Wombat Interview #11 -Starmonger

The English version is available just after the French one.


Version Française :

Amateurs de Retro Sci / Fi, Pulp Stories, d’ondulations de Fuzz et d’explorations DIY, le groupe de Stoner français Starmonger est venu au coeur du terrier de Wombat Cult pour parler de Revelations, leur premier album mais aussi présenter un groupe qui travaille depuis 5 ans à construire une mythologie et un paysage sonore à la fois intrigant et singulier.

Wombat Cult: Pouvez-vous nous présenter Starmonger dans les grandes lignes à travers votre histoire et l’identité actuelle que vous avez réussi à forger autour du groupe ?

Starmonger a été créé en 2015 par Arthur et Steve, et a été rejoint par Seb en 2017 à la batterie. On aime les riffs fuzzy très lourds à la croisée des mondes du stoner, desert-rock et doom, autour de thèmes ancrés dans le fantastique et la SF retro/pulp, souvent un peu décalés, kitschs ou teintés d’humour, en y mélangeant un peu d’occulte et d’onirisme.

Wombat Cult: Revelations, votre premier album vient tout juste de sortir. Pourtant vous n’en êtes pas à votre coup d’essai avec déjà quatre EPs dans votre besace, en cinq ans. Un premier album qui reprend de manière intégrale vos compositions passées. Comment s’est organisée cette sortie ?

C’est un projet de longue date qui se concrétise, un peu comme la fin du “chapitre 1” du groupe. Distiller nos morceaux au fur et à mesure à travers nos EPs nous a permis de nous faire découvrir un peu, de commencer à faire des concerts, travailler notre identité sonore… C’était important pour nous de réunir tout ce travail dans un album, en montrant que ça forme un tout cohérent.
Pour accompagner la sortie, on s’est dit que l’occasion était trop belle pour ne pas concrétiser un autre projet : un clip pastiche de film d’horreur pulp pour le titre “Rise of the Fishlords”. Deux jours de tournage épiques en juillet, et un résultat dont on est très fiers, grâce à Seb, notre batteur, réalisateur de métier !

Pour la sortie en elle-même, on a eu la grande chance d’avoir le clip présenté en avant-première chez “The Obelisk”, qui nous suit depuis notre précédent clip (“Dark and Gloomy”). Puis quelques jours après la sortie, l’album faisait partie des “Doom Charts” de Novembre, et plusieurs chroniqueurs, podcasts parlaient de nous de manière très positive…
On est plutôt satisfaits, car c’est une sortie dans des conditions difficiles : vu la situation sanitaire, pas de concerts pour faire de promo, se faire un peu plus connaître et vendre quelques albums.
C’est très difficile pour un nouveau groupe inconnu (et sans label !) de sortir du lot en utilisant exclusivement Internet.

Wombat Cult: Certains de vos morceaux datent déjà d’il y a cinq ans, quelle est la sensation et le sentiment, pour vous, de revenir sur les morceaux genèses du groupe afin de les ancrer de nouveau dans la temporalité présente ?

“Wanderer” et “Tell Me” sont des morceaux dont on est vraiment fiers, qui ont été respectivement l’ouverture et le final de tous nos concerts jusqu’à présent, et on s’éclate toujours autant à les jouer. Ce sont nos morceaux les plus bruts et directs, et ça fait plaisir de pouvoir les mettre à nouveau en avant ! C’est avec eux qu’on a commencé à forger notre identité sonore, et malgré notre évolution depuis, ils sont toujours très cohérents avec le reste de notre travail.
On pourrait dire que la boucle est bouclée, et ce de manière tout à fait naturelle.

Wombat Cult: Le son sur Revelations est vraiment solide, offrant une stature robuste et directe à vos morceaux.
Comment a fonctionné le travail autour du remix des Eps et de l’enregistrement de certains segments pour délivrer cet album ?
Où avez-vous travaillé et dans quelles conditions, au cours de cette année 2020 quelque peu singulière ?

