsand ne s’arrête sur cette ultime note, car la formation est une prouesse d’efficacité lorsqu’il s’agit de monter sur scène. Après leur présence qui a su marquer les esprits l’an dernier, au Gouha, soyez certains que la nouvelle salve de fuzz risque d’en retourner plus d’un. La montagne sur laquelle le festival est perché est désormais prête à trembler jusqu’à dans ses fondations avec un tel groupe.

Pour découvrir et soutenir Wormsand :

Wormsand. Photo taken by Marine Neyssensas.

CONCRETE MOUNTAIN :

Totalement passé sous les radars durant ce début d’année 2020, Concrete Mountain a révélé un hypnotique premier album du nom de Hazedazed. Heureusement, le Gouha Rock Fest est là pour remettre les pendules à l’heure en invitant le trio italien.

Concrete Mountain est une formaton qui ne ressemble à nulle autre au beau milieu de l’obsédante scène post, le groupe insuffle des concepts venus tout droit de sonorités Stoner/Doom. Le voyage est immédiat. Dès que les premières nappes sonores de Camionaut retentissent, l’appel de l’inconnu devient inévitable.

La voix éreinté et éraillé du chanteur nous enserre dans une interstice entre voyage au coeur des années 70 et mantras scandés, tant la fréquence semble monotonale et pourtant en constante élévation sur des morceaux tels que Black Zero Gravity Void.

Les accords bouillent de toutes part, la batterie dans sa répétitivité captive l’esprit. Le groupe italien connaît les moindres recettes pour libérer les pensées de l’auditeur dans des méandres d’effets à base de Fuzz. Les morceaux sont d’une grâce infinie nous dévoilant un monolithe sonore que rien ne semble pouvoir ébranler.

Assurément, Concrete Mountain part à l’assaut de la montagne, dénichant Gorbio pour lui asséner une dose de créativité musicale rare et qui paraît déjà être la surprise du festival, après avoir été l’une des grandes révélations de ce premier semestre 2020.

Pour découvrir et supporter Concrete Mountain :

Hazedazed artwork designed by Maurizio Prina

SPIRALPARK :

En passe de sortir leur premier EP, Spiralpark est un groupe ayant grandi dans les sillages de Ty Segall ou encore King Gizzard. Ils aiment le psychédélisme, tout autant qu’ils aimaient de manière vitale le lait maternel. Ce n’est plus une question de passion mais plutôt de survie.

Le groupe est constitué de membres de groupes prometteurs au cœur de la scène underground du Sud de la France tels que Crusty, Manu’s Milk ou encore Bourbier.

Après plusieurs concerts, aux avis et retours plus que favorables, il est grand temps de découvrir pleinement Spiralpark dans l’espoir d’être bercé et porté vers des rivages lointains entre rêve et réalité.

Spiralpark. Photo taken by Marine Neyssensas

CARE OFF :

Un nom, un mystère, Care Off semble n’avoir aucune limite dans ses définitions soniques et paraît ne jamais vouloir être défini, échappant à toute représentation de leur musique en dehors de leurs performances scéniques.

Pour les découvrir, il faudra se déplacer et vivre tout simplement dans le temps présent, accepter l’inconnu, prendre des risques, pour une fois de plus décroché une rouste que l’on ne présageait à aucun moment.


ENGLISH VERSION:

Far from the tourist noise of the Côte d’Azur, perched on the heights of Gorbio, in the middle of dry arid vegetation, a festival celebrating fuzz in all its forms resonates since some years. After hosting Black Elephant or Beesus last year, the festival returns with a post-confinement program that gives pride of place to a program offering a good slice of Stoner, Sludge without ever forgetting a hint of Psychedelia.

Access to the festival remains free this year and offers the presence of five bands: Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark and Care Off.

Wombat Cult, with this first article presenting festivals, takes the side of putting forward a scene still too little known and whose groups deserve the attention of all.

STONE FROM THE SKY:

With two albums in their wallet, the French group from Le Mans, is a formation oriented towards the Psychedelic Stoner.
However, it would be terrible to reduce Stone From The Sky to a specific genre and scene as they manage to take paths and sleepers opening up soundscapes of fascinating novelty.


The Band no longer seems to see any border between genres and distills instrumental compositions that obsess and nourish the soul.

Their first album, Fuck The Sun, marked with a stele their entry into the hexagonal fuzz scene. Everything was in place from the first interactions with the album, SFTS no longer wants this copied-pasted approach that has hovered for several years on the productions of the Stoner scene.
The trio questioned the very concept of the all-powerful sun boiling the amps and letting them roar. The deified star that is the sun for Fuzz lovers is sent flying around with this title, to say the least evocative, Fuck The Sun. The chosen words stick perfectly to this first album which takes us from the instrumental stoner scene to the confines of post-rock without ever forgetting to mix its structures with jazz approaches, as well as with ranges of which we have only very little used to revel in us.

With their second album, released in 2019, SFTS puts the lid back on and pushes the proposal a little further. They continue to refine their sounds, the drums play takes on a fascinating scale and complexity, the sound images are all more radiant than the others.
The success is total, and the mastery of the registers discussed shows a remarkable playing skills which once discovered will not leave us.

Stone From The Sky with this new album Break A Leg, installs its name among the biggest on the French scene, but also internationally.
By taking the top of the poster of the Gouha Rock Fest, we can already be assured of an evening under the symbol of fuzz which will risk dazzling more than one.

To discover and support the band, it’s just here :

WORMSAND:

Born from the ashes of Clystone who had come to distribute breeze blocks in an abrupt manner, Wormsand, a Doom/Sludge creature, picks up where the first band stopped to develop their sound and impose its power in terms of Doom riffs.

With a first EP released in 2019, the French trio continues to dig holes with their sandworm recalling the power of Shai-Hulud, straight out of the creation of Frank Herbert: Dune.
The galleries are dug to the force of riffs cutting like razors, letting the chords resonate in labyrinthine underground caves to finally come to pick us up by surprise on the surface and make us plunge back under the strata of sand.

Wormsand succeeds in taking the listener to his last entrenchments with fascinating vitality. The compositions are held with a master’s hand, each riff finds its place and modulates its tones so as never to fall into repetition but rather in the creation of a unique formation on the Doom scene.

Although inspired by Monolord, the group goes much further with a sound work and a belief in their music which captivates.
This first EP catches us from the first layer of fuzz from Weedosaurus to leave us on the floor, saliva at the corner of our mouths, our heads crushed by the power of the amps at the last note of their closing piece: Bûche De Ramonage.

However, the Wormsand experience does not stop on this final note, because the formaton is a feat of efficiency when it comes to going on stage.
After their presence which was able to mark the spirits last year, at Gouha, be certain that the new salvo of fuzz is likely to return more than one.

