Gouha Rock Fest 2020


The English Version of the review is after the French one.


VERSION FRANCAISE :

Loin du fracas touristique de la Côte d’Azur, perché sur les hauteurs de Gorbio, au beau milieu d’une végétation sèche, aride, résonne depuis quelques années un festival célébrant la fuzz sous toutes ses formes. Après avoir accueilli Black Elephant ou encore Beesus l’an dernier, le festival revient avec une programmation post-confinement faisant la part belle à une programmation s’offrant une bonne tranche de Stoner, Sludge sans jamais oublier un soupçon de psychédélisme.

L’accès au festival reste cette année encore gratuit et offre la présence de cinq groupes : Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark et Care Off.

Wombat Cult, avec ce premier article de présentation de festivals, prend le parti de mettre en avant une scène encore trop méconnue et dont les groupes méritent l’attention de tous.

STONE FROM THE SKY:

Avec deux albums dans leur besace, le groupe français originaire de Le Mans, est une formation orientée vers le Stoner à mouvance Psychédélique.
Cependant, il serait terrible de réduire Stone From The Sky à un genre et une scène spécifique tant ils parviennent à prendre des chemins et des traverses ouvrant des paysages sonores d’une nouveauté fascinante.

Le groupe ne semble plus voir aucune frontière entre les genres et distille des compositions instrumentales qui obsèdent et nourrissent l’âme.


Leur premier album, Fuck The Sun, marquait d’une stèle leur entrée sur la scène fuzz hexagonale. Tout était acté dès les premières interactions avec l’album, SFTS ne veut plus de cette approche copié-collé qui plane depuis plusieurs années sur les productions de la scène Stoner.
Le trio remettait en question le concept même du soleil tout puissant faisant bouillir les amplis et les laissant rugir. L’astre déifié qu’est le soleil pour les amateurs de Fuzz est envoyé valdinguer avec ce titre pour le moins évocateur, Fuck The Sun.
Les mots choisis collent à merveille à ce premier album qui nous mène de la scène stoner instrumentale jusqu’aux confins du post-rock sans jamais oublier de mêler ses structures à des approches jazz, ainsi qu’à des gammes dont nous n’avons que très peu l’habitude de nous délecter.

Avec leur second album, sorti en 2019, la formation remet le couvercle et pousse la proposition un peu plus loin. Ils ne cessent d’affiner leurs sonorités, le jeu de batterie prend une ampleur et une complexité fascinante, les images sonores sont toutes plus radieuses les unes que les autres.
La réussite est totale, et la maîtrise des registres abordés montre un savoir jouer remarquable qui une fois découvert ne nous quittera plus.


Stone From The Sky avec ce nouvel album Break A Leg, installe son nom parmi les plus grands de la scène française, mais également internationale.
En prenant le sommet de l’affiche du Gouha Rock Fest, nous pouvons déjà être assuré d’une soirée sous le symbole de la fuzz qui risquera d’en éblouir plus d’un.

Pour découvrir et supporter Stone From The Sky c’est par ici :

Break A Leg artwork designed by Michaël Rahmani

WORMSAND :

Né des cendres de Clystone qui était venu pour distribuer des parpaings de manière abrupte, Wormsand reprend là où la première formation s’était arrêtée pour développer le propos sonore et imposer sa puissance en matière de riffs Doom.

Avec un premier EP sorti en 2019, le trio français ne cesse de creuser des trous avec leur ver des sables rappelant la puissance de Shai-Hulud, tout droit sorti de la création de Frank Herbert : Dune.
Les galeries sont creusées à la force de riffs tranchant tels des rasoirs, laissant les accords résonner dans des cavernes souterraines labyrinthiques pour finalement venir nous chercher par surprise à la surface et nous faire replonger sous les strates de sable.

Wormsand réussit à emmener l’auditeur dans ses derniers retranchements avec une vitalité fascinante. Les compositions sont tenues d’une main de maître, chaque riff trouve sa place et module ses sonorités de manière à ne jamais tomber dans la répétition mais plutôt dans la création d’une formation unique sur la scène Doom.

Bien qu’inspiré par Monolord, le groupe va bien plus loin avec un travail sonore et une croyance dans leur musique qui subjugue. Ce premier EP nous attrape dès la première nappe de fuzz de Weedosaurus pour nous laisser sur le carreau, la salive au coin de la bouche, la tête écrasée par la puissance des amplis à la dernière note de leur morceau de clôture : Bûche de Ramonage.

