Wombat Interview #10 – Vinnum Sabbathi

The English version is after the French one. 


Bien loin de son terrier, Wombat Cult s’est rendu par delà les océans pour rencontrer Vinnum Sabbathi, formation mexicaine désormais incontournable, et pilier de la scène -comme nous prenons plaisir à l’appeler- Interstellar Doom.


VERSION FRANÇAISE :

Wombat Cult : Vinnum Sabbathi commence à devenir un nom incontournable de la scène Doom internationale. Je me rappelle de votre présence sur l’affiche du Sonic Blast il y a quelques années, m’ouvrant à votre univers.
Pouvez-vous revenir sur les débuts, les balbutiements, de votre aventure ?

Juan : Salutations du Mexique, merci pour cette interview et aussi pour ces bien belles paroles. Le groupe a commencé comme un projet solo en 2012. J’ai enregistré chez moi une démo merdique cette année-là tout en jouant de la guitare avec un groupe appelé Bloodwitch où j’ai rencontré notre bassiste Samuel et aussi son frère Daniel (de Satánico Pandemonium et Rivers of Gore) , à la fin de cette année, j’ai enregistré le premier EP et Sam a rejoint le groupe peu de temps après.

Nous avons joué quelques concerts en duo et un jour, Bloodwitch a joué avec Bar de Monjas où nous avons rencontré Gerardo, nous lui avons demandé de se joindre à Vinnum Sabbathi et en 2013 nous avons enregistré le deuxième EP. Mon frère Roman s’est joint à l’aventure pour jouer des Samples et des FX en 2014 lorsque nous avons commencé à jouer plus souvent, à partir de cette année-là avec le festival Nrmal et beaucoup de showcases avec Lxs Grises, qui était un collectif d’artistes underground.

En 2015, nous avons tourné avec Bar de Monjas et enregistré le Split Fuzzonaut et un 4-way Split avec El Ahorcado, Terror Cósmico et Weedsnake, puis Gerardo a dû partir quelques temps à l’étranger pour ses études. Notre ami Leonardo (de Nazareno el Violento & Apocalipsis) nous a alors rejoint en tant que batteur pendant quelques années pour nous aider avec nos concerts au Mexique.

Wombat Cult: La grande particularité de Vinnum Sabbathi, au-delà de votre sens de la composition hors pair, est la présence des Sample en guise de « chant ».
Comment cela fonctionne, comment vous y prenez-vous pour que cette tonalité assez monocorde puisse devenir un élément clé de votre univers ?

Juan : Je pense que très tôt il était évident que le chant ne ferait pas partie du son du groupe, l’idée initiale de VS était, d’une certaine manière, d’essayer de devenir la bande sonore d’événements liés à la science comme un décollage de vaisseau spatial, avec un mur de riffs lourds et forts, associé au flux de communication.

Les Samples sont devenus une partie essentielle de notre son, parfois l’ambiance de ces derniers guide la musique et l’inverse également. Je suis un grand fan des vieux documentaires liés à l’espace et souvent ceux-ci en sont l’inspiration, mais nous avons également incorporé des sujets liés à la science-fiction, en particulier dans nos albums, alors que toutes nos chansons de la série HEX restent des sujets spatiaux / scientifiques.

Pour moi, toute la substance liée au satanisme, à la sorcellerie ou encore à la magie noire qui entoure le genre n’est pas attrayante, si vous voulez une catastrophe, vous n’avez qu’à écouter les nouvelles ou regarder autour de vous, en tout cas c’est ce que l’on perçoit ici et je pense que c’est en partie ce nous voulons transmettre à travers les échantillons vocaux; rien de plus réel qu’Isaac Asimov lui-même qui vous parle des effets secondaires possibles de la manipulation génétique et de la détérioration de l’environnement pour l’avenir.

Wombat Cult: On parle de plus en plus d’une scène Space Doom qu’il s’agisse de vous ou encore Vestjysk Orken, Comacozer ou encore Yuri Gagarin. De manière personnelle je préfère qualifier le genre d’Interstellar Doom, rebondissant sur la caractéristique de ces groupes à offrir un voyage entre les astres à la découverte de sonorités nouvelles. Comment arriveriez-vous à définir le concept même d’Interstellar Doom d’un point de vue architectural sonore ?

Juan: Nous sommes fans de ces groupes également, Yuri Gagarin nous a fait fondre la cervelle au Sonic Blast il y a quelques années et évidemment nous ne pouvons toujours pas croire que nous avons pu collaborer avec les gars de Comacozer pour le Split.
C’est une question difficile cependant; Personnellement, je lutte toujours chaque fois que la musique doit être étiquetée dans les divisions Stoner / Doom, mais oui, le lien entre les thèmes liés à l’espace / science-fiction avec des riffs lourds et lents devient peut-être paysage musical à part entière, l’Interstellar Doom pourrait alors être précis pour la ligne actuelle de groupes dans ce domaine (même les maîtres Ufomammut me viennent à l’esprit), cela étant dit, ma référence ultime pour qualifier cela est la formation hollandaise 35007.