The mountain on which the festival is perched is now ready to tremble to its foundations with such a band.

To discover and support Wormsand:

Wormasand EP artwork designed by Nell Bragayrat.

CONCRETE MOUNTAIN:

Completely gone under the radar during this beginning of 2020, Concrete Mountain revealed a hypnotic first album by the name of Hazedazed. Fortunately, the Gouha Rock Fest is there to set the record straight by inviting the Italian trio.

Concrete Mountain is a formaton unlike any other in the middle of the haunting post scene, the band infuses concepts came from Stoner / Doom tones. The journey is immediate. As soon as the first layers of Camionaut sound, the call of the unknown becomes inevitable.

The singer’s exhausted and flayed voice encloses us in a gap between travel to the heart of the 70s and chanted mantras, as the frequency seems monotonal and yet constantly rising on songs such as Black Zero Gravity Void.

The chords boil on all sides, the drums in its repetition captivates the mind. The Italian band knows all the recipes to free the thoughts of the listener in meandering effects based on Fuzz. The tracks are of infinite grace revealing a monolithic sound that nothing seems to shake.

Certainly, Concrete Mountain sets out to assault the mountain, unearthing Gorbio to give him a dose of rare musical creativity which seems to be the surprise of the festival, after having been one of the great revelations of this first semester 2020.

To discover and support Concrete Mountain:

Concrete Mountain

SPIRALPARK:

In the process of releasing their first EP, Spiralpark is a band that grew up in the wave of Ty Segall and King Gizzard. They love psychedelism just as much as they vitally loved breast milk. It is no longer a question of passion but rather of survival.

Spiralpark is made up of members of promising bands at the heart of the underground scene in the South of France such as Crusty, Manu’s Milk or Bourbier.


After several concerts, with more than favorable opinions and feedback, it is time to fully discover Spiralpark in the hope of being cradled and carried to distant shores between dream and reality.

Spiralpark Logo

CARE OFF:

A name, a mystery, Care Off seems to have no limits in its sonic definitions and seems never to want to be defined, escaping any representation of their music apart from their stage performances.

To discover them, you will have to move and simply live in the present time, accept the unknown, take risks, for once again landed a hard beat that you never predicted.

The King’s Pistol – « Rip It Up »


The English Version of the review is after the French one.


VERSION FRANÇAISE

Depuis la sortie de Evil Spirits, il y a seulement un peu plus d’un an, The King’s Pistol, formation anglaise, a su prendre son envol. A travers des sonorités toujours plus étonnantes dans une scène underground cherchant toujours plus la saturations, les extrêmes ou encore l’expérimentation, le groupe a réussi à se creuser un trou, une place particulière en jouant un Rock puissant à la fois nostalgique des 60/70 mais également friand d’une certaine modernité dans sa faculté de jouer sans détour, à la manière d’une bombe que l’on ne peut plus désamorcer.

La force du trio originaire du Cheshire, est de constamment renouveler ses morceaux, ses inspirations. Avec une oeuvre toujours fortement inspiré par The Doors, ou encore The Rolling Stones, la proposition se module évolue au fur et à mesure des années mêlant Folk, Punk ou bien Heavy Metal.
L’alchimie entre les trois membres du groupe opère entre groove de basse toujours plus captivant, riffs efficaces, voix reconnaissable entre mille, et une batterie d’une rigueur formidable.

En novembre 2019 paraissait « Vice », premier EP d’une trilogie distribuée par Majestic Mountain Records. Le groupe nous plongeait dans une exploration nocturne sauvage des bas-fonds des grandes villes avec une direction créative poussée à la fois autant au niveau de la composition que du travail autour du mix opéré par Chris Fielding de Conan.
Cette nouvelle offrande lassait percevoir une évolution vers une production toujours plus professionnel, affinant le mélange des genre du précédent Evil Spirits. Le groupe sortait de son organisation d’albums orientés autour d’une compilation de morceaux réussis et préférait opérer dans des enregistrements d’une vingtaine de minutes autour d’une exploration à la fois sonore et conceptuelle.
« Vice » marquait cette nouvelle ère chez The King’s Pistol, celle de la canalisation autour d’un concept, de la cherche d’un son et du dépassement du paysage musical.

Quelques mois plus tard, le groupe revient pour continuer son exploration nocturne sonore des bas-fonds. Shane Horror est de retour pour la création du visuel de cette seconde sortie, et se chargera également de l’artwork de l’EP de clôture de la « Wild Night Trilogy ».
Nous retrouvons cette structure autour du portrait, et de l’architecture triangulaire servant de cadre à ces visages marqués par les excès de toutes sortes qu’il s’agisse de sexe, de tabac, de drogue, d’alcool et très certainement de musiques amplifiées.
Là où « Vice » présentait un visage de femme forte, pleine d’assurance dans ses choix et ses démons s’ajustant à merveille avec la ligne musicale du premier EP, « Rip It Up », ce second travail, marque dès la découverte du visuel une violence malingre, insidieuse qui semble se glisser derrière nos songes pour nous asséner le dernier coup, nous laisser agonisant dans le caniveau, laissant notre âme s’échapper dans une effluve de sang et de bière séchée, le mégot écrasé sur le visage.

C’est d’ailleurs le terrible et réjouissant constat que l’on peut faire de ce « Rip It Up », remonté à bloc d’énergie Punk et Wild Rock des années 70. La puissance qui se dégage de ce second EP, est d’une violence rare par rapport aux précédents travaux du groupe. Nous sommes en plein coeur de la scission musicale où le Rock est devenu cette bête sauvage que rien n’arrête.
Ce nouvel EP libère totalement la proposition de The King’s Pistol, les morceaux semblent sortir d’eux mêmes, comme une rage et une volonté d’expression directe, il n’y a plus de détour, l’assaut débute dès la première note de Rip It Up, morceau d’ouverture.

Ce premier morceau « Rip It Up », qui derrière des sonorités à la « Start Me Up » de The Rolling Stones, réussit à faire converger toute la puissance de ce second EP en un seul morceau qui risque de rapidement devenir un hymne du groupe de par son efficacité.
L’accompagnement par le saxophone tout au long du morceau donne une force et puissance assez déconcertante qui grâce au mix de Chris Felding ne sature jamais et réussit à réunir toute cette explosion de fréquences dans une unité et forme musicale sans concessions.
« Rip It Up » est un plaisir de Rock, réunissant tous les ingrédients et gimmicks pour élever un morceau détonnant.