Tout d’abord merci pour le compliment ! C’est Arthur (guitares) qui s’est occupé des enregistrements et mixages des différents EPs, ainsi que de remettre tout en ordre et à un niveau de production plus uniforme pour l’album, entièrement en home-studio. Pour l’album “Revelations” on est restés dans une démarche 100% “do it yourself”.

A l’origine, c’était un peu comme tous les groupes qui démarrent, on faisait ça dans une optique de débrouille, de réduction des coûts, et aussi d’apprentissage (en amateur !) des techniques autour du son, du mixage, de la production de manière générale. Notre processus d’écriture/enregistrement est du coup très artisanal. A l’exception du chant enregistré en studio de répétition, tout est fait à la maison : guitares, basse et batterie. On a l’immense chance de vivre à une époque où les outils de MAO, de simulation d’instruments, sont à la fois d’une qualité bluffante et plus accessibles que jamais. Du coup, pas de SM57 sur un baffle 2×12 poussé à fond par un ampli 100W, pas d’assemblage de 12 micros autour de la batterie, pas de matos vintage (à part les pédales d’effet) : on a fait le choix d’aller jusqu’au bout avec des simulations d’ampli et une batterie électronique.

C’est moins sexy bien sûr, mais en contrepartie, ça nous a offert une grande flexibilité pour faire des ajustements de dernière minute. Quand on a décidé d’enfin tout compiler dans un album, il fallait tout remettre à niveau, et refaire certaines parties, notamment niveau batterie, car Seb ne jouait pas certains morceaux de la même manière que nos anciens batteurs. Pour les autres instrus, on avait accès aux prises directes depuis le début, donc c’était surtout une histoire de re-amping (via des nouveaux fuzz et phasers physiques + amplis virtuels), et de refaire les prises qu’on ne trouvait plus satisfaisantes. Et enfin, un gros boulot de remixage général, avec de précieux conseils de Pierre Etchandy, qui travaille avec Mars Red Sky ! Une sacré chance encore une fois.

Tout le son était fini avant Mars 2020, donc nous n’avons pas souffert des problèmes de confinement, fermetures et annulations (en tout cas pas pour cet aspect), mais je peux tout à fait imaginer qu’on aurait pu tout enregistrer/mixer chacun enfermé chez soi. A l’exception de certaines choses plus compliquées comme le chant, mais on peut trouver des solutions créatives comme hurler dans sa cave !

Au final c’est un processus enrichissant, très flexible… mais aussi très chronophage, avec un investissement personnel important.
On ne remplace pas aussi facilement le savoir-faire d’un ingénieur son.

Wombat Cult: Chez Starmonger on retrouve de nombreuses architectures de riffs connus, il n’y a pas nécessairement la volonté d’ouvrir de nouveaux champs, mais plutôt offrir une expérience de partage assez jouissive pour tous les amateurs de Fuzz. Pourtant on ressent énormément d’influences dans vos compositions, un mélange de saveurs autour de la scène Stoner/Doom et ses horizons plus ou moins lointains qui vous donnent une identité qui vous est propre.
Quelles sont ces senteurs, influences qui ont permis de définir votre identité sonore ?

C’est assez varié ! Je pense que le groupe qui nous a le plus influencés, voire donné envie de nous lancer là dedans, c’est incontestablement Truckfighters. L’amour de la Big Muff poussée à fond, de la production “in your face”, un desert rock modernisé… Ça se retrouve pas mal chez nous.

On peut aussi citer Red Fang, Fu Manchu ou Kadavar. Tous ces groupes vont puiser dans les 60s et 70s, mais ont ajouté une patte moderne, et c’est un peu ce que l’on cherche à faire. A côté de ça, même si on adore la scène stoner/desert/etc, on voit aussi beaucoup d’uniformisation et de recettes entendues 100 fois. C’est pas forcément un problème, certains le font très bien ! Mais on voulait proposer quelque chose d’un peu plus varié, sans révolutionner le genre car on n’a pas cette prétention.
On essaie d’intégrer des éléments à la fois plus prog et plus “viscéraux”, en puisant chez Baroness, Mastodon ou Kylesa.