Wombat Cult: Le travail autour du rendu sonore sur vos albums est très précis, néanmoins la proposition que vous faîtes avec Of Dimensions &Theories est stupéfiante, le son y est si volumineux et vaste qu’il produit de vraies échappées émotionnelles.
Dans quelles conditions avez-vous enregistré cet album ? Comment s’est déroulé le travail autour du mix et du mastering, qui nous propulse vers des horizons où la curiosité est reine ?

Juan: L’idée de l’album a commencé il y a presque deux ans lorsque nous développions «The Good Earth is Dying» et la tournée avec Cegvera, lors des répétitions précédant l’enregistrement, nous nous sommes retrouvés avec la longue chanson qui allait devenir «A Superstring Revolution I- II »et à partir de là, le reste de l’album a commencé à se rassembler lentement, puisque nous ne nous voyons généralement pas très souvent, nous assemblons toujours la plupart du matériel en seulement quelques répétitions. Le concept de l’histoire est basé sur « The Elegant Universe » de Brian Greene, mais Gerardo a également ajouté quelques idées clés pour le fusionner avec The Sixth Glare de Cegvera.

De retour à la mi-2019 après une tournée «intéressante» avec Fumata en Europe, je me suis retrouvé dans un barbecue pot Astral Fest à Bristol avec beaucoup de grands groupes internationaux de la famille Stolen Body Records et juste par curiosité, j’ai réussi à enregistrer certains d’entre eux en leur demandant de répondre à une question dans leur propre langue, je pense que cela a suscité l’idée d’enregistrer tous les Sampl esdu nouvel album à partir de zéro.
Nous avons donc fini par écrire des scripts pour toute l’histoire, qui ont été enregistrés par de bons amis de différentes nationalités, et à la fin 2019, nous avons réussi à enregistrer des démos pour l’album avec ces Samples. Lorsque nous étions en route vers le studio, nous avons écouté ces démos durant de longues heures, pour développer nos idées avant d’enregistrer.

L’album a été enregistré pendant une période de 3 jours, du 3 au 5 janvier 2020 au Testa Estudio à Guanajuato, propriété de Victor Velazquez alias «KB». Nous avons enregistré précédemment le Split avec Cegvera et aussi le Split 4 Way là-bas, donc nous étions déjà familiers avec le studio et la dynamique de travail.
Nous avons tout enregistré ensemble dans la même pièce et ajouté des secondes guitares, synthés et samples plus tard. Pour cet enregistrement, nous avons eu la chance d’expérimenter avec différents matériels, pour les guitares j’ai fini par utiliser mon Beta Lead dans l’un des baffles que j’ai fabriqué pour le studio, chargé avec Eminence V1216 et Texas Heat, pour les deuxièmes guitares j’ai utilisé une Blackface Fender Twin Reverb. Pour la basse, Sam a utilisé un Fender Bassman 100 dans un Ampeg 115HLF et pour la batterie, Gerardo a utilisé un mélange de tambours Ludwig du studio.

La chanson «Beyond Perturbative States» a été composée à la dernière minute lors de l’enregistrement, nous avons eu l’idée d’une sorte de chanson Drone mais nous n’avions rien de prêt avant de nous rendre en studio, nous avons utilisé un Fender Rhodes pour la première partie et nous avons improvisé un Jam Dronesque en une seule prise pour la fin, et même si tout était fait à la dernière minute, nous avons tous adoré le résultat final. Après 3 jours en studio, nous avons ramené un mix brut à la maison, puis KB a fait des ajustements plus tard sur cette base, nous avons fini par faire 3 révisions et KB a également fait le master numérique et vinyle, comme pour le matériel utilisé pour le mix et le master : seul KB sait ce qui s’est passé là-bas.

« Of Dimensions And Theories » by Vinnum Sabbathi / Designed by Asep Yasin Abdulah

Wombat Cult: A de nombreuses reprises, nous avons pu voir que vous apportiez un soin tout particulier au choix de votre matériel pour définir une image sonore au plus proche de celle que vous ressentez.
Pouvez-vous revenir sur le matériel utilisé pour créer le son Vinnum Sabbathi et les raisons pour lesquelles vous avez choisi de vous équiper de la sorte ?

Juan : En règle générale, notre choix d’équipement reflète ce que nous pouvons nous permettre et ce qui nous semble vraiment bon, nous sommes toujours à la recherche de bonnes affaires et essayons autant que nous le pouvons (les équipements coûteux « doom » sont hors de notre portée). Pour la guitare et la basse, nous utilisons des amplis Sunn à semi-conducteurs pour à peu près tout, car ces amplis sont des bêtes de somme, super bruyants, faciles à réparer et ici au Mexique, ils sont encore assez bon marché par rapport au marché américain.

J’avais déjà expérimenté la série Concert mais en ce moment je joue via un Beta Lead associé à un cab 2 × 12 que j’ai fabriqué, qui est chargé de G12T-75. Je joue sur une Epiphone SG depuis le début, sur ma planche il y a un V845 Vox Wah, pour les pédales dirt j’utilise un overdrive et fuzz que j’ai construit il y a des années, suivi d’un Ibanez DE-7 et d’un EHX Freeze que j’ai modifié pour utiliser avec une pédale d’expression Moog comme contrôle de volume.