Puis la groovie et dangereuse The Way The West Was Won, nous rappelle la manière dans laquelle se sont élevés les Etats-Unis. Un déferlement de pistoleros et de domination au rythme des gâchettes.
Sans jamais verser dans un traitement politique de la situation, The King’s Pistol, montre du bout de leurs instruments une nation bâtie sur le mensonge rédempteur et une terre où le romanesque ne fait pas de nombreux printemps.
Instrumentalement, le morceau est certainement le plus franc et direct de ce second EP, il réussit très rapidement à saisir l’oreille sans pour autant en faire un haut-lieu du groupe.

« Same old suckers the same old story
Same old lies on the path to glory
No love song baby
It’s the way the West was won »

Refrain de The Way The West Was Won

La face A du vinyle se conclue par Flame Of Love qui rappelle des sonorités que nous n’avons plus entendus depuis quelques années et qui résonnaient avec brio sur certains albums de D.A.D.
En terminant la première partie de ce second EP avec un tel morceau, le groupe tape un grand coup et affirme qu’il a une capacité créatrice d’une variété surprenante.
Préparez-vous le morceau détonne et n’a pas peur de nous envoyer au coeur de riffs plein d’apesanteur pour venir nous saisir droit au coeur et nous rappeler en un instant l’ordre physique gravitationnel accompagné par un rythme effréné.
La voix de Pistol a cette manière d’enserrer l’auditeur dans un magma sensuel. Une déclaration d’amour qui regarde les démons des premières rencontres droit dans les yeux, rappelant à quel point ces relations abrasives restent les plus séduisantes mais aussi les plus destructrices.

« You’re on the wings of desire
Falling from a runaway train
You’re caught in the jaws of love and they drip with blood
Don’t call me when your lips turn blue »

Paroles de Flame Of Love

La face B s’ouvre avec Sharpshooter.
Ce premier morceau de la seconde partie de l’EP, aux multiples couches rythmiques, rend un très bel hommage au Rock’N’Roll originel lui engouffrant une bouteille entière de Talisker dans le gosier et le menant à une frénésie qui donne le sourire tant le groupe semble prendre plaisir à libérer son énergie.
Le refrain nous colle à la peau, il ne cesse résonner dans notre tête, nous sommes embarqué dans ce tourbillon sonore où le saxophone de Jo Mills appuie les accords et tire toute cette hystérie vers des hauteurs stupéfiantes.

« It was the spirit of rock n roll
Its tender fever made the beat explode
I need the spirit of rock n’ roll
So kiss me baby and don’t let go »

Refrain de Sharpshooter

Puis la groovie et dangereuse The Way The West Was Won, nous rappelle la manière dans laquelle se sont élevés les Etats-Unis. Un déferlement de pistoleros et de domination au rythme des gâchettes. Sans jamais verser dans un traitement politique de la situation, The King’s Pistol, montre du bout de leurs instruments une nation bâtie sur le mensonge rédempteur et une terre où le romanesque ne fait pas de nombreux printemps.
Instrumentalement, le morceau est certainement le plus franc et direct de ce second EP, il réussit très rapidement à saisir l’oreille sans pour autant en faire un haut-lieu du groupe.

« Same old suckers the same old story
Same old lies on the path to glory
No love song baby
It’s the way the West was won »

Paroles de The Way The West Was Won

L’EP se conclue sur  « Nothing To Lose » qui ne prend que peu de détours, le morceau fonce dans les ruelles, de nuit, au volant d’une Chevrolet Nova afin de chercher les recoins les plus obscurs pour assouvir ses pensées les plus inavouables. La batterie ne lâche pas un instant son charley, ou bien seulement pour marquer la puissance des fréquences guitare/basse à grands coups de crash, la guitare plaque les accords à une vitesse folle, enrobé par une basse redoutable suivant sa propre ligne directrice.

Comme toujours, nous reconnaissons les influences du groupe sans pour autant se diriger vers une vulgaire copie. The King’s Pistol a une personnalité folle et sait rendre hommage à ses aînés tout en créant et ouvrant son propre chemin et c’est bien la force de ce « Rip It Up » qui enchaîne et affiche tout le savoir faire et l’amour du groupe pour la musique qu’ils jouent.

Ce second EP prend la suite d’un Vice qui nous menait au cœur des ruelles craspèques et pourtant fascinantes des grandes villes. Rip It Up, lui, prend le parti de nous mener dans des rades où l’alcool et la musique coulent à flots, où le sol colle aux semelles, et où les vibrations se mêlent aux liquides corporelles et vapeurs émanant de ces dernières, sensuel et violent.

Sans pour autant révolutionner les courants musicaux, ce second EP, a réussi le pari d’offrir ces six morceaux qui se savourent à la manière d’une friandise acidulée. Nous en connaissons la saveur et pourtant l’effet de ces compositions est une source d’enthousiasme à chaque écoute, un plaisir soudain, direct, qui ne s’embarrasse pas à prendre mille détours et va droit au but : celui de s’encanailler avec vigueur.


English Version:

Since the release of Evil Spirits, just over a year ago, The King’s Pistol has taken off. Through ever more astonishing sounds in an underground scene always seeking more saturation, extremes or even experimentation, the band managed to dig a hole, a special place to play a powerful Rock at the same time nostalgic of the 60 / 70 but also fond of a certain modernity in his ability to play without detour, like a bomb that can no longer be defused.

The strength of the trio from Cheshire, is to always renew their songs, their inspirations. With a work still strongly inspired by The Doors, or The Rolling Stones, the proposal evolved over the years mixing Folk, Punk or Heavy Metal.
The alchemy between the three members of the band operates between an ever more captivating bass groove, effective riffs, recognizable voice between a thousand, and a drums of tremendous rigor.

In November 2019, The King’s Pistol released « Vice », the first EP of a trilogy distributed by Majestic Mountain Records. The band immersed us in a wild nocturnal exploration of the depths of big cities with a creative direction pushed both at the level of the composition as of the work around the mix operated by Chris Fielding of Conan.
This new offering let perceiving an evolution towards an ever more professional production, with the mixture of genres of the previous Evil Spirits. The band left its organization of albums oriented around a compilation of successful pieces and preferred to operate recordings of about twenty minutes around an exploration which is at the same time sonor and conceptual.
« Vice » marked this new era for The King’s Pistol, an era of channeling around a concept, the search for a sound and transcending their musical landscape.

A few months later, the band is back to continue their sound exploration of the creepy shallows of the city by night. Shane Horror is back to create the visual for this second release, and will also be responsible for the closing EP of the « Wild Night Trilogy ».
We find a portrait, and a triangular architecture serving as a framework for these faces marked by excesses of all kinds whether it is sex, tobacco, drugs, alcohol and certainly amplified music.
Where « Vice » presented the face of a strong woman, full of confidence in her choices and her demons fitting wonderfully with the musical line of the first EP, « Rip It Up », this second work, marks from the discovery of the visual an sickly, insidious violence which seems to slip behind our dreams to strike us the last blow, leaving us dying in the gutter, our soul escaping in a scent of blood and dried beer, the butt crushed on the face.