Wombat Cult: Dans votre biographie vous expliquez brièvement votre propos entre divination et cinéma drive-in. Les titres font régulièrement référence à cette culture à cheval entre les années 50/60, à une époque où le cinéma indépendant américain était au cœur des fantasmes fiévreux de tout un chacun.
Pouvez-vous nous guider dans ces univers qui attirent, plaisent, mais sont trop peu représentés avec un amour certain, et placer Starmonger au centre de cette mythologie ?
PS: En espérant un jour voir un de vos titres inspiré par Invasion Of The Saucer Man ou encore un album concept autour de Roger Corman.

Avant que Seb nous rejoigne, en plus des thèmes assez classiques autour de l’occulte, la divination, et autres, le groupe évoluait déjà dans un univers assez cinématographique et “pulp” : Wanderer et son prophète désabusé dans le désert, Dark and Gloomy et son ambiance de slasher, Rust est une référence directe au monde de Mad Max…

Depuis l’arrivée de Seb, on a passé la seconde, car c’est un imaginaire qui lui tient à cœur. “Rise of the Fishlords” par exemple : à l’origine, le nom est une simple blague sortie de nulle part, avec en tête l’image de cette attaque de monstres marins un peu cheap. Le texte a suivi, parlant de l’apocalypse climatique entraînant l’invasion des créatures marines. Et puis tout s’est emballé, avec Seb qui nous a proposé de pousser le délire le plus loin possible, avec un clip en référence à “La Créature du Lagon Noir” et aux films de la même époque, à l’imagination et la créativité débordantes, mais aux moyens limités.

Ces premiers romans de SF, ces films fantastiques ou horrifiques qu’on trouve aujourd’hui aussi kitschs que cultes, c’est une mine d’or pour l’inspiration, ça déchaîne l’imagination ! C’est assez intéressant de regarder ça depuis aujourd’hui, où les productions artistiques et culturelles “fantastiques/SF” sont souvent calibrées et surproduites, mais où il manque une petite étincelle de folie et de “do it yourself”.

Wombat Cult: Le visuel entre vos EPs et votre album a complètement changé, dans une voie particulièrement qualitative, tout comme pour vos morceaux qui ne cessent de résonner de part et d’autre dans ma boîte crânienne.
Comment s’est décidé ce changement visuel artistique, qui avouons-le est une vraie réussite, comment s’est-il organisé ?

Pour les EPs, c’était encore une fois du DIY intégral : l’important c’était de rendre nos morceaux disponibles à l’écoute. On a bricolé des images en restant dans le thème pour accompagner les sorties… Mais l’idée de l’artwork était présente depuis longtemps, notamment pour Steve qui avait commencé le concept.

Après avoir finalisé les morceaux pour l’album, on a demandé à Jo Riou (https://www.instagram.com/jo_riou/) de nous faire un visuel.
On s’est croisés de nombreuses fois à l’occasion de concerts stoner à Paris, et ses travaux de posters et covers entre art “psychédélique” 70’s et Art Nouveau collaient bien avec ce qu’on avait en tête !

Wombat Cult: L’année 2020 touche à sa fin, douze mois que nous avons trouvé chargé en excellentes surprises musicales chez Wombat Cult. Quels sont vos albums incontournables de l’année, où le grand enfermement aura au moins permis de se plonger des heures durant au cœur d’une multitude de propositions musicales ?

Un de nos coups de coeur de l’année, c’est UMMON de Slift. Un chef d’oeuvre de heavy psych ! Le dernier King Buffalo, “Dead Star”, nous a aussi beaucoup fait partir dans l’espace…On peut aussi citer le dernier Forming the Void, “Reverie”, qui pousse leur maîtrise de son lourd et du groove toujours plus loin; “Question Mark” de Enigma Experience, nouvelle formation du guitariste de Truckfighters. Et enfin les “Isolation Tapes” de Kadavar, album bien plus expérimental que leurs précédents. Ce dernier nous a touché dans sa démarche intime et introspective et sa prise de risque, son pas de côté, dans une période où on perd nos repères et où il est difficile de se projeter loin dans l’avenir.