Samuel utilise un Concert Bass associé à un baffle de basse Sunn 215B, il joue une Fender Precision Bass et un pédalier simple avec juste un accordeur bon marché, un Boss ODB-3 et un Bass Cry Baby Wah. Pour les Samples, Roman utilise un Digitech JamMan Solo et récemment il a obtenu un Moog Sub Phatty, que nous avons inclus un peu dans le nouvel album.

Gerardo : J’ai toujours été fan de l’héritage de Bonham, qui consiste en des sons de batterie forts et profonds. J’ai une Gretsch Catalina Club (tom à air 13 ′, tom au sol 18 ′ et grosse caisse 26 ′) qui suit parfaitement cette ligne, et personnellement, je pense qu’elle correspond parfaitement au son Vinnum. Au niveau de la caisse claire, j’essaye toujours de changer un peu, normalement j’utiliserais un Yamaha Oak custom 14 × 7, mais pour ODAT j’ai utilisé un acrolite Ludwig du 70’s 14 × 5.5.

Wombat Cult :  Le visuel chez Vinnum Sabbathi semble également être une pièce maîtresse. Ce travail artistique réussit toujours à rendre pleinement compte de l’ambiance de vos différentes sorties.
Vous changez régulièrement d’artistes pour donner une image à vos compositions allant de Mike Sandoval à Asep Yasin Abdulah en passant par Hellbound Graphics.
Comment procédez-vous dans le choix de l’artiste mais également dans la collaboration avec ce dernier ?

Juan : Nous aimons collaborer avec différents artistes, la plupart d’entre eux sont locaux pour nous et aussi de bons amis depuis les premiers jours de Vinnum comme Valde (Hellbound Graphics, également d’Akuma) et Raúl (Lesuperdemon, également de Jesus on Dope) , Diego Bureau, Leonardo (Mico, également de Fumata) et Mike Sandoval.
Nous regardons constamment leur travail et nous entrons juste en contact avec qui nous pourrait avoir une bonne approche pour une idée spécifique.
Pour notre nouvel album, nous avions Yasin dans notre esprit après son travail avec Cegvera, et nous pensons qu’il a fait un superbe travail pour représenter l’ambiance de l’histoire.

Wombat Cult : Vous avez pris part à de nombreux splits que cela soit avec Comacozer récemment mais aussi Cegvera et Bar De Monjas.
Comment choisissez-vous ces partenaires musicaux mais surtout comment fonctionne la relation entre les deux groupes pour créer des albums cohérents comme vous les proposez ?

Juan : Notre premier Split est arrivé en 2014 lors d’une tournée avec certains de nos groupes préférés: Weedsnake, Terror Cósmico & El Ahorcado, c’était la première fois que nous enregistrions dans un vrai studio et nous étions super stressés à l’époque car la nuit précédente, certains connards ont volé la batterie de notre voiture, mais à part ça, nous avons eu de superbes souvenirs et cela nous a ouvert à toute l’idée de «Split».

En 2015, nous avions beaucoup joué avec Bar de Monjas et l’idée de faire un Split est venue naturellement, je pense, Fausto a inventé le terme «Fuzzonaut» et cette collaboration a commencé toute la série «HEX» pour nous. Nous nous sommes dirigés vers Vesubio 34, le studio d’enregistrement de notre bon ami Cardiel, où nous avons enregistré le tout en une seule journée!
Il a aussi involontairement lancé le tout «enregistré en une seule prise» pour la série HEX, puisque nous ne pouvions nous permettre qu’une journée en studio pour le suivi.

Le suivant s’est produit en 2018 lors d’une série de concerts dans les villes frontalières nord de Tijuana et Mexicali avec nos copains d’Owain, nous avons pensé que ce serait cool d’enregistrer quelque chose là-bas et nous avons également fini par faire le tout en une seule journée à Cacho Estudio. C’est le seul enregistrement à ce jour avec notre copain Mico à la batterie.
En juin de la même année, Gerardo a amené le gang de Cegvera au Mexique pour faire une tournée ensemble, donc encore une fois l’idée de faire un Split était tout simplement naturelle et je pense que je parle au nom de tout le monde quand je dis que c’était une tournée très spéciale (nous avions un premier concert à guichets fermés à Mexico et nous avons vendu TOUS le merch de la tournée là-bas!), nous nous sommes éclatés pendant la tournée et nous avons enregistré le tout en une journée au Studio Testa, « The Good Earth is Dying » est une sortie très spéciale, pour la musique mais aussi du fait des souvenirs qu’elle nous a laissé.

Au cours de cette session d’enregistrement, nous avons réussi à obtenir deux morceaux supplémentaires qui ont fini par faire partie du Split que nous avons sorti cette année avec Comacozer, pour celui-ci l’idée est venue d’Adam, l’homme principal derrière Psychedelic Salad Records que nous avons rencontré durant le Sonic Blast en 2017.
Nous sommes fans des gars de Comacozer depuis un certain temps, donc c’était une collaboration longue distance très excitante, nous sommes impatients de visiter l’Australie dans un proche avenir et de jouer cette version ensemble.