Cependant l’expérience Wormsand ne s’arrête sur cette ultime note, car la formation est une prouesse d’efficacité lorsqu’il s’agit de monter sur scène. Après leur présence qui a su marquer les esprits l’an dernier, au Gouha, soyez certains que la nouvelle salve de fuzz risque d’en retourner plus d’un. La montagne sur laquelle le festival est perché est désormais prête à trembler jusqu’à dans ses fondations avec un tel groupe.

Pour découvrir et soutenir Wormsand :

Wormsand. Photo taken by Marine Neyssensas.

CONCRETE MOUNTAIN :

Totalement passé sous les radars durant ce début d’année 2020, Concrete Mountain a révélé un hypnotique premier album du nom de Hazedazed. Heureusement, le Gouha Rock Fest est là pour remettre les pendules à l’heure en invitant le trio italien.

Concrete Mountain est une formaton qui ne ressemble à nulle autre au beau milieu de l’obsédante scène post, le groupe insuffle des concepts venus tout droit de sonorités Stoner/Doom. Le voyage est immédiat. Dès que les premières nappes sonores de Camionaut retentissent, l’appel de l’inconnu devient inévitable.

La voix éreinté et éraillé du chanteur nous enserre dans une interstice entre voyage au coeur des années 70 et mantras scandés, tant la fréquence semble monotonale et pourtant en constante élévation sur des morceaux tels que Black Zero Gravity Void.

Les accords bouillent de toutes part, la batterie dans sa répétitivité captive l’esprit. Le groupe italien connaît les moindres recettes pour libérer les pensées de l’auditeur dans des méandres d’effets à base de Fuzz. Les morceaux sont d’une grâce infinie nous dévoilant un monolithe sonore que rien ne semble pouvoir ébranler.

Assurément, Concrete Mountain part à l’assaut de la montagne, dénichant Gorbio pour lui asséner une dose de créativité musicale rare et qui paraît déjà être la surprise du festival, après avoir été l’une des grandes révélations de ce premier semestre 2020.

Pour découvrir et supporter Concrete Mountain :

Hazedazed artwork designed by Maurizio Prina

SPIRALPARK :

En passe de sortir leur premier EP, Spiralpark est un groupe ayant grandi dans les sillages de Ty Segall ou encore King Gizzard. Ils aiment le psychédélisme, tout autant qu’ils aimaient de manière vitale le lait maternel. Ce n’est plus une question de passion mais plutôt de survie.

Le groupe est constitué de membres de groupes prometteurs au cœur de la scène underground du Sud de la France tels que Crusty, Manu’s Milk ou encore Bourbier.

Après plusieurs concerts, aux avis et retours plus que favorables, il est grand temps de découvrir pleinement Spiralpark dans l’espoir d’être bercé et porté vers des rivages lointains entre rêve et réalité.

Spiralpark. Photo taken by Marine Neyssensas

CARE OFF :

Un nom, un mystère, Care Off semble n’avoir aucune limite dans ses définitions soniques et paraît ne jamais vouloir être défini, échappant à toute représentation de leur musique en dehors de leurs performances scéniques.

Pour les découvrir, il faudra se déplacer et vivre tout simplement dans le temps présent, accepter l’inconnu, prendre des risques, pour une fois de plus décroché une rouste que l’on ne présageait à aucun moment.


ENGLISH VERSION:

Far from the tourist noise of the Côte d’Azur, perched on the heights of Gorbio, in the middle of dry arid vegetation, a festival celebrating fuzz in all its forms resonates since some years. After hosting Black Elephant or Beesus last year, the festival returns with a post-confinement program that gives pride of place to a program offering a good slice of Stoner, Sludge without ever forgetting a hint of Psychedelia.

Access to the festival remains free this year and offers the presence of five bands: Stone From The Sky, Wormsand, Concrete Mountain, Spiralpark and Care Off.

Wombat Cult, with this first article presenting festivals, takes the side of putting forward a scene still too little known and whose groups deserve the attention of all.

STONE FROM THE SKY:

With two albums in their wallet, the French group from Le Mans, is a formation oriented towards the Psychedelic Stoner.
However, it would be terrible to reduce Stone From The Sky to a specific genre and scene as they manage to take paths and sleepers opening up soundscapes of fascinating novelty.


The Band no longer seems to see any border between genres and distills instrumental compositions that obsess and nourish the soul.