Et pour revenir en France, ça a été l’occasion de découvrir les nouveaux albums de Qilin, avec qui on a déjà partagé une scène, et de Occult Hand Order et Karkara. Des groupes talentueux à découvrir !

Wombat Cult: Enfin, 2021 est à nos portes, quel serait votre souhait pour Starmonger ?

2020 a été une année particulière pour tout le monde, et Starmonger ne déroge pas à la règle… Il y a de très importants changements pour nous, avec le départ de Steve et son remplacement à la basse et au chant… Ces derniers mois ont donc été pour nous l’occasion de clore un chapitre en beauté, avec la sortie de Revelations et du clip de Rise of the Fishlords, mais aussi de commencer à métamorphoser le groupe et à travailler sur de nouvelles compos et une nouvelle alchimie. Ça a été (et c’est toujours) une gigantesque transition pour nous.

Pour 2021, d’abord il nous faut vous présenter cette évolution ! Ça arrivera en début d’année avec un peu de communication. Pour la suite, on travaille sur nos nouvelles compos. On verra sous quelle forme il sera plus judicieux de sortir ça, mais en tout cas se frotter à l’enregistrement studio cette fois. L’idéal serait de pouvoir refaire de la scène, on trépigne à l’idée de présenter les nouveaux morceaux !

Selon la situation sanitaire, on s’adaptera, peut être avec quelques vidéos en studio, livestreams, etc…Et de manière plus générale, sans parler spécifiquement de nous, on croise très fort les doigts pour un retour progressif à la normal côté concerts et festivals, car cette scène stoner/doom est tout de même très underground, et ne vit que par l’énergie de gens vraiment passionnés : artistes, organisateurs, fans, etc.

Pour découvrir et soutenir Starmonger :


English Version:

Lovers of Retro Sci/Fi, Pulp Stories, Fuzz ondulations et DIY explorations, the french Stoner band Starmonger is came to the Wombat Burrow to speak about Revelations, their new and first album but also present a band that work since 5 years to build a singular and interesting mythological soundscape.

Wombat Cult: Can you give us an overview of Starmonger through your history and the current identity that you have managed to forge around the band?

Starmonger was created in 2015 by Arthur and Steve, and was joined by Seb in 2017 on drums. We like very heavy fuzzy riffs at the crossroads of the worlds of stoner, desert-rock and doom, around themes rooted in fantasy and retro or pulp SF, often a little offbeat, kitsch or tinged with humor, mixing them together with a little bit of occult and dreamlike.

Wombat Cult: Revelations, your first album has just been released. However, you are not at your first attempt with already four EPs in your bag, in five years. A first album which takes your past compositions in full. How was this outing organized?

It’s a long-standing project coming to fruition, much like the end of “Chapter 1” of the band. Distilling our songs as and when in EPs allowed us to make ourselves discover a little, to start doing concerts, to work on our sound identity …

It was important for us to bring all this work together in an album, by showing that it forms a coherent whole. To accompany the release, we said to ourselves that the opportunity was too good not to realize another project: a pastiche pulp horror film clip for the title “Rise of the Fishlords” .

Two epic days of filming in July, and a result of which we are very proud, thanks to Seb, our drummer, director by profession! For the release itself, we were very lucky to have the clip presented in advance -first on “The Obelisk”, which follows us since our previous music video (“Dark and Gloomy”). And a few days after the release, the album was part of the “Doom Charts” in November, and several columnists and podcast were talking about us in a very positive way…

We are rather satisfied, because it is a release in difficult conditions: given the sanitary situation, no concerts to promote, make ourselves a little better known and sell a few albums. It’s very difficult for a new, unknown (and unlabeled!) Band to stand out from the crowd using the internet exclusively.

Starmonger shot by Pierre-Emmanuel Leydet

Wombat Cult: Some of your songs are already five years old, what is the feeling and the feeling of going back to the original songs of the band in order to anchor them again in the present temporality?