Pour 2021, nous avons déjà quelques collaborations en cours, nous voulions les enregistrer en 2020, mais les restrictions COVID ont définitivement ralenti les choses. J’espère que nous aurons des nouvelles dans les mois à venir.

« Fuzzonaut Split » by Bar De Monjas & Vinnum Sabbathi / Artwork by Mike Sandoval

Wombat Cult: Of Dimensions Ad Theories, a le droit a un prologue musical qui a été composé par Cegvera sous le nom de The Sixth Glare. L’album est dingue et néanmoins très confidentiel contrairement à la sortie de votre second album qui s’articule pourtant avec celui de Cegvera.
Pouvez-vous nous éclairer sur l’interconnexion entre ces deux albums ?

Gerardo: Le lien entre les deux albums se joue autour de l’état actuel du monde, délabré, dans lequel nous vivons.
Le Sixth Glare se concentre sur l’événement de la sixième extinction de masse que nous vivons (pas seulement humain, mais la biodiversité dans son ensemble).
Alors que ‘Of Dimensions and Theories’ est complètement fictif. L’histoire racontée dans ‘The Sixth Glare’ est vraie à 90%: maladie + perte de biodiversité + changement climatique + catastrophes anthropiques + surpopulation + effondrement environnemental.

L’album est sorti juste avant l’arrivée du Corona, et certaines personnes nous ont dit que c’était un album «prophétique». Vérité à dire: TSG n’est pas vraiment prophétique.
La plus grande partie était déjà attendue – et même prédite par la communauté scientifique – ce n’est pas une conspiration; ce ne sont pas les illuminati.
Nous parlons d’un monde épuisé / gaspillé / fatigué par tous les dégâts qui ont été causés sans relâche pendant des siècles. Il est vrai que TSG est un peu plus confidentiel (nous n’en avons pas autant parlé), mais si cela vous intéresse, vous pouvez trouver d’horribles faits scientifiques (et peu de fiction) sur l’état actuel du monde, imprimés sur la pochette de ce disque, qui a également été publié par Stolen Body Records.

C’est là que Vinnum entre en jeu – ODAT – où 4 astronautes sont à la recherche d’un endroit propice pour perpétuer l’existence humaine. Nous avons toujours aimé faire des choses ensemble pour renforcer les liens entre les scènes heavy britanniques et mexicaines. 2020 n’a pas fait exception.

Wombat Cult: Vous avez travaillé avec une pluralité de abels depuis 2014, que cela soit Stolen Body Records, Aim Down Sight Records ou encore Interstellar Smoke Records.
Comment procédez-vous pour déterminer que tel album sortira sur tel label ?

Juan: Nous serons toujours ravis de travailler avec différents labels, c’est sûr, pour nous, c’est incroyable que notre travail soit considéré par des gens d’autres pays, souhaitant le publier sur différents formats. Nous le savons parce que nous gérons nous-mêmes un petit label, dans le but de sortir la musique de groupes underground que nous aimons, nous sommes conscients du travail acharné et des risques que cela implique donc nous sommes reconnaissants envers les personnes derrière les labels pour leur confiance.

Stolen Body Records est notre principal label, Alex et Suz font à peu près partie de notre famille depuis que nous les avons rencontrés en 2017 lors de notre tournée européenne, même sentiment avec Matthias de Aim Down Sight Records qui a sorti nos EPs et notre premier album, nous avons appris à le connaître personnellement pendant cette tournée et nous sommes de bons amis depuis.
Cette année, nous avons commencé à travailler avec Psychedelic Salad d’Australie pour le Split avec Comacozer et Interstellar Smoke Records de Pologne; Jacek, qui est l’homme derrière ISR, a travaillé avec des groupes d’Amérique latine comme Arteaga, The Wizard et nos copains Satánico Pandemonium, alors nous étions heureux d’être inclus dans leur roster.
Nous avons également travaillé avec le label indonésien Southcave Records avec une version cassette limitée de Gravity Works dans le passé.

Wombat Cult: Vu de l’Europe, la scène Stoner/Doom Sud-Américaine est en pleine explosion avec de nombreux groupes qui semblent porter le futur du genre. En tant que groupe majeur de cette sphère, pouvez-vous nous donner votre point de vue sur la situation et nous donner des noms qui méritent de rayonner par-delà les océans ?

Roman: L’histoire du rock en Amérique latine est si diversifiée, par exemple en Argentine depuis les années 70, la société a soutenu la musique rock, mais au Mexique, le rock a été interdit par le gouvernement depuis la fin des années 70 jusqu’aux années 90. Je pense que dans le cas du Stoner, Doom, Psychedelia, chaque pays a créé quelque chose de spécial parce que les groupes locaux combinaient les vieux sons Rock and Roll, la Cumbia et les sons latins avec la lourdeur du Metal, du Punk et bien sûr, l’influence du groupes principaux comme Kyuss, Pentagram, Electric Wizard, etc.

Je pense que le succès du mouvement latino-américain réside dans la diversité des sons de chaque scène et aussi, dans le contexte social: toute la scène latino-américaine partage certains problèmes comme la pauvreté, la corruption, les inégalités, la révolution sociale et plus encore. Dans le cas de la musique, nous n’avons pas les mêmes opportunités qu’en Amérique ou en Europe, donc nous essayons toujours de trouver le moyen de survivre et de continuer à faire de la musique, ce niveau de nécessité fait que beaucoup de groupes travaillent vraiment dur pour y parvenir avec des objectifs comme sortir un album sur vinyle ou jouer à l’étranger.