This is also the terrible and delightful observation that we can make of this « Rip It Up », reassembled with Punk and Wild Rock energy from the 70s.
The power that emerges from this second EP is of rare violence compared to the band’s previous work. We are in the heart of the musical split where Rock became this wild beast that nothing stops.
This new EP completely frees The King’s Pistol’s proposal, the pieces seem to come out of themselves, like a rage, a desire for direct expression, there is no more detour possible, the assault begins at the first note from Rip It UP, the opening and title track.

This first song, which behind sounds like « Start Me Up » by The Rolling Stones, succeeds in bringing all the power of this second EP into a single song which risks quickly become an anthem of the band by its efficiency. It’s an awesome introduction.
The accompaniment by the saxophone throughout the track gives a rather surprising strength and power which thanks to the mix of Chris Felding never saturates and succeeds in bringing together all this explosion of frequencies in a musical unity and form without concessions.
« Rip It Up » is a pure Rock pleasure, bringing together all the ingredients and gimmicks to elevate an explosive track.

Then the groovy and dangerous The Way The West Was Won, reminds us the birth of the United States. A surge of pistoleros and domination to the rhythm of the triggers. Without ever getting into a political treatment of the situation, The King’s Pistol shows with their instruments a nation built on redemptive lies and a where the romantic does not have many springs.
In an instrumental way, the song is certainly the most frank and direct of this second EP, it succeeds very quickly in capturing the ears without making it a high place of the band.

«Same old suckers the same old story
Same old lies on the path to glory
No love song baby
It’s the way the West was won »

The Way The West Was Won lyrics

The A side of the vinyl ends with with Flame Of Love which recalls sounds that we have not heard in a few years and which resounded brilliantly on certain albums of D-A-D.
By ending the first part of their EP with such a song, the band strikes a blow and claims that it has a creative capacity of a surprising variety.
Prepare yourself for this explosive song who’s not afraid to send us to the heart of weightless riffs to come grab us straight the mind and remind us in an instant of the gravitationnal physical order accompanied by a frenetic rhythm.
Pistol’s voice has this way of enclosing the listener in a sensual magma. A declaration of love that looks the demons of the first meetings right in the eyes, recalling how these abrasive relationships remain the most attractive but also the most destructive.

« You’re on the wings of desire
Falling from a runaway train
You’re caught in the jaws of love and they drip with blood
Don’t call me when your lips turn blue »

Flame Of Love lyrics

The B side opens with Sharpshooter.
This first song, of the second part of the EP, with multiple rhythmic layers, pays a very beautiful tribute to the original Rock’N’Roll, engulfing it an entire bottle of Talisker Whisky in the throat and leading it to a frenzy that gives a smile as the band seems to take pleasure in releasing its energy .
The chorus sticks to our skin, it does not stop resonating in our head, we are embarked on this sonic whirlwind where Jo Mills’ saxophone supports the chords and pulls all this hysteria towards staggering heights.

« It was the spirit of rock n roll
Its tender fever made the beat explode
I need the spirit of rock n’ roll
So kiss me baby and don’t let go »

Sharpshooter chorus

Then River At Midnight, takes the decision to calm the game after this explosive B-Side introduction and offers us a timeless song, a composition that fascinates and amazes with its mastery of beating drums, with a bass tom particularly present and a groove haunting bass.
The rhythm section of the piece takes us from one horizon to the next without ever losing its way and offering this sublime instrumental part where the saxophonist seems to open an air space of a very beautiful amplitude.
We would like to stay in its heights for an indefinite period of time and yet when the voice of Pistol, guitarist and singer, returns we cannot stop anymore the joy that fills our hearts.


The King’s Pistol conclude this second EP with « Nothing To Lose » which takes no detour, it rushes into the alleys, at night, driving a Chevrolet Nova in order to seek the most obscure places to satisfy its shameful thoughts. The drums does not let go off its hi-hat for an instant, or else only to mark the power of the guitar / bass frequencies with great crash hits, the guitar tackles the chords at breakneck speed, wrapped in a formidable bass following its own guideline.


As always, we recognize the influences of the band without going to a vulgar copy. The King’s Pistol has a crazy personality and knows how to pay homage to its elders while stimulating and opening its own path and it is indeed the strength of this « Rip It Up » which connects and displays all the know-how and love of the band for the music they play.

This second EP follows on from « Vice » which led us to the crass and yet fascinating alleys of big cities. Rip It Up, takes the side of leading us into pubs where alcohol and music flow freely, where the ground sticks to the soles, and where the vibrations mix with body fluids and vapors emanating from these. Simply sensual and violent.

Without revolutionizing musical trends, Rip It Up has succeeded in offering these six songs which are savored like a tangy treat. We know the flavor and yet the effect of these compositions is a source of enthusiasm with each listening, a sudden, direct pleasure, which does not bother to take a thousand paths and goes straight to the point: that of getting dirty vigorously.

Now we can’t stop thinking about the outro of this « Wild Night Trilogy », that The King’s Pistol is actually recording!

Wombat Interview #5 – LàGoon

Wombat Cult a traversé l’Atlantique, chaussé ses plus belles skateshoes, assemblée sa board Baker, ses trucks Independant, ses roulements Reds et ses roues Spitfire pour flamber l’asphalte à grands coups de fuzz avec LàGoon.


Wombat Cult has crossed the Atlantic, put on its most beautiful skateshoes, assembled its Baker board, its Independent trucks, its Reds bearings and its Spitfire wheels to blaze the asphalt with great fuzz blows with LàGoon.

English version is just after the French translation.


Wombat Cult: Jusqu’à l’année dernière, vous étiez un duo de power doom punk, peux-tu présenter le groupe depuis votre création ?

LàGoon: Le groupe a commencé en 2017 avec moi à la guitare et au chant et Brady Maurer à la batterie. Brady et moi nous sommes rencontrés à l’université et nous nous sommes rendus ensemble à Portland après avoir été diplômés. Les années en tant que duo ont été formidables, mais il était temps de s’étendre, de s’agrandir !

Wombat Cult: Vous êtes maintenant un groupe de trois musiciens. Comment s’est déroulée l’arrivée d’Ignacio De Tommaso, bassiste de Luciferica, au coeur de LàGoon ?

LàGoon: Ignacio, de Luciferica, a sorti de la musique sur les deux labels chez qui nous sommes signés (Forbidden Place & Interstellar), donc nous connaissons nos travaux mutuels depuis quelques années. Avec le temps, nous sommes devenus des amis proches. Ignacio et moi avons également travaillé sur un autre projet, The Crooked Whispers, donc quand j’ai voulu ajouter de la basse à l’album, il était la première personne qui m’est venue à l’esprit.