Their first album, Fuck The Sun, marked with a stele their entry into the hexagonal fuzz scene. Everything was in place from the first interactions with the album, SFTS no longer wants this copied-pasted approach that has hovered for several years on the productions of the Stoner scene.
The trio questioned the very concept of the all-powerful sun boiling the amps and letting them roar. The deified star that is the sun for Fuzz lovers is sent flying around with this title, to say the least evocative, Fuck The Sun. The chosen words stick perfectly to this first album which takes us from the instrumental stoner scene to the confines of post-rock without ever forgetting to mix its structures with jazz approaches, as well as with ranges of which we have only very little used to revel in us.

With their second album, released in 2019, SFTS puts the lid back on and pushes the proposal a little further. They continue to refine their sounds, the drums play takes on a fascinating scale and complexity, the sound images are all more radiant than the others.
The success is total, and the mastery of the registers discussed shows a remarkable playing skills which once discovered will not leave us.

Stone From The Sky with this new album Break A Leg, installs its name among the biggest on the French scene, but also internationally.
By taking the top of the poster of the Gouha Rock Fest, we can already be assured of an evening under the symbol of fuzz which will risk dazzling more than one.

To discover and support the band, it’s just here :

WORMSAND:

Born from the ashes of Clystone who had come to distribute breeze blocks in an abrupt manner, Wormsand, a Doom/Sludge creature, picks up where the first band stopped to develop their sound and impose its power in terms of Doom riffs.

With a first EP released in 2019, the French trio continues to dig holes with their sandworm recalling the power of Shai-Hulud, straight out of the creation of Frank Herbert: Dune.
The galleries are dug to the force of riffs cutting like razors, letting the chords resonate in labyrinthine underground caves to finally come to pick us up by surprise on the surface and make us plunge back under the strata of sand.

Wormsand succeeds in taking the listener to his last entrenchments with fascinating vitality. The compositions are held with a master’s hand, each riff finds its place and modulates its tones so as never to fall into repetition but rather in the creation of a unique formation on the Doom scene.

Although inspired by Monolord, the group goes much further with a sound work and a belief in their music which captivates.
This first EP catches us from the first layer of fuzz from Weedosaurus to leave us on the floor, saliva at the corner of our mouths, our heads crushed by the power of the amps at the last note of their closing piece: Bûche De Ramonage.

However, the Wormsand experience does not stop on this final note, because the formaton is a feat of efficiency when it comes to going on stage.
After their presence which was able to mark the spirits last year, at Gouha, be certain that the new salvo of fuzz is likely to return more than one.

The mountain on which the festival is perched is now ready to tremble to its foundations with such a band.

To discover and support Wormsand:

Wormasand EP artwork designed by Nell Bragayrat.

CONCRETE MOUNTAIN:

Completely gone under the radar during this beginning of 2020, Concrete Mountain revealed a hypnotic first album by the name of Hazedazed. Fortunately, the Gouha Rock Fest is there to set the record straight by inviting the Italian trio.

Concrete Mountain is a formaton unlike any other in the middle of the haunting post scene, the band infuses concepts came from Stoner / Doom tones. The journey is immediate. As soon as the first layers of Camionaut sound, the call of the unknown becomes inevitable.

The singer’s exhausted and flayed voice encloses us in a gap between travel to the heart of the 70s and chanted mantras, as the frequency seems monotonal and yet constantly rising on songs such as Black Zero Gravity Void.

The chords boil on all sides, the drums in its repetition captivates the mind. The Italian band knows all the recipes to free the thoughts of the listener in meandering effects based on Fuzz. The tracks are of infinite grace revealing a monolithic sound that nothing seems to shake.

Certainly, Concrete Mountain sets out to assault the mountain, unearthing Gorbio to give him a dose of rare musical creativity which seems to be the surprise of the festival, after having been one of the great revelations of this first semester 2020.

To discover and support Concrete Mountain:

Concrete Mountain

SPIRALPARK:

In the process of releasing their first EP, Spiralpark is a band that grew up in the wave of Ty Segall and King Gizzard. They love psychedelism just as much as they vitally loved breast milk. It is no longer a question of passion but rather of survival.

Spiralpark is made up of members of promising bands at the heart of the underground scene in the South of France such as Crusty, Manu’s Milk or Bourbier.


After several concerts, with more than favorable opinions and feedback, it is time to fully discover Spiralpark in the hope of being cradled and carried to distant shores between dream and reality.

Spiralpark Logo

CARE OFF:

A name, a mystery, Care Off seems to have no limits in its sonic definitions and seems never to want to be defined, escaping any representation of their music apart from their stage performances.

To discover them, you will have to move and simply live in the present time, accept the unknown, take risks, for once again landed a hard beat that you never predicted.

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