La scène latino-américaine et les fans sont très spéciaux, je pense que le travail des sites Web, des collectifs et des labels est très important pour la scène underground, il y a une TONNE d’informations rassemblées sur le site Doomed & Stoned Latinoamerica (https: // doomednstonedlatino. com), mais découvrez également le travail de Red House, Abraxas, Noiseground, Necio Records, Manicomio Discos, Lucifer Discos, Bruxa Verde, Void Stoner Doom Worship, etc.

Juan : Quant à notre scène locale au Mexique, vous pouvez visiter notre petit label LSDR Records (https://lsdr.bandcamp.com) où vous pouvez trouver beaucoup d’albums, de compilations et de bootlegs live de certains des groupes de heavy underground que nous connaissons, en voici quelques-uns que nous recommandons totalement :
Saturno Grooves, Terror Cósmico, Fumata, El Culto del Ojo Rojo, Satánico Pandemonium, Vyctoria, Cardiel, Sunset Images, Par Asito, Abyssal, Annapura, Tolot, Bardo, Malamadre, Moonwatcher, Weedsnake, Chivo Negro, k. and even though they don’t play anymore please check out Apocalipsis, Akuma et El Ahorcado.

Wombat Cult: Nous arrivons au terme d’une année 2020 qui aura su se composer de centaines d’albums fantastiques et de pléthore de nouvelles formations au potentiel certain.
Quels sont vos coups de cœur ?

Juan : Voici quelques-uns de nos favoris (sans ordre particulier) :
Wren – GROUNDSWELLS
Arcadian child – Protopsycho
Camel Driver – \ /
Cat Clyde – Good Bones
Yuri Gagarin – Outskirts of Reality
Satánico Pandemonium – Culto Suicida
Soden – Onwards … Towards the Tundra
Abyssal – Misanthrope (2020)
Slift – Ummon
Lowrider – Refractions
Rezn- Chaotic Divine
Cuarzo- Vol. II
IAH – III
Jupiterian – Protosapien
Ozo – Pluto
Oranssi Pazuzu –Mestrarin Kynsi
Power Plant – Cargo
Primitive Man – Immersion
Saturno Grooves – Cosmic Echoes

Wombat Cult : 2021 est arrivé, quels sont vos projets d’avenir, vos rêves?

Gerardo: Pendant que la tempête se calme: créer de la nouvelle musique, passer du temps avec ma famille, écrire des textes et profiter autant que possible des paysages naturels. Après la tempête: Tourner avec mes amis (au Mexique et peut-être une petite tournée européenne ?), voir de nouveaux endroits, de nouveaux amis et profiter des paysages naturels autant que possible

Roman : Créer de nouveaux morceaux et travailler sur de nouveaux splits, cela peut prendre un certain temps pour un nouvel album, mais c’est aussi sur ma liste.

Juan: Survivre, sortir et retourner jouer sur scène.

Pour découvrir et soutenir Vinnum Sabbathi :

Pour découvrir l’album introductif au concept de « Of Dimensions And Theories » : The Sixth Glare par Cegvera :


English Version:

Far from its burrow, Wombat Cult has traveled across the oceans to meet Vinnum Sabbathi, a now essential Mexican formation, and pillar of the scene – as we take pleasure in calling it – Interstellar Doom.


Wombat Cult: Vinnum Sabbathi is starting to become an essential name in the international doom scene. I remember your presence on the Sonic Blast poster a few years ago, opening me up to your universe.
Can you go back to the beginnings of your adventure?

Juan: Greetings from Mexico, thanks for this interview and also for the kind words. The band started as a one-man project back in 2012. I home-recorded a crappy Demo that year while playing guitar with a band called Bloodwitch where I met our bassist Samuel and also his brother Daniel (from Satánico Pandemonium and Rivers of Gore), by the end of that year I recorded the first EP and Sam joined the band shortly after.

We played a couple of shows as a duo and one day Bloodwitch played a show with Bar de Monjas where we met Gerardo, we asked him to join and by 2013 we home-recorded the second EP. My brother Roman joined to play samples and FX by 2014 when we started to play more often, starting that year with Nrmal festival and a lot of showcases with Lxs Grises, which was an underground collective of artists.

By 2015 we toured with Bar de Monjas and recorded the Fuzzonaut Split and a 4-way Split with El Ahorcado, Terror Cósmico and Weedsnake, then Gerardo had to go overseas for his PhD studies for a bit and our buddy Leonardo (from Nazareno el Violento & Apocalipsis) joined as drummer for some years to help us with our shows in Mexico.

Wombat Cult: The great peculiarity of Vinnum Sabbathi, beyond your sense of the composition, sharpened, is the presence of the Samples by way of « singing part ».
How does it work, how do you go about making this fairly monotonous tone can become a key part of your universe?

Juan: I think very early on it was obvious that vocals were not part of the sound of the band, the initial idea for VS was to, in a certain way, try to become the soundtrack of science related events like a spaceship liftoff, with a wall of heavy and loud riffs paired with the communication feed.