Wombat Cult: Depuis le début de l’année, vous avez sorti deux albums, vous êtes particulièrement productif, comment marche votre processus créatif ?
Continuez de cette incroyable manière, ce serait fou d’avoir un troisième ou un quatrième album pour conclure 2020 !

LàGoon: J’écris constamment et j’ai un studio d’enregistrement chez moi, donc j’enregistre généralement les morceaux au fur et à mesure que je les écris. Ces deux derniers albums se sont réunis très rapidement, et je suis un grand partisan de la sortie de musique au fur et à mesure de la composition, c’est donc ce que nous avons fait et continuerons de faire !

Wombat Cult: Father Of Death, votre nouvel album, a trouvé l’alchimie parfaite avec les genres que vous utilisez entre Doom, Punk, Stoner et Psychedelism. Quelles ont été vos principales influences lors de la composition de ce nouvel album ?

LàGoon: Pendant l’écriture de cet album, j’écoutais beaucoup d’albums de la fin des années 80 avec des groupes comme The Butthole Surfers, The Pixies, The Stooges, & Sonic Youth.

Wombat Cult: La différence entre Father Of Death et MAA KALI TRIP, est fabuleuse, vous nous donnez deux albums, avec des chansons bien écrites et des productions différentes! Où avez-vous enregistré ces deux albums? Quelles étaient les conditions?

LàGoon: J’ai mixé et masterisé les deux albums, mais nous les avons enregistrés de différentes manières.
MAA KALI TRIP a été enregistré à The Locker à Portland, OR dans un format plus live et laissé dans un format plus brut pour s’adapter au concept de l’album.
Les parties de Father of Death ont été enregistrées séparément par tous les membres du groupe pendant la quarantaine, puis mixées et masterisées dans mon home studio.

Wombat Cult: LàGoon, est souvent représenté avec le symbolisme de la faucheuse et la culture skateboard. Toutes vos œuvres sont conçues par différents artistes, pouvez-vous nous parler de votre inspiration visuelle et de la façon dont vous choisissez l’artiste pour créer vos créations?

LàGoon: Toutes nos images sont inspirées d’anciennes affiches de films d’horreur et d’art autour de la culture skateboard. Ce sont des choses en dehors de la musique qui m’inspirent vraiment, alors j’aime les avoir liées à notre musique.
Nous avons eu beaucoup de chance de trouver un si grand artiste au fil des années. Nous sommes revenus à Amplified Design pour ce nouvel album. Il est un bon ami à nous de Denver, CO et a réalisé les illustrations de notre album, The Unwelcome. Il était le choix évident quand le moment est venu pour nous de représenter le Father Of Death.

Wombat Cult: Comment travaillez-vous pour l’écriture des paroles ? Avez-vous des messages importants à envoyer ?

LàGoon: Toutes les paroles que j’écris concernent des moments que je traverse dans ma vie personnelle ou des histoires qui m’ont inspiré d’une manière ou d’une autre. J’aime avoir une connexion personnelle avec les paroles que j’écris.

Wombat Cult: La culture du skate semble être une clé fondamentale pour accéder à votre univers.
Peux-tu nous parler de cette sphère underground? Peux-tu nous donner quelques inspirations comme de la musique, des vidéos de skate ou des films qui influencent vos albums?

LàGoon: J’ai grandi en passant toutes mes journées au skatepark et j’ai tiré la plupart de mes influences musicales des vidéos de skate. Toutes les vidéos de Baker, Deathwish et Shake Junt étaient énormes pour moi en grandissant.
L’une de mes favoris de tous les temps est la vidéo 88 Footwear Destroy Everything Now. C’est là que j’ai entendu les Dead Boys pour la première fois.

Wombat Cult: Maintenant que vous avez signé chez Forbidden Place Records et Interstellar Smoke Records, peux-tu nous parler de cette collaboration? Comment s’est passée la rencontre avec ces deux labels?

LàGoon: Nous travaillons avec Forbidden Place Records depuis plus d’un an et avons récemment signé avec Interstellar Smoke Records.
Nous sommes entrés en contact avec eux deux en leur envoyant de la musique et heureusement ils l’ont aimée. Ces deux labels ont énormément contribué à bâtir notre base de fans et nous sommes vraiment fiers de faire partie intégrante de leurs familles!
En dehors de cela, les deux labels appartiennent à de vrais fans de musique underground et, plus globalement, il s’agit des meilleures personnes que nous ayons rencontrées.

Wombat Cult: Pour finir, nous sommes à la fin du premier semestre 2020. Avez-vous de nouveaux disques, des groupes à recommander ?!

LàGoon: Mec, il y a eu des albums incroyables jusqu’à présent cette année. Quelques-uns de mes préférés sont les nouveaux albums d’Ash Eater, Sorcia, Grim Earth, Jointhugger, Merlock et Serpent Cobra.

Pour soutenir LàGoon :


ENGLISH VERSION:

Wombat Cult: Until the last year, you were a power doom punk duo, can you introduce the band since your creation?

LàGoon: The band started in 2017 as myself on guitar and vocals and Brady Maurer on drums. Brady and I met in college and just happened to both move to Portland after graduating. The years as a two piece were great, but it was time to expand!

Wombat Cult: Now you are a three piece band, How the introduction of Ignacio De Tommaso from Luciferica has arrived?

LàGoon: Ignacio’s other hand, Luciferica, has released music on both labels we are signed to (Forbidden Place & Interstellar) so we’ve been familiar with each other’s work for a few years. Over the years we’ve become close friends. Ignacio and I have also been working on another project, The Crooked Whispers, so when I wanted to add bass to the album he was the first person in mind.

Wombat Cult: Since the beginning of the year, you offer two albums, you are particularly productive, how does it work your creative process?
Please continue in that crazy way, it will be insane to have a third or a fourth album to conclude 2020!

LàGoon: I’m constantly writing, and I have a recording studio in my home so I usually record the tunes as I write them. These last couple albums came together really quick, and I’m a big believer in releasing music as you make it, so that’s what we’ve done and will continue to do!

Wombat Cult: Father Of Death, your new album, found the perfect alchemy with the genres that you use between Doom, Punk, Stoner and Psychedelism. What were your main influences during the composition of this new album?

LàGoon: During the writing of this album I was listening to a lot of albums from the late 80s by bands like The Butthole Surfers, The Pixies, The Stooges, & Sonic Youth. 

Wombat Cult: The difference between Father Of Death and MAA KALI TRIP, is fabulous, you give us two albums, with good written songs and different production!
Where have you record these two albums? What were the conditions?