“Wanderer” and “Tell Me” are songs we’re really proud of, which have been respectively the opening and the ending of all our concerts so far, and we still have so much fun playing them. the most raw and direct pieces, and it’s nice to be able to put them forward again! It was with them that we started to forge our sound identity, and despite our evolution since then, they are still very consistent with the rest of our work. You could say that the circle has come full circle, and in a completely natural way.

Wombat Cult : The sound on Revelations is really solid, providing a robust and straightforward stature to your tracks.
How did the work around the Eps remix and the recording of certain segments work to deliver this album?
Where did you work and under what conditions, during this somewhat unique year 2020?

First of all, thank you for the compliment!
It was Arthur (guitars) who took care of the recordings and mixes of the various EPs, but also to put everything in order and to a more uniform production level for the album, entirely in the home studio. For the album “Revelations”, we stayed in a 100% “do it yourself” approach.

Originally, it was a bit like all bands that start, we did that with a view to resourcefulness, cost reduction, and also learning (as an amateur!) techniques around sound, mixing, of production in general. Our writing / recording process is therefore very artisanal. With the exception of the vocals recorded in the rehearsal studio, everything is done at home: guitars, bass and drums. We are extremely fortunate to live in an era where computer music and instrument simulation tools are both of bluffing quality and more accessible than ever. Suddenly, no SM57 on a 2×12 cabinet pushed to the limit by a 100W amp, no assembly of 12 microphones around the battery, no vintage gear (apart from the effects pedals): we made the choice of  » go all the way with amp simulations and electronic drums. It’s less sexy of course, but on the other hand, it gave us a lot of flexibility to make last-minute adjustments.

When we decided to finally compile everything into an album, we had to upgrade everything, and rework some parts, especially drums, because Seb did not play some songs in the same way as our old drummers. For the other instrumentals, we had access to direct takes from the start, so it was mostly a story of re-amping (via new fuzz and physical phasers + virtual amps), and redoing the takes that we no longer found satisfactory.
Finally, a big job of general remixing, with precious advice from Pierre Etchandy, who works with Mars Red Sky! Good Luck Again!

All sound was over before March 2020, so we didn’t suffer from the containment, shutdowns and cancellations issues (at least not for that aspect), but I can fully imagine that we could have recorded/mixed everything each locked at home. Except for some more complicated things like singing, but you can find creative solutions like howling in your cellar!
In the end it’s a rewarding process, very flexible … but also very time-consuming, with a significant personal investment. You can’t replace the know-how of a sound engineer so easily.

Wombat Cult : With Starmonger we find many well-known riff architectures, there is not necessarily the desire to open up new fields, but rather to offer a quite enjoyable sharing experience for all Fuzz lovers. Yet we feel a lot of influences in your compositions, a mixture of flavors around the Stoner / Doom scene and its more or less distant horizons which give you an identity that is unique to you.
What are these scents, influences that helped define your sound identity?

It’s quite varied! I think the band that has influenced us the most, if not made us want to get into this, is undoubtedly Truckfighters. The love of the Big Muff pushed to the limit, of the production « in your face », a modernized desert rock… It is not bad with us.

We can also mention Red Fang, Fu Manchu or Kadavar. All these bands are going to draw from the 60s and 70s, but have added a modern touch, and that’s kind of what we’re looking to do. Beside that, even if we love the stoner / desert / etc scene, we also see a lot of standardization and recipes heard 100 times. This is not necessarily a problem, some do it very well!
But we wanted to offer something a little more varied, without revolutionizing the genre because we don’t have that pretension. We try to integrate elements that are both more prog and more “visceral”, drawing on Baroness, Mastodon or Kylesa.

Wombat Cult: In your biography you briefly explain your vision between divination and drive-in cinema. The titles regularly refer to this culture straddling the 50s and 60s, at a time when independent American cinema was at the heart of everyone’s feverish fantasies. Can you guide us in these universes that attract, please, but are too little represented with a certain love, and place Starmonger at the center of this mythology?
PS: Hoping one day to see one of your songs inspired by Invasion Of The Saucer Man or a concept album around Roger Corman.