Samples have become an essential part of our sound, sometimes the vibe of the samples guides the music and the other way around as well. I’m a huge fan of old space related documentaries and often those are the inspiration, but we have also incorporated some sci-fi related threads, especially in our Albums, while all our songs on the HEX series remain space/science topics.

For me the whole satanic/witchcraft/black magic thing that surrounds the genre is not appealing, if you want doom you only have to turn on the news or go look around, at least that’s the vibe around here and I think that’s in part what we want to transmit through the voice samples; nothing more real than Isaac Asimov himself telling you about the possible side effects of genetic manipulation and the deterioration of the environment for the future.

Wombat Cult: We are talking more and more about a Space Doom scene whether it is you or Vestjysk Orken, Comacozer or Yuri Gagarin. In a personal analysis, I prefer to qualify the genre of Interstellar Doom, playing with the characteristics of these bands to offer a trip between the stars searching for new sounds, new possibilities.
How will you come to define the very concept of Interstellar Doom from an architectural sound point of view?

Juan: We’re all fans of those bands as well, Yuri Gagarin melted our brains in Sonic Blast some years ago and obviously we still can’t believe we were able to collaborate with the Comacozer guys for the Split.
This is a difficult question though; I personally always struggle whenever the music has to be labeled within the stoner/doom divisions, but yeah the connection between space/sci-fi related themes with heavy and slow riffs is becoming its own thing maybe, so Interstellar Doom might be accurate for the current line of bands into this (even the masters Ufomammut come to mind), that being said, my ultimate reference for this is the great dutchmen 35007.

« Gravity Works » by Vinnum Sabbathi / Artwork by Mike Sandoval

Wombat Cult: The work around the sound rendering on your albums is very precise, nevertheless the proposal you make with Of Dimensions & Theories is astounding, the sound is so large and vast that it produces real emotional escapes.
Under what conditions did you record this album? How was unfolded the work around the mix and mastering, which propels us towards horizons where curiosity is queen at each listening?

J: The idea of the Album started almost two years ago when we were developing “The Good Earth is Dying” and the tour with Cegvera, during the rehearsals previous to the recording we ended up with the long song that would become “A Superstring Revolution I-II” and from there the rest of the Album started to come together slowly, since we usually don’t see each other very often we always put together most of the material in just a couple of rehearsals. The concept for the story is based in “The Elegant Universe” from Brian Greene, but also Gerardo added some key ideas to merge it with Cegvera’s The Sixth Glare.

Back in mid-2019 after an “interesting” tour with Fumata in Europe, I ended up in a post Astral Fest BBQ in Bristol with lots of great international bands from the Stolen Body family and just by curiosity I managed to record some of them answering a question in their own languages, I think that sparkled the idea to record all the samples for the new Album from scratch, so we ended up writing scripts for the whole story, which were recorded by some good friends from different nationalities, and by the end of 2019 we managed to record demos for the Album already with the samples, so while heading to the studio we only listened to those demos for hours on the road.

The Album was recorded during a 3-day period, from January 3 rd to 5 th 2020 at Testa Estudio in Guanajuato, owned by Victor Velazquez aka “KB”. We recorded previously the Split with Cegvera and also the 4-way Split there, so we were already familiar with the studio and the work dynamics. We recorded everything together in the same room and added second guitars, synths and samples later on. For this recording we had the chance to experiment with different gear, for guitars I ended up using my Beta Lead into one of the cabs I made for the studio, loaded with Eminence V1216 and Texas Heat, for the second guitars I used a Blackface Fender Twin Reverb. For bass Sam used a Fender Bassman 100 into an Ampeg 115HLF and for drums Gerardo used a mix of Ludwig drums from the studio .

The song “Beyond Perturbative States” was composed last minute while recording, we had the idea of some kind of drone song but we had nothing ready before heading to the studio, we used a Fender Rhodes for the first part and we improvised a drone(ish) jam in a single take for the end, and even though it was all last minute we all loved the final result. After 3 days in the studio, we took a raw mix back home and then KB made adjustments later on based on that, we ended up doing 3 revisions and KB also did the digital and vinyl master, as for the gear used for mix and master only KB knows what happened there haha.

Wombat Cult: On many occasions we have seen that you are bringing a particular care in choosing your equipment to define a sound image closest to what you feel.
Can you come back to the material used to create the Vinnum Sabbathi sound and the reasons why you chose you to equip in this way?

Juan: Generally, our gear choice reflects what we can afford and what sounds good to us really, we’re always on the hunt for good deals and trying stuff as much as we can (expensive “doom” gear is way out of our reach). For guitar and bass we have been using solid state Sunn amps for pretty much everything, because those amps are workhorses, super loud, easy to repair and here in Mexico are still pretty cheap to get compared with the US market.

I had experimented with the Concert series before but right now I’m playing through a Beta Lead paired with a 2×12 cab that I made, which is loaded with G12T-75s. I have been playing an Epiphone SG since the beginning, on my board there’s a V845 Vox Wah, for dirt pedals I use an overdrive and fuzz that I built years ago, followed by an Ibanez DE-7 and a EHX Freeze which I modified to use with a Moog expression pedal as volume control.