LàGoon: I mixed and mastered both albums, but we recorded them in different ways. MAA KALI TRIP was recorded at The Locker in Portland, OR and was recorded in a more live format and left in a more raw format to fit the concept of the album.
The parts for Father of Death were recorded separately by all the band members during quarantine, and then mixed and mastered in my home studio.

Wombat Cult: LàGoon, is often represented with death symbolism and skateboard culture. All your artworks are designed by different artists.So can you speak to us about your visual inspiration, and how you choose the artist to create your designs?

LàGoon: All our imagery is inspired by old horror movie poster art and skateboard art. These are things outside of music that really inspire me, so I like to have them tied in with our music. We’ve been really lucky to find such great artist over the years.
We went back to Amplified Design for this new album. He’s a good friend of ours from Denver, CO and did the artwork for our album, The Unwelcome. He was the obvious choice when it came time for someoneto portray the Father Of Death.

Wombat Cult: How do you work for the writing of lyrics? Have you some important messages to send ?

LàGoon: All of the lyrics I write are either about moments I’m going through in my personal life or stories that have inspired me in one way or another. I like to have a personal connection the lyrics in one way or another.

Wombat Cult: Skate culture seems to be a fundamental key to access to your universe.
Can you speak to us about this underground sphere? Can you give us some inspirations like music, skate videos or movies which influence your albums?

LàGoon:  I grew up spending all my days at the skatepark and got most of my music influences from skate videos. All the Baker, Deathwish, and Shake Junt videos were huge for me growing up. One of my all time favorites is the 88 Footwear video Destroy Everything Now. That’s where I first heard the Dead Boys. 

Wombat Cult: Now you signed at Forbidden Place Records and Interstellar Smoke Records, can you give us a word about this collaboration?
How was the meeting with these two labels?

LàGoon: We’ve been on Forbidden Place Records over a year now, and recently signed with Interstellar Smoke Records. We came in to contact with both of them by sending some music over to them and luckily they dug it.
These two labels have had a huge hand in building our fan base and we couldn’t be happier to be apart of their families!
Aside from that, both labels are owned by true fans of underground music and overall some of the best people we’ve met.

Wombat Cult: To finish, we are at the end of the first 2020 semester. Have you some new records, bands to recommend?!

LàGoon: Man, there have been some amazing albums so far this year. A few of my favorites are new albums from Ash Eater, Sorcia, Grim Earth, Jointhugger, Merlock, & Serpent Cobra.

To Support LàGoon:

Wombat Interview #2 – Arteaga

Pour cette seconde interview, Wombat Cult a creusé une galerie jusqu’au Chili, pour une interview avec le maître du Doom Sud Américain : Francisco Gonzalez, bassiste de Arteaga. Entre musique qui crache, rituels, expérience transcendantale, cinéma et érotisme, voici le récit de notre rencontre.


For this second interview, Wombat Cult has dug a gallery to Chile, for an interview with the Doom Master of South America : Francisco Gonzalez, bassist of Arteaga. Between rawing music, rituals, transcendental experiences, cinema and eroticism, here is the story of our meeting.

VERSION FRANÇAISE

Wombat Cult : Salut Francisco, tu es prêt pour commencer ?

Arteaga : Salut ! Ici il fait 0 degrés et j’en suis à mon deuxième café !

Wombat Cult : Bon courage, j’espère que le café arriver te permet de survivre.
Peux-tu revenir sur la création d’Arteaga ?

Arteaga : Nous sommes un groupe venant tout droit de Santiago du Chili, un pays d’Amérique du Sud. Nous avons commencé à créer Arteaga fin 2010, avec Sebastian M (guitariste).
Au début on faisait des jams, mixant différents sons, on était plus attaché au punk et au stoner.

Wombat Cult : Nous fêterons donc votre dixième anniversaire à la fin de l’année, incroyable !
Vous sortez votre nouvel album Season Of The Witch Vol 4, en trois segments, sous forme d’EPs.
Dans le premier chapitre, nous ressentons de nombreuses nouvelles ambiances, plus de psychédélisme, plus de vibrations Woodstock et des voyages plein de LSD! Peux-tu nous en parler ?

Arteaga : Ouais ! Après Necromancy, nous avons commencé à donner une nouvelle tournure au son du groupe, les expériences avec les drogues lysergiques nous reviennent toujours à l’esprit, sous la forme de rêves heureux ou de cauchemars, et nous avons décidé qu’il était temps d’intégrer cela à notre musique. Ce nouveau son est venu et il nous a été très facile de le traduire en musique. Les mauvais trips laissent beaucoup de créativité. La peur nous fait voir, ressentir et entendre des choses que la réalité quotidienne ne permet pas ou bloque.
Nous voulions également générer plus d’ambiances, c’est pourquoi nous incluons des claviers et des samplers, pour créer une expérience plus robuste.
Un cauchemar érotique en technicolor !


Wombat Cult : J’aime vraiment cette nouvelle approche!
Votre son mêle un Doom influencé par Electric Wizard et des nappes lumineuses rappelant «Soul Sacrifice» de Santana dans ce chapitre 1 !
Quelles sont les influences du groupe durant le processus créatif ?

Arteaga : Les piliers fondamentaux sont appelés par le groupe triangle d’or avec The Beatles, Black Sabbath, Led Zeppelin. Le triangle d’or a tout créé, nous recyclons simplement en offrant notre manière de jouer.
Nous sommes de vieux grigous, nous avons écouté beaucoup de musique dans nos vies, les influences sont nombreuses. Je suis actuellement coincé avec Goat, Neil Young, j’ai écouté Sodom aussi l’autre fois.
Un autre groupe qui compte pour nous est Dead Kennedys, leur son est unique, garage, punk, surf… de la schizophrénie pure.
Le chapitre 2 de Season Of The Witch aura de nouveaux sons et de nouvelles vitesses de jeu, sans négliger le psychédélisme, les cauchemars et la sensualité.

Wombat Cult : Belles références ! J’ai écouté tant de fois «Plastic Surgery Disasters» de Dead Kennedys, un pur chef-d’œuvre!
J’adore le son brut de vos disques! Où enregistrez-vous? Dans quelles conditions ?!

Arteaga: Après notre tournée au Mexique, les choses se sont compliquées, Domingo (batteur) a quitté le groupe. Cette situation a changé beaucoup de choses. Nous avons dû repenser l’avenir du groupe, dont la façon d’entretenir notre salle de répétition.
C’est un petit espace à l’étage – 5 d’une galerie commerciale, une cave que nous préparons comme salle de répétition. C’est là que nous enregistrons de manière précaire les démos que nous enregistrerons plus tard en studio. Nous avons décidé d’enregistrer dans notre salle de répétition avec nos ressources.
Nous avons déjà fait le test et ça s’est plutôt bien passé.