Before Seb joins us, in addition to fairly classic themes around the occult, divination, etc. the band was already evolving in a rather cinematographic and “pulp” universe: Wanderer and his disillusioned prophet in the desert, Dark and Gloomy and his slasher atmosphere, Rust is a direct reference to the world of Mad Max…

Since the arrival of Seb, we skipped the second, because it is an imagination that is close to his heart. “Rise of the Fishlords” for example: originally, the name was a simple joke that came out of nowhere, with the image of this attack of sea monsters a little cheap.
Text followed, talking about the climate apocalypse leading to the invasion of sea creatures. And then everything was packed, with Seb who suggested that we push the delirium as far as possible, with a clip in reference to “The Creature From The Black Lagoon” and to films of the same period, to the imagination and the Overflowing creativity, but with limited means.

These first sci-fi novels, these fantastic or horrific films that we find today as kitsch as they are cult, are a gold mine for inspiration, it unleashes the imagination! It’s quite interesting to watch this from today, where “fantasy / sci-fi” artistic and cultural productions are often calibrated and overproduced, but lack a little sparkle of craziness and “do it yourself”.

Wombat Cult: The visual between your EPs and your album has completely changed, in a particularly qualitative way, just like for your songs which keep resounding on both sides in my head box. How was this artistic visual change decided, which let’s face it is a real success, how was it organized?

For the EPs, it was once again full DIY: the important thing was to make our songs available to listen to. We tinkered with images while remaining in the theme to accompany the releases…
But the idea of ​​the artwork had been present for a long time, especially for Steve who had started the concept. After finalizing the songs for the album, we asked to Jo Riou (https://www.instagram.com/jo_riou/) to make us a visual.
We bumped into each other many times at Stoner concerts in Paris, and his poster and cover works between 70’s “psychedelic” art and Art Nouveau fit well with what we had in mind!

Wombat Cult: The year 2020 has ended, twelve months loaded with excellent musical surprises. What are your essential albums of the year, where the great confinement will at least have allowed you to immerse yourself for hours in the heart of a multitude of musical proposals?

One of our favorites of the year is Slift’s UMMON. A heavy psych masterpiece! The last King Buffalo, « Dead Star », also made us go to space a lot… We can also quote the last Forming the Void, « Reverie », which pushes their mastery of heavy sound and groove even further; “Question Mark” by Enigma Experience, a new adventurewith the Truckfighters guitarist. And finally Kadavar’s “Isolation Tapes”, album much more experimental than their previous ones. The latter touched us in his intimate and introspective approach and his risk-taking, his step aside, in a period when we lose our bearings and where it is difficult to project far into the future.
And to return to France, it was the opportunity to discover the new albums of Qilin with whom we have already shared a scene, and of course Occult Hand Order and Karkara. Talented bands to discover!

Wombat Cult: Finally, 2021 is here, what would be your wish for Starmonger?

2020 has been a special year for everyone, and Starmonger is no exception to the rule… There are some very important changes for us, with the departure of Steve and his replacement on bass and vocals…
The last few months have therefore was for us the opportunity to close a chapter in style, with the release of Revelations and the clip for Rise of the Fishlords, but also to start to transform the band and to work on new songs with a new chemistry. It has been (and still is) a gigantic transition for us.

For 2021, first we must present this evolution to you! It will happen at the beginning of the year with a little communication. Then, we are working on our new songs. We’ll see in what form it makes more sense to release this, but in any case dabble in studio recording this time. The ideal would be to be able to refind the stage, we are rushing to present the new songs!
Depending on the health situation, we will adapt, perhaps with a few videos in the studio, livestreams, etc … And more generally, without specifically talking about us, we are crossing our fingers very strongly for a gradual return to normal on the concert side and festivals, because this stoner / doom scene is still very underground, and only lives by the energy of really passionate people: artists, organizers, fans, etc.

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