Samuel uses a Concert Bass paired with a Sunn 215B bass cab, he plays a Fender Precision Bass and a simple pedalboard with just a cheap tuner, a Boss ODB-3 and a Bass Cry Baby Wah. For samples, Roman uses a Digitech JamMan Solo and recently he got a Moog Sub Phatty, which we included for a bit in the new Album.

Gerardo: I’ve always been a fan of the Bonham’s legacy, which is loud and deep drum sounds. I have a Gretsch Catalina Club (13′ air tom, 18′ floor tom and a 26′ bass drum) which follows that line perfectly, and personally, I think it fits perfectly with the Vinnum sound. Snare-wise I always try to change a little bit, normally I would use a Yamaha Oak custom 14×7, but for ODAT I used a Ludwig acrolite form the 70’s 14×5.5.

Wombat Cult: The visual at Vinnum Sabbathi also seems to be a centerpiece. This artistic work always succeeds in fully reflecting the atmosphere of your different releases. You regularly change artists to give a new image to your compositions ranging from Mike Sandoval to Asep Yasin Abdulah but also Hellbound Graphics.
How do you proceed in choosing the artist but also in collaboration with him?

Juan: We love to collaborate with different artists as much as we can, most of them are local to us and also good friends since the early Vinnum days like Valde (Hellbound Graphics, also from Akuma) and Raúl (Lesuperdemon, also from Jesus on Dope), Diego Bureau, Leonardo (Mico, also from Fumata) and Mike Sandoval. We are constantly looking at their work and we just get in touch with who we think might have a good approach for a specific idea, for our new Album we had Yasin in our mind after his work with Cegvera, and we think he did a superb job to represent the vibe of the story.

Wombat Cult: You have taken part in many splits, whether with Comacozer recently but also Cegvera and Bar De Monjas.
How do you choose these musical partners but especially how works the relationship between the two bands to create albums consistent as you suggest?

Juan: Our first Split took place back in 2014 while on tour with some of our favorite bands: Weedsnake, Terror Cósmico & El Ahorcado, it was the first time we recorded in a real studio and we were super stressed at the time because the night before some asshole stole our car’s battery, but apart from that we had the best times and it opened the whole “Split” idea to us.

By 2015 we had been playing a lot together with Bar de Monjas and the idea of doing a Split kinda happened naturally I think, Fausto coined the term “Fuzzonaut” and that collaboration started the whole “HEX” series thing for us. We headed to Vesubio 34, the recording studio owned by our good friends Cardiel, where we recorded the whole thing in a single day! It also involuntarily started the whole “recorded in a single take” thing for the HEX series, since we only could afford a day in the studio for tracking.

The next one happened back in 2018 during a run of shows in the north border cities of Tijuana and Mexicali with our buddies Owain, we thought it would be cool to record something over there and we also ended up doing the whole thing in a single day at Cacho Estudio. This is the only recording so far featuring our buddy Mico on drums (fun fact). By June of that same year Gerardo brought the Cegvera gang to Mexico to do a tour together, so again the idea of doing a Split was just natural and I think I speak on behalf of everyone when I say that was one very special tour (we had a sold out first show in Mexico City and we sold ALL the tour merch there!), we had a blast during the tour and we recorded the whole thing in a day at Testa Studio, “The Good Earth is Dying” is a very special release, for the music but also from the memories behind it.

During that recording session we managed to get two extra tracks that ended being part of the collaboration we released this year with Comacozer, for this one the idea came from Adam, the main man behind Psychedelic Salad Records who we met in Sonic Blast back in 2017. We have been fans of the Coma guys for some time so this was a very exciting long-distance collaboration, we are looking forward to visit Australia in a near future and play this release together.

For 2021 we already have a couple of collaborations in process, we wanted to record those in 2020 but COVID restrictions definitely slowed things down. Hopefully we’ll have news in the upcoming months.

« Here And Beyond » by Comacozer & Vinnum Sabbathi / Artwork by SIX.D.SIX

Wombat Cult: Of Dimensions & Theories, has the right to a musical prologue which was composed by Cegvera under the name The Sixth Glare. The album is crazy and nevertheless very confidential unlike the release of your second album which is articulated with that of Cegvera.
Can you give us some light on the interconnection between these two albums?

Gerardo: The connection between both albums is basically the current status of the decayed world we are living in. The Sixth Glare is focused on the Sixth Mass extinction event that we are experiencing (not just human, but biodiversity as a whole). While ‘of Dimensions and Theories’ is completely fictional, the story that is narrated in ‘The Sixth Glare’ is 90% true: Disease + Biodiversity Loss + Climate change + Anthropogenic disasters + overpopulation + environmental collapse.

The album was released just before the corona strike, and some people told us it was a ‘prophetic’ album. Truth to be told: TSG is not really prophetic. Most of it was already expected -and even predicted by the scientific community- it is not a conspiracy; it is not the illuminati. We are talking about a depleted/wasted/tired world and all the damage that has been done tirelessly for centuries. It is true that TSG is a bit more confidential (we have not talked about it as much), but if interested, you can find horrific scientific (and few fictional) facts about the current status of the world printed on the sleeve of this record which was also released by Stolen Body Records.

