Cavalerie – Spectral Rage Demo


English translation is just after the French version.


VERSION FRANÇAISE :

Au cours d’un matin de la fin juin, dans un climat de peur des uns et des autres, dans une frayeur des rapprochements physiques, où le soleil commençait gentiment à caresser l’échine, une entité glaciale, à fois effrayante et obsédante naissait de la rencontre de trois hommes ravagés par le hurlement graveleux des guitares et la violence primitive du D-Beat et autres Blast Beats : Cavalerie.

La proposition est simple et il ne va pas falloir chercher de raisons, de justifications. La philosophie des Lumières est enterrée, seul la puissance de frappe, celle de la mandale bien sentie compte désormais. Le trio parisien est là pour nous asséner le coup fatal.

La présentation est directe, Cavalerie use de quelques symbolismes dans sa photographie de couverture et met à mort ses aînés pour mieux investir sa propre puissance. L’image saisie par Charles, batteur de la formation, rappelant à la fois la masse de Varg Vikernes de Burzum mais également la salle de bain putride de Pissgrave. L’ère du Hardcore rageur est venu.
Varg n’est plus, certainement écrasé sous les picots, seule sa masse ensanglantée reste, la saveur scélérate bouillonnante de Pissgrave s’est évaporée pour laisser le liquide héréditaire couler de manière froide, violente, brutale.

C’est sur cette base d’une incommensurable réalité, violence primaire, que Cavalerie saisit son auditoire, accroche sa rétine pour venir lui débusquer une rouste prenant racine dans le conduit auditif, décrochant la mâchoire à grands coups de riffings sans concessions.

Cette première Demo composée de seulement trois morceaux dont une reprise révèle toutes les sonorités dont Cavalerie est capable de la scène Hardcore jusqu’aux recoins obscurs des chenilles des tanks de la scène War Black.

Ce premier essai débute par une piste introductive avec un discours de guerre déclamé dans un vocabulaire sanglant et offensif.
Cela ne dure que quelques instants et pourtant la crasse est là, elle nous colle à la peau, l’affrontement est imminent, l’auditeur ne peut que se préparer du mieux qu’il peut à la tornade éclair qui va s’abattre sur lui.

Le premier morceau intitulé Napalm Death pose les premières pierres à l’édifice avec une rythmique Hardcore fabuleuse et des amplis qui crache un napalm particulièrement corrosif renvoyant à cette période où le Grindcore débutait tout juste se démêlant de la scène Punk.
Le groupe a trouvé la parfaite alchimie pour jouer sur les transitions avec les mid-tempo, tout y est structuré de manière à ce que la violence ressentie par l’auditeur ne redescende à aucun instant. La zone de confort n’existe par sur cette première démo de Cavalerie.

Puis c’est au tour d’End It Now, deuxième morceau composé par le trio, de venir nous écraser la face dans la boue sous le poids pachydermique des chars d’assaut nous trainant dans la fange de manière continue au rythme d’un Blast Beat rageur, modelant une hargne digne d’un Revenge accouplé avec Ecostrike sous la supervision de Discharge, dans certains de leurs relents entre deux bouffées de boue.

C’est d’ailleurs le moment d’aborder le cas Discharge car Cavalerie qui n’a pas froid aux yeux, fonce comme un soldat sous acide en reprenant le titre The Nightmare Continues de leur parent le plus proche. L’effet est impeccable, nous donnant l’envie assassine de replonger au coeur de la discographie de la formation culte britannique jusqu’à ce que soudain, quelsues instants après que la cassette ait fini de tourner, l’envie obsessionnelle de passer en boucle cette première Demo de Cavalerie, d’environ cinq minutes, ne surgisse.

Avec cette première Demo éclair, digne d’une attaque Blitzkrieg, Cavalerie prend en otage la scène Crust/Hardcore et creuse sa galerie qu’il semble prêt à défendre. Spectral Rage est une véritable décharge d’adrénaline, soudaine, extrême et incontrôlable.

Cavalerie

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ENGLISH VERSION :

During one morning at the end of June, in a climate of fear of each other, in a fear of physical contacts, where the sun gently began to caress the spine, an icy entity, both frightening and haunting, was born of the meeting of three men ravaged by the gritty howl of guitars and the primitive violence of D-Beat and other Blast Beats: Cavalerie.

The proposal is simple and we will not have to look for reasons, justifications. The philosophy of the Enlightenment is buried, only the power of strike, that of the well-felt punch now counts. The Parisian trio is there to give us the fatal blow.

The presentation is direct, Cavalerie uses some symbolism in its cover photograph and puts to death its elders to better invest its own power. The image captured by Charles, drummer of the formation, recalling both the mass of Varg Vikernes of Burzum but also the putrid bathroom of Pissgrave. The air of raging hardcore came.
Varg is no longer, certainly crushed under the pimples, only his bloody mass remains, the boiling villainous flavor of Pissgrave has evaporated to let the hereditary liquid flow in a cold, violent, brutal manner.

It is on this basis of an immeasurable reality, primary violence, that Cavalerie seizes its audience, hooks its retina to come and flush out a jab taking root in the ear canal, unhooking the jaw with great blows of riffing without concessions.

This first Demo consisted of only three pieces, a cover of which reveals all the sounds the band is capable of from the Hardcore scene to the dark recesses of the tank tracks of the War Black scene.

This first essay begins with an introductory track with a speech of war declaimed in a bloody and offensive vocabulary. It only lasts a few moments and yet the grime is there, it sticks to our skin, the confrontation is imminent, the listener can only prepare as best he can for the lightning tornado that is going to befall him.

The first track titled Napalm Death lays the foundation stones with a fabulous Hardcore rhythm and amps that spit out a particularly corrosive napalm referring to this period when Grindcore was just starting to unravel itself from the Punk scene.
The band has found the perfect alchemy to play on the transitions with the mid-tempo, everything is structured so that the violence felt by the listener does not descend at any time. The comfort zone does not exist on this first Cavalerie demo.

Then it’s the turn of End It Now, the second song composed by the trio, to crush our faces in the mud under the pachidermal weight of the tanks dragging us in the scum continuously to the rhythm of a Raging Blast Beat, molding an aggressiveness worthy of a Revenge mated with Ecostrike under the supervision of Discharge, in some of their breathing between puffs of mud.

It is also the moment to approach the case of Discharge because Cavalerie which is not cold in the eyes, goes like a soldier under acid by taking again the title The Nightmare Continues of their closest relative.
The effect is impeccable, giving us the murderous urge to dive back into the heart of the discography of the cult British band until suddenly, moments after the tape has finished running, the obsessive urge to play on repeat this first Cavalerie Demo, lasting about five minutes, comes.

With this first Flash Demo, worthy of a Blitzkrieg attack, Cavalry takes the Crust / Hardcore scene hostage and digs its gallery that it seems ready to defend. Spectral Rage is a real rush of adrenaline, sudden, extreme and uncontrollable.

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