Nous avons enregistré le premier morceau du chapitre 2. Serpiente sera présenté le 15 juin. Nous avons beaucoup aimé le résultat de notre enregistrement, c’est un son sincère, c’est comme ça qu’on sonne en live. Nous enregistrer dans une salle de répétition change radicalement le son, c’est un son réel et brut qui reflète la nouvelle réalité que nous vivons.

Wombat Cult : Méthode DIY, félicitations !
Tu as indiqué juste avant que le chapitre 2 aura de nouveaux sons, peux-tu nous en dire plus?

Arteaga : En ce qui concerne les nouvelles compositions, elles auront beaucoup de groove, de rythmes garage, d’ambiances sinistres et de son rétro.

Wombat Cult : Vos visuels changent, les deux premiers albums rappellent des films d’exorcisme et des cultes de divinités sud-américaines, l’idée du film La Montagne Sacrée m’obsède pendant toute l’écoute!
Avec NECROMANCY, vous avez ouvert la porte au rétro-érotisme, peux-tu nous donner plus de précisions sur votre méthode de création d’artworks ?!

Arteaga : L’érotisme, en particulier celui des années 60-70, a toujours été présent dans notre musique. Je suis un amoureux du cinéma Giallo, le maniement du suspense, du gore et de la sensualité est unique.
En général, pour les artworks, je conçois des collages d’images de films qui m’ont influencé.
L’occulte a également toujours été présent dans notre musique, notre son, nos paroles et nos riffs.
En ce qui concerne les couvertures, nous avons travaillé avec de très bons artistes tels que Wizard of Meth (Necromancy) et Francisco Visceral (Vol4). Pour les autres travaux visuels, je m’en suis occupé. L’occultisme et l’érotisme rétro sont fortement liés à notre musique de manière formelle.
J’adore travailler sur les collages.

Wombat Cult : J’aime le travail de ces deux artistes, et ton travail sur la sortie LP de Dios Sol est génial !
Comme on parle de gialli, on ressent une influence particulière du cinéma d’exploitation sur la scène sud-américaine avec des groupes comme Fulanno, Mephistofeles et Arteaga par exemple ! As-tu des films à nous recommander, pour continuer notre voyage dans l’univers d’Arteaga avec une soirée cinéma parfaite ?!

Arteaga : Oh super, soirée cinéma! J’adore cette question !
Je commencerai par Amityville 2: The Possesion. Avec ce film j’ai perdu ma virginité dans avec le cinéma d’horreur, je l’ai vu à 7 ans et j’ai presque chié de peur.
Ce film m’a initié au genre, c’est là que ma dépendance vient dans la recherche des films les plus tordus qui existaient dans le club vidéo de mon quartier.
Deuxième film: La colline a des Yeux. Putain de grand film! Il a tout !

Pour laisser libre cours à l’érotisme: Ilsa She Wolf Of SS!
J’adore aussi Jess Franco et Salò de Pasolini !

Wombat Cult : Salò a hanté, hante et hantera toute ma vie ! Je suis accro à Pasolini !
Il y a quelque chose que tu veux dire en particulier sur vos paroles? Une thématique récurrente?

Arteaga : Ce sont des histoires qui me sont arrivées ou que j’ai entendu.
Par exemple Daga (Vol2) est une histoire d’amour, l’amour est court comme un rasoir, il nécessite de la douleur et des sacrifices pour le garder en vie. Il s’agit d’une fille qui coupe le corps de son partenaire pour consolider leur amour.
Marcela (Necromance) parle de la toxicomanie, quand elle vous attrape et ne vous laisse pas partir, comme un mauvais amour.
Brujo (Vol4), traite de la luxure, comme elle nous appelle et nous attire, la recherche du profane, du sexe et du sexe libre.
Toutes nos histoires sont racontées par des femmes.

Wombat Cult : Daga ressemble à un sombre acte de psychomagie ! Jodorowsky serait tellement fier!
Je pense que je vais passer de nombreuses heures à traduire vos paroles! Ces trois histoires m’obsèdent déjà !
Avec Vestsjysk Orken, vous êtes l’un des premiers groupes à rejoindre Interstellar Smoke Records! Comment s’est passée cette rencontre avec le label?

Arteaga : Il y a plus d’un an, une personne très sérieuse nous a écrit via Instagram.
Son nom était Jacek T, un Polonais qui lançant son label indépendant et voulait qu’Arteaga soit sa première sortie.
C’était très surprenant pour nous qu’Arteaga puisse être connue si loin de nos terres, et résonner jusqu’en Pologne.
Il nous a proposé un contrat pour presser Necromancy et nous avons accepté. Le label a grandi et compte aujourd’hui des groupes incroyables. C’est vraiment un honneur d’être le premier groupe d’ISR.
Le label est comme une grande famille, Jacek est un mec génial. La famille ISR continue et continuera de s’agrandir.

Wombat Cult : Nous avons besoin de Jacek pour continuer à faire vibrer la scène internationale underground Doom !
Vous avez fondé « Ritual Electrico », un festival qui réunit le meilleur de la scène sud-américaine ! C’est fantastique, as-tu des groupes sud-américains à recommander ?!

Arteaga : Ritual Electrico est un petit festival créé par Arteaga et Dejalosangrar. Ne quelques années le festival a grandi et nous espérons pouvoir étendre le spectre des groupes à d’autres continents, ce serait bien d’avoir Hadewijch.
La scène sud-américaine a des sons assez cool et audacieux.
Au Chili, il y a d’excellents groupes qui sonnent fort et avec une très bonne proposition: Let Them Bleed, The Great Fear, Canera, Black Messiah, Heraldica de mandrake, Dejalosangrar, El Gran Temo, Condenados.

Wombat Cult : Wow ! Nous avons pas mal de nouveaux groupes à écouter maintenant !
Merci beaucoup Don pour tout le temps que tu as offert à Wombat Cult! Je suis vraiment fier de cette conversation !

Arteaga : Merci beaucoup pour ce moment, c’est assez impressionnant pour nous de résonner jusqu’en France.

Pour soutenir le groupe :


ENGLISH VERSION

Wombat Cult: Hi Francisco! Are you ready to start the interview?

Arteaga: Hi! Yes, here there’s 0 degree and it’s my second coffee!

Wombat Cult: Good luck, hope coffee will help for the interview!
Can you introduce Arteaga with a little come back around your creation?

Arteaga : Of course, We are a band formed in Santiago de Chile, a country in the south of America, we started to give it shape at the end of 2010, together with Sebastian M (guitarist).
At the beginning we practiced as a jam, mixing differents sounds, we were more attached to punk and stoner.