This is where Vinnum jumps in – ODAT – where 4 astronauts are in search of a place that’s suitable to perpetuate human existence. We have always liked doing things together to strengthen the bonds between British and Mexican heavy scenes. 2020 was not the exception.

« The Sixth Glare » by Cegvera / Artwork by Hellbound Graphics

Wombat Cult: You worked with many different labels like Stolen Body Records, Aim Down Sight Records or Interstellar Smoke Records.
How do you process to choose which album will be released on which label?

Juan: We will always be happy to work with different labels for sure, for us is amazing that our work is considered by people in other countries to be released on any format. We know it because we run a small label ourselves, with the goal to release the music from underground bands that we love, we are aware of the hard work and risk it involves so we’re grateful with the people behind the labels for their trust.

Stolen Body Records has been our main label, Alex and Suz have been pretty much part of our family since we met them back in 2017 during our Euro tour, same feeling with Matthias from Aim Down Sight Records who released our EPs and our first Album, we got to know him in person as well during that tour and we have been good friends since then. This year we started working with both Psychedelic Salad from Australia for the Split with Comacozer and Interstellar Smoke Records from Poland; Jacek who’s the man behind ISR has been working with bands from Latin America like Arteaga, The Wizard and our buddies Satánico Pandemonium so we were happy to be included in their roster. We also have worked with the Indonesian label Southcave Records with a limited cassette version of Gravity Works in the past.

Wombat Cult: Seen from Europe, the South American Stoner / Doom scene is in full swing with many bands that seem to carry the future of the genre.
As a major band in this sphere, can you give us your take on the situation and give us names that deserve to shine beyond the oceans?

Roman: Rock history in Latin America is so diverse, for example in Argentina since the 70’s the society supported the rock music, but in México the rock was banned by the government since the late 70’s until the 90’s.
I think in the case of the Stoner, Doom, Psychedelia, each country created something special because the local bands combined the old rock and roll sounds, cumbia and the Latin sounds with the heaviness of metal, punk and of course, the influence of the main bands like Kyuss, Pentagram, Electric Wizard, etc.

I think the success of the Latin American movement lays in the diversity of sounds of each scene and also, the social context: the entire Latin American Scene shares some issues like poverty, corruption, inequality, social revolution and more. In the case of the music, we don´t have the same opportunities like in America or Europe, so we always try to find the way to survive and keep doing music, that level of necessity makes a lot of bands work really hard to achieve goals like to release an album on vinyl or to play overseas.

The Latin American scene and the fans are very special, I think the work of websites, collectives, and labels are very important to the underground scene, there’s a TON of info gathered in the Doomed & Stoned Latinoamerica site (https://doomednstonedlatino.com), but also check out the work of Red House, Abraxas, Noiseground, Necio Records, Manicomio Discos, Lucifer Discos, Bruxa Verde, Void Stoner Doom Worship, etc.

Juan: As for our local scene in Mexico, you can visit our small label LSDR Records ( https://lsdr.bandcamp.com) where you can find a lot of Albums, compilations and live bootlegs from some of the underground heavy bands we know, here are some that we totally recommend: Saturno Grooves, Terror Cósmico, Fumata, El Culto del Ojo Rojo, Satánico Pandemonium, Vyctoria, Cardiel, Sunset Images, Par Asito, Abyssal, Annapura, Tolot, Bardo, Malamadre, Moonwatcher, Weedsnake, Chivo Negro, k. and even though they don’t play anymore please check out Apocalipsis, Akuma and El Ahorcado.

Wombat Cult: We are coming to the end of the year 2020 which will have been made up of hundreds of fantastic albums and a plethora of new formations with certain potential. What are your favorites?

Juan: Here are some of our favorites (in no particular order):
Wren – GROUNDSWELLS
Arcadian child – Protopsycho
Camel Driver – \ /
Cat Clyde – Good Bones
Yuri Gagarin – Outskirts of Reality
Satánico Pandemonium – Culto Suicida
Soden – Onwards … Towards the Tundra
Abyssal – Misanthrope (2020)
Slift – Ummon
Lowrider – Refractions
Rezn- Chaotic Divine
Cuarzo- Vol. II
IAH – III
Jupiterian – Protosapien
Ozo – Pluto
Oranssi Pazuzu –Mestrarin Kynsi
Power Plant – Cargo
Primitive Man – Immersion
Saturno Grooves – Cosmic Echoes

Wombat Cult: 2021 is upon us, what are your plans for the future, your dreams?

Gerardo: While the storm calms down: To create new music, to spend some time with my family, write some research stuff and enjoy natural landscapes as much as I can. After the storm: Tour with my friends (within Mexico and maybe a small European tour?), new places, new friends and enjoy natural landscapes as much as I can.

Roman: Create new tunes and work in some new splits, might take a while for a new Album but also have that on my list.

Juan: Survive. Go out and play live shows again.

« Live Session » by Vinnum Sabbathi – Artwork by Jacob Ramirez

To Discover And Support Vinnum Sabbathi:

To Discover the prequel album around « Of Dimensions And Theories »: The Sixth Glare by Cegvera:

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