Wombat Cult: Ok! We will celebrate your tenth anniversary at the end of the year, totally insane!
Actually, you are releasing Season Of The Witch Vol 4, in three chapters.
In the first chapter we feel many new atmospheres, more psychedelism, more Woodstock vibes, and LSD holes! Can you give us a word about it?

Arteaga: Yeah!
After Necromancy, we started to give a twist to the sound of the band, experiences with lysergic drugs always come back to our minds, in the form of happy dreams or nightmares, and we decided it was time to land this in our music.
This new sound came and it was very easy for us to translate it into music.
Bad trips give a lot of creativity.
Fear makes us see, feel and hear things that everyday reality does not allow, or blocks. We also wanted to generate more atmospheres, that’s why we include keyboards and samplers, to create a more robust experience.
An erotic nightmare in technicolor!

Wombat Cult: I really like this new way!
Your sound is melting Doom influenced by Electric Wizard and some kind of Santana’s  « Soul Sacrifice » vibes in this chapter 1! What are the influences of the band in your creative process?

Arteaga: The fundamental pillars of the band are called the golden triangle, Beatles, Sabbath, Zeppelin. Golden triangle created everything, we just recycle giving it with our vision.
We are old cats, we have listened to a lot of music in our lives, the influences are many. I’m currently stuck with Goat, Neil Young. I’ve listened to Sodom last day too.
Another band that is playing among us is Dead Kennedys, its sound is unique, garage, punk, surf, pure schizophrenia.
Season Of The Witch chapter 2 will have new sounds and speeds, without neglecting psychedelia, nightmares and sensuality.

Wombat Cult: So many good bands! I listened so many times « Plastic Surgery Disasters » by DK, pure masterpiece!
I love the raw sound on your records! Where are you recording? In what conditions?!

Arteaga: After our tour to MX, things got complicated for the band, Domingo (drummer) left the band. This situation changed many things. We had to evaluate many things with the future of the band, one of them was how to maintain our rehearsal room.
It’s a small space on the floor – 5 of a commercial gallery, it is a cellar that we prepare as a rehearsal room. That’s where we precariously record the demos that we will later record in the studio. We have decided to record in our rehearsal room with our resources.
We already did the test and it turned out quite well.
We already recorded the first track of chapter 2. Serpiente will premiere on June 15.

We liked a lot the result of our recording , it is a sincere sound, it’s how we sound live. Recording ourselves in a rehearsal room changes the sound dramatically, it is a real and raw sound that reflects the new reality we are living.

Wombat Cult: Real DIY method to record, congrats!
You said just before, the chapter 2 will have new sounds, can you tell us more about that?

Arteaga: Regarding the music, it will have a lot of groove, garage rhythms, sinister atmospheres and retro sound.

Wombat Cult: Your visuals are changing, the two first albums recalled some exorcism movies and South American divinities, can’t stop thinking about the movie Holy Mountain during all the listening! With NECROMANCY, you opened the door to retro-eroticism, can you give us more precisions about your method to create artworks?!

Arteaga: Eroticism has always been present in our music, especially 60-70. I am a lover of Giallo cinema, the handling of suspense, gore and sensuality is unique.
In general, for the cover arts I design based on collage of images from movies that have influenced me.
The occult has also always been present in our music, sound, lyrics and riffs. Regarding the covers we have worked with very good artists such as Wizard of Meth (necromance) and Francisco Visceral (Vol4). For the other covers and arts of the band I have worked myself. Occultism and Retro eroticism is strongly tied to our music, fit. I love working collages.

Wombat Cult: I like the work of these two artists, and your work on the LP release of Dios Sol is awesome!
Like we are speaking about gialli, we feel a particular influence of the exploitation movies in the South American scene with bands like Fulanno, Mephistofeles and you for example! Have you some movies to recommand us, to continue our Arteaga trip with a perfect movie night?!

Arteaga: uhhhh movie night! Love that issue!
I’ll start with Amityville 2 : The Possesion. With this movie I lost my virginity in the genre of horror, I saw it at 7 years old and I almost shit with fright. This movie introduced me to the genre, that’s where my addiction comes from looking for the most twisted movies that existed in the video club in my neighborhood.
Second movie : The Hill Have Eyes. Fucking great movie! He has everything on it!
To give eroticism free rein : Ilsa She Wolf Of SS! Love Jess Franco and Salo too!

Wombat Cult: Salo haunted, haunt and will haunt my entire life! I’m a Pasolini addict!
There’s something that you want to say particularly in your lyrics ? A recurrent thematic?

Arteaga: They are stories that have happened to me or I have heard.
For example Daga (Vol2) is a love story, love is short as a sharp razor, it requires pain and sacrifices to keep it alive, it is about a girl who cuts her partner’s body to consolidate their love.
Marcela (Necromance) is about drug addiction, when she grabs you and doesn’t let you go, like a bad love.
Brujo (Vol4), deals with lust, as it calls us and attracts us, the search for the profane, sex and free sex.
As additional information, all our stories are told by women

Wombat Cult: Daga sounds like a dark psychomagic act! Jodorowsky will be so proud!
Oh I think that I will spend many hours to translate your lyrics! These three stories totally hypnotize me!
With Vestsjysk Orken, you’re one of the very first band to join Interstellar Smoke Records! How it was this meeting with the label?

Arteaga: More than a year ago a very serious character wrote us through IG
His name was Jacek T, a Pole who started an independent label and wanted Arteaga to be his first release. It was very striking to us that Arteaga sounded so far away (Poland). He offered us a good deal to edit Necromance and we accepted it. The label has grown and has incredible bands. It’s really an honor to be the first band released. The label is like a big family, Jacek is an excellent guy. ISR family will continue to grow.

Wombat Cult: Yes, There’s so many good things on ISR, and we need Jacek to continue to celebrate the underground international Doom scene!
You founded « Ritual Electrico », a festival that brings the best of the South American Scene! It’s fantastic, have you some south american bands to recommand to the world?!

Arteaga: Ritual Electrico is a small self-managed festival, created by Arteaga and Dejalosangrar (excellent band).Years after years the festival has grown and we hope to be able to expand the spectrum of bands to other continents it would be good to have Hadewijch.
The South American scene has pretty cool and daring sounds.
In Chile there are excellent bands that sound hard and with a very good proposal: Let them bleed, The Great Fear, Canera, Black Messiah, Heraldica de mandrake, Dejalosangrar, El Gran Temo, Condenados.

Wombat Cult: Wow! We will have many new bands to listen now!
Thank a lot Don for all the time you offer to Wombat Cult! I am really proud about this conversation!

Arteaga: Thank you very much for this moment, it is also impressive for us to sound in France.

To Support the band :